22/12/2019

Avions de combat, le PS s’enfonce dans la désinformation !

fa-18.jpg

Dans un communiqué de presse datant du 20 décembre 2019, le PS lance sa campagne contre l’achat d’un nouvel avion de combat avec des arguments mensongers. L’occasion de revenir sur une action irresponsable d’un parti membre de notre gouvernement. Décryptage :  

Le communiqué du PS :

La Suisse n’a pas besoin d’avions de combat luxueux, dont la facture s’élève à 6 milliards de francs suisses. Le PS est convaincu que des avions de chasse surdimensionnés sont inutiles pour la majorité des tâches incombant à l’armée de l’air suisse, soit la formation de ses pilotes et les missions de police aérienne. S’équiper d’avions de combat légers permettrait donc de garantir la sécurité de l’espace aérien suisse, tout en protégeant les intérêts des contribuables. C’est pourquoi le PS, aux côtés d’autres organisations, lance un référendum contre ce fastueux achat, aussi inutile qu’excessif. Aucune alternative n’a été examinée par le Parlement et le Conseil fédéral, ce qui indique un refus inacceptable d’étudier toutes les pistes existantes. 

« La droite bourgeoise refuse de s’engager dans un débat critique, alors que d’innombrables questions sont encore ouvertes », déclare Roger Nordmann, président du Groupe socialiste aux Chambres fédérales. « Cela révèle une réelle faiblesse d’argumentation. La droite craint que sa politique opaque de subventions échoue dans les urnes, et tente maintenant d’appâter des entreprises avec la perspective de contrats lucratifs, afin d’obtenir un soutien financier pour leur campagne de votation. »

Dans aucun autre domaine politique que la défense, on n’ose parler de six milliards de francs sans avoir examiné sérieusementà quoi serait consacrée une telle somme. Sur toute la durée de service des avions de combat en question, les coûts sont encore multipliés pour atteindre le montant astronomique de 24 milliards de francs. Cette facture exorbitante n’a été abordée sérieusement ni par le Parlement ni par le Conseil fédéral. « Ce manque de transparence est dangereux », déclare Pierre-Alain Fridez, conseiller national (JU). « La droite désire accorder une subvention industrielle d’un milliard de francs à un fournisseur d’armes étranger, qui décidera ensuite comme bon lui semble de la gestion de cet argent pourtant public. Inévitablement, ce ne sera pas dans les meilleurs intérêts de la Suisse. »

En jaune, les nombreuses affirmations mensongères que je vous propose de reprendre ci-dessous :

Avions de combat « luxueux » :

Ce qualificatif est propre au PS puisqu’il n’existe pas d’avion de combat de « luxe » ni de « Low Cost ». Les avions à l’essais pour notre pays correspondent à la norme « multirôle » qui répond aux besoins établis par le cahier de charges du DDPS. Celui-ci, se base sur les menaces actuelles et futures confirmées par le récent rapport de Mme l’Ambassadrice Pälvi Pulli datant de mai 2019.

Les avions testés sont les mêmes que ceux à l’essais ou en cours d’intégration dans de nombreux pays comme : l’Allemagne, la Belgique, le Brésil, le Canada, le Danemark, la Finlande, France, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Bulgarie, Suède et bien d’autres…

L’avion du PS : un doublon inadapté et prohibitif :

Le PS propose d’acheter à la place le Leonardo M346FA « Light Attack ». D’une part, cet avion serait un doublon, étant donné que nos pilotes sont formés grâce aux Pilatus PC-21, moins cher à l’achat comme à l’heure de vol. De l’autre, en ce qui concerne la Police du ciel le M346FA n’est pas adapté, car il est spécialisé dans « l’attaque au sol de type antiguérillas ». Par ailleurs, cet avion n’est pas à la norme QRA15 (décollage en moins de 15 minutes) son plafond pratique de 12'000 mètres sans armement ne permet pas de rejoindre un avion de ligne à haute altitude. Trop lent, pas de postcombustion, il ne peut pas rejoindre non plus un jet rapidement. (Avec armement, le plafond pratique, la vitesse serait ainsi diminuée de 30%). Radar inadapté en montagne, car trop faible puissance d’émission (apparition de faux échos).

Choix judicieux et réfléchi :

Selon le PS, aucune alternative n’a été examinées ; ce qui est faux ! La prolongation des F-5 obsolètes ainsi que les actuels F/A-18, l’achat d’avions d’occasions ainsi que l’achat en commun avec un pays voisin, tout comme la sous-traitance de la Police du ciel par nos voisins, font partie de l’étude préliminaire au projet « air2030 ». Les conclusions sont sans appel, la Suisse a besoin d’un nouvel avion de combat multirôle pour assurer l’avenir des Forces aériennes et de sa souveraineté.

Consultations et débats, le PS est amnésique : 

Le PS affirme que la droite refuse de s’engager dans un débat critique, ce qui est encore faux ! Avant même le lancement du projet « air2030 », le Conseil Fédéral a mis en place une discussion préparatoire à laquelle tous les présidents de partis ont été invités à s’exprimer sur le sujet au sein des discussions de Wattewille. Du 23 mai au 22 septembre 2018, les cantons, les partis, les associations ainsi que d’autres organisations ou cercles intéressés ont pu s’exprimer dans le cadre de la consultation. Puis, lors de la constitution du groupe d’accompagnement pour l’évaluation du nouvel avion, le PS était représenté par Mme la conseillère aux Etats Géraldine Savary ! Depuis, tous les partis ont eu l’occasion de s’exprimer, notamment lors des derniers débats aux Chambres Fédérales.

Affaires compensatoires et transparence :

Le PS parle « de politique opaque de subventions » à propos des affaires compensatoires. Affirmation encore fausse, puisque le débat vient d’avoir lieu aux Chambres Fédérales sur le pourcentage, ainsi que sur le processus de mise en place des affaires compensatoires. Le PS était-il absent lors des débats ?

Mme Amherd, cheffe du DDPS se base d’ailleurs sur un second rapport effectué par M. Kurt Grüter pour justifier son choix qui vient d’être accepté par les deux Chambres, la transparence y a été évoquée. Le travail effectué jusqu’ici par SWISSMEM lors des rencontres B2B avec les avionneurs et l’industrie suisse a été salué de toute part.

Il n’y a pas de manque de transparence et il n’y aura pas de subvention industrielle attribuée au hasard comme le prétend le communiqué. Les contrats d’affaires compensatoires sont soumis à la loi du marché et les entreprises sont mises en concurrence. Le tout est surveillé à l’aide d’un registre public dans lequel toutes les affaires compensatoires seront répertoriées.

Les Offsets permettront un retour sur investissement en terme de compétences, de places de travail, d’apprentissages et donc de cotisations AVS, chômage et d’impôts.

Les chiffres erronés du PS :

Les 6 milliards destinés aux avions de combat font partie du budget ordinaire de l’armée. Cette somme comprendra les avions, les simulateurs, l’armement, les pièces détachées et la formation sur une période de 30 ans.

Le PS évoque une somme de 24 milliards de francs ? D’où sort ce chiffre ? Le PS est incapable de le justifier ! A plus forte raison, que les avions en compétitions auront un coût à l'heure pour la plupart inférieur aux Hornet actuellement en activité.

Combien coûterait (finance/politique) la sous-traitance de notre sécurité aérienne auprès de l’Otan (comme la Lituanie, l’Estonie et la Lettonie) en cas d’incapacité de nos Forces aériennes ?

Propagande et rapport douteux du PS :

Le PS n’ayant pas le courage de ses opinons, soit la suppression des Forces aériennes et de l’armée (inscription dans ses statuts), il tente de tromper les électrices et électeurs avec de fausses informations. Le PS est d’ailleurs allié avec le Groupe pour Suisse Sans Armée (GSsA) ainsi que les Verts qui se montrent moins hypocrites, malgré une prise de position irresponsable dans le cadre de la récolte de signatures pour le référendum contre l’achat d’avions.

La stratégie du PS est de faire croire que le Parti aurait une meilleure solution au projet « air2030 » et se base sur un pseudo rapport payé. Le rapport de la société ACAMAR est particulièrement douteux. D’une part, il explique que la Suisse peut être protégée entièrement avec des systèmes sol-air, ce qui est faux ! Seul un volume de 15’000 km² est possible. Il semble que ces « experts » ne connaissent pas notre pays ou pensent que les ondes radars traversent les montagnes ? Mais il y a pire ! Ces personnes ayant toutes été actives en tant que militaires américains sur le système PATRIOT, concluent leur rapport sur le fait que notre pays doit choisir ce système au détriment du SAMP/T européen ! Y a-t-il collusion entre ACAMAR et la proposition du PATRIOT pour notre pays ? Une chose est sûre, la déontologie de ces « pseudos » experts est mise à mal avec une telle conclusion et c’est le fond de l’argumentation du PS et de la gauche qui s’effondre irrémédiablement.

Notes : Le rapport « air2030 » ne fait état d’aucune réelle critique. Les éléments clefs ont bénéficié à la demande de la conseillère fédérale Viola Amherd de rapports complémentaires : à savoir un avis supplémentaire de Claude Nicollier sur le rapport d’experts Avenir de la défense aérienne, une évaluation des affaires compensatoires (offsets) rédigée par Kurt Grüter, ainsi qu’une analyse de la menace effectuée par Mme Pulli. A contrario le rapport ACAMAR du PS est sévèrement critiqué par des spécialistes comme : Méta-Défense, OPEX360, ainsi que de divers pilotes et ingénieurs spécialistes de défense non liés à notre pays et au projet « air2030 ».  Et voici que l'on apprend que la société ACAMAR n'existe pas vraiment :https://blogs.letemps.ch/alexis-pfefferle/2020/01/13/air2030-acamar-la-mysterieuse-societe-americaine-de-consulting-du-parti-socialiste-suisse/

Aviation et climat, le point de situation!

airport_1511884862-e1547125010251-696x385.jpg

L’industrie est responsable de 2% des émissions mondiales de carbone générées par l'homme, cependant. Cependant, les actions menées par ce secteur de l’industrie sont engagées depuis plus d'une décennie. Avec une diminution de 50% des émissions de carbone depuis 1990. Mais la demande toujours plus forte des passagers et notamment des pays émergeants neutralisent en partie l’effet. Les efforts menés par l’industrie de l’aviation sont le résultat d’une combinaison de deux facteurs : les investissements dans des aéronefs plus efficaces (motorisation/aérodynamisme) et les gains d’efficience opérationnelle.

Objectif du secteur de l’aviation :

Les acteurs de l’industrie de l’aviation se sont engagés à une croissance neutre en carbone à partir de 2020.L'Assemblée de l'OACI a confirmé sa détermination à réussir CORSIA, le programme de compensation et de réduction du carbone pour l'aviation internationale. C'est la mesure mondiale qui permettra de limiter la croissance du CO2 de l'aviation et de générer quelque 40 milliards de dollars de financement climatique.

A ce jour plus de de 80 pays ont adhéré aux phases volontaires du programme CORSIA avant qu'il ne devienne obligatoire. Cela couvrira la majeure partie de la croissance prévue des émissions de CO2 de l'aviation internationale après 2020.

De son côté l’Association des Aéroports Internationaux s’est engagée à atteindre le « 0 » émission de carbone pour 2050.

Note : Pour autant le programme CORSIA n’est pas sans critique, en effet, si tous les pays essayent de baisser leurs émissions en dessous du niveau de 1990, pour parvenir à un accord, l’OACI a dû se résoudre à prendre une date future comme référence, en se permettant d'augmenter encore ses émissions d'ici là et de s'y maintenir. Cette frilosité est d’autant plus navrante qu’elle contribue à une mauvaise image du secteur. L’aviation qui est pourtant un bon élève a raté ici son examen et paie le prix fort en termes d’image.

Cette erreur se paie également « cash » car elle profite à ceux qui désiraient taxer les billets d’avions. Une mesure qui d’une part ne changera rien en termes de dissuasion des voyageurs et qui au final ne sert que partiellement le secteur de l’aviation. En effet, si 100% des taxes étaient directement réinvesties dans le secteur de l’aviation pour accélérer la transition énergétique (biocarburant/modernisation des flottes) l’effet important. Malheureusement les politiques qui sont à  l’origine de ces taxes ne rétribueront que 30% au secteur aéronautique. La majeure partie sera dispersée dans d’autres secteurs.

Carburants d'aviation durables :

air-journal_IATA-biocarburant.jpg

Les gouvernements doivent également se concentrer sur ce qu'ils peuvent pour étayer les solutions technologiques et politiques qui rendront les vols durables. Dans l'immédiat, cela signifie se concentrer sur les carburants d'aviation durables (à base de compost/ déchets ménagers) qui ont le potentiel de réduire notre empreinte carbone jusqu'à 80%.

Nous sommes au début d'une transition énergétique dans l'aviation. Ceci est vital pour la lutte de du secteur contre le changement climatique.

Le premier vol d'essai d'un avion commercial avec du carburant d'origine durable a eu lieu il y a une décennie. Il a démontré que, techniquement, un changement était possible. Et cela a donné lieu à un défi : transformer cette réussite technique en une réalité quotidienne.

En quatre ans, des experts de tout le secteur de l'aviation ont travaillé pour tester et certifier en profondeur les carburants d'aviation durables comme sûrs pour une utilisation dans les vols commerciaux de passagers.

En 2016, des installations de production de carburant d'aviation durables ont commencé à approvisionner les aéroports d'Oslo puis de Los Angeles.

À ce jour, plus de 215’000 vols commerciaux ont été propulsés par des carburants d'aviation durables. Ils sont une réalité. Mais ils sont en nombre insuffisant. Ceux-ci ne desservant que 0,1% des besoins énergétiques de l'aviation. Les quatorze sites de production en cours de construction nous amèneront en grande partie à 2% d'ici 2025.

Pour le secteur de l’aviation, la transition énergétique est devenue une réalité qu’il faut mener tambour battant. Mais la somme de travail est encore importante, car il faut pour cela traverser les obstacles qui sont à l’échelle de l’aviation, le coût et la vitesse. Les compagnies aériennes ont besoin de carburant d'aviation plus durable, à des prix commercialement réalistes, rapidement.

Toujours plus de transporteurs aériens impliqués :

Le classement des compagnies aériennes travaillant sur des carburants d'aviation durables est impressionnant et va continuer de grandir :

United Airlines

Cathay Pacific

FedEx

JetBlue

Japan Airlines

Qantas

Sud-ouest

KLM

ANA

Virgin Australia

Groupe Lufthansa (dont SWISS)

IAG

Virgin Atlantic

SAS

Finnair

Air Canada

Alaska Airlines

Air France

Au total, environ 40 compagnies aériennes ont au moins une expérience limitée des carburants d'aviation durables. Il est primordial que la moitié des 290 membres de l’IATA poursuivre au moins une certaine expérience du carburant d'aviation durable d'ici 2025, ceci permettra d’atteindre une masse critique pour accélérer les progrès et la transition du secteur.

Multiples actions :

Il n’y pas que le biocarburant qui permet de réduire les émissions de carbone, les améliorations des moteurs, de l’aérodynamisme des avions, de l’électrisation et la mise place de nouvelles procédures forment un ensemble concret d’améliorations mesurables et réalistes. Citons ici par exemple : le projet « Fello’Fly » qui permet grâce au biomimétisme à un avion suiveur récupérera l’énergie perdue dans le sillage d’un avion leader en volant dans le courant ascendant lisse qu’il crée. Le projet « LNAS » soit nouveau système de guidage le (Low noise Augmentation System) qui permet aux pilotes de gérer de manière optimale les phases d’approche et d’atterrissage réduisant, ainsi le la consommation de carburant et le bruit. Sans oublier les nombreuses études menées par Airbus et Boeing, la NASA et bien d’autres pour permettre de remplacer à l’avenir les avions actuels par des modèles toujours plus efficients et en adéquation avec le climat. (sources IATA, OACI).

Sustainable-fuels_1136x320-2.png.jpg

 

 

 

 

21/12/2019

Premier A220 pour Air Canada !

A220-AirCanada-Taxiing.jpg

Air Canada a pris livraison de son premier A220-300, conçu, construit et livré à partir des installations du programme à Mirabel au Canada. Le premier avion d'une commande de 45 entrera en service en janvier 2020, faisant d'Air Canada la première compagnie aérienne à exploiter l'A220-300 en Amérique du Nord.

L'A220 permettra à la compagnie aérienne basée à Montréal de transporter confortablement des passagers sur diverses routes au Canada et aux États-Unis, offrant une cabine double classe pouvant accueillir confortablement 137 passagers, 12 en classe affaires et 125 en classe économique.

«C'est un moment très attendu pour Air Canada alors que nous accueillons cet avion révolutionnaire dans notre flotte, la prochaine étape de la modernisation de notre flotte. Il nous permettra non seulement de transporter nos clients dans le confort, mais aussi de poursuivre notre engagement environnemental avec son efficacité améliorée. L'A220 permettra à Air Canada de renforcer sa position sur les marchés transfrontaliers et transcontinentaux et sera la clé de notre croissance continue. Nos clients bénéficieront des caractéristiques de conception innovantes de l'A220, notamment un choix de deux cabines spacieuses et confortables, des compartiments supérieurs plus grands, des fenêtres plus grandes et une expérience de vol plus silencieuse », a déclaré Michael Rousseau, directeur général adjoint et chef des finances d'Air Canada. .

«Cette livraison est un moment historique et nous rend tous très fiers chez Airbus Canada. Dans quelques semaines, les Canadiens pourront voler à bord de cet avion conçu et assemblé au Canada pour la première fois dans la livrée distinctive et emblématique de la feuille d'érable d'Air Canada qui symbolise le Canada dans le monde », a déclaré Philippe Balducchi, PDG d'Airbus Canada. Société en commandite et chef de pays, Canada pour Airbus.

Étant le seul avion spécialement conçu pour ce segment de marché spécifique à une seule allée, l'A220 permettra à Air Canada d'ouvrir de nouvelles routes auparavant impossibles. Ensemble, les caractéristiques de performance, d'économie et de confort de l'A220 permettront à Air Canada de voler de Montréal à Seattle ainsi que de Toronto à San José, à compter du printemps 2020.

Entièrement conforme au projet d'Air Canada de devenir une compagnie aérienne durable, l'A220 est l'avion le plus silencieux, le plus propre et le plus écologique de sa catégorie. Avec une réduction de 50% de l'empreinte sonore par rapport aux avions de la génération précédente et des émissions de NOx de 50% inférieures aux normes de l'industrie, l'A220 est un excellent avion pour les aéroports de quartier. Air Canada exploite actuellement une flotte de 116 appareils Airbus.

Le premier Air Canada A220 sera dévoilé au public et aux médias lors d'une cérémonie au siège social de la compagnie aérienne à Montréal le 15 janvier 2020.

Photo : A220-300 aux couleurs d’Air Canada@Airbus

20/12/2019

L’USAF reçoit et baptise le MH139 : Grey Wolf !

1141993725.jpg

L’US Air Force (USAF) a reçu et baptisé le 19 décembre son premier hélicoptère MH139 de sécurité et de soutien des bases de missiles balistiques intercontinentaux, sous le nom de « Grey Wolf» (loup gris).

Le MH-139A » Grey Wolf » est la version militaire de l'hélicoptère commercial bimoteur detaille moyenne Leonardo AW139. Construits à l’usine de Leonardo à Philadelphie, en Pennsylvanie, les composants militaires de l’hélicoptère sont ajoutés par le maître d’œuvre Boeing après le montage initial. L’hélicoptère sera utilisé par l’USAF pour protéger et soutenir les bases de missiles balistiques nucléaires intercontinentaux en service dans le Montana, le Dakota du Nord et le Wyoming. Il sera également utilisé pour la recherche civile et le sauvetage, le soutien aérien, les missions dans la région de la capitale nationale, l'école de survie et les vols de soutien aux tests, a déclaré l'USAF.

Le premier MH-139A « Grey Wolf » a également été reçu par l'USAF à Eglin le 19 décembre, lors d’une cérémonie.  Le service commencera bientôt avec les tests et l'évaluation avant mise en service. L'USAF devrait recevoir au total quatre des hélicoptères d'ici février 2020.

Rappel : 

L'USAF prévoit de remplacer sa flotte d'hélicoptères Bell UH-1N par 84 exemplaires du MH-139A « Grey Wolf », y compris les appareils de formation et l'équipement de soutien, le contrat complet pour les hélicoptères est estimé à 2,38 milliards de dollars. Leonardo en partenariat avec Boeing a remporté le contrat en septembre 2018. Selon le cahier des charges émis par l'armée de l'air, le nouvel l'hélicoptère de remplacement doit pouvoir transporter au moins neuf soldats équipés et ceci à une vitesse d'au moins 135kt. De plus, le nouvel hélicoptère doit pouvoir disposer d’un rayon d’action de 225 nm (416 km) avec une endurance de 3 heures.

Cette « victoire » européenne et la seconde après celle des UH-72A « Lakota » (H-145) d’Airbus qui remportent un véritable succès. A noter qu’une fois de plus, un choix européen est avalisé sous la présidence des Républicains.

L‘AW139/MH-139 :

2498703531.jpg

L’AW139 est devenu l'hélicoptère le plus vendu de sa catégorie pour une variété impressionnante de rôles commerciaux et gouvernementaux qui répondent aux exigences les plus exigeantes à travers le monde. Depuis sa certification en 2003, l'AW139 a été constamment amélioré pour atteindre des niveaux toujours croissants de performance, la sécurité, l’efficacité de la mission et la capacité de répondre aux dernières exigences très difficiles des clients actuels et futurs. Le seul hélicoptère de nouvelle génération dans sa catégorie de poids, l'AW139 établit de nouvelles normes de performances dans sa catégorie, avec la plus grande cabine de sa catégorie, une vitesse de croisière maximale de 165 noeuds (306 kilomètres par heure) et une portée maximale au-delà de 570nm (1060 km) avec carburant auxiliaire. Les AW139 sont dotés d’une motorisation de type Pratt & Whitney Canada PT6C-67C. Le poste de pilotage intégré et avancé et doté d’une avionique de dernière génération qui minimise la charge du pilote permettant à l'équipage de se concentrer sur les objectifs de mission. 500 appareils sont déjà en service dans des nombreux rôles y compris EMS/SAR/VIP/ transport corporate, application de la loi et de transport militaire. Près de 170 clients de plus de 50 pays ont commandé plus de 640 hélicoptères AW139 jusqu'ici.

D0cfhZ5UYAA0Qlq.jpeg

Photos : Le MH139 « Grey Wolf » @ Boeing/Leonardo

 

Gulfstream : des millions de kilomètres avec du biocarburant !

gulfstream aviation,biocarburant,carburant saf,écologie et aviation,climat,les nouvelles de l'aviation,nbaa,ebace

Le biocarburant est entré dans les mœurs de l’aviation d’affaires, en voici un nouvel exemple concret : la flotte des avions avion d’affaires Gulfstream a parcouru plus de 1,85 million de kilomètres avec du carburant d'aviation durable ! Cette étape démontre clairement la viabilité du carburant d'aviation durable ainsi que l'engagement de l'entreprise à réduire son empreinte carbone. Depuis mars 2016, Gulfstream utilise du SAF (Sustainable Aviation Fuel) pour ses flottes d'entreprise, de démonstration, de soutien à la clientèle et d'essais en vol. L'entreprise a effectué plus de 550 vols avec le carburant mélangé et a réduit ses émissions de dioxyde de carbone d'environ 1’300 tonnes métriques.

« Nous prenons très au sérieux notre rôle de chef de file de l'industrie en matière de durabilité environnementale. C'est donc une étape dont nous sommes extrêmement fiers », a déclaré Mark Burns, président de Gulfstream. « Nous restons fermes dans notre engagement à réduire notre empreinte carbone et à aider notre industrie à atteindre ses objectifs de durabilité. L'utilisation généralisée des SAF est essentielle pour atteindre ces objectifs. » 

Objectif de croissance neutre en carbone : 

La stratégie de développement durable de Gulfstream contribue à soutenir les objectifs de l'industrie de l'aviation d'affaires établis par la National Business Aviation Association, la General Aviation Manufacturers Association et l'International Business Aviation Council. Les objectifs sont une réduction de 50% des émissions de dioxyde de carbone d'ici 2050 par rapport aux niveaux de 2005, une amélioration de 2% du rendement énergétique par an de 2010 à 2020 et une croissance neutre en carbone à partir de 2020.

L’avionneur Gulfstream utilise un mélange de 30% de carburant à faible émission de carbone dérivé des déchets agricoles et de 70% de Jet A traditionnel. Le SAF offre les mêmes performances que le carburéacteur conventionnel à base de pétrole et ne nécessite aucun changement aux moteurs ou avions standard d’usine.  Chaque gallon utilisé par la flotte des avions Gulfstream basée à Savannah permet d'économiser au moins 60% des émissions de dioxyde de carbone sur la base du cycle de vie par rapport au carburéacteur à base de pétrole.

Le carburant renouvelable utilisé par Gulfstream est produit par World Energy dans sa raffinerie de Paramount, en Californie. Le fournisseur de carburant et de services d'aviation World Fuel Services gère la logistique, y compris la distribution du carburant à Gulfstream sur les deux côtes américaines.

« Notre collaboration avec World Energy et World Fuel Services a été cruciale dans notre effort vers la durabilité », a déclaré Burns. « Les deux sociétés sont des partenaires précieux et jouent un rôle important pour aider notre industrie à atteindre ses objectifs de réduction des émissions de carbone ».

En plus d'utiliser du SAF à son siège de Savannah, Gulfstream dispose de SAF pour les clients de ses installations de Long Beach et Van Nuys en Californie du Sud. Gulfstream Long Beach utilise également le SAF pour tous les achèvements et les vols de livraison.

Les carburant SAF :

Les carburants SAF sont certifiés comme durables par des entités indépendantes et internationalement reconnues. Cette certification s'ajoute à la certification de sécurité et de performance en matière de carburant d'aviation, délivrée par l'organisme mondial de normalisation ASTM International qui doit satisfaire à toutes les exigences pour pouvoir être utilisé sur les vols réguliers de passagers. Une certification SAF vérifie que le combustible durable, et principalement la matière première qui permet son obtention, répond aux critères et aux considérations de durabilité dans le cadre de ce que l'on appelle le « triple bilan » , c'est-à-dire l'impact de la production de matières premières sur trois dimensions : sociale, économique et environnementale.

Photo : Gufstream G600 @ Gulfstream