03/10/2021

Air2030 : Attention aux « Fake News « !

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La bataille en vue de seconde votation sur l’achat du futur avion de combat a déjà commencé, de fausses informations circulent dans les médias à ce sujet. Il s’agit pour les opposants aux avions de combat, peu importe le modèle, de maintenir une suspicion sur le sujet et de gagner un peu plus de signataires pour le référendum. Pour ce faire, des parlementaires approchent les journalistes en tentant de donner des « scoops ». Sans remettre en cause le professionnalisme des journalistes, certains se laissent prendre dans les filets, tout comme certains internautes.

Décryptage des dernières Fake News :

 

Le 21 septembre, journal Le Temps : « L’Inflation pourrait rendre le F-35 américain plus coûteux »

Cette affirmation est trompeuse, Le DDPS acquiert les avions par l’entremise du programme américain Foreign Military Sales (FMS) aux conditions qui s’appliquent à l’État américain. Ce dernier gère l’acquisition à travers ses propres contrats avec les entreprises. Les prix et les conditions contractuelles y sont fixés de manière contraignante et soumis à un contrôle strict. En cas de dépassements des coûts, l’État américain interviendrait auprès du constructeur au profit de la Suisse afin de faire respecter le caractère contraignant des prix. Les coûts calculés prennent en compte une possible inflation ainsi que la taxe sur la valeur ajoutée et les frais de vieillissement. Cette manière de faire a été exécutée pour l’achat F/A-18 Hornet.  

Les 25 & 30 septembre, le journal la Liberté et la radio  SRF ont avancé que les données sur les essais seront détruites prématurément et ceci avant que puissent avoir lieu les débats politiques et les examens éventuels sur l’achat de l’avion aux Chambres Fédérales.

Le DDPS ne restituera pas les données classifiées du point de vue militaire avant la signature du contrat pour l’acquisition du F-35A, ce qui signifie que cela n’interviendra qu’après les délibérations parlementaires et après une votation populaire éventuelle.

Il s’agit en outre exclusivement de données classifiées du point de vue militaire. armasuisse doit traiter et protéger ces données conformément aux accords relatifs à la protection des informations en vigueur passés avec les pays producteurs ou l’OTAN. Selon les termes de ces accords, les données classifiées du point de vue militaire ne peuvent en principe être utilisées que dans le but convenu, et en l’occurrence, pour l’évaluation et l’acquisition d’un prochain avion de combat. C’est pourquoi le DDPS est tenu de clarifier avec les pays producteurs des candidats écartés la manière dont il convient de continuer à gérer les données classifiées du point de vue militaire.

Pour l’ensemble des autres dossiers et données non classifiés du point de vue militaire comme les offres financières, il n’y a pas de restitution. Leur conservation et leur archivage se font selon les principes et prescriptions en vigueur. Il en va de même pour tous les autres dossiers et données ayant été établis par le DDPS dans le cadre de l’évaluation relative au prochain avion de combat.

Les délégations parlementaires et organes de contrôle compétents auront d’ici là accès à tout moment aux données, naturellement dans le respect des accords déterminants en matière de protection des informations.

Lettre déclassifiée envoyée aux quatre avionneurs sur le sujet :

 

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Concernant les questions sur différences de coûts du F-35  (article du 30.08.21) :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2021/08/30/les-couts-...

Photo : F-35A dans les alpes suisse @ DDPS

 

 

 

 

 

 

 

 

28/09/2021

Lockheed Martin livre le 700 ème F-35 !

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Lockheed Martin et le F-35 Joint Program Office ont livré le 700ème exemplaire de l’avion de combat  F-35 de production. Avec plus de 700 F-35 désormais livrés aux opérateurs américains et internationaux, l'impact de la flotte mondiale est considérable, améliorant considérablement la force interarmées alliée. Au fur et à mesure que la flotte de F-35 grandit, la force basée sur l'alliance nécessaire pour dissuader ou vaincre les concurrents proches augmente également.

Comme l'a noté le secrétaire de l'US Air Force, Frank Kendall la semaine dernière, "nous devons nous orienter vers des choses plus pertinentes pour les combats que nous devons dissuader et, si nécessaire, gagner". Le F-35 est à la fois la pierre angulaire de la flotte et un moyen de dissuasion stratégique.

Avec l'engagement de 14 nations et plus, les États-Unis et leurs alliés alimentent les partenariats, la sécurité et la croissance économique grâce au programme F-35. En tirant parti des investissements collectifs et des économies d'échelle, l'équipe mondiale du F-35 réduit les coûts tout au long du programme.

« Le F-35 reste un système aérien de premier choix pour trois des forces armées, sept partenaires internationaux et six clients commerciaux militaires étrangers. Il démontre régulièrement les capacités haut de gamme de nos combattants interarmées et internationaux, et il est performant dans des opérations de combat aérien, terrestres et maritimes », a mentionné  L'attaché de presse du Pentagone John F. Kirby.

Aujourd'hui, les F-35 opèrent à partir de 21 bases à travers le monde. Plus de 1’460 pilotes et 11’025 spécialistes de la maintenance ont été formés et la flotte de F-35 a dépassé les 430’000 heures de vol cumulées. 

« pierre angulaire »

Les hauts dirigeants de la défense américaine ont réitéré leur ferme soutien au F-35, que le chef d'état-major de l'US Air Force, le général Charles Q. Brown, Jr. appelle le "pierre angulaire" de la flotte de chasse de l’US Air Force. Selon le secrétaire de l'Air Force Frank Kendall, le F-35 offre une capacité de guerre aérienne tactique révolutionnaire.

L'US Air Force est le plus grand opérateur de F-35 avec un achat prévu de 1’763 avions F-35A. Le F-35 est le chasseur le plus avancé en production aujourd'hui et ses taux de capacité de mission sont supérieurs à 70 % et même plus élevés pour les unités déployées.

L'US Marine Corps exploite des F-35B à décollage court/atterrissage vertical et prévoit d'acheter 353 F-35B et 67 variantes d'avions porteurs F-35C. En collaboration avec les Marines, l'US Navy apporte une capacité de 5e génération en mer avec une planification pour acheter 260 F-35C. 

Croissance mondiale

La communauté croissante des pays du F-35 renforce la sécurité américaine et mondiale, renforçant la dissuasion, l'interopérabilité et le partenariat basés sur l'alliance. Avec plus de 220 F-35 désormais livrés à des opérateurs internationaux, l'impact de la flotte mondiale est substantiel, à la fois en taille et en importance.

L'un des exemples les plus visibles de collaboration internationale sur les F-35 est le déploiement du groupe aéronaval du Royaume-Uni. Le porte-avions britannique HMS Queen Elizabeth a commencé son déploiement initial en mai 2021, avec des F-35B britannique et de l'USMC réunis. Le Royaume-Uni dispose désormais de deux porte-avions déployés avec F-35B à bord suivant le déploiement inauguraldu HMS Prince of Wales, le plus récent porte-avions britannique. 

D'ici 2035, plus de 450 F-35 seront stationnés sur le continent européen, dont 48 F-35A de l'US Air Force. Les membres de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) avec des programmes F-35 d'enregistrement comprennentla Belgique, le Danemark, l'Italie, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne , le Royaume-Uni et USA et peut-être le Canada.

La Suisse a récemment sélectionné le F-35A comme prochaine plateforme de chasse du pays, la production du premier F-35 en Pologne devrait commencer en 2022 et le premier avion devrait être livré en 2024. Des pourparlers préliminaires sont également en cours avec plusieurs nouveaux clients du F-35 en Europe. 

Partenaires dans le Pacifique

Le F-35 alimente également des partenariats dans l'Indo-Pacifique, où les pays de la région prévoient de se procurer un total combiné de près de 300 F-35.

L’Australie exploite le F-35A avec un programme record de 100 F-35A. Le Japon acquiert plus de F-35 que tout autre client international avec un programme établi de 147 F-35, dont 105 F-35A et jusqu'à 42 F-35B. La Corée prend actuellement livraison de 40 avions F-35A, et Singapour est en bonne voie pour recevoir son premier F-35B en 2026. 

Production avenir

Selon Lockheed Martin la production de F-35 culminera à 156 avions par an en 2023 et restera à ce niveau « dans un avenir prévisible ». Actuellement est avec le COVID, Lockheed Martin devrait livrer cette année une fourchette de 133 à 139 appareils et prévoit de fournir entre 151 et 153 avions pour 2022.

Le JPO et Lockheed se sont mis d'accord sur une base de programme, qui « garantit la prévisibilité et la stabilité du processus de production » du F-35.

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Pleine Capacité Opérationnelle (FOC)

Le Pentagone a retardé la déclaration de la Pleine Capacité  Opérationnelle (FOC), afin de permettre au F-35 d'être intégré à l'environnement de simulation conjoint, soit une plate-forme de « wargaming » qui mesure les performances de l’avion dans des conditions hautement classifiées. Celle-ci ne devrait plus tarder selon le Pentagone, car les problèmes de jeunesse du F-35 ne sont plus considérés comme problématique pour l’obtention de la FOC. A noter ces problèmes touchent essentiellement des mises à jour logiciels, ainsi que des demandes spécifiques des utilisateurs. Pour autant, nous continuerons ici à suivre l’avancée de la suppression de ces problèmes avec un œil critique.  

Réduction des coûts

En ce qui concerne les coûts d’exploitations du F-35 aux USA, sachant que celui-ci est acheté « nu » (sans armement, pièces détachées, simulateurs, moteurs de réserve et coûts de développement additionnels) de nouveaux contrats d’entretien du F-35 entre Lockheed Martin et le Pentagone américain ont été signés et intègrent la maintenance des bases et dépôts, ainsi que la formation des pilotes et des techniciens de maintenance. Il couvre également l'analyse des données à l'échelle de la flotte et la gestion de la chaîne d'approvisionnement pour la réparation et le réapprovisionnement des pièces détachées afin d'améliorer la disponibilité globale de la flotte. Ces nouveaux contrats soutiendront la disponibilité du F-35, tout en réduisant les coûts de maintenance du F-35.

Ces contrats représentent en effet une réduction de plus de 30 % du coût par heure de vol par rapport au contrat annualisé de 2020. Lockheed Martin a réduit les coûts par heure de vol du F-35 de 44 % au cours des cinq dernières années, avec une réduction prévue de 40 % supplémentaires au cours des cinq prochaines années. Les économies seront réalisées grâce à l'amélioration des coûts et d’avantage d’agilité et de fiabilité dans la chaîne d'approvisionnement de Lockheed Martin, ainsi qu’une plus grande efficacité de la main-d'œuvre. 

Les partenaires et clients du F-35 bénéficient d'une approche « achat en bloc » ou « paquet » qui garantit un prix fixe et plus bas en ce qui concerne la maintenance et l’exploitation, comme c’est le cas en Suisse par exemple. Le contrat pour la Suisse prend également en compte une éventuelle inflation, les prix sont bloqués et garantis par le pays vendeur, durant toute la période de validité (10 ans) du contrat comme ce fût le cas avec les Hornet.

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Photos : 1 & 3 F-35 italien@ Aeronautica Militare 2 F-35 US Demonstation Team @ USAF

 

 

 

 

23/09/2021

Le projet « Prochain Avion de Combat » remporte un prix international de management !

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La médaille de bronze est décernée à armasuisse, l'agence suisse d'approvisionnement en matière de défense. Les juges ont été impressionnés par la façon dont l'équipe de projet a pleinement atteint les objectifs fixés et que l'équipe a pris en compte les expériences précédentes dans son approche de gestion de projet. Armasuisse est le Centre de compétence pour les achats, la technologie et l'immobilier au sein du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports. Le projet qu'ils ont soumis est « Evaluation d'un nouvel avion de chasse pour la Suisse ».

Les autres finalistes étaient les projets « Sber Antifraud 2.0 » de Sberbank of Russia (Russie, Médaille d'or) et « Ecoquartier Hacene Malik » de la Sàrl Achim Immobilier (Algérie, finaliste).

Tout projet élu finaliste pour les IPMA Global Project Excellence Awards se caractérise par une conduite efficace, une orientation claire vers les objectifs et des processus solides. De plus, le fait qu’armasuisse ait été nominé par le jury de l’IPMA confirme qu'armasuisse remet régulièrement en question les processus appliqués et les améliore quand cela est nécessaire. Au-delà de cette reconnaissance, la participation à ce concours et l’évaluation externe obtenue servent également de base pour l'amélioration constante des activités et processus de management dans les prochaines phases du projet. 

Un concours international comme référence

armasuisse procède, à l’aide de projets, à l’acquisition du matériel de l’armée, et veille à appliquer des processus continus d’amélioration et de développement. Cela implique notamment de se mesurer au travers d'analyses comparatives, comme par exemple l’évaluation indépendante des assesseurs expérimentés dans le cadre du concours de l’IPMA. Depuis 2002, l’IPMA organise chaque année un concours international destiné à des projets et des programmes dans le cadre duquel sont récompensés des équipes attestant de performances particulières dans le domaine du management de projet. Sur la base d’un modèle qui est décrit dans la norme Project Excellence Baseline (PEB) de l’IPMA, des assesseurs expérimentés dans la gestion de projets et provenant de différents pays évaluent les projets par le biais d’audits et d’entretiens avec le mandataire du projet, la direction du projet, des membres de l’équipe de projet et d’autres parties prenantes. Pour l’évaluation, il n’est pas nécessaire de donner accès à des informations concernant le contenu du projet. Les données sensibles sont donc protégées. Les résultats de l’évaluation sont transmis au jury de l’IPMA, qui désigne par la suite les finalistes du concours et les projets remportant les trois premiers rangs. 

International Project Management Association

Fondée en 1965, l’IPMA (International Project Management Association), qui a son siège en Europe, est la première association de gestion de projets à avoir été active à l’échelle internationale. Aujourd’hui, l’IPMA regroupe environ 70 associations nationales et compte plus de 40 000 membres de par le monde. L’IPMA a édité un certain nombre de normes. À côté de l’IPMA Project Excellence Baseline (PEB), l’IPMA Individual Competence Baseline (ICB) sert de base pour les programmes de certification nationaux des gestionnaires de projets ; grâce à elle, quelque 350 000 personnes ont été certifiées à ce jour. En organisant et en décernant les Global Project Excellence Awards, l’IPMA soutient les équipes de projet dans leurs efforts d’amélioration constants. 

Une distinction qui récompense le leadership, l’orientation vers les objectifs et des processus clairement définis

En s'appuyant sur un modèle qui est décrit dans la norme Project Excellence Baseline (PEB) de l’IPMA, les assesseurs évaluent le projet notamment par le biais d'audits et d’entretiens avec le mandataire du projet, la direction du projet, les membres de l’équipe de projet et d’autres parties prenantes. Pour l’évaluation, il n’est pas nécessaire de donner accès à des informations concernant le contenu du projet. Les données sensibles sont donc protégées. Le résultat est consigné dans un rapport du jury à l’intention de l’IPMA, celle-ci désignant par la suite les finalistes du concours et les projets qui remportent les trois premiers rangs. Les projets qui accèdent à la finale se distinguent par une conduite efficace, une orientation claire vers les objectifs et des processus solides. Les processus appliqués sont régulièrement évalués et améliorés si nécessaire. Au-delà de la reconnaissance qu’apporte une place de finaliste, la participation à ce concours et l’évaluation externe obtenue par ce biais servent également de base pour une amélioration constante de la conduite et des processus pour les prochaines phases du projet.

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Les certifications IPMA

L’IPMA  propose des certifications en Management de Projet qui reposent sur l’ICB (IPMA competences Baseline) définissant les connaissances et l’expérience attendues des chefs de projet.

Éléments de compétences techniques :

  • Succès du management de projet, 
  • Identification et gestion des parties prenantes,
  • Détermination des exigences et des objectifs du projet
  • Identification des risques et des opportunités,
  • Qualité, organisation de projet
  • Travail en équipe,
  • Résolution de problèmes,
  • Structures de projet,
  • Périmètre et prestations,
  • Echéancier et phases de projet,
  • Ressources, coûts et finances,
  • Approvisionnement et contrats,
  • Gestion des changements,
  • Suivi, contrôle et rapports,
  • Information et documentation,
  • Communication, lancement de projets et clôture de projets.

Rappel 

Armasuisse s'est qualifié pour la finale de l'IPMA World Congress avec son projet "Prochain Avion de Combat (PAC)" dans la catégorie des grands projets. Le lauréat sera désigné parmi les trois finalistes le 22 septembre 2021. L'association internationale de management de projets (International Project Management Association IPMA) organise chaque année depuis 2002 ce concours international destiné à récompenser des équipes pour leurs prestations exceptionnelles en matière de management de projets et de programmes. (Sources : DDPS, IPMA).

 Suivi du projet

Il faut préciser que le projet a été scruté dès le début du processus des essais et la décision d'IPMA de  sélectionner pour la finale le projet d'armasuisse date de ce printemps, soit bien avant la décision finale du choix par le Conseil Fédéral à fin juin dernier et la remise du dossier au niveau politique. 

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30/08/2021

Les coûts du F-35 sous la loupe !

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Les débats sur les coûts de l’avion de combat F-35 de Lockheed Martin sont devenus légion, d’une part à causes de ses nombreux succès à l’exportation qui font grincer des dents la concurrence et de l’autre les nombreuses critiques du GAO américain (Government Accountability Office). Pour celles et ceux qui me suivent depuis longtemps, vous savez que je n’ai pas épargné le F-35 en ce qui concerne son développement. J’ai également été un des premiers, il a y 10 ans à décrire le F-35 comme l’avion qui allait permettre aux USA de revenir sur le devant de scène en matière d’exportation.

Mardi 31 août les opposants aux avions de combat vont officiellement lancer leur campagne « STOP F-35 » qui va nous amener à un nouveau vote, comme lors de l’achat des Boeing F/A-18 « Hornet ». Précisons d’emblée que la gauche aurait lancé une initiative quel que soit le choix de l’avion ! Une partie des arguments sont basés sur les coûts du F-35, l’occasion de remettre l’Eglise au milieu du village.

Les coûts annoncés 

Le conseil Fédéral sur la base des résultats de l’évaluation « air2030 » va proposer au Parlement d’acquérir un paquet comprenant 36 avions Lockheed Martin F-35A, ainsi que l’ensemble des systèmes connexes (armement, simulateurs, pièces de rechange, moteurs de rechange, formation des équipes de maintenance et des pilotes) pour un montant de Chf 5'068 milliards de francs, soit un volume financier très inférieur au budget cadre de 6 milliards de francs suisses approuvé par les citoyennes et les citoyens, lors de la votation du 27 septembre 2020. En ce qui concerne les coûts d’exploitation et de maintenance, le projet est devisé à 15,5 milliards de francs sur 30 ans, soit 2 milliards de moins que l’avion suivant évalué.  

Coûts d’achat

Le prix pour le « paquet complet » de Chf 5'068 milliards de francs est le plus bas des quatre offres. Il s’explique par le fait que 680 F-35 sont déjà en service dans le monde, pour un total actuel de 3'423 commandes à ce jour. 14 pays ont commandés le F-35. Les coûts « nus » d’un F-35A sont aujourd’hui de 77,9 millions de dollars.

Coûts d’exploitation / maintenance

Les coûts d’exploitations pour la Suisse atteignent 15,5 milliards de francs sur 30 ans. Soit un coût direct de 9,4 milliards de francs auquel il faut ajouter les coûts pour le personnel navigant, la préparation et l’exploitation, la maintenance des avions, la supervision des systèmes et la maintenance des appareils par l’industrie, y compris les charges de matériel, abonnements systèmes de logistique (ODIN), le carburant, y compris l’impôt sur les huiles minérales ainsi que la TVA.

En ce qui concerne les heures de vols, il possible de réduire sensiblement celles-ci. En effet, selon les australiens et les israéliens le « système » F-35 permet une formation très différente des autres appareils, une préparation plus poussée en simulateur permet de réaliser plus rapidement des exercices complets en vol réel, alors qu’il fallait plus de vols avec un aéronef de génération plus ancienne pour arriver au même résultat.

Différence USA / Suisse

Ce montant peut paraître faible par rapport aux nombreuses critiques du GAO américain sur ces mêmes coûts. Pour autant, il faut faire une importante distinction. En effet, le Pentagone achète ses avions « nus », soit sans armement, sans pièces détachées, sans compter les surcoûts dû aux opérations extérieures. Ces derniers font partie de commandes séparées. Cette manière de faire augmentent les coûts de l’ordre de 20 à 30% et explique notamment les problèmes de maintenance dû au manque de pièces détachées et de moteurs de réserves.

Cette constatation n’est pas juste le fait du F-35, on retrouve les mêmes problèmes pour l’ensemble des appareils  en service, démonstration : les chiffres de l'US Air Force pour le nouveau F-15EX établissent le coût de cet avion à 87,7 millions de dollars l'exemplaire. Mais ces chiffres concernent les avions de base et n'incluent pas l'équipement supplémentaire requis pour les rendre aptes au combat. Lorsque vous ajoutez la suite de contre-mesures électroniques (ECM) et les nacelles de ciblage qui permettent au F-15EX de voler en combat, son prix grimpe à 101,1 millions de dollars, 22,5 millions de dollars ou 29% de plus qu'un F-35A prêt au combat. Les coûts supplémentaires requis pour exploiter et maintenir l’avion et ses sous-systèmes ne sont pas pris en compte dans l'évaluation du coût par heure de vol du F-15EX. De manière déconcertante, ces coûts d'acquisition ne sont jamais pris en compte dans l'évaluation par le Pentagone. Certains médias européens adorent taper sur le F-35, mais ils ont volontairement, ou non, oublier de préciser ces éléments qui sont fondamentaux dans la compréhension des différences de coûts.  

Au final, les pressions du GAO rendent service à tous les utilisateurs quelques soit la méthode d’achat et permet de réduire encore les coûts du programme F-35.

Exemples étrangers

Les pays qui comme la Suisse achètent un paquet complet et non un avion « nu » s’en sortent mieux que les USA, quelques exemples :

Pays-Bas : 37 F-35 pour 4,5 milliards d’euros soit 140 millions l’avion complet en 2013. Depuis les coûts ont baissé à 111 millions.

Norvège : Le F-35 a non seulement répondu aux attentes budgétaires, mais les a dépassées. Vegard Norstad Finberg explique : « Le prix de l'avion était nettement inférieur à celui que nous avions calculé en 2012. « La dernière livraison nous a coûté moins de 80 millions de dollars par avion ».

Tant pour les Pays-Bas que pour la Norvège les coûts d'exploitation sont stabilisés et sensiblement moindre que prévu, des baissent additionnelles sont mêmes envisagées dans les années avenir.

Coûts de développement & partenariat

Dans le calcul des coûts d’exploitation du F-35, il me faut vous parler des frais de développent de l’avion. Pour les initiateurs de l’initiative STOP F-35 la Suisse devra payer chaque année des frais additionnels de développement c’est FAUX ! Seul les pays membre du Partenariat (3 niveaux) Royaume-Uni, Italie, Pays-Bas et Canada participent aux coûts de développement de l’avion, la Suisse n’en fait pas partie ! Nous ne paierons pas un centime de plus.

Le prix du mensonge à 25 milliards

Selon l’initiative STOP F-35, les coûts du F-35 en Suisse seront de 25 milliards de nos francs et même bien plus. Ce chiffre est faux car nous atteignons un coûts total achat / exploitation de 21 milliards sur 30 ans et plus. Si l’on tient compte d’une mise à jour mie-vie (MLU) du F-35 en prenant un montant fictif exagéré de 1 milliard de nos francs, nous sommes toujours en dessous du montant des opposants. Sachant qu’un autre choix d’appareil par le Conseil Fédéral aurait couté plus cher pour un rapport coût/efficacité moindre.

Garanties et processus

Il faut préciser que le « paquet » du F-35 sera acquis à travers le programme américain Foreign Military Sales (FMS) aux conditions qui s’appliquent à l’État américain. Ce dernier gère l’acquisition à travers ses propres contrats avec les entreprises. Les prix et les conditions contractuelles y sont fixés de manière contraignante et soumis à un contrôle strict. En cas de dépassements des coûts, l’État américain interviendrait auprès du constructeur au profit de la Suisse afin de faire respecter le caractère contraignant des prix.

Les offres et leurs montants sont contraignants. L’offre du fournisseur reste valable dix ans pour les coûts d’acquisition comme pour les coûts d’exploitation. Au-delà d’un tel délai, aucune offre ne serait considérée comme sérieuse. Pour calculer les coûts d’exploitation, le DDPS se fonde donc sur l’offre et sur ses propres expériences des différents avions de combat que la Suisse a acquis jusqu’ici. Il tient compte notamment du vieillissement des systèmes qui, au fil des ans, accroît les frais de maintenance.

Afin de s’assurer de la viabilité des résultats, la conseillère fédérale Viola Amherd a commandé auprès du cabinet d’avocats zurichois Homburger SA une étude de plausibilité en vue de l’acquisition des nouveaux avions de combat. Cette étude portait sur la méthodologie d’évaluation, les critères d’adjudication ainsi que l’évaluation financière des offres, Homburger est arrivé à la conclusion que le classement des soumissionnaires selon l’analyse coûts-utilité faite par armasuisse dans le rapport d’évaluation était réaliste.

Sources : DDPS, GAO, Joint Programme Office, The White House Gov., LT Gen, Eric FICK USAF, V.N. Finberg NAF. RAAF, IAF.

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Photos : F-35A @ LM

 

 

15/08/2021

Le déploiement d’ODIN sur le F-35 est positif !

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Le Bureau du programme conjoint (JPO) du F-35 Lightning II, en partenariat avec Lockheed Martin, a franchi une étape importante dans la transition vers la logistique du F-35 modernisée du réseau intégré de données opérationnelles (ODIN) système d'information en déployant du matériel ODIN dans deux escadrons de F-35. Cette intégration devait montrer l’efficacité du nouveau système de support logistique avant son déploiement à grande échelle.

Rappel 

A l’origine, le système d’information logistique autonome (ALIS) a été conçu pour soutenir les opérations quotidiennes de la flotte de F-35, allant de la planification des missions et de la planification des vols aux réparations et à la maintenance programmée, ainsi que le suivi et la commande de pièces. Mais ce dernier avait très vite montré de graves lacunes en termes de transport, d’efficacité et de cybersécurité.

En janvier 2020, Le Pentagone a déclaré que ALIS serait remplacé par le réseau intégré de données opérationnelles (ODIN) de Lockheed Martin, qui sera rationalisé pour plus d'efficacité. Lockheed Martin, le maître d'œuvre du F-35, travaille sur ODIN (Operational Data Integrated Network) dans le cadre du profil de financement actuel d'ALIS sans frais supplémentaires pour le contribuable. Selon LM, le système ODIN aura remplacé ALIS dans tous les F-35 en décembre 2022, à l'exception de ceux déployés à distance ou sur des navires. ODIN est conçu pour fournir des données en temps quasi réel sur les performances des avions et des systèmes dans le cadre de dispositions de cyber sécurités renforcées.


Déploiement d’ODIN

Le personnel du JPO, Lockheed Martin et les équipes de maintenance ont terminé l'installation d’ODIN Base Kit (OBK) le 16 juillet à la Naval Air Station Lemoore, en Californie avec l'appui de Strike Fighter Squadron (VFA) 125, et le 6 août à Nellis Air Force Base, Nevada, à l'appui du 422e Escadron d'essai et d'évaluation (TES). Il s'agit du premier des 14 déploiements OBK programmés entre juillet 2021 et début 2022. 

Avec les installations de Lemoore et Nellis, il y a trois OBK installés avec des escadronsde  F-35. En septembre 2020, l'escadron d'essais VMX-1 du Corps des Marines des États-Unis à la Marine Corps Air Station (MCAS) de Yuma, en Arizona, a évalué avec succès le matériel ODIN sur 30 jours de tests, et le matériel OBK y est resté en service depuis son installation. Un OBK supplémentaire est installé à la base aéronavale de Patuxent River, dans le Maryland, où il est un élément clé des opérations d'essais en vol du F-35 Integrated Test Force. 

Conçu par Lockheed Martin, l'OBK remplace l'ancien matériel informatique ALIS appelé serveur standard d'unité d'exploitation non classé (SOU-U). Le nouveau matériel ODIN est 75 % plus petit et plus léger, a un coût presque 30 % inférieur et est conçu pour exécuter à la fois le logiciel ALIS actuel, ainsi que ses futures applications logicielles et environnement de données ODIN de remplacement. 

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"La réduction de la taille et du poids [de l'OBK], sans parler de l'augmentation massive des performances, offrira une flexibilité maximale dans la capacité de l'Air Force à projeter la puissance aérienne", a déclaré le sergent-chef de l'Air Force. James Ferrell, surintendant principal de la production des F-35, unité de maintenance des aéronefs Bolt, 57e Escadron de maintenance des aéronefs (AMXS), Nellis AFB, Nevada. Le 57e AMXS possède et exploite les équipements de maintenance du 422e TES. 

Les installations de Lemoore et Nellis ont toutes deux été réalisées par du personnel de maintenance militaire assisté d'experts de JPO et de Lockheed Martin. Sur chaque site, l'installation et la configuration du matériel étaient terminées et les systèmes prêts à fonctionner en quelques jours, démontrant ainsi la pertinence et la facilité d'utilisation pour les administrateurs de ce nouveau matériel. 

La planification est en cours pour remplacer tous les serveurs SOU-U ALIS restants à partir de 2022. Le calendrier pour terminer les mises à niveau dépendra du financement disponible et des contraintes opérationnelles de l'escadron. 

"Avec ce nouveau matériel de serveur, le JPO dispose désormais d'un successeur viable au matériel du système ALIS vieillissant qui offre une mise à niveau significative des performances des unités F-35, à moindre coût et dans un package facilement supportable", a déclaré le colonel de l'Air Force Dan. Smith, directeur des systèmes de maintenance JEA chargé de superviser ALIS et ODIN. « OBK nous permet de remplacer le matériel avant que les problèmes d'obsolescence ne deviennent critiques et fournit un service plus rapide aux responsables de la maintenance. » 

De nouvelles possibilités

La nouvelle conception matérielle offre de nombreuses améliorations par rapport aux serveurs ALIS existants. Sa taille réduite est immédiatement évidente, avec deux boîtiers transportables de la taille d'une valise remplaçant un rack complet d'électronique, réduisant ainsi le poids de plus de 800 livres à seulement deux modules pesant moins de 100 livres chacun. Ses performances informatiques de nouvelle génération améliorent l'expérience utilisateur en démontrant des temps de traitement réduits jusqu'à 50 %, des interactions système avec des temps d'attente également réduits et une efficacité améliorée dans l'administration du système. Et parce que les serveurs sont basés sur des composants commerciaux actuellement disponibles, ils sont intrinsèquement plus faciles à entretenir et à prendre en charge. 

Pour l'avenir, le JPO et Lockheed Martin travaillent ensemble pour étendre davantage les avantages d'abordabilité de l'OBK, notamment en évaluant le potentiel d'héberger plusieurs escadrons d'exploitation sur un seul serveur, en concevant et en évaluant du matériel amélioré de la même manière pour d'autres fonctions classifiées, et en réduisant encore la charge de travail de administrateurs système sur les sites installés. Ces avantages seront réalisés à mesure que l'OBK sera étendu à l'ensemble de la flotte de F-35. 

Un changement très attendu

L'arrivée d'ODIN est très attendu chez les utilisateurs du F-35, car ALIS n'a jamais satisfait aux besoins. Les critiques ont débutés très tôt à juste titre. ODIN lui, semble faire une certaine unanimité, ce système tire les expériences de son prédecesseur. Lors de la présentation du F-35 à Payerne, des questions particulièrement rudes avaitent ponctués   le fonctionnement d'ALIS. L'arrivée d'ODIN est vécu pour beaucoup comme un véritable soulagement. 

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Photos : 1 & 3 F-35 2 Maintenance via ODIN @ LM