20/08/2018

TAI prépare les essais de son T625 !

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TAI-Turkish Aerospace Industries a terminé l’assemblage de son premier hélicoptère T625. Le T625 Multirole Helicopter est une nouvelle génération d’hélicoptère bimoteur de 6 tonnes développé en réponse à la demande croissante du marché pour une plus grande flexibilité des missions dans cette catégorie.

L'hélicoptère multirôle T625 est conçu et optimisé pour répondre et dépasser les exigences multi-missions pour les environnements très chauds et les conditions météorologiques défavorables.

Dans le cadre du contrat signé entre TAI-Turkish Aerospace Industries, Inc. et le sous-secrétariat aux industries de défense (SSM) en 2013, l'hélicoptère multirôle T625 est en cours de développement pour les marchés nationaux et internationaux.

La plate-forme a un rotor principal à cinq lames et un rotor de queue à quatre pales pour minimiser les vibrations et le bruit. Les moyeux de rotor principal et de rotor de queue sont entièrement articulés avec des paliers en élastomère. Les deux systèmes de rotor sont entraînés par un système de transmission qui consiste en une boîte de vitesses principale à trois étages capable de fonctionner pendant 30 minutes en cas de perte de lubrification. Dans le cadre du programme, les systèmes critiques tels que le système de transmission, le système de rotor et les trains d'atterrissage, ainsi que les aérostructures, sont conçus de toutes pièces dans le TAI.

Le T625 Multirole Helicopter possède une avionique ASELSAN à la pointe de la technologie avec un cockpit tout écrans intégrés de 8x20 pouces et de deux écrans tactiles de 8x10 pouces. Un système de commande de vol automatique double redondant à 4 axes est développé pour fournir des performances et une qualité de traitement supérieures.

Le poste de pilotage offre un environnement confortable et de haute visibilité aux deux pilotes. La cabine T625 est conçue pour accueillir confortablement 12 passagers. Le vaste espace cabine peut être configuré pour répondre aux exigences des opérations polyvalentes telles que le fret, le transport VIP, l’ambulance, l’offshore et les opérations de recherche et de sauvetage. La géométrie de l'hélicoptère est optimisée pour une performance aérodynamique maximale avec des trains d'atterrissage rétractables offrant ainsi une consommation de carburant efficace conduisant à une meilleure autonomie et endurance.

L'hélicoptère multirôle T625 comprend deux turbomoteurs CTS800 LHTEC (Rolls Royce & Honeywell Partnership) de 1373 shp chacun, permettant à l'appareil d'effectuer des performances dans des environnements chauds et élevés et d'effectuer en toute sécurité une condition de perte de moteur pour une certification de catégorie A. Le T625 est conçu pour les opérations en pilote unique IFR et VFR, les opérations de nuit et le vol dans des conditions de givrage connues.

Le processus de certification civile de l'hélicoptère est en cours avec la Direction générale de l'aviation civile turque, qui devrait être suivie par la certification de l'AESA (European Aviation Safety Authority).

Le premier appareil devrait effectuer son premier vol à la fin de 2018. La production en série devrait commencer après 2021.

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Photos :le T625 @ TAI

06/06/2018

F-35 : Pas de production sans résolution des problèmes !

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La pression monte sur les épaules de l’avionneur américain Lockheed-Martin en ce qui concerne l’obtention d’une commande de grande envergure pour le F-35. Cette semaine, le ministère de la Défense a convenu, suite à la parution du dernier rapport du Government Accountability Office (GAO) que l’ensemble des problèmes qui gangrènent le F-35 devaient impérativement être réglés, sans quoi aucune commande de pleine production ne serait passée, auprès du constructeur.

Autrement dit, Lockheed-Martin se voit dans l’obligation de résoudre les lacunes critiques du Lockheed Martin F-35, avant de demander des fonds pour payer la production à plein régime de l'avion.

Cependant, aux vues des nombreux problèmes qui paralysent le F-35, l’attente de la résolution des carences pourrait bien retarder la production à plein régime de l'avion. Rappelons que le DOD avait déjà mis en garde contre cette problématique en 2016.

Le département avait prévu de différer la résolution de certaines insuffisances critiques constatées dans les tests jusqu'à sa décision de production en octobre 2019, selon un rapport du GAO publié le 5 juin. Toutefois, le rapport a mentionné que la correction des carences après le démarrage de la production à plein régime pourrait éventuellement entraîner des coûts supplémentaires pour le gouvernement.

Des lacunes qui subsistent :

En janvier 2018, le programme des F-35 comportait 966 lacunes, soit 111 lacunes de première catégorie, qui pourraient compromettre la sécurité, la sûreté ou une autre exigence critique et 855 déficiences de catégorie deux, qui pourraient entraver ou contraindre une mission réussie, selon le GAO. Au moins 25 carences de catégorie 1 et 165 carences de catégorie 2 ne seraient pas résolues avant la production planifiée à plein régime.

Les déficiences de la première catégorie que le Bureau du programme commun avait l'intention de résoudre après le début de la production à plein régime portaient sur le l’avion lui-même, l'avionique, les armes, les logiciels et la propulsion.

Le JPO prévoit maintenant de résoudre toutes les lacunes critiques du F-35 avant d'entrer dans le test opérationnel initial et l'évaluation, qui était prévue pour l'automne 2018, selon le GAO. La conclusion du ministère de la Défense américain dénote que pour l’instant il est impossible de déterminer un calendrier permettant de définir une date à laquelle, il sera possible de produire le F-35 en grand nombre.

 

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Photos : 1F-35  en vol 2Site d’assemblage du F-35 @ Lockheed-Martin

01/06/2018

Le Canada prépare la modernisation des CH-149 « Cormoran » !

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Le Canada a annoncé son intention de procéder à la modernisation de son hélicoptère de recherche et de sauvetage Leonardo AW101 « Cormoran » (CH-149) et d'augmenter potentiellement la taille de sa flotte de 14 à 21 exemplaires.

L’hélicoptériste Leonardo espère continuer à travailler avec le gouvernement du Canada pour conclure l'analyse des options et finaliser les exigences pour le CH-149 CMLU [Cormorant Mid-Life Upgrade] et le programme d'augmentation de flotte, de simulation et de formation. Les sociétés GE Canada, IMP Aerospace and Defence et Rockwell Collins Canada seront les partenaires industriels engagés pour le programme.

L’objectif de la mise à jour du programme CH-149 « Cormoran » (AW101) doit permettre à Ottawa de maintenir l’appareil en service jusqu'en «2040 et au-delà». Par ailleurs, il est prévu de résoudre les problèmes d'obsolescence et de coût de maintenance.

Selon Leonardo, la mise à jour comprendrait une nouvelle avionique, des capteurs électro-optiques / infrarouges et un radar à balayage électronique actif de nouvelle génération, en utilisant une configuration comparable à celle choisie par la Norvège pour ses besoins en recherche et sauvetage.

De plus, nous apprenons que l’achat de sept CH-149 « Cormoran » pourrait être réalisée en produisant de nouveaux appareils, ou en adaptant potentiellement les hélicoptères excédentaires acquis via les États-Unis à la suite de l'annulation du programme d'hélicoptères présidentiels VH-71 sur la base de l’AW101.

Concernant la flotte d’AW101 (CH-149 Cormoran) :

Plus de 190 hélicoptères AW101 ont été construits ou vendus à des clients civils et militaires à travers le monde dans une grande variété de configurations. La flotte mondiale a atteint plus de 200.000 heures de vol au Canada, au Royaume-Uni, Italie, Danemark, Portugal et le Japon offre des performances exceptionnelles et un degré extrêmement élevé de sécurité.

Les Forces canadiennes ont mené des milliers de missions et des centaines d'opérations de sauvetage, y compris:

  • A 1.200 km. aller-retour de sauvetage au large de Terre-Neuve;
  • Une aide au sauvetage de nuit, à crevasse profonde de 30 mètres 8700 "sur le côté d'un glacier;
  • Un voyage 3,500 km pour sauver un chasseur échoués sur un écoulement de la glace de l'Arctique.

Le Cormorant a un taux de disponibilité de  mission qui atteint les 98%, attestant de sa fiabilité en cas d'urgence et de déploiement d'une mission critique. 

Photo :CH-149 « Cormoran » (AW101) @ RCAF

 

13/04/2018

824 heures de vol pour le STAC en 2017 !

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En 2017, le STAC a comptabilisé 824 heures de vol, dont 623 au service du Conseil fédéral et le reste pour le compte des différents départements. En ce qui concerne les avions, sur un total de 617 heures de vol, 600 ont été réalisées avec les propres aéronefs du service et 17 heures avec des appareils loués. Sur ces 617 heures, la part consacrée au Conseil fédéral s’élève à 447 heures et celle des départements à 170. Quant aux hélicoptères, ils ont volé 207 heures, dont 176 pour le Conseil fédéral. Les activités du STAC se déroulent conformément à l’ordonnance du 24 juin 2009 concernant le service de transport aérien de la Confédération.

Vols sur mandat de la Confédération :

Le STAC est une formation militaire des Forces aériennes qui effectue des vols sur mandat du gouvernement, des départements, de l’Assemblée fédérale, de la Chancellerie fédérale, des tribunaux fédéraux et de l’Armée suisse. Pour garantir une disponibilité à court terme 365 jours par an, le STAC engage ses propres avions et hélicoptères et, le cas échéant, des avions de location si tous ses appareils sont occupés ou en service d’entretien, si ses capacités sont dépassées ou si l’autonomie de ses appareils est insuffisante pour parcourir la distance requise.

Standards de sécurité élevés, possibilités d’engagements dans des régions en crise, disponibilité à court terme et respect des délais fixes des délégations, à savoir des prestations dont la couverture n’est pas toujours garantie par les vols de ligne, sont autant d’avantages offerts par le STAC, sans oublier l’effet représentatif, la protection de l’information et la discrétion diplomatique. Ainsi, les prestations du STAC servent directement les intérêts de la Suisse, et les coûts d’un vol du STAC ne peuvent pas être comparés avec ceux d’un vol de ligne. Il faut également tenir compte du fait que les pilotes doivent effectuer un certain nombre d’heures de vol par année afin de garder leur licence. Les vols effectués dans le cadre du STAC permettent d’éviter les vols à vide. Des directives similaires s’appliquent également aux aéronefs.

Depuis le 1 janvier 2005 les activités du STAC dépendent des Forces aériennes et ceci depuis la réorganisation décidée par le Conseil Fédéral le 12.11.2004. Précédemment le STAC appartenait à l’OFAC, mais pour des raisons d’économies et de simplification des structures un nouvel organigramme a été planifié.

 

Les missions du STAC :

Le transport des VIP (Conseil Fédéral, secrétaire d’Etat et toutes délégations officielles) de   la Confédération en Suisse et à l’étranger.

Transport de passagers mandatés dans le cadre de mission telle que l’OSCE.

Transport de personnels dans le cadre de mission pour la Paix.

Acheminement de matériels pour la Confédération.

Opération de cartographie de la Suisse dans le cadre de Swisstopo.

Transport de militaires dans le cadre d’exercices à l’étranger (tests de tir RAPIER & STINGER).

Accompagnement du personnel lors de déplacement des Forces aériennes en démonstrations à l’étranger (Patrouille Suisse, F/A-18, Super Puma) ou en exercices ( Nightway, Tigermeet, Norka)

Simulations au profit des Forces aériennes.

Mise à disposition pour répondre à diverses urgences de transport (plan catastrophe).

 

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Photos : 1Dassault Falcon 9002Cessna  Citation Excel @ Swiss Air Force

07/09/2017

Belgique, Dassault contourne l’appel d’offre !

 

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L’avionneur français Dassault aviation se retire de l’appel d’offre officiel en Belgique pour remplacer la flotte d’avions de combat F-16. Mais la France n’a semble-t-il pas dit son dernier mot dans ce dossier, avec une probable offre de gouvernement à gouvernement.

Trop favorable au F-35 :

La réaction française de quitter la table de l’appel d’offre officiel est motivée par le fait que le cahier des charges belge est visiblement un peu trop favorable à l’avion américain Lockheed-Martin F-35A « Lightning II ». Les avionneurs suédois Saab et l’américain Boeing ont eux aussi définitivement quittés la compétition pour les mêmes raisons.

Une offre de indirecte ?

Pour autant, la France semble vouloir tenter le tout pour le tout avec une offre de gouvernement à gouvernement en contournant ainsi la compétition officielle. Selon la Ministre de la Défense Florence Parly, : une offre devrait être faite au gouvernement Belge avec le Rafale et comprendra également des offsets en matière de coopération industrielle.

Une décision qui agace :

Du côté belge, cette décision semble agacé le Ministre belge de la défense Steven Vandeput qui dénonce une action qui n’a aucun sens, étant donné que la procédure de sélection n’a pas encore débuté. Par ailleurs, une offre en parallèle au programme de sélection est inacceptable pour le Ministre belge.

Une action risquée :

La décision française est parfaitement compréhensible et rejoint celle des suédois et des américains de Boeing. L’image d’une compétition biaisée en Belgique se confirme un peu plus et nombres d’avionneurs sont maintenant déçus de n’avoir pu bénéficier concourir dans de bonnes conditions. La Belgique est ainsi pointée du doigt comme d’autres en Europe, car l’idée d’un soutien de l’industrie européenne s’effrite un peu plus.

La France de son côté prend un risque important en voulant tenter une offre en parallèle. D’une part celle-ci n’a que peu de chance d’aboutir et va en plus froisser les relations franco-belges. On se rappelle qu’en Suisse l’équipe de Dassault à l’époque avait tenté de contourner le choix officiel avec une tentative de contre-offre auprès des parlementaires suisses. Bien mal leur en a pris, car bons nombres de politiciens avaient vu dans cette manœuvre une tentative d’ingérence. Le grief n’est du côté de Berne par encore digéré et risque de péjorer le dossier Rafale au sein de la nouvelle compétition. Mais c’est une autre histoire.

 Photo: Le Rafale@ Dassault