15/07/2019

A321 certifié biokérosène pour Delta !

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Airbus a étendu ses livraisons d’aéronefs à l’aide de mélanges de carburants durables, l’un des plus récents étant le 50e avion à réaction de la famille A320 fourni à Delta Air Lines depuis son site de production situé à Mobile, en Alabama.

Il s’agissait d’un A321, la version du plus long fuselage d’Airbus dans sa gamme de produits A320  et le premier des 20 avions de la compagnie américaine, dont les vols de livraison au cours de l’année prochaine fonctionneront à partir de carburants durables.

Des livraisons d'avions de ligne durables:

Cela confirme le ferme engagement d’Airbus de réduire au minimum l’impact environnemental du transport aérien, notamment en devenant le premier constructeur d’avions à offrir aux clients la possibilité d’accueillir de nouveaux avions de ligne avec un carburant durable dans leurs réservoirs. Ces vols de livraison sont disponibles depuis 2016, à partir du site de production du siège d'Airbus à Toulouse, en France.

Airbus propose cette option dans le cadre de sa stratégie visant à promouvoir une utilisation plus régulière des carburants durables dans le secteur de l'aviation. À plus long terme, la société envisage également de soutenir la production industrielle de carburants durables pour l’aviation dans le sud-est des Etats-Unis, la vaste région géographique dans laquelle est située l’usine de production de Mobile, en Alabama, pour les avions de ligne A320.

Delta Air Lines est le deuxième client américain à faire livrer ses appareils par Airbus à partir de la chaîne d’assemblage final de Mobile, en utilisant des mélanges de carburants durables. Le premier était JetBlue Airways, qui avait reçu un A321 chargé de 15% de carburéacteur durable en septembre 2018.

Le carburant destiné au 50ème avion de la famille A320 de Delta Air Lines, livré à partir de Mobile, a été fourni par Air BP et chargé dans l'avion à réaction par Signature Flight Support (fournisseur de services de ravitaillement en carburant d'Airbus à Mobile). Ce carburant est certifié conforme aux exigences de durabilité de la directive de l'Union européenne sur les énergies renouvelables et de la certification internationale de durabilité et de carbone.

Delta et JetBlue: principaux opérateurs des avions Airbus :

Ces vols de livraison éco-efficaces depuis Mobile sont plus que symboliques, car Delta Air Lines et JetBlue comptent parmi les principaux clients d’Airbus sur le marché américain - et dans le monde entier. Delta a commandé à Airbus plus de 400 avions de ligne à couloir unique et à fuselage large, tandis que les commandes de JetBlue totalisent près de 350 pour les lignes de produits à couloir unique.

Origine des biofuels pour l’aviation :

Le kérosène habituel est obtenu à partir du pétrole brut, les biocombustibles durables pour l’aviation sont obtenus à partir de sources comme les huiles naturelles non alimentaires et les déchets agricoles. La Federal Aviation Administration (FAA) a indiqué que ce carburant est acceptable pour une utilisation dans un aéronef. Un système de normes et de certifications mondiales sur le développement durable reconnaissant les producteurs de biomasse et de biocombustible qui adhèrent à des critères environnementaux et de responsabilité sociale stricts est déjà en vigueur.

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Emprunte du cycle des biocarburants:

Les biocombustibles durables pour l’aviation ont un effet positif pour l’environnement en réduisant significativement le volume des émissions de CO2 produites au cours du « cycle de vie » de ce type de carburant par rapport au kérosène conventionnel. Le « cycle de vie » se réfère à toutes les émissions produites au cours de l’ensemble du processus, depuis l’extraction ou la collecte de la matière première jusqu’au raffinage, au transport et à l’utilisation du carburant.

Des actions réalistes :

Les nombreux vols réalisés avec du biocarburant, les certifications déjà obtenues ou en cours avec des moteurs d’avions et les efforts au quotidien de l’industrie de l’aviation sont autant d’actions réalistes et déjà actives. Nous sommes bien loin de certaines prises de positions idéalistes proposées à l’approche de élections fédérales qui n’ont qu’un but « électoraliste ». Mettre des avertissements sur les publicités de certains transporteurs aériens, alors que ceux-là mêmes, sont les acteurs actifs sur le développement d’une aviation toujours plus propre montre l’amateurisme de certain. Les améliorations prennent du temps, mais elles sont le fruit du travail journalier de l’ensemble des actrices et acteurs du secteur de l’aviation.

 

Photo :A321 Delta fonctionnant au biokérosène @airbus

27/04/2019

Premier vol de l’A319neo avec le moteur GTF !

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La dernière des variantes de l’A320neo, un avion d’essai A319neo d’Airbus, a effectué son vol inaugural avec les moteurs Pratt & Whitney GTF pour la première fois. L’A319neo a décollé de Toulouse à 12h30 et atterri à 15h20. Il était piloté par un équipage de cinq personnes, dont le capitaine Philippe Castaigns, le premier officier Shaun Wildey, les ingénieurs d’essais en vol Frank Hohmeister, David O’Nions et l’ingénieur en vol d’essais Cedric Favrichon.

L’avion, le MSN 6464, effectuera une vaste campagne de tests en vol afin d’obtenir sa certification avec les moteurs P&W GTF d’ici au quatrième trimestre 2019. Ce même avion était à l’origine équipé de moteurs CFM LEAP-1A pour la campagne de tests de certification complète de cette variante qui avait commencé le 31 mars 2017 avant la certification FAA / EASA en décembre 2018.

Le Pratt & Whitney GTF

Le GTF de Pratt & Whitney introduit des réducteurs 3: 1 entre l'avant et l'arrière, permettant à chaque partie du moteur de fonctionner à la vitesse la plus efficace.C'est une avancée, mais comme beaucoup d'autres technologies révolutionnaires, l'introduction de GTF s'est accompagnée de défis. Pratt & Whitney a promis que les avions de ligne équipés du GTF réduiraient la consommation de carburant de 16%, les émissions de gaz à effet de serre de 50% et le bruit de 75%. Tous ces seuils ont été atteints, avec un FTE typique permettant d'économiser 100 litres de carburant par heure de vol. Les économies de carburant permettront aux transporteurs d’avancer plus loin, de transporter plus de passagers ou de réduire les coûts d’exploitation; Lorsque les prix du pétrole avoisinent les 50 dollars le baril, le carburant peut représenter un tiers de la structure de coûts de certaines compagnies aériennes. La réduction du bruit permet potentiellement aux transporteurs d’utiliser les aéroports pendant des périodes auparavant interdites.

Photo :A319neo doté du GTF @ Airbus /P.Masclé

18/03/2019

Premier vol réussi pour un bio-kérosène révolutionnaire !

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Je vous propose une série spéciale sur le biokérosène et les actions menées au sein du secteur de l'industrie de l'aviation. Ce dossier a pour but de vous démontrer que contrairement à la croyance populaire et de certains médias, l'aviation n'est pas le pollueur que l'on veut bien accuser, même si il reste encore du pain sur la planche. Les essais de bio-kérosène pour l’aviation ne sont pas nouveaux. Il y a quelques  semaines, nous avons vécu une première mondiale avec un premier vol exécuté à l’aide d’un nouveau type de biocarburant à base de salicorne. Cette réalisation réussie a été organisée en partenariat avec l’avionneur américain Boeing et le transporteur des Emirats Arabe Unis Etihad Airways ainsi que le motoriste General Electric. L’avion, un Boeing B787-9 « Dreamliner » doté de moteurs GEnx-1B, s’est envolé pour un vol commercial d’Abu Dhabi à Amsterdam. 

Un nouveau biocarburant :

On doit cette réalisation à une association à but non lucratif de la Khalifa University d’Abu Dhabi, la Sustainable Bioenergy Researc (SBRC). Ce Consortium de recherche sur la bioénergie durable (SBRC) est une entité créée par le Masdar Institute et faisant partie de l'Université des sciences et technologies de Khalifa.

Des recherches ont montré que ce carburéacteur propre pouvait être produit à partir de terre du désert et d'eau de mer grâce à un processus agricole innovant. Le projet soutient les plans de diversification des Emirats Arabes Unis et de leur engagement en faveur de la durabilité.

Le vol entre Abou Dhabi et Amsterdam a marqué une étape majeure dans la mise au point d’un carburant propre et alternatif pour réduire les émissions de carbone. L'initiative aborde également la sécurité alimentaire dans les Emirats Arabes Unis à travers la culture des fruits de mer en tant qu'élément central du processus.

Les partenaires de la SBRC ont travaillé ensemble pour prouver le concept d'une chaîne de valeur complète centrée sur le système énergétique et agricole de l'eau de mer (SEAS). Il s'agit d'une plateforme industrielle synergique qui soutient le secteur de l'aviation, l'industrie pétrolière et gazière, la production alimentaire ainsi que la création d'une nouvelle alternative agricole spécifique aux Émirats arabes unis.

Le carburant durable pour ce vol a été dérivé de l'huile de plantes de Salicornia cultivée dans une ferme SEAS de deux hectares située à Masdar. Le SEAS est le premier écosystème désertique au monde conçu pour produire du carburant en eau salée. Les poissons et les crevettes élevés dans l’installation fournissent des éléments nutritifs aux plantes 

La décarbonisation de l’industrie :

La décarbonisation en profondeur des industries à forte intensité énergétique a un effet d'entraînement sur la sécurité alimentaire et l'action climatique. Les carburants aéronautiques propres et alternatifs constituent une solution innovante et durable pour réduire de manière significative les émissions nocives de carbone. Avec ce premier vol commercial, nous avons la preuve qu’aujourd’hui ce concept novateur répond aux défis de l'énergie de demain.

Cette réalisation historique de l'Université de Khalifa et de ses partenaires marque un nouveau départ pour l'utilisation du combustible propre pour l’aviation commerciale. Par ailleurs, ce nouveau carburant propre permet la mise en place d’une chaîne de valeur durable des biocarburants.

Aviation et effet de serre :

Au niveau mondial, le trafic aérien représente environ 11% de la consommation de carburant et environ 2% des émissions de CO2. Le kérosène fossile représente également le coût le plus élevé de fonctionnement pour les compagnies aériennes. La recherche de la diminution de la consommation est un but depuis plusieurs années. Avionneurs et motoristes y travaillent et ont accompli d’énormes efforts en 60 ans. Les avions de dernière génération (B737MAX, B787, B777X, A320neo, A330neo, A350) ont une consommation 70% inférieure à celle des aéronefs des années 60. Mais ce n’est pas terminé, d’ici 2025 celle-ci devrait encore diminuer de l’ordre de 5%. Si l’économie réalisée est un moteur économique pour l’aviation, l’arrivée de biokérosène en est un autre. L’arrivée prochaine de biocarburants fabriqués à partir de biomasse, plantes ou de déchets, va contribuer à améliorer nettement le bilan environnemental tout en garantissant la pérennité du transport aérien. Leur utilisation réduit de 50 à 90 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport au kérosène actuel, tout en réduisant aussi, à des degrés divers et en fonction de la structure chimique du carburant de synthèse, les émissions de polluants par rapport aux carburéacteurs fossiles, oxydes de soufre et particules notamment. A terme, le prix de ces nouveaux carburants sera également abordable et moins sujet aux fluctuations du marché, garantissant ainsi une meilleur stabilité de prix et d’approvisionnement.

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Photos : Le B787 « Dreamliner » d’Etihad Airways qui a réalisé ce vol @ Etihad Airways

 

 

22/01/2019

Record de vol avec du biocarburant !

 

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La gamme d’avions d’affaires Gulfstream est une habituée des records de vol. Le dernier en date est l’œuvre du petit dernier le G280 qui vient d’établir un record entre les villes de Savannah et Van Nuys  avec du biocarburant alternatif «  Sustainable Alternative Jetfuel » (SAJF). Le Gulfstream G280 a parcouru une distance de 2’243 nm en 4 heures et 49 minutes à une vitesse moyenne de Mach 0,85 avec une vitesse sol de 465,35 nœuds malgré des vents contraires moyens de 76 nœuds.

Selon l’avionneur  Gulfstream, le vol de démonstration à destination de Van Nuys faisait partie de la réaffirmation par la société de son engagement de longue date en faveur du développement durable. En effet, la société Gulfstream est impliquée dans la SAJF depuis juin 2011, date à laquelle un Gulfstream G450 est devenu le premier avion d'affaires à traverser l'Atlantique à utiliser un mélange de biocarburant.

Les essais en vol avec des aéronefs de la famille Gulfstream ont déjà permis de parcourir près de 700’000 nm avec du carburant de type SAFJ et permis d’économiser plus de 750 tonnes de dioxyde de carbone. La société continue d’étendre son utilisation, avec l’intention de commencer à proposer cette année du SAFJ aux clients utilisant ses installations de Long Beach, en Californie, ainsi qu’à l’utiliser pour ses vols complets au départ de l’aéroport de Long Beach. Gulfstream utilise un mélange 30/70 de SAJF et de Jet-A dans ses opérations à Savannah depuis 2016.

Le record effectué est le 64ème pour le G280, est en attente d’approbation par la US National Aeronautic Association. Dès qu’il l’aura reçu, celui-ci sera envoyé à la Fédération Aéronautique Internationale en Suisse pour une reconnaissance mondiale.

Le Gulfstream G280 :

La nouvelle machine de Gulfstream est développée en étroite collaboration avec Israel Aircraft Industries (IAI). Le G280 de Gulfstream est situé dans une fourchette de prix de 24 millions de dollars.

Le G280 bénéficie d'une supériorité dans tous les domaines de sa catégorie taille moyenne des avions d'affaires. Elle englobe une performance exceptionnelle alliant le confort et la technologie de pointe devenir l’appareil  «best-in-class».

Le G280 possède la grande vitesse de croisière de sa catégorie des biréacteurs d'affaires et ceci grâce au nouveau dessin d’aile adapté aux hautes vitesses ainsi que sa motorisation avec deux réacteurs Honeywell HTF7250G.

Avec la cabine la plus spacieuse de sa catégorie, qui permet accueillir jusqu'à dix passagers dans deux aires de repos. La grande cuisine et l’accès en vol aux bagages offre un hébergement particulièrement apprécié des passagers. Le nouveau système de pressurisation de type 100 % d'air frais donne la sensation d’un vol à faible altitude. Une cabine silencieuse et de grandes fenêtres réduisent également la sensation de fatigue.

Le G280 dispose d’un cockpit ™ PlaneView280  qui reprend la philosophie des modèles G350 à G650. Ce poste de pilotage avancé améliore la sécurité grâce à la réduction de la charge du pilote et permet une meilleure connaissance de la situation. La sécurité lors des opérations de faible visibilité peut être encore améliorée avec l'option d’un HUD «Heads-Up», l’avion dispose également de systèmes de guidage et des systèmes de vision améliorée (EVS II). L'introduction de l'auto-freinage est une première et permet de renforcer la sécurité, tout en  améliorant le confort des passagers avec une réduction significative de l'usure des freins.

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Photos : 1 G280 2 Cockpit @ Gulfstream

29/10/2018

EasyJet & Wright Electric : phase suivante du développement de l’avion électrique !

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Genève/Amsterdam, easyJet, 1ère compagnie aérienne en Europe en termes de réseau, a dévoilé aujourd’hui les progrès de sa stratégie qui vise à opérer des vols toujours plus respectueux de l’environnement et avec une empreinte sonore réduite.  

La start-up américaine partenaire d’easyJet, Wright Electric, a commencé à travailler sur un moteur électrique pouvant convenir à un appareil neuf places. Le partenaire de Wright Electric, Axter Aerospace, dispose d’ores et déjà d’une solution pour deux passagers, et le plus gros modèle devrait commencer à voler en 2019. Le prototype de système de propulsion envisagé pour l’appareil neuf places, est quatre fois plus puissant que celui dont dispose le modèle biplace. En parallèle, le travail va débuter sur un appareil de la taille des avions d’easyJet, par le designer aéronautique Darold Cummings.

Wright Electric a également déposé un brevet pour un moteur adapté à de plus gros avions. Cette nouvelle enthousiasmante ouvre la voie à une transition vers un appareil commercial complètement électrique et capable de transporter des passagers à travers le Royaume-Uni et l’Europe.

L’innovation et l’avant-gardisme ont toujours été au cœur de la stratégie de la compagnie aérienne. Depuis 2000, easyJet a réduit ses émissions de CO2 par passager, et par kilomètre de plus de 32%.

Johan Lundgren, PDG d’easyJet, a commenté depuis Amsterdam-Schiphol :

« Nous savons le développement durable important pour nos clients. Avec l'introduction de l'A320neo, nous pouvons déjà réduire de 15% les émissions de carbone et de 50% l'empreinte sonore, ce qui nous place parmi les compagnies aériennes les mieux classées en Europe.

Les avancées technologiques dans le domaine de l’aviation électrique, sont vraiment passionnantes et fulgurantes. Avec les avions biplaces déjà en vol et les neuf places qui voleront l’année prochaine, cela devient une réalité et nous pouvons maintenant envisager un avenir qui ne soit pas exclusivement dépendant du kérosène.

La distance que nous ciblons avec l’avion électrique est d’environ 500 kilomètres, et en se basant sur notre réseau actuel, la liaison Amsterdam-Londres pourrait devenir la première ligne entièrement électrique. Etant donné qu’il s’agit de la 2ème route aérienne la plus fréquentée en Europe, cela permettrait une réduction significative des émissions carbone et de la pollution sonore.

Nous pensons que les Pays-Bas ont ici l’opportunité de montrer la voie si le gouvernement et les aéroports encouragent les compagnies aériennes à opérer durablement grâce à une structure de charges incitative redistribuée et revue à la baisse. »