27/03/2018

Second lot de M-346 pour la Pologne !

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Leonardo et l'Inspection de l'armement du ministère polonais de la Défense nationale ont signé un contrat portant sur la fourniture de 4 M-346 Avanced Jet Trainers (AJT) supplémentaires qui rejoindront la flotte existante de huit avions de l'armée de l'air polonaise d'ici 2020. Le contrat comprend un paquet de soutien. Il contient également des options pour quatre avions supplémentaires.

Alessandro Profumo, Directeur Général de Leonardo, a déclaré: "Ce contrat renforce le partenariat étroit de Leonardo avec la Pologne, un pays où nos technologies et compétences sont déjà profondément enracinées, et qui reconnaît les capacités uniques de notre système d'entraînement intégré basé sur le M-346 ».

Pénalités réglées :

Dans cette commande, le prix des appareils a été révisé à la baisse, suite à la demande de pénalités du gouvernement polonais. Le ministère de la Défense polonais avait annoncé que les avions livrés étaient incapables de simuler certaines phases de combat. Les nouveaux avions disposeront des améliorations qui sont actuellement en phase d’intégration sur les avions déjà livrés.

Le M-346 : 

L'Aermacchi M-346 se présente comme un monoplan à aile delta construit essentiellement en alliage d’aluminium. L’empennage horizontal est entièrement mobile et l’appareil, biplace en tandem, repose sur un train d’atterrissage tricycle. Les deux réacteurs Honeywell/ITEC F124-GA-200 de 2'880 kgp sont produits sous licence par Fiat- Avio. Le M-346 dispose d’un groupe auxiliaire de démarrage (APU) MicroturboRubis. Le cockpit est pressurisé et climatisé sous une verrière articulée à droite, doté de sièges éjectables « zero-zero » Martin-BakerMk 16D. Il dispose également d’un système embarqué de génération d’oxygène (OBOGS) éliminant le besoin de bouteilles, d’écrans multi-fonctions et d’un affichage HUD (Head Up Display), d’un équipement digital Fly-by-Wire programmable en fonction du niveau de l’élève ou simulant différents types d’avions. Un équipement de navigation à longue distance est prévu, ainsi que 3 points sous chaque aile pour une capacité de 1’800 kg et des rails en bout d’aile pour missiles air-air. Un bidon largable peut être emporté sous chaque aile, un bidon de convoyage sous le fuselage et une perche de ravitaillement en vol est prévue en option.

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Photos : 1 M-346 polonais@ Marco Papa 2 cockpit @ PAF

 

 

Le second MC-21 va débuter ses essais!

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L'usine d’aviation russe Irkut a terminé l'assemblage du deuxième appareil MC-21 et l'a envoyé le 25 mars au département des essais en vol de la compagnie à Irkoutsk, en Russie. Selon Irkut, il a pris en compte les résultats des tests réalisés sur le premier avion. Ce second appareil se rapproche ainsi  des normes de qualité définitives.

"L'achèvement du deuxième assemblage du MC-21 est une étape importante dans la mise en œuvre du programme MC-21", a déclaré le ministre russe de l'Industrie et du Commerce, Denis Manturov.

Les plans prévoient des essais en vol pour impliquer quatre avions, a déclaré Irkut. L'usine a maintenant entièrement assemblé le fuselage du troisième MC-21 et a commencé à assembler les composants du quatrième exemplaire. Les fournisseurs continuent de fabriquer des pièces et des sous-ensembles pour ce que Irkut appelle l'avion d'endurance, tandis que le premier MC-21 subit des essais en vol à l'Institut de recherche en vol Gromov à Joukovski, juste à l'extérieur de Moscou. Pendant ce temps, les ingénieurs effectuent des essais statiques sur une autre cellule à l'Institut Central Aérohydrodynamique (TsAGI), également situé à Joukovski.

Irkut prévoit que le programme totalisera 1’000 vols, suivi de la certification russe à mi-2019 et de la certification EASA à mi-2020.

L’Irkut MC-21 : 

Le programme de développement du biréacteur moyen-courrier MC-21 prévoit la réalisation de trois versions de l'appareil, capables respectivement de transporter 150, 180 et 210 passagers. L'avion a été conçu pour pouvoir effectuer des vols d'une distance maximale de 5’500 km dans n'importe quelle zone climatique, de jour comme de nuit, dans des conditions météorologiques clémentes ou difficiles, à la vitesse de croisière de 850 km/h. Le MC-21 pourra décoller d'aéroports situés à une altitude maximale de 3’000 m au-dessus du niveau de la mer.

Irkut affirme que le MC-21 offre une amélioration de 25 % de la consommation de carburant par rapport aux avions de ligne existants de la même classe.

L’objectif du consortium russe Irkut, proche de Sukhoi, est de fournir un appareil de nouvelle génération capable de s’attaquer à terme au marché actuellement en main des deux géants que sont Airbus et Boeing. Avec ce premier objectif de placer l’avion au sein du transporteur russe, l’avionneur prévoit de s’attaquer prochainement au marché asiatique puis européen.

Le MC-21 Irkut est tout comme le Sukhoi SuperJet 100 un appareil destiné à permettre à la Russie de revenir au premier plan en matière d’avion de ligne. Bien que de conception russe tout comme le petit frère le Sukhoi SuperJet 100, le MC-21 intègre de la technologie occidentale avec en pointe le moteur Pratt & Whitney PurePower PW1000G.

Le MC-21 est prévu d’entrer en service en 2019 et ceci en trois variantes. Lors du dernier salon aéronautique (MAKS)  de qui s’est tenu à Moscou, le PDG du consortium, Mikhaïl Pogossian, a confirmé que sa société avait conclu des contrats fermes dépassant 7,5 milliards de dollars sur la vente d'avions MC-21 (6 mds USD).

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Photos : 1 Le second MC-21 2 Le premier appareil@ Irkut

26/03/2018

L’Eurofighter proposé à la Pologne !

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La Pologne prépare le lancement de son appel d'offres «Harpia» en vue de remplacer les derniers MIG-29 et Sukhoi Su-22. Dans cette optique Airbus DS à travers l'avionneur italien Leonardo lance sa promotion de l'Eurofighter « Typhoon II » T3.

"Nous offrons à la Pologne une coopération industrielle, des programmes de fabrication et des programmes de développement", a déclaré Andrea Nappi, vice-présidente de l'exportation Eurofighter chez Leonardo. Une sélection effectuée par Varsovie conduirait à la livraison d'avions assemblés sur le site de Caselle, près de Turin, précise-t-il, bien que le client puisse également choisir de prendre des Typhoon en Allemagne, en Espagne ou au Royaume-Uni.

Leonardo est "ouvert aux négociations avec la Pologne concernant l'intégration des armes utilisées par l'armée de l'air polonaise". Cela impliquerait que le consortium Eurofighter soit autorisé à opérer avec le missile de croisière air-sol AGM-158 JASSM de Lockheed-Martin, qui est également proposé avec le « Typhoon » pour le concours des chasseurs HX finlandais.

Les responsables de Leonardo soulignent que le contenu d'une offre "dépend de la décision du gouvernement polonais", mais que le consortium Eurofighter sera en mesure de répondre aux exigences de sa politique de "polonisation", via le transfert de technologie et le programme social de Varsovie. .

«Nous mettons l'accent sur la coopération et le développement, assurant simultanément l'autonomie du client, ainsi que le soutien et la formation dans le pays», explique Nappi. «Nous recherchons des entreprises polonaises, non seulement grandes, mais aussi petites et prêtes à coopérer. 

"La Pologne et l'armée de l'air polonaise sont des clients stratégiques pour nous, pour des raisons géopolitiques", note Giancarlo Mezzanatto, vice-président de l'unité de programme « Eurofighter » de Leonardo. Varsovie a déjà acheté des avions écoles à réaction avancés Aermacchi M-346.

 

Photo : Airbus DS Eurofihgter Typhopn II @ Leonardo

Boeing livre le premier B787-10 !

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North Charleston, le transporteur asiatique Singapore Airlines a célébré la livraison du premier Boeing B787-10, le plus récent et le plus grand membre de la famille « Dreamliner » qui établira une nouvelle norme mondiale pour l'efficacité énergétique. Environ 3’000 personnes ont marqué l'étape à l'usine de Boeing à North Charleston en Caroline du Sud, où le dernier modèle « 787 » est fabriqué.

Comme les autres B787 « Dreamliner », le « 787-10 » est conçu avec des matériaux composites légers et robustes, les systèmes les plus avancés et des fonctionnalités de cabine confortable. Le « B787-10 », dispose d'un fuselage plus qui lui permet de transporter environ 40 passagers supplémentaires, soit un total de 330 sièges dans une configuration standard à deux classes.

Avec la capacité supplémentaire, le « B787-10 » offre aux compagnies aériennes le coût d'exploitation le plus bas par siège d'un avion gros porteur en service aujourd'hui.

« Il est un honneur pour nous d'être la première compagnie à prendre livraison de cet avion incroyable, au monde », a déclaré M. Goh Choon Phong, directeur général de Singapore Airlines, le client de lancement du B787-10.

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Singapore Airlines via sa filiale Scoot utilise déjà les B787-8 et B787-9 « Dreamliner ». Avec la livraison d'aujourd'hui, le groupe sera le premier à utiliser les trois modèles de la famille « Dreamliner ». Singapore Airlines dispose de 68 jets de gros porteurs de Boeing supplémentaires sur commande, y compris 48 B787-10 supplémentaires, et 20 B777-9.

Le B787-10 dispose de l’aménagement intérieur hors du commun de la famille «787». Ses passagers bénéficient de technologies qui rendent les vols plus agréables : des hublots plus grands avec variateur de luminosité, un air plus sain, une hygrométrie accrue, une pressurisation de la cabine plus confortable, des coffres à bagages plus volumineux, un éclairage par LED apaisant et un vol moins sujet aux turbulences.

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Photos : Livraions du premier B787-10 à Singapore Airlines @ Boeing

 

25/03/2018

Service de police aérienne 24 : exercice à Payerne !

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Le service de police aérienne 24h sur 24 va être progressivement mis en place d’ici 2020 pour accroître la sécurité dans l’espace aérien suisse. Dans l’optique de ce service h24, les Forces aériennes se sont exercées durant 36h consécutives du lundi 19 mars à 8h au mardi 20 mars à 20h.

Le quatrième exercice de service de police aérienne h24 de l’Armée suisse a débuté le lundi 19 mars à 8h sur la base aérienne de Payerne. Des mécaniciens et pilotes des Forces aériennes, divers collaborateurs de la Base logistique de l’armée, de la Base d’aide au commandement et des membres de Skyguide ont passé la nuit sur l’aérodrome afin de garantir un service ininterrompu de 36 heures. Ces exercices de préparation ont pour but d’éprouver et d’optimiser les processus du service de police aérienne 24. La transition d’un service de une à plusieurs équipes entraîne divers changements au niveau du personnel et de l’organisation, par exemple lors des relèves.

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Depuis le 2 janvier 2017, deux avions armés des Forces aériennes suisses sont prêt à être engagés de 8h à 18h, 365 jours par an. De plus, les collaborateurs de la centrale d’engagement de la défense aérienne de Dübendorf scrutent 24h sur 24 l’espace aérien sur leurs écrans radar. L’Armée suisse renforce son service de police aérienne en deux étapes. De 2019 à 2020, deux avions de combat armés seront prêts à intervenir de 6h à 22h. Dès 2020, ils seront engageables 24h sur 24. En introduisant un service de police aérienne h24, l’Armée suisse se prépare à pouvoir intervenir en tout temps avec des jets de combat dès que la situation l’exige. Le service de police aérienne 24 contribue donc à augmenter la sécurité dans le ciel suisse.

Un espace aérien plus sûr :

La surveillance active de l’espace aérien est déjà une réalité depuis 2005. Sa grande utilité a à nouveau été démontrée récemment. En effet, le 31 octobre dernier, un avion de ligne survolant la Suisse a dû procéder à une descente d’urgence, une manœuvre consistant à quitter l’altitude de vol actuelle pour entamer rapidement une descente en raison de problèmes techniques liés par exemple à la pression dans la cabine. La centrale d’engagement de la défense aérienne a suivi cet événement activement. Alors que l’avion avait atteint une altitude d’environ 3500 mètres dans le secteur de Zurich, toutes les données du transpondeur ont cessé d’être transmises. Cet appareil permet d’afficher un aéronef sur les écrans radars du contrôle aérien civil. Si le transpondeur d’un avion tombe en panne, celui-ci disparaît des écrans radars. Quand cela s’est produit, seul le service de la navigation aérienne militaire était encore en mesure de maintenir un contact radar avec l’aéronef en question, car les radars militaires peuvent aussi repérer et afficher des avions qui n’émettent pas de signal activement. Ainsi, les contrôleurs aériens militaires ont pu transmettre en tout temps la situation de l’avion à leurs homologues civils. Cette excellente collaboration accroît la sécurité de l’espace aérien. Des informations ont aussi été transmises à l’armée de l’air allemande, car la trajectoire de vol prévue menait en Allemagne. La situation a pu être clarifiée alors que l’avion se trouvait dans l’espace aérien allemand. Le signal du transpondeur a pu être reçu, et l’aéronef a été redirigé vers Munich afin d’y atterrir.

Une motion datant de 2009 de l’ancien conseiller aux Etats Hans Hess (PLR/OW) est à l’origine de la PA 24. Elle demandait que la disponibilité opérationnelle du service de police aérienne soit aussi garantie en dehors des heures de travail habituelles. Le projet PA24 va permettre de réaliser en quatre étapes la disponibilité opérationnelle permanente avec deux avions armés prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum.

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Pourquoi faut-il attendre 2020 ?

Pour beaucoup de citoyennes et citoyens, il est incompréhensible que la mise en activité de notre police du ciel, soit aussi lente à mettre en œuvre. A cette question le commandant de la base aérienne de Payerne, le Colonel EMG Benoît Studemann explique les raisons de la montée en puissance progressive : la mise en activité du projet PA24 demande une réorganisation en ce qui concerne le personnel de la base. En effet, pour assurer le bon déroulement d’une patrouille de F/A-18 de jour comme de nuit et les week-ends, il devient impératif d’augmenter le nombre du personnel au sol et ceci afin d’assurer un tournus de celui-ci. Mais ce personnel requiert une formation particulière, dont la moyenne est de trois ans. Par exemple, il faudra 9 contrôleurs aériens supplémentaires, Skyguide ne peut former que deux nouvelles recrues par année et il faut trois années pour être qualifié.

 

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Photos : F/A-18 C/D Hornet @ Swiss Air Force