23/06/2019

La Tchèquie prépare un nouvel achat de C295 !

 

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Le ministre tchèque de la Défense, Lubomir Metnar, a soumis au gouvernement un plan d’acquisition portant sur deux avions de transport Airbus C295. Le pays dispose déjà de 4 appareils de se type.

L'armée de la République tchèque doit augmenter sa capacité de transport et remplacer les Yak-40 obsolètes, a déclaré le ministre Metnar, ajoutant que le nouvel avion serait plus économique, avec des systèmes plus modernes que ceux utilisés auparavant "Il a souligné la fiabilité et les faibles coûts d'exploitation des quatre C295 actuels de l'ACR, utilisés pour la formation et le transport de troupes et de personnalités.

Le C-295 : 

Au début des années 1980, l'Espagne cherche un appareil complémentaire au C-212, le constructeur national CASA s'entend avec l'indonésien IPTN pour produire la version de base d'un appareil de transport tactique, les autres versions pouvant être produites nationalement. Le premier vol intervient le 11 novembre 1983 et l'avion entra en service dans l'Ejercito del Aire en 1988.
Le CN-235 reprend les éléments traditionnels du transport tactique : ailes et dérives hautes pour les protéger des projections venues des pistes non préparées, aile droite pour diminuer la vitesse d'approche, rampe de chargement à l'arrière. Le CN-235 peut ainsi transporter 51 combattants, 18 brancards ou 4 palettes.

En 1995, l'Espagne crée une version très modernisée, le C-295, pour compléter sa flotte. Le C-295 dispose d'une soute plus longue de 3 mètres, d'une nouvelle avionique, d'un train et d'une structure renforcés, de points d'emports sous les ailes et de moteurs Pratt & Whitney PW127G entraînant des hélices hexapales. Il peut ainsi transporter 71 combattants, 48 parachutistes, 24 civières ou 5 palettes. Il est également proposé en version Persuader pouvant accomplir des missions de chasse aux sous-marins. Le C-295 est vendu à une dizaine d'états, comme le Portugal, la Pologne, l'Algérie ou le Brésil.
Plus de 85 avions C295 sont en service aujourd’hui avec 14 opérateurs différents

Photo :C295 tchèque @ Julien Villière

21/06/2019

Eurofighter, bisbille sur le radar AESA !

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Si, les quatre partenaires du programme Eurofighter ont décidé d'investir sur l’avenir de l’avion, des différents subsistent cependant en ce qui concerne le radar AESA.  L’objectif est de maintenir la pertinence opérationnelle des « Typhoon II » et de lui permettre de rester en service jusqu’à ce qu’il soit remplacé par la nouvelle génération d’avions de combat d’ici 2040.

Connu sous le nom d'évolution à long terme (LTE), le paquet d'amélioration s'appuie sur le projet « Centurion » mis au point pour donner à la Royal Air Force les capacités air-sol de la frappe du  « Tornado », qu'elle avait retirée cette année, et comprend donc l'intégration du missile air-air à longue portée Meteor et du missile air-sol Brimstone.

Les études LTE, soit : 9 mois pour l'avion et 9 mois pour son moteur sont principalement axées sur l'amélioration du poste de pilotage et des systèmes de mission. Le système de guerre électronique et le moteur.

Le retard du radar AESA a un impact sur la compétitivité :

Le statut du futur radar AESA d'Eurofighter reste toutefois trouble et n'est pas mentionné dans la déclaration d'Eurofighter du 20 juin sur l'étude LTE. Le problème vient du fait que le radar AESA CAPTOR-E ne sera pas commandé par les quatre pays partenaires. Le nouveau radar va venir équiper les Eurofighter à l’exportation comme le Qatar, mais n’est pas la priorité de pays membre du consortium Eurofighter.

Par exemple, l’Angleterre se concentre sur le F-35 tout comme l’Italie. Ces deux pays ne peuvent pour l’instant investir dans le nouveau radar. A contrario, seul l’Allemagne est intéressée à l’obtention du radar CAPTOR-E pour ses futurs Eurofighter qui doivent venir remplacer les Tornado.

Le fait que les quatre pays ne soient pas en accord sur le radar AESA provoque une augmentation des coûts qui rend également l’avion moins attractif à l’exportation. Pour tender d’inverser la tendance, Airbus prépare une offre de mise à niveau des appareils exportés existants en vue d’une modernisation avec le radar CAPTOR-E.

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Photos : 1 Eurofighter Luftwaffe Radar CAPTOR-E @ Airbus DS

 

 

 

29/03/2019

L’Inde a terminé de négocier l’achat de C-295 !

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Le ministère indien de la Défense a achevé les négociations sur les prix en vue d'acquérir un total de 62 avions de transport moyen Airbus Defence and Space C-295 pour l'Indian Air Force (IAF) et l'Indian Coast Guard (ICG).

Le contrat est estimé à près de 2,8 milliards d’euros (3,15 milliards d’USD).
Le programme MTA prévoit l'importation directe de 16 C-295 et l'assemblage sous licences locale des 46 aéronefs restants dans une usine près de Bangalore appartenant au groupe Tata.

Le C-295 :

Au début des années 1980, l'Espagne cherche un appareil complémentaire au C-212, le constructeur national CASA s'entend avec l'indonésien IPTN pour produire la version de base d'un appareil de transport tactique, les autres versions pouvant être produites nationalement. Le premier vol intervient le 11 novembre 1983 et l'avion entra en service dans l'Ejercito del Aire en 1988.
Le CN-235 reprend les éléments traditionnels du transport tactique : ailes et dérives hautes pour les protéger des projections venues des pistes non préparées, aile droite pour diminuer la vitesse d'approche, rampe de chargement à l'arrière. Le CN-235 peut ainsi transporter 51 combattants, 18 brancards ou 4 palettes.

En 1995, l'Espagne crée une version très modernisée, le C-295, pour compléter sa flotte. Le C-295 dispose d'une soute plus longue de 3 mètres, d'une nouvelle avionique, d'un train et d'une structure renforcés, de points d'emports sous les ailes et de moteurs Pratt & Whitney PW127G entraînant des hélices hexapales. Il peut ainsi transporter 71 combattants, 48 parachutistes, 24 civières ou 5 palettes. Il est également proposé en version Persuader pouvant accomplir des missions de chasse aux sous-marins. Le C-295 est vendu à une dizaine d'états, comme le Portugal, la Pologne, l'Algérie ou le Brésil.
Plus de 85 avions C295 sont en service aujourd’hui avec 14 opérateurs différents.

 

30/01/2019

La ROKAF a reçu son premier A330MRTT !

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L'Armée de l'air de la République de Corée (ROKAF) a réceptionné son premier avion de transport de ravitailleur multi-rôle (MRTT) Airbus A330.

L’A330 MRTT de nouvelle génération étend l’endurance et la portée de l’avion de combat ROKAF et offre au service une capacité de transport stratégique pour les passagers et le fret.

 En Corée du Sud, l'A330 MRTT sera équipé de moteurs Rolls-Royce Trent 700, du système de ravitaillement Airbus et pourra être configuré selon différentes configurations pour transporter passagers et marchandises ou à des fins d'évacuation médicale.

 

La Corée du Sud devient le septième membre de la famille mondiale des exploitants d’A330 MRTT et fait partie des 12 pays à avoir commandé cet avion. Cette dernière livraison porte à 35 le total de la flotte en service.

L’Airbus A330MRTT : 

L’A330 MRTT (Multi Role Tanker Transport) d’Airbus Military est le seul avion stratégique de ravitaillement et de transport de nouvelle génération, actuellement disponible et opérationnel au monde. L’importante capacité d’emport carburant de base (111 tonnes) de l’avion de ligne A330-200, dont il est dérivé, permet à l’A330 MRTT d’exceller dans les missions de ravitaillement en vol, sans l’adjonction de réservoir supplémentaire. L’A330 MRTT est proposé avec un choix de systèmes de ravitaillement incluant la perche caudale ARBS (Aerial Refuelling Boom System) d’Airbus Military et/ou une paire de nacelles tuyau/panier sous voilure et/ou un système ventral tuyau/panier FRU (Fuselage Refuelling Unit).

Grâce à son large fuselage, l’A330 MRTT peut également servir d’avion de transport capable de transporter 300 soldats ou 45 tonnes de charge utile. Il peut également être décliné en version d’évacuation sanitaire (EVASAN) et recevoir jusqu’à 130 civières. L’A330 MRTT totalise à ce jour 28 commandes émanant de quatre clients.

Photo :l’A330MRTT de la ROKAF @ Airbus DS

25/01/2019

Cinq avionneurs ont répondu à demande suisse !

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Le Départment de la défense annonce ce vendredi que cinq candidats ont transmis à armasuisse leurs offres relatives aux prochains avions de combat. Les offres portent sur les avions suivants: Eurofighter d’Airbus DS, F/A-18 Super Hornet de Boeing, Rafale pour Dassault, F-35A de Lockheed-Martin et le Gripen E de Saab.

Coup d’envoi de la phase d’analyse et d’essais :

La soumission de ces premières offres marque le début de la phase d’analyse et d’essais. De février à mars 2019, les spécialistes d’armasuisse et des Forces aériennes procéderont aux essais des avions dans les simulateurs correspondants. Ces activités auront lieu chez les candidats et se dérouleront parallèlement aux audits de support produit. Au cours de ces audits, les forces aériennes des pays de fabrication présenteront l’exploitation et la maintenance des avions ainsi que le déroulement de la formation. Ils seront suivis par l’analyse des réponses au questionnaire que les fabricants devaient remplir dans leurs premières offres. Parallèlement, entre avril et juillet 2019, les avions de combat seront soumis à des essais en vol et au sol à Payerne.

Étapes suivantes du projet Prochain avion de combat :

Pour chaque candidat, armasuisse, en coopération avec l’État-major de l’armée, les Forces aériennes, la Base logistique de l’armée et la Base d’aide au commandement, rassemblera dans des rapports spécialisés les connaissances tirées de la phase d’analyse et d’essais. Ces rapports spécialisés constitueront la base de la comparaison systématique et complète entre les candidats qui sera réalisée au deuxième semestre 2020. Ils serviront aussi à déterminer pour chaque modèle d’avion la taille nécessaire de la flotte. 

Sur cette base, conformément au calendrier actuel, armasuisse élaborera un deuxième appel d’offres qui sera transmis aux candidats. À partir des connaissances acquises avec la deuxième offre, armasuisse comparera les candidats entre eux sur la base des rapports spécialisés et déterminera l’utilité globale pour chaque candidat. Le rapport d’évaluation mettant en parallèle l’utilité globale avec les coûts d’acquisition et d’utilisation pour une période de 30 ans sera alors élaboré. Le Conseil fédéral décidera du modèle retenu. (Source DDPS)

Quelques détails  de la procédure :

Pour garantir un travail impartial, armasuisse à mis en place un système compartimenté. Les détails sont strictement séparés des prix.  Ainsi, les groupes d’experts du département de la Défense qui évaluent les aspects techniques des aéronefs ne connaissent pas les coûts et ne peuvent être influencés. A l’inverse, le groupe d’évaluations des coûts ne connaîtra pas les aspects techniques. Cette manière de faire évitera toute collusion.

Lors de la remise de la première offre, chaque avionneur disposait d’un jour pour sa présentation. C’est seulement après que tous les candidats ont pu apporter leur dossier ,que ceux-ci sont ouverts pour débuter les études.

Chacune des équipes d’experts n’aura accès qu’a ce qui la concerne. Le groupe de maintenance ne disposera que de questions relative à ce domaine, comme celui de l’armement et ainsi de suite.

Des questions en nombres :

Les avionneurs ont du répondre à pas moins de près de 700 questions qui doivent refléter l’ensemble des domaines de l’avion qu'ils proposent, mais également de l’évolution des standards disponibles pour 2025. Mais chaque avionneur devra ensuite répondre aux questions additionnelles qui ne manqueront pas d’apparaître lors des essais.

Nous aurons donc l'occasion de décortiquer chaque phase à venir avec intérêt et ceci d'autant plus que pour la première fois, si tout se déroule comme prévu, le F-35 sera testé grandeur réelle avec ses concurrents. Du jamais vu !

Photo montage : Gérard Famerée