21/11/2021

Taïwan, premier escadron en service avec le F-16 « Viper » !

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Cette fin de semaine a vu l'armée de l'air de la République de Chine (RoCAF) mettre en service sa première escadre de chasse entièrement équipée du nouveau standard « Viper » pour ses F-16.  

La cérémonie, qui a été reportée s'est tenue à la base aérienne de Chiayi en présence du président Tsai Ing-wen et de Sandra Oudkirk, directrice de l'American Institute à Taiwan.

Le président Tsai a déclaré lors de l'événement que le projet de mise à niveau du F-16V montre l'engagement ferme du partenariat taïwanais-américain et les progrès continus de l'industrie aérospatiale locale. Cela contribuera également à renforcer davantage les capacités de défense nationale, a-t-il ajouté. 

Les premier F-16V améliorés sont entrés en service au sein de la  4th Tactical Fighter Wing, en mars dernier. La Base aérienne de Chiayi est composée des 21e, 22e et 23e groupes de chasse tactique. Le 21st Tactical Fighter Group est l'unité qui s'est entièrement convertie au F-16V, la RoCAF indiquant que le service compte déjà 64 appareils modernisés avec le nouveau standard. Au total se sont 141 F-16 qui doivent être modernisés. De plus, Taïwan a en commande 66 nouveaux avions F-16 Block 70/72 entièrement neufs.

Rappel 

L’iles de Taïwan met à niveau ses anciens F-16 à la norme F-16 « Viper » et  procède à l’acquisition de nouveaux appareils au même standard. La nouvelle de l'achèvement de la première tranche des mises à niveau du F-16V intervient deux ans et demi après la livraison du premier avion a la RoCAF par les partenaires de Lockheed Martin's Aerospace Industrial Development Corp (AIDC) en octobre 2018. Le projet a débuté en janvier 2017, les quatre premiers avions étant intronisés dans le programme de mise à niveau de l'usine AIDC de Taichung, dans le nord-ouest de Taïwan.

Cette mise à jour doit permettre une revalorisation des appareils de type F-16 A/B, afin, de combler le retard technologique vis-à-vis de l’imposant et menaçant voisin chinois. Celui-ci, a en effet sérieusement renforcé sa position avec la mise en ligne des Shenyang J-2 « Dragon Véloce » et l’arrivée des Shenyang J-11 (Sukhoi 27 chinois).

L'administration Trump a approuvé la vente du F-16V en août 2019, qui a ensuite été approuvée par le Congrès. En novembre, le Parlement de Taïwan a accepté le budget de 8,1 milliards de dollars, permettant au MND de signer l'accord.  

Les F-16 Block70/72 « Viper » taïwanais 

La modernisation des F-16 taïwanais comprend l’adjonction d’un nouveau radar de type AESA, soit le Northrop-Grumman APG-83 « Radar Scalable Agile Beam », une avionique modernisée, un cockpit tout écrans compatibles avec des lunettes de vision nocturne, une centrale de navigation GPS, un nouveau système de guerre électronique de type l’ALQ-176 couplé avec système de leurres ALQ-184 (V)7.  En matière de communication les appareils reçoivent de nouvelles radios numériques, ainsi qu’une liaison de donnée (Link16) améliorée « Theater Data Link », l’adjonction de la dernière version de la nacelle de désignation AN/AAQ-33 « Sniper », d’un nouveau système de navigation et de précision par GPS. L’avion est également doté du système automatique Ground Collision Avoidance (Auto GCAS), d’un nouvel ordinateur de mission et des équipements de guerre électronique améliorés comme les systèmes de gestion de guerre électronique Terma AN/ALQ-213.

Les pilotes disposent d’un viseur de casque permettant l’emploi du missile Raytheon AIM-9X « hyper véloce » en remplacement des AIM-9PM actuels.

Question motorisation, les moteurs Pratt & Whitney F100-PW-220 sont portés à la norme -229E plus puissant et permettant de réduire le temps de maintenance.
Concernant l’armement, les F-16 seront dotés en plus de l’AIM-9X de missiles AIM-120C7 AMRAAM et d’une variété d’armes guidées d’attaque au sol comme les bombes GBU-10 Enhanced Paveway II ou GBU-56 JDAM Laser.

Taiwan a reçu des missiles Raytheon AGM-84L « Harpoon » Block II antinavire et du matériel connexe. Dont des unités de contrôle de guidage « Harpoon », 30 conteneurs, 30 pylônes de lancement, ainsi que des kits de configuration AGM-84G à AGM-84L. On notera que la RoCAF ne précise pas si à l'avenir des réservoirs conformes seront installés. 

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Photos : F-16 Viper @ RoCAF

 

19/11/2021

Quel avion pour remplacer l’A340 de SWISS ?

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Le transporteur aux couleurs suisses SWISS doit remplacer prochainement ses A340-300. Pour ce faire deux appareils sont en concurrence, le Boeing B787-9 « Dreamliner » et l’Airbus A350-900. La décision du futur long-courrier devrait intervenir au printemps prochain pour une entrée en service en 2025.

Pour la compagnie le SWISS, le remplacement de ses cinq derniers Airbus A340 est déjà en préparation au sein du Groupe Lufthansa, la maison mère. Deux options sont possibles, le Boeing B787-9 « Dreamliner » et l’Airbus A350-900. En parallèle à cette décision, il le Groupe Lufthansa travaille à la modernisation d’Austrian Airlines. La décision porte surtout la répartition des B787 et A350 entre les deux compagnies suisse et autrichienne.

D’un point de vue des utilisateurs, SWISS compte plus de pilotes formés sur Airbus, alors que pour Austrian c’est tout le contraire. Mais le choix final devra compter sur le « business case ». En théorie, l’A350-900 pourrait être le favori pour SWISS, et ceci parce que, de par son standing, elle doit  proposer une première classe dans l'avion.

Une première classe qui change tout

Les planificateurs de Lufthansa réfléchissent donc sur le fait que l'A350-900 avec ses 67 mètres, mesure quatre mètres de plus que le B787-9. Il est donc plus facile d'accueillir une classe économique premium en plus des autres des classes traditionnelles. Bien qu'il existe des B787-9 avec quatre classes de transport, cette conception réduit le total de la capacité à 216 sièges. Ce qui serait finalement trop peu pour SWISS, alors que l’A350-900 offre 325 places en 3 ou 4 classes.

Lufthansa réfléchit donc au meilleur moyen d'installer une première classe dans un Airbus A350-900. À partir de juillet 2023, elle exploitera dix A350 avec la classe de voyage la plus élevée au départ de Munich. Si le choix chez SWISS se porte définitivement sur l'Airbus A350, la probabilité augmente à ce que les B787 aillent chez Austrian Airlines. Le Boeing B787 est déjà le favori des Autrichiens. En termes de taille, il est idéal pour les exigences du hub de Vienne par exemple. 

L’A350-900 

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L’A350 XWB offre par nature une flexibilité et une efficacité opérationnelles inégalées pour tous les segments du marché jusqu’à très longue distance (17 900 km). Sa cabine Airbus by Airbus est le plus silencieux des aéronefs à double allée et offre aux passagers et aux équipages l'expérience de vol en vol la plus moderne. L'avion est doté de la dernière conception aérodynamique, d'un fuselage et d'ailes en fibre de carbone, ainsi que de nouveaux moteurs économes en carburant Rolls-Royce Trent XWB. Ensemble, ces dernières technologies génèrent des coûts d'exploitation réduits de 25%, ainsi qu'une réduction de 25% de la consommation de carburant et des émissions de CO2 par rapport aux avions concurrents de la génération précédente démontrant ainsi l'engagement d'Airbus de minimiser son impact environnemental tout en restant à la pointe de l'air. 

 Le B787-9 :

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Le B787-9 complète et étend la famille « 787 ». Avec un fuselage allongé de 6 mètres (20 pieds) par rapport au B787-8, l’avion peut emporter jusqu'à 20% de passagers en plus et 23 % de marchandises supplémentaire et ceci encore plus loin avec la même performance environnementale, soit 20 % d'émissions de CO2 en moins que les avions actuels. Plus de 60 clients provenant de six continents du monde ont placé des commandes pour plus de 1’100 « Dreamliner », ce qui fait du B787 bi-couloirs l’avion qui engrangé le vite des ventes dans l'histoire de Boeing. 

Le B787 est l'avion bi-couloir ayant la vente la plus rapide dans l'histoire de Boeing. Depuis son entrée en service en 2011, la famille « 787 » vole plus de 1’500 routes et a rendu possible plus de 170 nouvelles routes sans escale à travers le monde.

Depuis son entrée en service en 2011, la famille « 787 » a volé près de 280 millions de passagers est permis des économies estimées à 28,7 milliards de livres de carburant.

Photos :  1 A340 SWISS @ Kambui 2 A350-900 @ Airbus 3  B787-9 @ Boeing

08:20 Écrit par Pascal | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |

18/11/2021

La Norvège réceptionne son premier P-8A « Poseidon » !

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L'Agence norvégienne du matériel de défense (NDMA) a accepté aujourd'hui le premier des cinq avions de patrouille maritime Boeing P-8A « Poseidon » qui seront exploités par la Royal Norwegian Air Force (RNoAF).

« La Norvège est responsable de vastes zones maritimes dans une partie du monde stratégiquement importante, et le nouveau P-8A Poséidon représentera une amélioration considérable de notre capacité à protéger notre souveraineté et à comprendre les développements dans ces zones. La livraison aujourd'hui de notre premier P-8A est une étape importante dans la modernisation de la capacité des avions de patrouille maritime de la Norvège », a déclaré Mette Sørfonden, directrice générale de l'Agence norvégienne du matériel de défense. "Je suis très heureux que la NDMA soit bientôt en mesure de fournir aux forces armées norvégiennes une toute nouvelle génération d'avions qui joueront un rôle important dans la préservation de notre sécurité nationale pendant de nombreuses années à venir."

Le premier avion P-8A de Norvège, nommé Vingtor, a été livré à la NDMA lors d'une cérémonie au Museum of Flight de Seattle, Washington. Cette étape survient quatre ans après que la NDMA a conclu un accord avec l'US Navy pour le P-8A, et deux ans avant que le nouvel avion ne commence à prendre en charge les missions de patrouille maritime dans le grand nord de la Norvège.

Les quatre avions restants de la Norvège sont tous à un stade avancé de production et seront livrés à la NDMA en 2022. Les cinq P-8A remplaceront la flotte actuelle de RNoAF de six P-3 Orion et deux DA-20 Jet Falcon et seront exploités par 333e Escadron à la base aérienne d'Evenes.

Les sociétés norvégiennes Nammo, Kongsberg Defence & Aerospace, Andoya Space et Berget ont actuellement des accords avec Boeing qui font partie d'un plan de coopération industrielle sur mesure lié à l'acquisition par la Norvège de cinq avions P-8A. Boeing continue de travailler avec la NDMA et l'industrie norvégienne pour étendre ce plan et soutenir la croissance économique dans toute la Norvège.

Le 142ème P-8

La livraison à la Norvège marque également le 142ème  avion P-8 livré à des clients mondiaux, notamment l'US Navy, la Royal Australian Air Force, la marine indienne et la Royal Air Force du Royaume-Uni. Les premières livraisons en Nouvelle-Zélande, en Corée et en Allemagne auront lieu respectivement en 2022, 2023 et 2024.

À ce jour, la flotte mondiale de P-8 en exploitation a accumulé plus de 400’000 heures de vol sans incident. Le P-8 est un avion de guerre anti-sous-marine à longue portée, de guerre antisurface, de renseignement, de surveillance et de reconnaissance capable d'opérations à grande échelle, maritimes et littorales. En outre, le P-8 effectue des missions humanitaires et de recherche et sauvetage dans le monde entier.

Le Boeing P-8A « Poseidon » 

Le P-8A « Poseidon » est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A « Poseidon » est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

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Photos : le premier P-8A norvégien @ Boeing

 

L’Indonésie commande deux A400M !

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Le ministère indonésien de la Défense a commandé deux avions Airbus A400M en configuration multirôle de ravitaillement et de transport.

Ce contrat qui prendra effet en 2022 portera à dix le nombre de pays qui opèrent l’A400M. L’accord prévoit en outre un ensemble complet de prestations de maintenance et de formation. Une lettre d’intention portant sur une future acquisition de quatre A400M supplémentaires a également été signée.

Capable d’atterrir et de décoller à partir de pistes courtes et non aménagées, l’A400M renforcera les capacités de transport aérien de l’armée de l’air indonésienne, qui sera alors en mesure de réagir rapidement en cas de crise, comme il l’a démontré après le séisme et le tsunami qui ont touché le pays en 2018. L’A400M a été le premier gros avion de transport capable de livrer des charges lourdes telles qu’un camion-citerne, ainsi que de la nourriture, des vêtements et des équipements médicaux, en atterrissant sur une piste courte et endommagée à Palu (Sulawesi central, Indonésie).

L’A400M peut transporter sur des distances stratégiques des charges lourdes et de grandes tailles dans des endroits tactiques, tout en assurant le rôle de ravitailleur en vol. Il s’agit d’une solution idéale pour répondre aux besoins des forces aériennes en matière d’avion de ravitaillement et de transport.

Capable de voler rapidement à haute et à très basse altitude et doté de deux nacelles sous voilure, l’A400M est la plateforme idéale de ravitaillement en vol pour les avions de chasse et autres aéronefs. Grâce à son équipement de ravitaillement intégré, il peut être très rapidement converti en avion ravitailleur, et être facilement adapté pour répondre aux changements de missions et de scenarios d’opération. L’A400M, qui peut lui-même être ravitaillé en vol, est le seul appareil à offrir un tel niveau d’adaptabilité.

 L’A400M « Atlas »

L’A400M est un avion de transport militaire polyvalent conçu par la division militaire d’Airbus (Airbus Military). Il est pour l'instant commandé par l’Allemagne, la France, l’Espagne, la Belgique le Luxembourg, et l’Angleterre, qui ont été rejoints par la suite par la Malaisie et la Turquie et le Kazakhstan qui ont reconnu le potentiel de ce nouvel avion pour leurs propres besoins. La polyvalence est ce qui caractérise le mieux l’A400M, qui est conçu pour offrir des capacités à la fois tactiques et stratégiques. L’appareil peut transporter 37 tonnes de charge utile sur au moins 4700nm (8700 km) de distance. Sa soute est dimensionnée pour accueillir tous les chargements et véhicules répertoriés dans le cahier des charges européen ESR (Europen Staff Requirement). L’A400M incarne le premier avion de transport militaire lourd véritablement nouveau depuis ces trente dernières années.

L'A400M est certifié en standard pour être rapidement configuré comme avion-citerne. Transportant jusqu'à 50,8 tonnes de carburant dans ses ailes et dans le caisson central de l'aile, sans compromettre aucune zone de soute, deux citernes de soute supplémentaires peuvent également être installées, fournissant chacune 5,7 tonnes de carburant supplémentaires. Les réservoirs de soute séparés permettent l'utilisation de différents types de carburant, permettant à l'A400M de répondre aux besoins de différents types d'avions récepteurs.

En tant que ravitailleur, l'A400M a déjà démontré sa capacité à ravitailler des avions de combat tels que l'Eurofighter, le Rafale, le Tornado ou le F/A-18 à leurs vitesses et altitudes préférées, et est également capable de ravitailler d'autres gros avions tels qu'un autre A400M, C295 ou C-130 ainsi que des hélicoptères.

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Photos : 1 A400M aux couleurs de l’Indonésie 2 A400M en vol @ Airbus

17/11/2021

Avions de combat, les EAU aiguisent les appétits !

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Mais quel avionneur remportera la mise au sein des Émirats Arabes Unis ? D’ailleurs, il se pourrait bien que comme pour le Qatar ou l’Égypte, le Koweït, plusieurs modèles d’avions pourraient obtenir un contrat.

F-35, Rafale ou Su-75 

Ils sont trois à pouvoir revendiquer une vente importante pour venir moderniser la Force aérienne des EAU. En janvier dernier, l’américain Lockheed Martin était en pole position avec un accord avec les États-Unis portant sur un total de 50 avions de combat Lockheed Martin F-35A pour un coût estimé à 10,4 milliards de dollars. Les Émirats arabes unis, l'un des alliés les plus proches de Washington au Moyen-Orient, ont depuis longtemps exprimé leur intérêt pour l'acquisition des avions furtifs F-35 fabriqués par Lockheed Martin et se sont vu promettre une chance de les acheter dans le cadre d'un accord parallèle lorsqu'ils ont accepté de normaliser les relations avec Israël en août dernier. 

Mais pour cela, il faut un accord qui ne gêne pas l’allié Israélien. Tout accord doit satisfaire des décennies d’accord avec Israël selon lequel toute arme américaine vendue à la région ne doit pas nuire à « l’avantage militaire qualitatif » d’Israël, garantissant que les armes américaines fournies à Israël sont « supérieures en capacité » à celles vendues à ses voisins. Dans un premier temps les USA ont travaillé à ce que les F-35 potentiels pour les EAU puissent être bridés et donc inférieurs à ceux vendus à Israël. Mais l’administration Biden n’est pas satisfaite, et des voix se sont élevées pour bloquer purement est simplement cette vente. Les EAU ne seraient pas suffisamment sûr pour obtenir un avion aussi sophistiqué que le F-35A.

De son côté la France tente une opération de séduction avec le Rafale depuis un certain temps. Dassault offre la dernière version, soit le F4 avec des livraisons prévues pour 2025. Les signaux semblent positifs du côté de Paris, et une décision pourrait tomber au début de décembre déjà. Pour le petit Émirats, la solution française ne souffrirait pas à priori de blocage politique. On ne sait pas cependant, si Paris limiterait certains équipements destinés aux EAU. En revanche, en cas de commande, Dassault obtiendrait une belle revanche, les tractations pour vendre le Rafale aux EAU ont débuté, il y a plus de 10 ans, avant d’échouer en octobre 2010.

Troisième avionneur en piste, le groupe russe Rostec propose le tout nouveau Sukhoi Su-75 « Checkmate ». Une offre intéressante avec un appareil de 5 ème génération ayant une signature radar réduite et offrant un grand avantage en termes de prix très inférieur au F-35 et  Rafale, on parle d’une fourchette de 30 à 40 millions de dollars. L’autre intérêt de l’avion russe vient de sa connectivité avec des drones et une version possible non habité, sans oublier une large palette d’armement air-air, air-sol et antiradar. Par contre, l’avion ne volant pas encore, les EAU devraient attendre plus longtemps pour l’obtenir. A moins que le Su-75 viennent compléter plus tard, un premier achat occidental ?

Photos : F-35, Rafale, Su-75