10/07/2018

L’Eurofighter doté du Meteor et Storm Shadow !

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La Royal Air Force (RAF) a reçu ses premiers avions de combat Eurofighter  « Typhoon II » à être équipé pour le montage des armes du projet « Centurion », a confirmé BAE Systems. Un haut responsable du programme a déclaré que les premiers « Typhoon II » modifiés pour porter le missile air-air de la gamme « Meteor » de BMDA (BVRAAM) et du missile de croisière MBDA « Storm Shadow ».

Il y a 26 avions au sein de la première phase de la norme « Project Centurion », et les pilotes commenceront à s'entraîner dans quelques semaines", a déclaré Andy Flynn, directeur de la livraison d'Eurofighter, ajoutant: "Nous devons maintenant passer par le processus d'approbation, ce qui devrait être terminé d'ici la fin de l'année. "

La configuration du projet Centurion est destinée à combiner la bombe guidée de précision Raytheon Paveway IV déjà livrée avec les missiles « Storm Shadow », « Meteor » et « Brimstone » sur le Typhoon FGR4. L’avion devra prochainement venir remplacer le Panavia Tornado GR4 au début de l'année 2019.

Les avions de première phase qui sont livrés ont été équipés de la mise à niveau Typhoon Phase 2 Enhancement (P2E) qui comprend le « Meteor » et le « Storm Shadow ». La phase 2 du projet Centurion couvre la mise à niveau de la phase 3 du Typhoon Enhancement (P3E) avec l’arrivée du  « Brimstone ». Les essais sont maintenant en cours, la configuration finale du projet « Centurion » devrait être prête pour la fin de 2018.

Les appareils concernés font partie de la Tranche 1 (51), la Tranche 2 (67)  et environ 10  appareils de la Tranche 3. A noter que 24 Eurofighter de la tranche 1 qui doivent être retenus serviront uniquement à la défense aérienne et ne recevront pas la mise à niveau du projet Centurion.

Environ 65 à 75 sorties devraient être enregistrées avant qu'une phase d'évaluation opérationnelle ne commence à au sein de la base aérienne de la RAF de Coningsby dans le Lincolnshire le 10 août prochain. Cela comprendra également des essais de tir complets avec l'arme de précision.

D'autres améliorations incluent des mises à jour de l'interface homme / machine du "Typhoon", avec notamment le système de visée monté sur un casque Striker fourni par BAE.

Le Storm Shadow : 

Le SCALP (acronyme de « Système de croisière conventionnel autonome à longue portée »), anciennement « Arme de précision tirée à grande distance », est un missile développé fin 1994 MBDA. La version britannique est baptisée «Storm Shadow». Cette arme est conçue pour frapper l'ennemi dans son territoire profond, quelle que soit la défense aérienne grâce à sa furtivité qui le rend indétectable, y compris par les avions radars. 

Le MBDA Brimstone : 

Le missile Brimstone air-sol britannique fabriqué par MBDA sur commande de la Royal Air Force. Il est équipé d'un guidage laser et d'un radar millimétrique, ceci afin de le rendre plus efficace contre des cibles mobiles. 

Le missile Meteor : 

Le Meteor est prioritairement réservé aux missions d'interception à grande distance, au-delà de la portée optique (BVR) de tout type d'aéronefs. Son utilisation est privilégiée pour les cibles de haute valeur telles que l'attaque à plus de 100 km d'avions radar ou de ravitailleurs.

Ce missile va permettre d’assurer une efficacité de destruction à des distances aujourd'hui encore importantes, de l'ordre de 50 Nm (entre la cible et l'avion tireur au moment de l'impact). 

A cette fin, le système d'arme comporte :

Un radar de bord qui fournit des informations précises sur la cible avant le départ du missile, et une liaison de données de type Link16 assurant les mêmes fonctions en retransmettant vers l'avion tireur les informations d'un capteur porté par un autre aéronef.

  • Des systèmes d'identification des cibles à des distances compatibles avec la portée du missile.
  • Une manœuvrabilité suffisante du missile dans toutes les phases de vol, pour toutes les distances de tir, qui doit lui assurer une grande probabilité de destruction des cibles. 

La propulsion de ce missile est également un défi technologique du fait du concept retenu : celui d'un statoréacteur. Ce statoréacteur à propergol solide et à poussée régulée (Throttleable Ducted Rocket ou TDR) dans sa phase de croisière comporte un accélérateur à poudre intégré dans la chambre de combustion, ce qui permet de donner une impulsion initiale suffisante pour atteindre une vitesse compatible avec le fonctionnement du statoréacteur.

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Photos : 1Eurofighter au standard FGR4 Typhoon avec Storm Shadow @ Airbus DS

06/07/2018

Demandes d’offres envoyées pour le nouvel avion de combat !

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Cette fois nous sommes entrés de plein pied dans le lancement de l’évaluation du futur avion de combat, qui doit venir remplacer les derniers Northrop F-5 E/F « Tiger II » et les Boeing F/A-18 C/D « Hornet ». La demande d’offre doit permettre aux avionneurs d’entrer ou non dans la compétition. Les avionneurs doivent pour celà rendre leurs copies d’ici à fin janvier 2019.

Sur la base des exigences publiées par le DDPS le 23 mars 2018, armasuisse a, le 6 juillet 2018, envoyé la demande d'offre des prochains avions de combat aux organismes gouvernementaux des cinq constructeurs concernés: l’Allemagne (Airbus Eurofighter), la France (Dassault Rafale), la Suède (Saab Gripen E) et les Etats-Unis (Boeing F/A-18 Super Hornet, Lockheed-Martin F-35A). Après prise de contact par leur organisme gouvernemental, les constructeurs ont la possibilité de soumettre leur offre à armasuisse jusqu’à fin janvier 2019.

Les offres doivent notamment contenir les éléments suivants:

  • calcul du nombre d’avions requis selon le constructeur pour accomplir les missions de l’armée de l’air suisse (et notamment de faire voler quatre avions en permanence pendant quatre semaines) 
  • prix pour 40 et 30 avions, frais logistiques et armement compris comme base pour la détermination ultérieure du nombre requis.
  • informations et propositions de coopération entre forces armées et autorités de passation des marchés.
  • indication quant à la possibilité de compensations.

Evaluation et analyse des coûts/de l’utilité :

Puis, les indications des constructeurs seront analysées dans le détail. Pour ce faire, le DDPS a défini une pondération des quatre critères d'évaluation principaux concernant l’utilité du système:

  • efficacité (opérationnelle, autonomie)  55%
  • assistance produit (facilité d’entretien, autonomie dans l’assistance)  25%
  • coopération  10%
  • compensations directes  10%

Cette pondération vaudra aussi pour le système de défense sol-air (DSA) pour lequel la demande d'offre devrait être envoyée à la fin de l’été.

Cette fois-ci, la comparaison des candidats pour le nouvel avion de combat et le nouveau système de défense sol-air se basera, en plus de l’utilité globale, sur les coûts d’achat et d’exploitation.

Etapes suivantes :

De mai à juillet 2019, les avions de combat passeront les uns après les autres des essais en vol et au sol à Payerne, après quoi une deuxième demande d’offre sera envoyée par armasuisse en novembre 2019 avec des réponses attendues pour fin mai 2020. Les constats effectués pendant les essais en vol et au sol, ainsi que l’évaluation de la première offre seront intégrés dans cette deuxième demande d'offre. Celle-ci demandera aux constructeurs de proposer une offre la plus avantageuse possible pour la Suisse.

Le rapport d’évaluation sera établi de juin à fin 2020 pour ensuite être soumis au Conseil fédéral en même temps que celui du système de défense air-sol afin de décider du modèle. (sources DDPS).

Ce à quoi il faut s’attendre :

Le renouvellement de notre flotte aérienne intéresse au plus au point les avionneurs qui doivent vendre absolument. Nous pouvons déjà être assurés de la participation des avions européens (Rafale, Gripen, Eurofighter). L’avionneur américain Boeing étati un peu en retrait ces derniers mois, mais il semble bine que la politique d’exportation de l’administration Trump permette cette-fois à l’avionneur de répondre par la positive. Rien n’est jouer par contre pour le F-35, dont certains critères (maintenance et codes sources) ne répondent pas à la demande suisse.

Fortes compensations :

Je reviendrais sur les crittères techniques au moment venu, mais pour l’emporter les avionneurs doivent « garantir 100% » de compensations industrielles. Pour tenter de remporter le contrat en Suisse, les avionneurs vont rivaliser d’offres toutes plus avantageuses les unes que les autres ,avec probablement des garanties supérieurs à 100%. Mais là encore, nous aurons l’occasion d’y revenir.

 

 

 

25/04/2018

Airbus & Dassault s’accordent sur le futur avion de combat européen !

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Salon ILA de Berlin, les deux avionneurs européens Airbus Défense et Dassault Aviation ont annoncé un accord de principe autour du développement du futur avion de combat européen, dont l’ idée avait été présentée en juillet dernier par Paris et Berlin. 

Airbus et Dassault sont techniquement prêt au développement et la production du Système de combat aérien du futur avion européen (Scaf) à l'horizon 2040. Le projet SCAF doit venir remplacer les avions actuels Rafale et Eurofighter au-delà des années 2040. Le projet doit également concerner des drones.

"C'est un accord de principe. Le premier message est de dire 'oui, nous sommes prêts'" pour le développement du Scaf, a déclaré le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, lors d'une conférence de presse commune avec le patron d'Airbus Defense and Space, Dirk Hoke, dans la capitale allemande.

La prochaine étape concernera la mise en place d’une une feuille de route devrait être présentée en juin. Le lancement d'un prototype devait même être acté cette année, avec un investissement prévu de 2 milliards d'euros.

Du point de vue de la communication on notera que les deux industriels parlent d’un avion de combat franco-allemand. Hors, le groupe Airbus Défense dépend également des Italiens et des Espagnols. Ceux-ci, pourraient se retirer, mais dans quel intérêts ? Et puis, il y a les anglais également membres d’Airbus. Les anglais sont mêmes très important au sein d’Airbus et ont toujours été les « leader » dans le développement aéronautique comme le Tornado et l’Eurofighter.  Il sera donc difficile de s’en passer, avec les compétences clefs dans les moteurs Rolls-Royce et le développement de drones et avions de combat avec BAE Systems.

Pour autant d’autres problèmes pourraient venir ternir cette « idylle naissante », les programmes européens : l’Eurofighter en tête et l’A400M ont démontré les difficultés des industriels européens à parler d’une seule et même voix. Prenez simplement le fait qu’il faudra bien un « leader » pour mener à bien le projet, hors aucun des deux protagonistes n’est semble prêt à lâcher du lest.

Il faudra par exemple trouver une entente en ce qui concerne les exportations du futur avion. L’Allemagne étant par principe plus réticente à l’exportation en direction de certains Etats.

Pour la bonne nouvelle, cette alliance Airbus/ Dassault confortera l’idée qu’il est possible d’envisager un avenir européen en matière d’avion de combat et qu’il risque bien d’y avoir une concurrence pour faire face aux Etats-Unis qui espéraient bien « tuer » celui-ci, avec un certain F-35.

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Photos : 1 Image d’artiste 2 Eric Trapier & Dirk Hoke

 

 

06/04/2018

Eurofighter, sensible retard pour le radar AESA !

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Le développement du nouveau radar a antenne à balayage électronique pour l'avion de combat Euro Fighter est en cours d'exécution, mais avec 13 mois de retard. De fait, le nouveau radar ne pourra pas être livré comme prévu cette année a confirmé un rapport du ministère de la Défense allemand.

En outre, la part de l'Allemagne dans le développement du radar a augmenté de 585 millions d'euros par rapport à l'estimation initiale, indique le rapport. L'acceptation et la livraison des avions du Block 25 (standard T3) continuent d'être retardées en raison d’une faiblesse dans la démonstration du nouvel ordinateur frontal révélé en 2017, indique le rapport.

Les retards sont dus à des difficultés imprévues dans le développement de logiciels et à une divergence persistante entre l'Allemagne et le Royaume-Uni sur la fonction principale du radar et à l'approbation tardive d'un nouvel ordinateur frontal. En outre, la "disponibilité limitée des composants radar souffre d’un retard de production.

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Selon les estimations actuelles de l'industrie, le plan de développement peut continuer à être respecté, mais maintenant avec un risque de développement logiciel très élevé. Les partenaires industriels d'Eurofighter, ainsi que le consortium Eurofighter confirment que le programme se déroule comme prévu et que ce retard ne remet pas en cause le développement de la nouvelle version du « Typhoon II ».

La capacité de l'équipement radar et du système d'armes Captor-E devrait être améliorée avec la capacité requise (norme P3E) pour venir équiper prochainement la force aérienne du Koweït.

Les Eurofighter au standard T3 dont l’architecture repose autour du nouveau radar à balayage électronique actif Captor-E du consortium Euroradar offrant un champ de vision de 200 degrés. Il pourra emporter le pod de ciblage Lockheed Martin « Sniper » et des armes à guidage de précision, notamment le missile air-sol « Brimstone II » de MBDA et le missile de croisière « Storm Shadow ». L’avion emportera également les bombes à guidage laser GBU-12. La livraison de l'avion au standard T3 commencera en 2020.

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Photos :1 Eurofighter Typhoon T3 2 radar Captor-E @ Eurofighter

 

 

26/03/2018

L’Eurofighter proposé à la Pologne !

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La Pologne prépare le lancement de son appel d'offres «Harpia» en vue de remplacer les derniers MIG-29 et Sukhoi Su-22. Dans cette optique Airbus DS à travers l'avionneur italien Leonardo lance sa promotion de l'Eurofighter « Typhoon II » T3.

"Nous offrons à la Pologne une coopération industrielle, des programmes de fabrication et des programmes de développement", a déclaré Andrea Nappi, vice-présidente de l'exportation Eurofighter chez Leonardo. Une sélection effectuée par Varsovie conduirait à la livraison d'avions assemblés sur le site de Caselle, près de Turin, précise-t-il, bien que le client puisse également choisir de prendre des Typhoon en Allemagne, en Espagne ou au Royaume-Uni.

Leonardo est "ouvert aux négociations avec la Pologne concernant l'intégration des armes utilisées par l'armée de l'air polonaise". Cela impliquerait que le consortium Eurofighter soit autorisé à opérer avec le missile de croisière air-sol AGM-158 JASSM de Lockheed-Martin, qui est également proposé avec le « Typhoon » pour le concours des chasseurs HX finlandais.

Les responsables de Leonardo soulignent que le contenu d'une offre "dépend de la décision du gouvernement polonais", mais que le consortium Eurofighter sera en mesure de répondre aux exigences de sa politique de "polonisation", via le transfert de technologie et le programme social de Varsovie. .

«Nous mettons l'accent sur la coopération et le développement, assurant simultanément l'autonomie du client, ainsi que le soutien et la formation dans le pays», explique Nappi. «Nous recherchons des entreprises polonaises, non seulement grandes, mais aussi petites et prêtes à coopérer. 

"La Pologne et l'armée de l'air polonaise sont des clients stratégiques pour nous, pour des raisons géopolitiques", note Giancarlo Mezzanatto, vice-président de l'unité de programme « Eurofighter » de Leonardo. Varsovie a déjà acheté des avions écoles à réaction avancés Aermacchi M-346.

 

Photo : Airbus DS Eurofihgter Typhopn II @ Leonardo