06/04/2021

Des Mi-17V-5 supplémentaires pour la Thaïlande !

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La Royal Thaï Air Force (RTAF) a réceptionné trois nouveaux hélicoptères de transport moyen Mil Mi-17V-5 « Hip-H » de fabrication russe. Les appareils ont été officiellement remis à la RTAF le 26 mars lors d'une cérémonie tenue à l'aérodrome d'U-Tapao. Ces hélicoptères ont rejoint les sept premiers Mi-17V-5 exploités par la RTAF.

Rappel :

Les trois premiers Mi-17V-5 ont été commandés par le RTAF en mars 2008 et livrés en mars 2011, tandis que deux autres ont été commandés en juillet 2014 et remis en novembre 2015. Les commandes des sixième et septième appareil ont été passées en décembre 2017, avec des livraisons à la mi-décembre 2018.

Les hélicoptères sont exploités par le 41e bataillon d’aviation de la RTAF à Lopburi. La Thaïlande continue dans sa politique de diversification, le pays utilise notamment des hélicoptère Airbus H-725 et des Leonardo AW-139. Le fait d’avoir acquis des Mi-17V-5 est en soi une réussite pour la Russie qui tente d’accroître sa position dans la région et notamment avec des offres d’équipement pour la Thaïlande.

Le MIL MI-17V-5 :

Le Mi-17V-5 est un dérivé pour l’exportation de la version russe Mi-8TV-5 re-motorisé par deux Klimov-VK2500, l’appareil est doté d'une rampe de chargement au lieu des portes « Clam-Shell », une porte supplémentaire et un nouveau "nez dauphin". L’avionique de type KNEI-8 est plus moderne est dispose de quatre écrans couleurs de grandes tailles.

Le Mi-17V-5 est la dernière version de l'hélicoptère Mi-17. Cet appareil est destiné à transporter des cargaisons et des parachutistes, ainsi que du fret de grandes dimensions sur un support extérieur. La version armée du Mi-17V-5 a pour tâches d'appuyer par le feu les forces terrestres ou les parachutistes lors du débarquement ou de l'évacuation ainsi que de mener des bombardements de précision. Un système de défense spécial est installé à bord de ce type d'hélicoptère pour le protéger contre les missiles sol-air ennemis. 

Photo : MIL-Mi-17V-5 de la RTAF @ RTAF

05/04/2021

Le SCAF va mieux, mais n’est pas encore sauvé !

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Il y a peu le programme SCAF était presque considéré comme mort, du moins dans sa configuration de base, on évoquait, il y a peu, un éventuel plan B du côté de chez Dassault Aviation. Mais tant que le patient n’est pas déclaré mort, il faut le sauver. A la manière d’une équipe médicale, les différents membres du projet se sont attelés à un difficile exercice sur le partage des tâches du programme afin de redonner une chance à ce dernier.

Les dernières nouvelles semblent plutôt positives, avec ce qui semble bien être un accord de base entre Dassault Aviation et Airbus. Cette entente implique les trois pays du programme, la France, l’Allemagne te l’Espagne. L’accord de fond débouche sur une nouvelle offre qui doit permettre la réalisation d’un démonstrateur. Les deux avionneurs que sont Dassault et Airbus vont être responsables du développement de l'avion de combat de nouvelle génération (NGF). Celui-ci s'intégrera dans un "système de systèmes" qui s'articulera avec des drones accompagnateurs, le tout connecté, via un "cloud de combat", avec les autres moyens militaires engagés dans une opération.

Ce qui a été réglé :

Les deux avionneurs ont donc réussi à s’entendre sur la répartition des charges de travail d’une part. La position de chacun a été clarifiée afin que chacun soit considéré en tant que partenaire et non un sous-traitant du programme.

Ce qui ne l’est pas encore :

Pour autant, il reste des éléments à clarifier. L’un des gros morceaux est celui de la motorisation, en effet, le français Safran, l'allemand MTU et l'espagnol ITP, ne se sont toujours pas accordés en ce qui concerne la réalisation des moteurs.

De l’autre, des problèmes de propriétés intellectuelles concernant des travaux sensibles n’ont pas trouvés de solutions à ce jour.

Le contre la montre :

Le programme SCAF n’est pas encore complètement sorti d’affaires, et le temps joue en défaveur. En effet, il faut absolument trouver un accord global avant le mois de juin prochain, sans quoi le Parlement allemand pourrait purement et simplement refuser le budget de financement du SCAF. Un élément qui doit permettre de pérenniser le programme.

Photo : Maquette du SCAF @ Dassault

Fiji Airways va remettre en service le B737 MAX !

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Fiji Airways a accepté les exigences de remise en service du Boeing B737 « MAX » émises par son régulateur, l'Autorité de l'aviation civile des Iles Fidji.

Le PDG et directeur général de Fiji Airways, Andre Viljoen, a déclaré avoir suivi et travaillé en étroite collaboration avec la CAAF, la Civil Aviation Safety Authority of Australia, la Civil Aviation Authority of New Zealand et la Federal Aviation Authority des États-Unis au cours des deux dernières années en ce qui concerne le retour en toute sécurité du B737 « MAX ».

Les huit derniers mois ont été consacrés à la planification en vue de la re-certification de l’avion et à l’examen de toutes les exigences de remise en service de leurs organismes de réglementation. Selon le directeur général Andre Viljoen, tout le monde chez Fiji Airways, y compris ses pilotes et les équipes techniques, ont une confiance totale dans la sécurité du « MAX » compte tenu de l'examen minutieux, des milliers de vols d'essai et des mises à niveau nécessaires apportées à l'avion pendant de nombreux mois. Le simulateur de vol complet de la Fiji Airways Aviation Academy est déjà utilisé pour mettre les pilotes et les équipes techniques au courant de toutes les exigences nouvelles et supplémentaires suite à la re-certification de l'avion.

Fiji Airways n'a pas encore donné de date exacte pour la re-certification de l’avion. Cependant, Fiji Airways exploite actuellement un horaire de vol limité en raison de la pandémie. En tant que tel, l'avion sera probablement vu initialement sur les vols de fret et de rapatriement. La compagnie aérienne n'a pas donné de date exacte pour son premier vol « MAX ». Dans l'état actuel des choses, Fiji Airways ne possède actuellement que deux B737 « MAX ». Les deux appareils sont actuellement stationnés à Alice Spring aux côtés d'une foule d'autres avions. Selon le calendrier de livraison de Boeing, cinq B737 « MAX » doivent encore être livré à la compagnie.

18 compagnies volent le MAX :

À l'échelle mondiale, 18 compagnies aériennes ont déjà remis en service les Boeing B737 « MAX », les plus importantes sont : LOT Airlines, Southwest Airlines, American Airlines, Alaska Airlines, Iceland Air, United Airlines, Air Canada, TUI, WestJet, GOL, Enter Air, Caribbean Airlines, Oman Air, Aerolinas Argentinas, Jet Airways, pour ne nommer que celles-ci.

Photo : B737 MAX Fiji Airways@ Preston Fiedler

04/04/2021

Lorsque l’écologie s’attaque aux rêves d’enfants !

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Faut-il briser les rêves d’un enfant à plus forte raison handicapé pour sauver la planète ? Question incroyable et néanmoins bien réelle qui secoue depuis deux jours la ville de Poitiers chez nos voisins français. La Maire de la ville, élue d’Europe Écologie-Les verts a décidé de couper les vivres de l’association « RevesdeGosse » qui permet de faire leur baptême de l’air à des enfants ayant un handicap. L’objectif avoué selon l’élue est de : « détruire le goût de l’avion chez les enfants » !

Donc au nom de l’écologie, un enfant n’aurait plus de rêver à l’aviation ? Et quoi d’autre, demain on interdit les jeux vidéo car ceux-ci font partie de la pollution électronique, qui en passant, pollue quatre fois plus que l’ensemble des compagnies aérienne en une année ? Donc, dans un dogme quasi sectaire on stoppe toute forme d’industrie ? Et puis tant pis, si la médecine régresse, si les gens de voyage plus, ne font plus de sport mécanique.

Non, le rêve justement c’est la première étape qui mène à un monde meilleur, la réalisation de l’être humain, le fil conducteur d’une société vivante. Quel que soit les rêves, ils ont permis de trouver des vaccins, de voler, de marcher sur la Lune. Mais les rêve c’est aussi savoir se réinventer pour des solutions viables pour la transition écologique de toute l’industrie, y compris l’aviation. Ne plus rêver, c’est justement régresser, tomber dans l’ignorance, le signe de la mort de cérébrale de l’humanité. Et puis s’attaquer à une association qui s’occupe d’enfants handicapés n’a rien d’écologique, mais la marque d’une démagogie ignoble.

S’attaquer au plus faible de cette manière et le résultat d’un manque de vision, d’ambition, de compétences, un cauchemar en fait !

La transition écologique ne doit pas devenir une prison de l'esprit, certains semblent confondre écologie et régression, la transition écologique est une révolution industrielle et le rêve en est le détonateur.

 

 

03/04/2021

Premier A330neo pour Corsair !

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La compagnie Corsair a pris livraison de son premier A330-900neo, en location auprès de la société Avolon, pour rejoindre la flotte de la compagnie aérienne française. 

En sélectionnant un total de cinq A330neo, Corsair met en œuvre sa stratégie pour devenir un opérateur entièrement A330. Grâce aux dernières technologies de l’A330neo, Corsair bénéficiera de solutions économiques et éco-efficaces, tout en offrant aux passagers les meilleurs standards de confort dans les cabines les plus silencieuses de sa catégorie.

L'avion dispose de 352 sièges dans une configuration en trois classes, offrant tout le confort et les équipements de la cabine leader de l'espace aérien d'Airbus, y compris le divertissement à bord des passagers (IFE) de pointe et une connectivité WiFi complète dans toute la cabine.

L’A330neo est propulsé par les moteurs Trent 7000 de dernière génération de Rolls-Royce. L'avion Corsair sera également le premier A330neo à présenter une masse maximale au décollage accrue de 251 tonnes. Cette capacité permettra à la compagnie aérienne de voler vers des destinations long-courriers jusqu'à 13 400 km (7 200 nm) ou de bénéficier d'une charge utile supplémentaire de dix tonnes à bord.

L'A330neo est un avion de nouvelle génération et le successeur de la très populaire famille de gros porteurs A330ceo. En plus de la nouvelle option de moteur, l'avion bénéficie d'une foule d'innovations, y compris des améliorations aérodynamiques et de nouvelles ailes et ailettes qui contribuent ensemble à une réduction de 25% de la consommation de carburant et des émissions de CO2.

Corsair, qui exploite déjà une flotte Airbus de cinq avions de la famille A330, est devenu membre de la « plate-forme de données ouverte » d'Airbus Skywise en 2020, bénéficiant ainsi de plusieurs services basés sur Skywise, tels qu'une analyse en temps réel des performances de la flotte en service, capacité (surveillance de la santé des aéronefs), analyse de fiabilité et maintenance prédictive.

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Photos : 1 A330 Corsair@ Airbus /JV.Reymondon   2 Au départ @ Airbus / A.Doumenjou