10/09/2020

Croatie : quatre offres pour le futur avion de combat !

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On en sait un peu plus sur les offres des avionneurs pour le remplacement de la flotte d’avions de combat MiG-21 croate. La commission interministérielle croate pour l'acquisition d'avions de combat polyvalents a annoncé avoir finalement reçu quatre offres, la cinquième étant n’étant pas arrivée à temps.

Remplacer les MiG-21 :

En 2015 et dans l’attente d’une décision sur un nouvel avion de combat qui tarde à venir, la Croatie a reçu douze MiG-21L qui ont subi une remise à niveau en attendant mieux. L’avionique et les communications et l’augmentation de la sécurité du pilote sont au menu. Ukspecexport a installé son système de navigation GLONASS (GPS russe) qui permet la navigation autonome et le ciblage. Les appareils ont également reçu un système de communication crypté de nouvelle génération. L’avionique comprend un écran EFIS en remplacement des instruments de vol de base de type analogiques. Des améliorations ont été apportées en ce qui concerne le siège éjectable.

Pour autant, les vieux MiG-21L ne peuvent aujourd’hui assurer que le strict minimum en matière de police du ciel et seraient incapables de survivre à une attaque aérienne face à des avions modernes. 

Il s’agit de la troisième fois que le pays se lance dans une compétition en vue d’un nouvel avion et selon les responsables de l’aviation, il a y urgence cette fois-ci.  

Les quatre offres :

Au total quatre pays sont engagés dans la compétition croate, il s’agit : d’Israël avec le F-16 « Barak », les USA avec le Lockheed-Martin F-16 « Viper », la Suède avec le Saab Gripen C/D MS20 et la France avec le Dassault Aviation Rafale F3. 

IAI F-16 « Barak » :

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Israël propose une nouvelle fois des F-16 « Barak » d’occasions. Le modèle offert dispose des systèmes électroniques et radar sophistiqués d'origine autochtone comme le système radar Elta L-8240, la mise à niveau des commandes de vol du système, ainsi que son unité d'affichage central, de plus les appareils sont équipés de nouveaux écrans haute résolution visant à accroître la qualité situationnelle des pilotes. Le viseur tête haute est remplacé par un nouveau modèle produit par Elbit System et les appareils disposent du viseur de casque. Par ailleurs, un nouveau système d’enregistreur numérique a été installé et permet d’améliorer les débriefings.

Lockheed-Martin F-16 Viper :

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Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » Block70/72 est le dernier et le plus avancé de la famille des « Fighting Falcon ». La configuration F-16V comprend de nombreuses améliorations destinées à maintenir le F-16 à la pointe des avions de combat. Selon Lockheed-Martin, cette nouvelle version va fournir des capacités de combat de pointe tout en restant une solution évolutive et abordable pour le client.

Le F-16V dispose d’un nouveau radar à antenne électronique Electronically Scanned Array (AESA) Northrop-Grumman APG-83 « Radar Scalable Agile Beam ». L'APG-83 fournit aux pilotes une vision inégalée en matière de détail de la zone de cibles et d’affichages cartographiques numérique couplé à un système IRST. L’avionique est également améliorée avec un écran géant 6x8 central (CPD) à haute résolution, un nouveau bus de données à haute vitesse. Les capacités opérationnelles sont améliorées grâce à un nouveau système de liaisons de données Link-16 « Theater Data Link », l’adjonction de la dernière version de la nacelle de désignation « Sniper », d’un nouveau système de navigation et de précision par GPS. L’avion est également doté du système automatique Ground Collision Avoidance (Auto GCAS). En matière d’armement, le F-16V permet d’emporter l’ensemble des armes disponibles et futures en de l’US Air Force.

Saab JAS-39 Gripen C/D MS20:

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Le nouveau standard C/D offert par l’avionneur suédois au standard MS20 englobe les systèmes suivants : une nouvelle architecture électronique pour faire face à l’évolution des menaces et de la guerre électronique à venir. L’arrivée du radar PS-05 Mk4 à antenne mécanique est le développement le plus récent du radar PS-05 radar, développé à l'origine pour l'avion de combat Gripen. Il est également possible de monter en rattrapage le nouveau radar AESA (avia news du 25.04.20). Une nouvelle configuration et un nouveau « back-end » complètent et permettent de renforcer les performances en matière de plage de fonctionnement et de détection. Dans les deux cas le Gripen C/D MS20 permet d’emporter le missile MBDA METEOR (premier avion officiellement porteur) et la dernière version du Raytheon AIM-120C7 AMRAAM.  

Dassault Rafale F3 :

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De son côté la France offre le Dassault Rafale F3 capables d'assumer de nombreux rôles de mission différents avec une gamme d'équipements, à savoir des missions de défense aérienne, de supériorité avec des missiles air-air Mica IR et EM, et des attaques au sol de précision utilisant généralement des missiles de croisière SCALP EG et AASM Hammer air- missiles à la surface. En outre, des missions antinavires peuvent être menées à l'aide du missile AM39 Exocet, tandis que les vols de reconnaissance utilisent une combinaison d'équipements de capteurs embarqués et externes basés sur des nacelles. L’avion est doté du radar AESA Thales RBE2 avec les fonctions de suivi de terrain. Il n’est pas précisé pour l’instant quel type de F3 (F3.3 ou F3.4 ou F3.04T) est offert.

Photos : 1 MiG-21 croate @ FAC 2 F-16 Barak @ IAF 3 F-16 Viper @ LM 4 Rafale F3 @ Dassault

 

 

 

 

 

 

09/09/2020

KAI finalise l’assemblage du prototype du KF-X !

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L’avionneur coréen Korea Aerospace Industries Ltd. (KAI) a annoncé que l'assemblage final du prototype du futur avion de combat KF-X est désormais lancé. L’avionneur a commencé le développement du KF-X en décembre 2015. En 2019, les premières pièces ont été usinées pour débuter l’assemblage.

KAI s'est pleinement engagé à maximiser son efficacité de développement non seulement en recrutant près de 800 ingénieurs de développement, mais également en développant l'infrastructure avec des usines nouvellement construites uniquement dédiées à chaque test de structure, test de système et usinage de composites.

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Le KF-X est l'un des projets nationaux les plus importants pour remplacer les chasseurs actuels de l'armée de l'air et pour introduire le chasseur de prochaine génération qui peut satisfaire le concept d'opération futur du champ de bataille. En outre, KAI travaille sur le développement de l'avionique ainsi que sur le futur ordinateur de mission et de contrôle de vol.

En parallèle, les équipements de base, le radar AESA et les éléments de la guerre électronique EW (Integrated Electronic Warfare Equipment), le capteur IRST, la nacelle de ciblage électro-optique sont entrés aux essais au sol.

Selon l’avionneur, le premier prototype du KF-X sera achevé d'ici le premier semestre de 2021 et le premier test en vol est prévu pour 2022. D'ici 2026, le développement de l’avion sera terminé.

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Une large contribution :

Pour une étude plus approfondie et un développement efficace, 16 universités, 11 laboratoires et 553 fournisseurs participent au projet KF-X et 100 ingénieurs de développement supplémentaires seront embauchés d'ici 2020 par l’avionneur KAI. De son côté le motoriste américain General-Electric a livré les moteurs F414-GE-400K du chasseur KF-X. 

Rappel :

A terme le KF-X doit venir remplacer les flottes de chasseurs F-4 et F-5 de l’armée de l’air achetées dans les années 1960.  Au départ du programme, le KF-X était classé comme un chasseur de la génération 4++ doté de capacités avioniques et de frappe améliorées. Mais, il va disposer de plusieurs caractéristiques de furtivité et des performances supérieures qui pourraient le rendre comparable avec un avion furtif de cinquième génération.

KAI a hésité à révéler avec précision le type de mécanisme de furtivité dont dispose le jet, mais sa section efficace radar (RCS) soit la principale mesure de furtivité sur les aéronefs militaires, ne mesure que 0,5 mètre carré (5,4 pieds carrés). 

KAI a conçu le fuselage du KFX pour qu’il ressemble à un jet furtif semblable au F-22 de Lockheed Martin. La plupart des capteurs sont situés à l'intérieur de l'avion, tandis que les quatre missiles air-air installés sur le KFX sont à moitié enfouis dans la partie centrale du fuselage. Il reste ainsi de la place dans l'avion pour l'installation d'une soute d'armes interne, élément caractéristique des chasseurs furtifs.

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Mais, KAI ne veut pas sacrifier la maniabilité de l’avion, il sera capable d'effectuer des manœuvres serrées pour se comporter comme les meilleurs avions actuels. L’une des grandes difficultés de la Corée du Sud tient dans le développement d’un radar AESA pour le KF-X. En effet, le pays n’a pas d’expérience dans ce domaine. Près de 800 millions de dollars ont été investis dans le développement du radar AESA jusqu'en 2026. Un prototype du radar sera testé en Israël d'ici le printemps prochain, suivi d'un autre vol d'essai en Corée à partir de novembre prochain. À partir de 2023, il sera installé sur le prototype KFX pour une dernière série de tests qui devront mener le projet à maturité.

Le poids cible pour la KF-X était de 13 tonnes au début de la conception du projet en 2001, mais les concepteurs ont dû réduire de 500 kg supplémentaires pour tenir compte des ajouts futurs. 

Dans les usines de KAI à Sacheon dans le Gyeongsang du Sud, environ 1’250 chercheurs et ingénieurs travaillent d'arrache-pied au développement du KF-X. 

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Photos : 1 maquette du KAI KF-X @ Chen Chuanren 2,3,4 Assemblage du premier prototype @ KAI Aerospace

 

 

08/09/2020

Des A330 MRTT supplémentaires pour l’Armée de l’air !

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Le ministère des Forces armées a annoncé la commande de 237 millions de dollars fin août, portant sur trois avions ravitailleurs Airbus A330 MRTT « Phénix ». Ce programme fait partie d’un soutien de l’industrie aérospatiale du pays. En effet, il s’agit d’une commande anticipée concrète et immédiate du soutien du ministère des Armées au secteur industriel aéronautique.

 Un total de trois A330 seront convertis en avions militaires MRTT (Multi-Rôle Tanker Transport) « Phénix ». Ces appareils viendront compléter le parc de 12 A330 MRTT attendus d’ici à 2023. L’Armée de l’air Française disposera alors d’une flotte de 15 appareils. Ces nouveaux appareils remplaceront deux A340 et 2 A310 encore en service.

L’A330 MRTT « Phénix » : 

Nommé « Phénix » au sein de l’Armée de l’air, l’A330 MRTT est équipé de moteurs Rolls-Royce Trent 700 et d’une combinaison du système de rampe de ravitaillement Airbus (ARBS) et de cosses de ravitaillement sous tuyau orientables. Les « Phénix » peuvent également être reconfigurés pour transporter 271 passagers en tant qu’avion de transport. En version évacuation médicale (MEDEVAC) l'avion est équipé du module « Morphee » de soins intensifs, qui peut transporter 10 patients et 88 passagers. 

L’A330 MRTT d’Airbus Military est le seul avion stratégique de ravitaillement et de transport de nouvelle génération actuellement disponible et opérationnel au monde. L’importante capacité d’emport carburant de base (111 tonnes) de l’avion de ligne A330-200, dont il est dérivé, permet à l’A330 MRTT d’exceller dans les missions de ravitaillement en vol, sans l’adjonction de réservoir supplémentaire. L’A330 MRTT est proposé avec un choix de systèmes de ravitaillement incluant la perche caudale ARBS (Aerial Refuelling Boom System) d’Airbus Military et/ou une paire de nacelles tuyau/panier sous voilure et/ou un système ventral tuyau/panier FRU (Fuselage Refuelling Unit).

Grâce à son large fuselage, l’A330 MRTT peut également servir d’avion de transport capable de transporter 300 soldats ou 45 tonnes de charge utile.

Photo : A330 MRTT Phénix@ Airbus DS

 

 

07/09/2020

Négociations pour la vente des Eurofighter autrichiens à l’Indonésie !

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En juillet dernier, je vous parlais de l’intérêt de l’Indonésie pour une éventuelle acquisition des 15 d’avions de combat Airbus DS Eurofighter « Typhoon II » en service en Autriche. A cette époque, un courrier du ministre indonésien de la Défense, Prabowo Subianto, avait été envoyé à son homologue autrichienne, Klaudia Tanner, cherchant à entamer des négociations en vue d’acheter les Eurofighter appartenant à l’armée de l’air autrichienne.

Confirmation autrichienne :

De son côté, l’Autriche a accepté une entrée en discussion en vue de trouver un arrangement pour la vente éventuelle de ses 15 Eurofighter.

"Les forces armées autrichiennes sont confrontées à des défis majeurs en matière de surveillance aérienne dans les années à venir. Nous sommes donc heureux d'accepter votre intérêt pour l'achat des 15 Eurofighters autrichiens pour moderniser votre flotte aérienne et nous allons maintenant évaluer et examiner cela en détail", a déclaré Austrian La ministre de la Défense, Klaudia Tanner, a déclaré le 4 septembre à son collègue indonésien, Prabowo Subianto, une photo de la lettre publiée dimanche par le journal viennois Krone Zeitung, qui a annoncé pour la première fois son existence.

"Mes experts contacteront vos bureaux pour clarifier d'autres questions détaillées. Nous serons heureux de vous informer du résultat une fois nos évaluations terminées », a conclu Tanner.

Le colonel Michael Bauer, porte-parole du ministre autrichien de la Défense, a confirmé l’authenticité de la lettre et que l’Autriche est prête à ouvrir des négociations sur la vente. Aucune déclaration n'est prévue pour le moment, mais "Nous en publierons une lorsque les négociations seront terminées ».

Une solution pour l’Autriche ?

La demande indonésienne sonne comme la dernière des options pour Vienne. Le pays ne peut se séparer de ses Eurofighter sans avoir trouvé un repreneur. En effet, dans une déclaration datant de mai dernier, la ministre de la Défense Klaudia Tanner avait signifié qu’un retour des avions chez le constructeur serait un gouffre financier. Un repreneur tel que l’Indonésie serait donc une solution viable.

L’Autriche cherche en effet à se débarrasser de ses 15 Eurofighter T1 pour acquérir un appareil plus performant et en plus grand nombre.

Photo : Eurofighter autrichiens @ Eurofighter Group

 

 

 

06/09/2020

Le M-346 est incapable d’assurer une simple police du ciel, la preuve :

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Les milieux qui contestent la nécessité pour la Suisse d’acquérir de nouveaux avions de combat, en vue de remplacer à partir de 2030 sa flotte de F/A18 « Hornet », affirment que des « jets de luxe » ne sont pas nécessaires pour un service de police aérienne crédible. Selon eux, notamment les représentants du Parti socialiste suisse, l’avion d’entraînement Leonardo M-346 offrirait « des performances suffisantes au travail de police aérienne suisse ».

Dans son INFO flash #22 du 4 septembre 2020, le Forum Flugplatz Dübendorf a publié une simulation de mission de police aérienne, opposant le Leonardo M-346 au F/A18 « Hornet » actuellement en service au sein des Forces aériennes suisses. Cette simulation respecte comme condition de départ une Quick Reaction Alert de 15 minutes, communément appelée QRA-15, celle maintenue à toute heure par l’OTAN, donc tous les pays qui nous entourent et adoptée par la Suisse pour l’état de préparation et le mode opératoire de ses Forces aériennes.

Situation de départ de la simulation :

Le service de police aérienne est assuré depuis la Base aérienne de Payerne, dès lors que par égard pour la région touristique du Haslital, les Forces aériennes suisses concentrent leurs opérations de vol depuis Payerne pendant la période estivale. Un avion de ligne en l’occurrence un Airbus A319  s’apprêtant à transiter par l’espace aérien suisse le long de la voie aérienne sud-nord doit être contrôlé.
L’alarme est déclenchée à Payerne lorsque que l’avion cible se trouve encore à 50 km au sud de la frontière nationale.
Le jet chargé de mener la mission de police aérienne décolle de Payerne dans les 12 minutes qui suivent l’alarme, à ce moment, l’avion cible a atteint la région du lac des Quatre-Cantons.

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Résultat de la simulation (avec décollage depuis Payerne) :

Un avion d’entraînement Leonardo M-346 ne réussira à atteindre l’avion cible qu’en-dehors de l’espace aérien suisse, bien au-delà de Schaffhouse.


Un avion de combat F/A-18 « Hornet », volant à 90 % de sa vitesse maximale, interceptera l’avion cible dans la région de Kloten.


Certes, si l’équipe au sol et le pilote du F/A-18 « Hornet » utilisaient la totalité des 15 minutes requises pour un décollage en alerte, le point de rencontre avec l’avion cible se déplacerait au-delà de la frontière nord du pays, mais cela serait encore pire avec le Leonardo M-346.

Normes QRA : 

QRA 15: décollage en maximum 15 minutes, en général 10 - 12 pour les hornet.

QRA 3 : décollage en 3 minutes pilote dans l'avion, moteur en éteint .

La norme QRA est adaptée en fonction  de la situation, en cas de crise grave ,les avions sont maintenu en vol 24/24.

Commentaire :

Pour mener de telles missions de sûreté d’un espace aérien, un État qui entend rester souverain sur son espace aérien a besoin d’une défense aérienne fonctionnelle, dotée d’avions de combat modernes et performants, même en temps de paix. Les avions d’entraînement proposés par les adversaires aux avions de combat à hautes performances coûtent certainement moins cher que les quatre avions évalués actuellement par la Suisse dans le cadre du projet Air2030, mais comme ils se révèlent à l’évidence inaptes à remplir ne serait-ce qu’une mission de police aérienne simple, les acquérir consituerait donc un gaspillage pur et simple de l’argent du contribuable.

Par ailleurs, l’argument d’acheter des Leornado M-346 pour les engager en complément de notre flotte actuelle de 30 F/A-18 « Hornet » afin de les « économiser » et les « tirer en avant » le plus possible ne tient pas : faudrait-il encore que le Leonardo M-346 arrive à intercepter un avion cible volant à Mach 0,8 et 10’000 mètres d’altitude pour savoir si un F/A-18 « Hornet » n’aurait pas mieux fait l’affaire. Dans le cas contraire dépêcher un F/A-18 pour déterminer, si c’est une mission pour le Leornado n’entraînerait aucune réduction des heures de vol de nos F/A-18 « Hornet » qui atteindront leur fin de vie utile en 2030.

Enfin, affirmer que le manque de performances notamment en vitesses pure et ascensionnelle du Leonardo M-346 pourrait être compensé par une collaboration accrue avec nos voisins afin d’augmenter notre délai de pré-alerte, relève de la méconnaissance de la collaboration résultant de la gestion intégrée de l’espace aérien européen à laquelle la Suisse est partie prenante.

Pour en lire plus sur la problématique de la police aérienne, nous vous reportons à nos articles rassemblés sous le #hashtag Police aérienne.

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Le M-346 ne dispose pas des capteurs modernes (radar à balayage électronique AESA,  infrarouge longue-portée IRST) capablent d'engager des avions, des missiles, ni mèmes des drones. Il s'agit d'un appareil école capable uniquement d'engagements contre l'antiguérillas, soit l'attaque au sol légère. Son radar à antenne mécanique est déjà totalement dépassé. 

Les opposants n'ont de cesse que d'avancer de fausses informations, il est grand temps de rétablir les vérités!

 

 Sources :  reproduction augmentée  de l'article  "Air2030 – Mission de police aérienne : le Leonardo M-346 sous la loupe" publié sur www.luftverteidigung.ch ; "Article original" : https://luftverteidigung.ch/fr/air2030-police-aerienne-le-leonardo-m-346-sous-la-loupe/

 

Photos: F/A-18 en montée pour une interception @ DDPS