25/11/2019

En termes de commandes l’A320 dépasse le B737 !

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La nouvelle est importante, l’avionneur européen Airbus vient d’obtenir plus de commande fermes avec son A320 que Boeing avec le B737. On peut dès lors parler de performance historique dans le marché aéronautique le plus disputé, celui des monocouloirs.

Fin octobre, alors que l’avionneur américain faisait état de 15’136 commandes fermes pour son B737, son concurrent européen affiche un total de 15’193 commandes fermes, depuis les lancements respectifs de ces deux programmes. Et encore, ces chiffres ne prennent pas en compte les nouvelles commandes engrangées durant le salon aéronautique Dubaï Airshow. Un succès indéniable pour Airbus, alors que son appareil est sorti vingt ans après celui de son concurrent. L’A320neo représente aujourd’hui 7’058 commandes fermes à fin octobre, soit presque la moitié du carnet de commandes de la famille A320, de son côté, le  B737 MAX cumule 4’912 commandes, soit un tiers de l’ensemble des commandes pour le B737.

La crise du MAX :

Airbus a notamment profité de la crise que traverse le programme « MAX » de Boeing. Mais il faut également se rappeler que l’avionneur européen avait pris l’ascendant, lors du choix décisif sur la remotorisation de sa famille « 320 » alors que l’avionneur américain hésitait sur le choix de lancer une nouvelle version de son « 737 »ou partir sur un aéronef entièrement nouveau.

Photo : A320neo VS B737MAX

24/11/2019

L’OTAN réceptionne son premier RQ-4D !

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Lundi premier 21 novembre, le premier des cinq drones de surveillance au sol (AGS) de l'Alliance de l'OTAN a atterri à Sigonella, en Italie, marquant une étape importante dans la réalisation du programme AGS.

Le drone géant à réaction a décollé mercredi 20 novembre 2019 de la base aérienne de Palmdale en Californie, aux États-Unis, à 10h00 heure locale et a atterri 22 heures plus tard dans son nouveau siège, à la base d'opérations principale AGS, comme prévu.

Le RQ-4D a été reçu par le brigadier-général Volker Samanns, directeur général de l'Agence de gestion de la surveillance au sol (NAGSMA) de l'OTAN. Le commandant de la force AGS, le brigadier général Phillip Stewart, ainsi que d'autres hauts fonctionnaires étaient également présents.

Le premier vol AGS entre les États-Unis et l'Italie marque la mise en œuvre d'un projet multinational clé pour l'acquisition d'équipements à la pointe de la technologie. AGS est en cours de développement avec des contributions importantes de 15 pays alliés : Bulgarie, République tchèque, Danemark, Estonie, Allemagne, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Norvège, Pologne, Roumanie, Slovaquie, Slovénie et États-Unis.

La surveillance terrestre de l’Alliance sera exploitée collectivement par tous les Alliés de l’OTAN et constituera une capacité vitale pour les opérations et les missions de l’OTAN. Tous les Alliés auront accès aux données acquises par AGS et bénéficieront des renseignements fournis par les missions de surveillance et de reconnaissance qu’AGS entreprendra.

Avec ses éléments au sol, AGS est un système sur mesure spécialement conçu pour répondre aux exigences de surveillance définies par le Conseil de l'Atlantique Nord et le SACEUR. Le RQ-4D télépiloté AGS NATO est basé sur le drone Global Hawk de l'US Air Force. Il a été spécialement adapté aux besoins de l'OTAN pour fournir une capacité de pointe en matière de renseignement, de surveillance et de reconnaissance, au profit de tous les alliés de l'OTAN.

Le programme AGS de l’OTAN comprend cinq drones pilotés à distance. Tous les cinq effectuent actuellement différentes étapes de vols d’essais de développement. Une fois que chaque aéronef arrivera à la base d'opérations principale à Sigonella, une phase de vérification commencera afin de garantir la conformité totale du système. L'ensemble du système AGS sera remis à la force OTAN AGS une fois que tous ses tests et ses vérifications de performances auront été effectués. La capacité opérationnelle initiale est attendue pour le premier semestre 2020.

Le Northrop-Grumman RQ-4D « Global Hawk » :

Le RQ-4D « Global Hawk » est un drone de surveillance construit à long rayon d’action par Northrop Grumman pour l'US Air Force. Il a effectué son premier vol le 28 février 1998. Il est un des rares représentant de la classe des drones dites des « HALE » (Haute Altitude Longue Endurance). Le RQ-4 Global Hawk pèse 14,6 tonnes au maximum au décollage, soit la masse d'un petit chasseur, malgré ses dimensions notamment son envergure qui est digne de celle d'un avion de ligne. La construction est assurée à plus de 50 % en matériaux composites (les ailes sont en graphite). Permettant des vols de croisière à très haute altitude, au-dessus du trafic ordinaire commercial. Le RQ-4 « Global Hawk » peut surveiller de vastes zones géographiques avec une précision extrême, donnant au gouvernement et à l'armée les informations les plus récentes disponibles, lors d'une crise ou une situation d'urgence et en leur fournissant en temps réel une imagerie de haute résolution qui permet d’appuyer les opérations sur un large spectre. La version « D » est dotée du radar MP-RTIP AN/ZPY-2 modulaire é balayage électronique actif. Le Drone est doté d’une suite de liaison de données étendues à larges bande.

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Photos : le drone RQ-4D @ Northrop-Grumman

 

23/11/2019

Boeing lance le B737 MAX 10 !

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L’avionneur américain Boeing a franchi une étape clé alors que des milliers d’employés se sont rassemblés pour le lancement du premier B737 MAX 10 à l’usine de la société à Renton, dans l’État de Washington. Lors d’une cérémonie, les dirigeants de Boeing ont mis en lumière les réalisations de l’équipe et ont salué leurs efforts pour achever la production du dernier membre de la famille 737 MAX.

«Aujourd'hui, il ne s'agit pas uniquement d'un nouvel avion. Il s’agit des personnes qui le conçoivent, le construisent et le soutiennent », a déclaré Mark Jenks, vice-président et directeur général du programme 737. «L’attachement sans faille de notre équipe à la sécurité et à la qualité montre l’engagement que nous avons envers nos clients des compagnies aériennes et toutes les personnes qui utilisent un avion Boeing."

Le B737 MAX 10, la plus grande variante de la famille MAX, il peut accueillir jusqu'à 230 passagers et offre le coût en sièges-milles le plus bas de tous les avions monocouloirs jamais produits. L'avion sera maintenant soumis à des vérifications du système et son moteur fonctionnera avant le premier vol l'année prochaine.

 

"Je suis honorée de prendre cet avion lors de son premier vol et de montrer au monde entier ce en quoi vous avez mis votre coeur et votre âme", a déclaré la pilote du 737 Jennifer Henderson au groupe des employés.

Le B737 MAX 10 compte actuellement plus de 550 commandes et engagements de plus de 20 clients à travers le monde.

Paradoxe d’une situation :

Si la présentation du B737 MAX 10 correspond au calendrier de l’avionneur, elle contraste avec la situation de la famille « MAX » toujours clouée au sol. Boeing laissait également la porte ouverte à ce que les livraisons d’avion « MAX » reprennent en décembre prochain et qu’il efforçait de faire valider les nouvelles règles de formation des équipages "ce qui doit se faire avant la reprise de l'exploitation commerciale du MAX, que nous prévoyons désormais en janvier".

Des discussions ont débuté entre Boeing et les régulateurs en vue de la relance des livraisons d’avions. De leurs côtés, les régulateurs en charge du dossier n'étaient pas encore parvenus à boucler la vérification de la documentation du logiciel du B737 MAX en raison de lacunes importantes et de documents inadaptés aux règles en vigueur. La FAA, principale autorité de l'aviation civile aux Etats-Unis, doit achever cet audit avant qu'un vol de certification puisse être planifié. Boeing devra sans doute attendre encore un peu avant de reprendre les livraions. 

 

Photo : B737 MAX 10 @ Boeing

22/11/2019

Des C-130J « Super Hercules » pour la Nouvelle-Zélande !

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La Nouvelle-Zélande prévoit d’acquérir 5 avions de transport tactique Lockheed-Martin C-130J « Super Hercules ». La DSCA (Agence de coopération pour la sécurité dans le domaine de la défense) confirme la demande et indique que le contrat est estimé à 1,4 milliards de dollars US.

Wellington semble bien privilégier l’offre américaine en lieu et place des A400M et KC-390 en vue du remplacement des actuels C-130H « Hercules » âgés de 53 ans. En plus de l'avion, le package comprend une large gamme d'équipements et de services liés à l'acquisition. Cette vente proposée fournira la capacité de soutenir des opérations nationales, des Nations Unies et autres coalitions.

L’offre de Lockheed-Martin comprend également des capteurs et des améliorations de performances qui aideront la Nouvelle-Zélande dans le cadre d’une surveillance et d’une reconnaissance maritimes étendues, ainsi que l’amélioration de ses capacités de recherche et de sauvetage. De plus, la capacité de fret supplémentaire et les performances des avions augmenteront considérablement les capacités de la mission antarctique néo-zélandaise, tout en augmentant simultanément les marges de sécurité.

Le C-130J « Super Hercules » :

Le C-130J «Super Hercules» est la version la plus avancée du célèbre C-130 cargo,  il incorpore une technologie de pointe pour réduire les besoins en personnel, de fonctionnement de soutien avec des coûts de cycle de vie plus actuel que pour les anciens C-130. Du point de vue de l’extérieur, le C-130J semble n’être qu’une version allongée du célèbre « Hercules », cependant, il est équipé d’un poste de pilotage informatisé permettant de réduire le nombre de pilotes à deux. Le modèle dispose également d'une maniabilité accrue et une manutention plus courtes. Il est doté de nouveaux moteurs Rolls-Royce Allison AE-2100D3, dotés d’hélices à six pales. L’avionique de dernière génération comprend notamment deux collimateurs tête haute (HUD) avec un poste de pilotage tout-écran. L’avion a une capacité de 26’000 kg de carburant et il est configuré pour recevoir des réservoirs additionnels de 11’000kg de carburant.

Photo : C-130J « Super Hercules » @ Lockheed-Martin

Climat, Airbus lance le projet « Fello’fly » !

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Dubaï Airshow, l’avionneur Airbus a dévoilé son projet «  Fello’fly » de démonstration inspiré par le biomimétisme, destiné à améliorer les performances environnementales des avions commerciaux et à avoir un impact significatif sur la réduction des émissions de l’industrie aéronautique.

Réduire l’impact des long-courriers :

Le projet « Fello’fly » d’Airbus vise à démontrer la viabilité technique, opérationnelle et commerciale de deux avions volant ensemble pour des vols long-courriers. Grâce à «  Fello’fly », un avion suiveur récupérera l’énergie perdue dans le sillage d’un avion leader en volant dans le courant ascendant lisse qu’il crée. Cela procure une portance à l'avion suiveur lui permettant de réduire la poussée du moteur et donc de réduire la consommation de carburant de l'ordre de 5 à 10% par voyage.

La solution technique sur laquelle travaille Airbus implique des fonctions d'assistance au pilote afin de garantir que les aéronefs qu'ils pilotent restent en toute sécurité dans le sens ascendant de l'aéronef qu'ils suivent, tout en maintenant la même distance, à une altitude constante.

En termes de solution opérationnelle, Airbus travaille, en collaboration avec les compagnies aériennes et les fournisseurs de contrôle du trafic aérien (ATC), à identifier les besoins opérationnels et les solutions appropriées pour la planification et l’exécution des opérations  « Fello’fly ». Cela souligne l'importance qu’Airbus attache à la conduite d'activités à l'échelle de l'industrie pour atteindre les objectifs de réduction des émissions définis par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et le Comité pour la protection de l'environnement en aviation (CAEP).

Airbus doit débuter les essais en vol avec deux avions de type A350 en 2020. Compte tenu du potentiel élevé d'impact sur l'environnement pour le secteur, Airbus vise un calendrier ambitieux pour un système d'entrée en service contrôlé, qui devrait avant le milieu de la prochaine décennie.

Ce nouveau projet de démonstration visant à optimiser le fonctionnement de l’avion renforce la position d’Airbus dans un domaine dans lequel elle investit déjà beaucoup et concentre ses efforts de recherche sur le développement, l’innovation et la valorisation des technologies émergentes, contribuant directement à la réduction durable des émissions en réduisant l’empreinte environnementale de la société et l’industrie aéronautique dans son ensemble.

Pour l’avionneur européen, l’objectif « zéro Carbone 2050 » peut être atteint, selon les directives de réduction des émissions définis par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et le Comité pour la protection de l'environnement en aviation (CAEP). Il faut pour cela conjuguer de nombreuses solutions techniques. Le défis est grand, mais tellement motivant pour l’industrie aéronautique.

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Photos : Principe du Fello’fly inspiré par les oiseaux @Airbus