19/05/2019

Sukhoi Su-57 au menu de l’aviation russe !

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L'armée de l'air russe doit acquérir d'ici 2028 76 avions de cinquième génération Sukhoi Su-57 a déclaré le président russe Vladimir Poutine lors d'une réunion sur les questions liées à la défense à Sochi cette semaine.  Il a également signalé que plus de 1’000 nouveaux aéronefs à voilure fixe et à voilure tournante avaient été livrés aux forces russes de 2013 à 2018, ce qui représentait plus de 65% de la flotte actuelle. 

Le plan du programme d'armement de l'État présenté par le ministre de la Défense, Sergei Shoigu, met l’accent en ce qui concerne la Force aérienne sur une continuité de la modernisation. Le Sukhoi Su-57 représente le principal effort. Dans un premier temps, il était prévu d’acquérir un premier lot de 16 appareils. Mais la forte pression du Ministère de la Défense a poussé les fournisseurs à réduire les coûts de fabrication de l’avion. Au total se sont trois régiments qui seront doté du nouvel appareil.

Le Sukhoi Su-57 :

Le nouvel avion dispose d’un nombre considérable de nouveauté avec notamment le mode « Supercroisière », l’adjonction de la fusion des données et une signature radar réduite. Le Su-57 est doté d’une centrale de navigation inertielle BINS-SP2M à gyrolasers qui permet de gérer automatiquement les informations de navigation et ceci même si la réception GPS (Glonass) ne fonctionne plus. L’avion dispose de commandes de vol électriques et multiplexées avec un système mécanique en « back-up » permettant de ramener l’appareil à destination en cas de défaillance généralisée du système électrique. Un système de communication S111-N avec deux radios cryptées UHF/VHF, une liaison de données complète le tout.

Les moteurs actuels du Su-57 Izd117 ne sont pas définitifs et représente une variante fortement modernisée de l’AL-31F équipant le Su-27 Flanker.  Le futur moteur qui est encore aux essais, l’Izd 30 permettra le mode de la « Supercroisière » avec un rapport poids puissance supérieur avec la poussée vectorielle.

On notera que le Su-57 dispose d’une extension mobile le LEVCON (Leading Edge Vortex Controllers) qui vient se positionner devant l’aile et permet de combiner l’effet des plans canards avec celui des extensions des bords d’attaques. Ce système permet à l’avion moins sujet à des pertes de portances lors d’angles d’attaques élévés.

Le Sukhoi Su-57 dispose de cinq radars intégrés développés par NIIP Tikhomirov MIRES (MultifunctionIntegrated Radio-Electronic System) ce dernier est composé de deux ensembles de capteurs principaux: soit le radar AESA en bande X N036 dans le nez, deux radar AESA en bande X N036B placés à côté du cockpit en amont, deux radars AESA en bande L N036L placés sur les bords d’attaques. De fait, le Su-57 peut "voir"  sur une plage de 270° autour de l’appareil. Les performances précises des radars ne sont pas encore connues malgré tout les premiers chiffres parlent d’une capacité de détection montant jusqu’à 400 Km (donnée estimée) en air-air et en fonction de la taille de la cible avec la possibilité de détecter 62 cibles et d’en engager 16 simultanément en air-air tandis que le système peut assurer l’engagement de 4 cibles en air-sol simultanément.

En ce qui concerne la guerre-électronique, l’avion dispose du système de contremesures L402, soit un ensemble de nombreux capteurs qui assure une protection spécifique.

En ce qui concerne l’armement, l’avion emporte une vaste gamme de missiles air-air : K-74M2, K-77M et IZD80. Pour l’air-sol : le Kh-38M, Kh-58USK, Kh-59MK2 et KAB-250 sans oublier le BrahMos. Un canon GDh-301 de 30mm vient compléter l’équipement.

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Photos : 1Su-57 @ VVS 2Su-57 @ Max Briansky

18/05/2019

Premier P-3B « Orion » modernisé pour la Grèce !

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La Grèce a reçu son premier avion de patrouille maritime Lockheed Martin P-3B « Orion » modernisé. Des représentants de la marine hellénique, Lockheed-Martin et de Hellenic Aerospace Industry (HAI) ont organisé une cérémonie cette semaine dans les locaux de HAI, près d’Athènes, en Grèce, pour la livraison du premier aéronef de patrouille maritime amélioré.

À la suite des travaux effectués par Hellenic Aerospace Industries (HAI), l’appareil initial, qualifié d’étape «provisoire», a été présenté à la marine grecque le 17 mai. Quatre avions supplémentaires doivent être modernisés dans le cadre de cet effort, qui comprend une mise à niveau à mi-vie afin de prolonger la durée de vie des aéronefs de 15'000 heures et l'installation de nouveaux équipements de mission.

La mise à jour : 

Le contrat de modernisation à mi-vie (MLU) des P-3B « Orion » grecs est effectué en collaboration avec la Division Central de l’US Naval Air Warfare, qui fournit les kits de matériel pour la mise à niveau et la modernisation des aéronefs. De plus, ce contrat prévoit la maintenance par étapes, une intégration d’un nouveau système de mission, nouvelle avionique et d'autres matériels et services auxiliaires. Par ailleurs, il est prévu en fonction de l’état de fatigue des appareils un remplacement des ailes, d’une partire du fuselage central pour d’autres, ainsi que le stabilisateur horizontal.

La Force aérienne hellénique possède cinq P-3B figurant dans son inventaire et qui ont été mis en service 1996. Les appareils sont affectés à l’Escadron 353 basé à Elefsis près d'Athènes. Lors de la crise financière, l'ensemble de ces appareils ont été entreposés, en attendant une décision sur le projet de modernisation.

Rappel :

Le Lockheed P-3 « Orion » est un quadrimoteur à hélices. Le P-3 Orion est un dérivé militaire du projet d'avion civil Lockheed L-188 «Electra»qui a été abandonné. En 1957, l’USN fait part de son besoin d'avoir un remplaçant à ses P2 «Neptune» vieillissant et encore doté de moteurs à pistons. Lockheed est sélectionné pour le développement de l'appareil.

Un premier prototype désigné YP3V-1 est construit. Il effectua son premier vol le 25 novembre 1959. Par rapport au modèle civil, dont il est issu, il est plus court de 2,24 m et est modifié pour accueillir une soute à bombes.

Ses essais effectués, il fut mis en production sous le nom de P-3A. 157 appareils de ce type furent construits. Il fut mis en service pour la première fois dans les forces armées des États-Unis en 1962.  Ils étaient équipés de propulseurs Allison T56-A-10W de 4 500 chevaux et du même système tactique que le P2V-7. À partir du 109e appareil, celui-ci fut remplacé par un système Deltic plus moderne tandis que les avions déjà en service furent rétrofités avec ce système.

Une seconde version vit le jour sous le nom de P-3B et fut construite à 145 exemplaires. Les différences avec le P-3A résidaient dans une nouvelle motorisation, des Allison T56-A-14, et la possibilité d'emporter des missiles AGM-12 Bullpup.

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Photos : 1Cérémonie de remise 2P-3B modernisé @ Lockheed-Martin

 

17/05/2019

Boeing a finalisé le correctif logiciel pour le B737 MAX !

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Boeing a annoncé la résolution du logiciel correctif destiné au B737 MAX. Selon l’avionneur, la  réparation logicielle a été testée pendant plus de 360 heures au cours de 207 vols d'essai, ainsi que des tests sur simulateur. Le correctif logiciel doit encore être approuvé par la US Federal Aviation Administration (FAA) avant de pouvoir être installé sur les avions. 

En parallèle, Boeing est actuellement entré dans une phase ou l’avionneur transmet des informations supplémentaires pour répondre aux demandes de la Federal Aviation Administration (FAA), qui incluent des détails sur la manière dont les pilotes interagissent avec les commandes et les affichages de l'avion dans différents scénarios de vol. Une fois les demandes traitées, Boeing travaillera avec la FAA pour planifier des vols d'essais en vue de la certification du logiciel corrigé.

A suivre...

Photo : B737MAX @Boeing

16/05/2019

Le F-15EX « Advanced Eagle » prêt pour l’année prochaine !

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Boeing est prêt à livrer au moins deux exemplaires de son avion de combat F-15EX « Advanced Eagle », à l'US Air Force (USAF) dès 2020. La proclamation intervient alors que le sous-comité de la défense des crédits à la Chambre a inclus 986 millions de dollars dans un projet de budget de l'exercice 2010 pour huit avions F-15EX « Advanced Eagel destinés à remplacer les F-15C/D vieillissants. 

Le F-15EX « Advanced Eagle »  est une version légèrement modifiée du projet initial Advanced F-15, qui ne figure pas dans l'inventaire de la USAF. Le service s’intéresse au chasseur car son coût de 29 000 dollars par heure de vol est moins cher que celui du Lockheed Martin F-35. 

Boeing Defence, Space & Security fabrique des appareils Advanced F-15 au rythme de 12 par an dans ses installations de St. Louis, dans le Missouri. L’avionneur envisage de mettre fin à la production des avions à réaction destinés à l’Arabie saoudite en 2019, puis de passer à la commande du Qatar. Avec le carnet de commandes existant, le programme F-15 a encore trois ans de production. Puis il pourra complètement passer à la production destinée à l’USAF. La ligne de production de St. Louis a la capacité de construire jusqu'à 36 avions par an, a déclaré Boeing.

Le projet F-15EX  :

Sous la désignation de projet F-15EX, la nouvelle variante du jet offre des commandes de vol plus modernes, un grand écran unique et un radar amélioré. L'avion emportera également beaucoup plus d’armes avec plus de deux douzaines de missiles air-air, soit une capacité inégalée au sein de l’USAF.

Parfaitement conscient de la situation actuelle, l’avionneur Boeing travaille sur une solution basée sur des améliorations de l’actuel F-15.  Pour Boeing, il s’agit de reprendre les travaux engagés sur le « Silent Eagle » mais avec une capacité d’emport d’armement élargie. Le concept de Boeing « F-15 2.040C » (F-15X). La version 2. 040C permettrait également, selon les études de Boeing, de doubler le nombre de missiles à par avions et donc combler une énorme faiblesse du F-35, sa capacité d’emport.

Boeing va doter le F-15X du d’une version améliorée du radar Raytheon APG-63 (V) 3 à balayage électronique actif, avec une nouvelle suite de guerre électronique dénommée EPAWSS «  Eagle Passive/Active Warning Survivability », et un capteur IRST et une liaison de données améliorée permettant  de travaillant en binôme avec le F-22 et le F-35.

Le F-15 ainsi modernisé, offrirait la possibilité de travailler directement avec le F-22 et le F-35 en appuis avec une forte capacité de tir grâce au transport de missiles accrut, mais il permettrait également de fonctionner de manière plus furtive avec l’armement monté dans les trappes. La particularité résident dans le fait, qu’il sera possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnel, emport de carburant et armes en externes.

Capacité d’emport phénoménale :

Avec la possibilité d’emporter jusqu’à 24 missiles air-air, le F-15X « Advanced » sera bien supérieur à ses concurrents, mais il pourra également emporter une gamme complète d’arme comme par exemple : le JSOW, le Harpoon, le missile antiradar  HARM. On parle également d’adapter progressivement des armes à énergie dirigée comme les lasers, une fois que ceux-ci seront disponibles. La grande taille de l’avion en facilitera l’intégration.  Dernier élément, le F-15X pourra travailler en binôme avec des drones pour les actions de frappes en profondeur.

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Photos : 1 F-15EX Advanced Eagle Cockpit @ Boeing

15/05/2019

Le F-35 rejoint un escadron d’agresseurs !

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C’est une petite surprise, mais il s’agit surtout d’une réaction très intelligente de l’US Air Force. Cette dernière a annoncé la création d'un nouvel escadron d'agresseurs doté d’avion de combat Lockheed-Martin F-35A « Lightning II ». L’objectif étant d’entraîner le combat aérien dissemblable et d'évaluer et de développer de nouvelles tactiques. Ces appareils seront basés à Nellis AFB dans le Nevada au sein de la 57ème escadre. 

Des F-35 de première génération :

Pour ce faire, l’US Air Force va réactiver l’escadron 65 qui recevra des F-35A. Les appareils qui seront affectés à cette unité sont tous des F-35A provenant des premiers lots livrés  et qui sont techniquement inaptes au combat réel. Par contre, ces appareils seront spécifiquement adaptés pour cette mission. Le transfert des F-35A à la 65ème AGRS devrait commencer au début de 2022. La plus part proviendront de la base aérienne d’Eglin. Celle-ci, recevra en contre partie des F-35A fraichement sortis des lignes d’assemblages de Lockheed-Martin. Selon l’US Air Force l’unité des agresseurs dotés de F-35 devrait être constituée pour fin 2023. 

Développer la guerre en réseau :

L'utilisation de F-35 furtifs permettra au 65ème AGRS de reproduire des tactiques et des capacités d'adversaires potentiels de la cinquième génération. On pense par exemple au J-20 chinois et au Su-57 russe. Le système de guerre électronique intégré du F-35A va notamment permettre de « jouer au méchant » et de reproduire de différentes manières et de tromper les systèmes de capteurs alliés. En finalité, il s’agira pour le F-35 de manipuler sa propre signature pour entraîner les pilotes alliés  à se familiariser de ce à quoi le méchant peut ressembler lors d'un combat réel.

Un entrainement multiple :

L’US Air Force veut de part cette décision accentuer la formation de ses unités, tant dans la continuité du combat aérien traditionnel qu’en direction de la guerre en réseau et de la furtivité. On peut reconnaitre ici que l’US Air Force prend très au sérieux la menace posée par les adversaires au cours de la prochaine décennie et que la mission de l'agresseur est absolument essentielle pour y faire face.

Photo : F-35 @USA