28/11/2017

La Pologne lance son projet de nouvel avion de combat !

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Varsovie, l'inspection de l'armement du ministère polonais de la Défense a lancé la phase d'analyse et de l’étude de marché en vue de la sélection d’un nouvel avion de combat multirôles. L’objectif est de venir remplacer deux types d’avions en service, il s’agit des flottes de 18 Sukhoi Su-22 « Fitter » et 31 MiG-29 « Fulcrum ».

Varsovie a l'intention d'équiper au moins deux escadrons de nouveaux avions de combat soit 32 unités. Selon le ministère de la Défense, proposée devrait augmenter la capacité de l'armée de l'air polonaise à effectuer des missions contre-aériennes offensives et défensives, et à soutenir des opérations terrestres, maritimes et spéciales.

Les soumissionnaires potentiels sont tenus de soumettre leurs réponses, y compris une description générale de l'équipement proposé avant le 18 décembre. Les candidats sélectionnés recevront plus tard une demande de renseignements.

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Trois candidats connus :

Selon les premières informations, trois candidats sont déjà prêt pour répondre à la demande de la Pologne, il s’agit : d’Airbus DS avec l'Eurofighter T3 « Typhoon II », Saab avec le JAS-39 Gripen E ainsi que Lockheed-Martin avec le F-16 « Viper ».

Eurofighter T3 : 

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L’Eurofighter T3 (F3) dispose du radar AESA E-CAPTOR. L’arrivée du E-CAPTOR permet grâce à son antenne AESA d’effectuer des tâches multiples simultanément. Le nouveau radar conserve les principales caractéristiques de l'architecture du radar ECR-90 CAPTOR actuel, mais, il est  doté d’une antenne AESA en lieu et place de l’actuelle antenne mécanique. Il est prévu d’exploiter la maturité du système actuel et d’y adjoindre le mode AESA. Eurofighter GmbH et Euroradar, de concert avec leurs partenaires industriels ont commencé le développement à grande échelle de la nouvelle génération d’antenne radar AESA (Active Electronically Scanned Array). L'objectif est de permettre une mise en service du nouveau radar pour 2018 et de ce fait, répondre aux exigences des pays partenaires et clients à l'exportation. L'intégration d'armes comprend les missiles Meteor, Storm Shadow et Brimstone II et les bombes Paveway IV et de petit diamètre. 

Le Gripen E :

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Le JAS-39 Gripen E MS21 dispose du radar AESA ES05 «Raven» couplé au système SWASHPLATE offrant une plage de détection démultipliée unique. L’avion a reçu un IRST (Infra-Red Seach and Track) Skyward-G produit par Selex-ES qui permet la transmission de données d’acquisition entre les appareils. Contrairement aux versions précédente le Gripen E dispose d’une nouvelle architecture électronique (Net Centric Warfare - NCW). Le nouveau système central PPLI (Precise Participant Location and Identification) et relie l’ensemble aux pistes des capteurs internes et externes (RAVEN, IRST, EW39, pod ATFLIR) pour ensuite offrir les meilleures réponses aux menaces. L’avion est motorisé avec le General-Electric F-414G avec mode « SuperCruise ».Le nouveau système de guerre électronique (Warfare System) une détection des missiles en approche de type électro-optique EW39 (ultra-violet) qui fonctionne avec les lances-leurres Saab BOH/BOL de dernière génération (ADIS) couplés avec le système d'alerte aéroporté passif (PAWS-2) d'Elbit Systems. Le Gripen E emporte une large variété de missiles : AIM-9X, IRIS-T, A-Darter, Python, AMRAAM, Meteor, RBS14, Maverick, Brimstone, Taurus KEPD, ainsi que la panoplie complète des bombes à guidage laser/GPS.

Le F-16 « Viper » Block70 :

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Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » Block70 est le dernier et le plus avancé de la famille des « Fighting Falcon ». La configuration F-16V comprend de nombreuses améliorations destinées à maintenir le F-16 à la pointe des avions de combat. Selon Lockheed-Martin, cette nouvelle version va fournir des capacités de combat de pointe tout en restant une solution évolutive et abordable pour le client.

Le F-16V dispose d’un nouveau radar à antenne électronique Electronically Scanned Array (AESA) Northrop-Grumman APG-83 « Radar Scalable Agile Beam ». L'APG-83 fournit aux pilotes une vision inégalée en matière de détail de la zone de cibles et d’affichages cartographiques numérique couplé à un système IRST. L’avionique est également améliorée avec un écran géant 6x8 central (CPD) à haute résolution, un nouveau bus de données à haute vitesse. Les capacités opérationnelles sont améliorées grâce à un nouveau système de liaisons de données Link-16 « Theater Data Link », l’adjonction de la dernière version de la nacelle de désignation « Sniper », d’un nouveau système de navigation et de précision par GPS. L’avion est également doté du système automatique Ground Collision Avoidance (Auto GCAS). En matière d’armement, le F-16V permet d’emporter l’ensemble des armes disponibles et futures en de l’US Air Force.

 

Photos : 1 MiG-29 polonais 2 Su-22 polonais @ PAF 3 Eurofighter T2 @ Airbus DS 4 Gripen E @ Saab 5 F-16 Viper @ Lockheed-Martin

27/11/2017

Inde, Tir d’un Brahmos depuis Su-30MKI !

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L'armée de l'air indienne a tiré pour la première fois le missile de croisière « Brahmos » d'un avion de combat le 22 novembre dernier.

Le tir d'essai annoncé par le ministère de la Défense de l'Inde intervient presque 17 mois après que l'armée de l'air ait volé avec « Brahmos » à bord du Sukhoi Su-30MKI lors d'un test de portage captif.

L'armée indienne a déjà déployé le missile « Brahmos », indo-russe depuis ses navires, mais le missile a nécessité plusieurs modifications pour la version aérienne.

L'armée de l'air indienne a effectué des modifications logicielles sur le Su-30MKI et Hindustan Aeronautics a apporté les modifications électriques et mécaniques nécessaires à l'avion. La modification la plus difficile était d'optimiser l'alignement de transfert des capteurs inertiels. Soit un processus compliqué d'étalonnage des capteurs inertiels du missile à l'aide des données des systèmes de guidage de l'avion.

Après avoir terminé le tir d'essai dans la baie du Bengale, l'armée indienne affirme que le « Brahmos » est maintenant le missile antinavire le plus rapide jamais lancé depuis les airs. La capacité du missile couplée à la performance exceptionnelle de l'avion Su-30 donne à l'IAF une portée stratégique et lui permet de dominer l'océan et les champs de bataille a expliqué le ministère de la Défense.

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Le BrahMos :

Le BrahMos est un missile de croisière supersonique pouvant être lancé à partir d'un sous-marin, d'un bâtiment de surface, d'un avion ou d'une station terrestre. Développé conjointement par l'Inde et la Russie qui ont créé à cette fin une société commune, BrahMos Aerospace Private Limited.

Utilisé par l'armée indienne depuis 2005, le « BrahMos » est un missile supersonique à propergol solide pesant 2,55 tonnes. Le missile vol à des vitesses comprises entre Mach 2,5 et 2,8. Sa version originale est longue de 8,3 mètres pour 0,67 m de diamètre. Doté d'une ogive de 200 à 300 kg, le BrahMos est capable de neutraliser les cibles à une distance de 290 km avec une charge anti-blindage ou nucléaire. BrahMos est un acronyme composé des premières syllabes du fleuve indien Brahmapoutre et de la rivière russe Moskova.

Le Sukhoi Su-30MKI :

Le Sukhoi Su-30MKI ou « Super 30» bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’appareil est doté d’une avionique améliorée, d’un radar AESA de type Phazotron Zhuk-MA plus puissant, capable d’engager plus de quatre cibles simultanément et ceci également vers l’arrière. L’avion dispose d’une certaine capacité en matière de furtivité et ceci grâce à une diminution de la signature radar. L’autre nouveauté concerne l’adaptation des missiles indien BrahMos et du KH-59M Ovod-M. L’avionique dispose d’un mode carte numérique avec une capacité de guidage longue portée TV. L’appareil est doté de la version des moteurs AL-31FP de Saturn Corporation, dont la durée d’entretien est montée à 2’000 heures en lieu et place des 1’000 actuels. Un nouveau logiciel de contrôle de la poussée vectorielle (TVC) permet une meilleure sécurisation en cas de manœuvre extrême.

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Photos : 1 Su-30 MkI doté du Brahmos 2 & 3 Séquence de tir du Brahmos@ IAF

 

26/11/2017

La Finlande veut 64 nouveaux avions de combat !

 

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Helsinki, dans le cadre du programme de remplacement de la flotte actuelle de sa flotte de Boeing F/A-18C/D « Hornet », le ministère finlandais de la Défense prévoit l'achat de 64 nouveaux chasseurs à réaction pour un montant d'environ 7 à 10 milliards d'euros.

Pas question de restreindre les capacités :

La Force aérienne veut un minimum de 64 nouveaux avions de combat multirôle, soit la même dotation qu’actuellement. Pour la Finlande, il n’est pas question de sacrifier sa capacité d’action. La Finlande ne veut pas suivre les exemples de pays voisins, qui sacrifient la dotation et qui se retrouveront dans une limitation de capacités et d’engagement. Pour le pays il est primordial de garder une marge de manœuvre avec un nombre d’avions qui permet de tenir le ciel en cas de situation de tensions.

"Nous avons besoins de 64 avions de chasse, parce que les nouveaux avions ne sont pas plus rapides et ne peuvent rester plus longtemps en l'air que les avions actuels, nous aurons besoin du même nombre de jets pour maintenir la défense aérienne ", Lauri Puranen du ministère de la Défense finlandaise.

Appel d’offres :

Le ministère a annoncé qu'il enverrait des appels d'offres début 2018 à Boeing et Lockheed-Martin, Saab, Dassault Aviation et Airbus DS.

On retrouve une nouvelle fois les grands classiques du moment, avec le Lockheed-Martin F-35 «Lightning II», le Saab JAS-39 Gripen E MS21,  l’Eurofighter «Typhoon II» T3A/B Block20 et le Dassault Rafale F3-R, ainsi que le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ».

Le Parlement finlandais a décidé qu'il dépenserait entre 7 et 10 milliards d'euros pour l’achat nouveaux avions, ce qui fera de cette acquisition le plus gros achat jamais effectué par la Finlande.

Essais et choix : 

Les essais des aéronefs proposés auront lieu à la fin de 2019 et au début de 2020 afin de démontrer la performance dans des conditions météorologiques difficiles. La sélection est prévue pour 2021, avec des livraisons en cours d'exécution entre 2025-2030.

Photo : F/A-18 C Hornet finlandais@ aviation finlandaise

Le « Black-Hawk » chinois bientôt opérationnel !

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Chine, le nouvel hélicoptère utilitaire de catégorie moyenne, Harbin Z-20 se rapproche de sa capacité opérationnelle complète. En effet, le Z-20 également surnommé le « Black-Hawk » chinois du fait de sa ressemblance avec son homologue américain vient de terminer ses essais à haute altitude sur l'aérodrome de Xiahe, dans la province de Gansu.

Des photos de deux Z-20, n° 635, 636 portant les insignes de l'Armée de l'air de la Libération populaire (PLAAF) ont été diffusées sur les sites internet chinois, indiquant que les hélicoptères du constructeur Harbin Aircraft Industry Group ( HAIG), ont terminé les tests à une altitude de 4’000 m (13’200 pieds).

L'exigence du Z-20 remonte aux années 1980, lorsque la Chine cherchait un hélicoptère utilitaire de taille moyenne pour ses opérations dans la région montagneuse de l'Ouest. Le PLAAF a finalement acquis 24 Sikorsky S-70C-2 avec les moteurs améliorés General Electric T700-701A. Il a été rapporté que la performance du S-70 dans les hautes terres était inégalée, même avec l'acquisition plus tardive par la Chine d'hélicoptères Mil Mi-17V5 en provenance de Russie.

Une copie améliorée :

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Le développement du projet d'hélicoptère de 10 tonnes a débuté en 2006 avec la présentation d'un modèle réduit du Z-20, lors du salon aéronautique de Zhuhai. Mais ce n'est que le 23 décembre 2013 que le Z-20 a effectué son premier vol. Il a fait sa première apparition publique au Zhuhai Airshow 2016.

À première vue, le Z-20 ressemble fortement au Sikorsky UH-60/ S-70 Black-Hawk. Cependant, le concepteur du Z-20, Deng Jinghui, a déclaré aux médias chinois que le Z-20 est un modèle «fly-by-wire». Les principales différences visuelles sont les cinq pales du rotor principal sur le Z-20, et le cadre du joint queue-à-fuselage plus angulaire. L'observateur militaire Huo Yanbin pense que ces caractéristiques donneront au Z-20 plus de portance et une plus grande capacité de cabine et d'endurance que le Black-Hawk.

Les photos les plus récentes montrent également un nouveau carénage installé à l'arrière des échappements du moteur et un autre sur la colonne vertébrale, vraisemblablement des boîtiers pour les communications par satellite ou le système de navigation par satellite BeiDou (Big Dipper).

Une partie importante du développement réussi du Z-20 est l'intégration de ses moteurs. Le moteur principal du Z-20 est le turbomoteur chinois WZ-10, fournissant 1 600 kW (environ 2 145 shp). En comparaison, les derniers moteurs UH-60 GE T700-701D produisent 1 500 kW (environ 2 011 shp).

Utilisation :

Le Z-20 sera une plate-forme clé de mobilité et de la projection pour l’armée chinoise et fournira également à la Marine de l'Armée populaire de libération (PLAN) un hélicoptère naval polyvalent indispensable. Le Z-20 et ses systèmes récents lui permettront d'être interopérable sur tous les navires de la marine. Une version de lutte anti-sous-marine n’est pas à exclure et viendrait compléter les dispositifs en cours de réception de la marine chinoise.

 

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Photos : Le Z-20 @CCTV

25/11/2017

L ‘A350-1000 est certifié !

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À la suite d'une campagne d'essais en vol intensifs menée en moins d'un an, l'A350-1000 a reçu la certification de type de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) et de la Federal Aviation Administration (FAA). L'avion certifié est propulsé par des moteurs Rolls-Royce Trent XWB-97.

Le document de certification de type de l’A350-1000 de l'AESA a été signé par le directeur de la certification de l'EASA, Trévor Woods, et le document de certification de type A350-1000 de la FAA a été signé par le directeur de la section internationale de la FAA, Bob Breneman. Les deux certificats ont été remis au vice-président exécutif d'Airbus, Charles Champion.

La certification de type est une exigence pour que l'aéronef entre en service commercial. Cette étape vient après des essais intensifs en vol qui ont amené la cellule et les systèmes au-delà de leurs limites de conception, afin de s'assurer que l'aéronef satisfait à tous les critères de navigabilité. Les trois avions d'essais en vol A350-1000 équipés de moteurs Rolls-Royce ont accumulé avec succès plus de 1’600 heures de vol. Par ailleurs 150 heures de vols, ont été complétées avec le même aéronef dans une compagnie aérienne comme dans un environnement opérationnel pour démontrer sa disponibilité à entrer en service.

L'A350-1000 est le dernier-né de la famille des gros-porteurs d'Airbus, présentant un haut niveau de notoriété avec l'A350-900, avec 95% de références de systèmes communes et une notation de type identique. En plus d'avoir un fuselage plus long pour accueillir 40 passagers de plus que l'A350-900 (dans une configuration typique à 3 classes), l'A350-1000 dispose également d'un bord d'aile modifié, de nouveaux trains d'atterrissage principaux à six roues et Moteurs Rolls-Royce Trent XWB-97. Avec l'A350-900, l'A350-1000 façonne l'avenir du voyage aérien en offrant des niveaux d'efficacité sans précédent et un confort inégalé dans sa cabine «Airspace». Avec sa capacité supplémentaire, l'A350-1000 est parfaitement adapté à certains des trajets long-courriers les plus achalandés. A ce jour, 11 clients des cinq continents ont commandé un total de 169 A350-1000.

 

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Photos : 1 L’A350-1000 lors des essais @ Airbus S.Ramadier 2 Les deux certificats @ Airbus A. Doumenjou