05/09/2019

Police aérienne, les heures de bureaux appartiennent au passé !

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Ce mercredi les Forces aériennes ont fait le point sur la mise en place de la police aérienne, lors d’une conférence de presse sur la base aérienne de Payerne, suivi d’une démonstration de décollage de deux appareils armés. Le bilan est positif et l’extension des interventions depuis le début de cette année tous les jours de 06h00 à 22h00 fonctionne bien. D'ici fin 2020, deux avions armés seront complètement disponibles sept jours sur sept, 24 heures sur 24 

06H00 à 22H00 :

Actuellement, la police aérienne est disponible de 6h à 22h et ceci 365 jours par an. Le développement du service de police aérienne se poursuivra jusqu’à fin 2020 pour atteindre la pleine capacité avec deux avions armés opérationnels 24 heures sur 24, 365 jours par an (PA24/24).

Nous sommes maintenant entrés dans l’avant-dernière étape avant la disponibilité complète. Il faut cependant noter que ces deux dernières années des exercices ponctuels ont été réalisés pour tester la PA24 24/24 avec des mises en piquet ininterrompus de deux avions armés et ceci durant 36 heures. Avec cette mesure, les Forces aériennes poursuivent deux objectifs : il s’agit, d’une part, de pouvoir ordonner de temps à autre une augmentation aléatoire de la disponibilité afin de rester imprévisible en cassant la routine et, d’autre part, d’acquérir des connaissances utiles pour la mise en œuvre des phases ultérieures, où la disponibilité est plus élevée.

Surveillance radar 24/24 depuis 2005 : 

La surveillance active de l’espace aérien est déjà une réalité depuis 2005. Sa grande utilité  a été démontrée à plusieurs reprises. On oublie souvent, que si nos avions n’ont pu décoller par le passé, ce sont bien les aiguilleurs du ciel de l’armée qui ont coordonné les interventions des Forces aériennes voisines. Coordination par exemple, lors du cas de l’avion d’Ethiopian Airlines détourné sur Genève a été escorté d’abord par les Italiens, puis par les français.  Le projet PA24 va permettre de réaliser la disponibilité opérationnelle permanente avec deux avions armés prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum QRA15 (Quick Reaction Alert). Cependant, selon l’exigence de la situation, ce temps peut être réduit à QRA8 pilote dans l’avion moteur éteint et QRA3 pilote dans l’avion, moteurs en fonction.

Pourquoi faut-il attendre 2020 ? 

Pour beaucoup de citoyennes et citoyens, il est incompréhensible que la mise en activité de notre police du ciel, soit aussi lente à mettre en œuvre. A cette question, le commandant de la base aérienne de Payerne, le Colonel EMG Benoît Studemann explique les raisons de la montée en puissance progressive qui a été mise ne place : la mise en activité du projet PA24 demande une réorganisation en ce qui concerne le personnel de la base. En effet, pour assurer le bon déroulement d’une patrouille de F/A-18 « Hornet » de jour comme de nuit et les week-ends, il était impératif d’augmenter le nombre du personnel au sol et ceci afin d’assurer un tournus de celui-ci. Mais ce personnel requiert une formation particulière, dont la moyenne est de trois ans. Par exemple, il faut 9 contrôleurs aériens supplémentaires, Skyguide ne peut former que deux nouvelles recrues par année et il faut trois années pour être qualifié.

Recrutement et formation additionnelles requis (3 années de formation) :

FA = 54 mécaniciens/électroniciens, 5 chefs d’équipe.

Base logistique de l’armée (BLA)= 20 mécaniciens/électriciens.

Base d’aide au commandement (BAC) = 1 électroniciens.

Skyguide : 9 contrôleurs aériens.

Il faut également noter qu’une partie du personnel au sol est également formé en tant que pompier avec un entraînement spécifique pour intervenir et neutraliser le feu sur un avion de combat armé de munitions réelles (missiles, obus). Le temps de réaction est très court, soit 90 secondes.

Le recrutement et la formation de ces personnes sont nécessaires pour renforcer les équipes déjà présentes pour assurer le tournus de la PA24, il faut pouvoir disposer de deux relèves de 11 personnes au sol sur la base et ceci en permanence. A cela s’ajoute 5 pilotes.

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Le principe de police du ciel :

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Les deux avions sont affectés principalement à des « Hot Missions » et à des « Live Missions ». Dans le premier cas, il s’agit d’engagements déclenchés par la présence d’aéronefs qui violent la souveraineté de l’espace aérien de la Suisse ou qui commettent de graves infractions aux règles du trafic aérien, sans oublier les aéronefs ayant un problème technique (panne radio, problèmes de motorisation et/ou des instruments de navigation). Les « Live Missions », quant à elles, sont des contrôles ponctuels d’avions officiels appartenant à des Etats étrangers qui, pour survoler la Suisse, ont besoin d’une autorisation de vol diplomatique (Diplomatic Clearance). Il peut arriver que l’avion annoncé ne soit pas celui qui traverse notre espace aérien.

Un espace aérien très fréquenté :

Notre pays se trouve au cœur des couloirs aériens européens, plus de 3'000 aéronefs de toutes tailles survolent au quotidien notre pays en moyenne. Les pannes, erreurs de pilotage et autres violations sont malheureusement choses fréquentes. Les avions de ligne, jets privés évoluent à haute altitude et souvent à grande vitesse. Les pilotes de « Hornet » doivent parfois, selon les cas, accélérer jusqu’au passage du mûrs du son, afin de rattraper l’avion sujet à un problème, causant malheureusement quelques désagréments en terme de bruit à la population. Cependant, il faut garder à l’esprit que ceux-ci ne sont rien face aux drames que de telles interventions ont probablement permis d’éviter. Pour l’année 2019, la PA24 enregistre déjà 11 « Hot Missions » et 166 « Live missions ».

La Police du ciel c’est :

Plus de sécurité afin d’éviter une catastrophe dans notre espace aérien.

Une amélioration de la collaboration avec les Forces aériennes voisines. La Suisse est un partenaire incontournable pour la sécurité au centre Europe.

L’application de notre souveraineté aérienne et politique. 

La création de 100 emplois sur le site de Payerne avec aujourd’hui 364 emplois sur la base aérienne.

Un meilleur taux de disponibilité des avions. Les mécaniciens de piquets pour la PA24 sont occupés, lorsqu’ils ne sont pas à préparer un décollage en urgence, à la révision d’avions 24/24, ainsi que le week-end. Les cycles de révision G3 (300heures) et G6 (600heures) seront effectués dans les nouvelles halles (H4) actuellement en cours d’achèvement.

En parallèle à la PA24, de nouvelles infrastructures modernes (dortoirs, salles d’eau, bureaux) pour les pilotes et le personnel au sol sont actuellement en phase de finalisation. Une nouvelle centrale écologique de chauffage fonctionnant avec de pellet de bois sera bientôt mise en service, additionnée par des panneaux photovoltaïques sur les bâtiments.

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Photos : 1 Hornet au roulage pour décoller 2 Dans le box  @P.Kümmerling

 

04/09/2019

Les B-2 de l’USAF s’entraînent avec des F-35 de la RAF !

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A la fin du mois d’août, trois bombardiers B-2 de la 509ème escadre de la base aérienne de Whiteman se sont déployé en Angleterre sur les installations de la RAF à Fairford près de Gloucestershire. Cet aérodrome est également  la centre des opérations avancées pour les bombardiers stratégiques américains en Europe.

Le déploiement de ces trois B-2 « Spirit » a permis de mettre en place un entraînement inédit avec les F-35 de la Royal Air Force le 29 août dernier. C’est première fois que des avions de combat étrangers de cinquième génération s’intégraient dans un exercice avec des bombardiers furtifs américains.

"Nous sommes ravis que l'USAF et la Task Force Bomber soient ici au Royaume-Uni et que nos pilotes de F-35 aient la possibilité de voler aux côtés et de s'entraîner avec les équipages de bombardiers B-2", a déclaré le capitaine de groupe Richard. Yates, chef d'état-major de l'état-major de la bataille aérienne du Royaume-Uni, dans un communiqué de presse de la RAF: "C'est la première fois qu'un autre pays le fait."

La formation vise à améliorer l’interopérabilité des bombardiers stratégiques avec les avions de combat de cinquième génération des alliés européens et à démontrer l’engagement des États-Unis à dissuader les agressions de l’adversaire sur le continent, selon un communiqué de presse de l’US Air Force.

Un tel exercice permet aux aéronefs alliés de renforcer les capacités d'intégration de ceux-ci de travailler les procédures d’engagement au sein  l'OTAN. Ce fut également l’occasion pour les pilote de B-2 de se familiariser avec le théâtre opérationnel européen.

Photo : B-2 et F-35 @ USAF

17:58 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : otan, f-35, b-2, usain, raf, blog defence |  Facebook | |

03/09/2019

Un client pour relancer l’Il-114-300 !

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PolarAirlines a annoncé, lors du salon aéronautique de Moscou qui se tient actuellement près de Zukhovski son intention de commander jusqu'à 8 avions régionaux II-114-300. La compagnie deviendrait ainsi le lcient de lancement de l’aéronef. Le Il-114-300 devrait être certifié en 2023 son son constructeur.

L'avion de ligne Il-114-300 est conçu pour les itinéraires locaux. C'est une version améliorée du turbopropulseur Il-114. L’équipage de conduite est composé du commandant de bord et du copilote. L’Il-114-300 est équipé d’une suite numérique de navigation assurant le décollage et l’atterrissage dans des conditions météorologiques conformes à la norme de la catégorie II de l’OACI. Toutes les informations et données de navigation du vol sur les performances des systèmes de l’aéronef sont transmises à cinq écrans LCD couleur.

L'utilisation des moteurs TV7-117SM augmente la plage de vol avec une charge maximale de passagers pouvant atteindre 1900 km par rapport à l’ancien l'Il-114. La cabine passagers moderne assure un vol confortable dans toute la plage d'altitude.

Les systèmes sont configurés de manière à ce que la défaillance d’un système n’influence pas les performances des autres. Les systèmes ont un niveau de redondance requis et utilisent des matériaux éprouvés. L’exécution des avancées technologiques modernes dans le maintien de l’efficacité aérodynamique et du poids nécessaires de l’aéronef et du groupe moteur confère au Il-114-300 un haut rendement énergétique selon l’avionneur.

Le train d'atterrissage lui permet d'atterrir sur des aérodromes non préparés avec des pistes en béton ou en terre, ce qui contribue à l'expansion de l'utilisation de l'Il-114-300 dans différentes régions dont les plus difficiles d’accès.

En outre, l’avion est conçu pour une exploitation indépendante dans des aéroports non équipés. L'accès à tous les éléments structurels et unités, dont l'inspection est requise par le programme de maintenance, est rapide et facile.

Pour l’Il-114-300, un système d’exploitation basé sur l’état sans révisions a été adopté, qui permet de maintenir la capacité de vol nécessaire avec des coûts opérationnels minimaux pendant une durée de vie nominale de 30’000 heures ou 30 000 vols et une durée de vie utile de 30 ans. 

Rappel :

L'Iliouchine Il-114est un avion de doté de turbopropulseur, conçu pour les lignes locales (moyen courrier). Appartenant à la classe Antonov 24, il effectua son premier vol en 1990. Au total, vingt Il-114S ont été construits.La production de l'Il-114 a été arrêtée en juillet 2012. La décision de mettre fin à la production est conforme à la décision du gouvernement ouzbek de convertir l'usine de Tachkent à d'autres types de productions produits à usage ménager et ceci malgré l'intérêt russe de maintenir la production pour répondre à la demande sur ce type d'aéronef. La production reprendra si de nouveaux clients se positionnent notamment pour la nouvelle version -300.

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Photos :II-114-300 II-114-200 @UAC

02/09/2019

Le KJ-600 AEW, le Hawkeye chinois ! 

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La Chine travaille à l’amélioration de sa capacité de détection et d’alerte lointaine pour venir équiper son aéronavale.  L’actuel porte-avions chinois le Liaoning ne peut compter aujourd’hui que sur des hélicoptères aéroportés d’alerte avancée et sur un système radar intégré pour détecter les ennemis, ce qui limite considérablement la détection en profondeur du dispositif aéronaval contrairement à la marine américaine qui dispose du « Hawkeye ».

Le KJ-600 AEW&C :

La marine chinoise ne peut déployer pour l’instant un avion d'alerte et de contrôle (AEW & C) aéroporté pouvant être déployé en tant que centre de commandement dans le ciel, collectant des informations et coordonnant les navires pour former une force de frappe plus puissante. Cette faiblesse et en passe d’être corrigée avec l’arrivée prochaine du KJ-600. Construit par la société Xian Aircraft Corporation (XAC), le KJ-600 pèse environ 30 tonnes et est propulsé par deux turbopropulseurs FWJ-6C. Le KJ-600 est basé sur l'expérience acquise avec le démonstrateur technologique JZY-0, une variante à quatre gouvernails de l'avion de transport Y-7. En raison de son poids élevé et de sa puissance moteur limitée, le KJ-600 est conçu pour décoller du porte-avions en utilisant uniquement une catapulte. L’appareil ressemble à si méprendre au E-2 « Hawkeye » de Northrop-Grumman. Le KJ-600 serait équipé d’un radar construit par l’Institut 603 de type AESA à basse fréquence, efficace contre les avions furtifs. Reste que le KJ-600 doit encore ffectuer son vol inaugural prochainement.

Destiné à la prochaine génération de porte-avions ?

Une réplique d'un avion d'alerte avancée KJ-600 aéroporté a été photographiée installée sur un pont de réplique de porte-avions ne nouvelle génération en août 2018. Selon plusieurs observateurs, l’avion devrait venir équiper la prochaine génération de porte-avions chinois utilisant un système de catapulte électromagnétique de type EMALS.

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Photos : 1 Image de synthèse du KJ-600 AEW&C @XAC 2 Maquette d’essais sur une réplique de porte-avions@ CCTV

 

Des B777 additionnels pour KLM !

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KLM Royal Dutch Airlines a annoncé aujourd'hui une commande portant sur deux autres avions  de type Boeing B777-300ER (Extended Range). La commande, évaluée à 751 millions de dollars au prix catalogue de l’avionneur. 

« KLM est l'un des principaux opérateurs de réseaux du monde et un pionnier de l'aviation et nous sommes ravis que la compagnie aérienne a une nouvelle fois choisi le Boeing B777-300ER pour renforcer sa flotte long-courrier pour l'avenir », a déclaré Ihssane Mounir, vice - président senior du commerce ventes et marketing pour The Boeing Company. « L'intérêt continu de KLM dans les B777-300ER montre l'attrait durable et la valeur du « 777 », grâce à ses économies d'exploitation exceptionnelles, des performances supérieures et la popularité parmi les passagers. »

Le B777-300ER peut accueillir jusqu'à 396 passagers dans une configuration à deux classes et a une portée maximale de 7370 miles nautiques (13.650 km). L'avion est à deux couloirs les plus fiables du monde avec une fiabilité de calendrier de 99,5% . Opérant à partir de sa base à Amsterdam, le Groupe KLM dessert un réseau mondial de 92 villes européennes et 70 destinations intercontinentales avec une flotte de 209 avions. Le transporteur exploite 29 B777, dont 14 B777-300ER. Il vole également et B787 et B747.

KLM, la plus ancienne compagnie aérienne du monde opérant toujours sous son nom d'origine, fête son centenaire cette année. En 2004, elle a fusionné avec Air France pour créer le plus grand groupe européen de transport aérien. Air France-KLM est également l'un des plus grands opérateurs de la famille B777 avec près de 100 entre les flottes combinées.

Photo : B777-300ER aux couleurs de KLM @ Boeing