22/05/2020

La reprise des vols rime avec sécurité sanitaire !

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Relancer le trafic passagers est une chose doublement complexe pour les transporteurs aériens. D’une part il faut préparer les avions qui n’ont pas volé depuis plusieurs semaines, et de l’autre il faut rassurer le passagers potentiel en matière de sécurité sanitaire.  Si les organisations faîtières de l’aviation travail en vue de mettre en place des place mesures sanitaires certifiées, les transporteurs adapte leur  communication destinée aux passagers.

EasyJet se veut rassurante :

EasyJet annonce une reprise des vols à partir du 15 juin prochain. Dans un premier temps, la reprise d’activité de la compagnie concernera une majorité de vols domestiques et quelques vols internationaux. Les premiers vols depuis et vers la Suisse seront assurés à partir de Genève vers Barcelone, Porto, Lisbonne et Nice. La compagnie aérienne prévoit d'augmenter le nombre de vols à mesure que la demande des clients continuera de croître et que les restrictions seront assouplies.

Une nouvelle série de mesures sera mise en place afin de protéger la santé et garantir la sécurité de ses clients et équipages à bord. Ces mesures comprennent une désinfection renforcée des avions. Les clients, le personnel de cabine ainsi que le personnel au sol auront l’obligation de porter des masques. Dans un premier temps, le service de restauration à bord ne sera pas assuré, l’ensemble des vols opérant sur des trajets court courrier. 

Ces différentes mesures ont été mises en œuvre après consultation des autorités aéronautiques de l'OACI et de l'AESA et en accord avec les autorités nationales compétentes. Elles suivent également l'avis de l’expert médical de la compagnie aérienne.

Les opérations de vol reprendront au Royaume Uni depuis Londres Gatwick, Bristol, Birmingham, Liverpool, Newcastle, Édinbourg, Glasgow, Inverness, Belfast, et l’Île de Man, ainsi qu’en France depuis Nice, Paris CDG, Toulouse Bordeaux, Nantes, Lyon et Lille, en Suisse depuis Genève, au Portugal depuis Porto et Lisbonne et en Espagne depuis l’aéroport de Barcelone.

Les procédures de nettoyage et de désinfection supplémentaires pour les cabines d'aéronefs s'ajoutent au programme de nettoyage quotidien des aéronefs. Chaque avion sera soumis à un processus de désinfection quotidien qui assure une protection de surface contre les virus qui dure au moins 24 heures.

A bord de l’avion :  

Tous les passagers et l'équipage devront porter des masques à bord en tout temps. Pour minimiser les mouvements de l'équipage autour de la cabine et maintenir les niveaux d'hygiène les plus élevés possibles, le service Bistro et Boutique ne sera pas disponible. De plus, tous les vols seront équipés de matériel sanitaire de rechange, y compris des masques, des gants et un désinfectant pour les mains, afin de s'assurer qu'ils sont à la disposition des clients et de l'équipage à tout moment à bord, si nécessaire. Les appareils d'easyJet sont déjà équipés d'une technologie de filtration de pointe. Les filtres anti-particules à haute efficacité filtrent 99,97% des contaminants en suspension dans l'air dans la cabine, y compris les virus et les bactéries. Ces filtres sont les mêmes que ceux utilisés dans les hôpitaux et à travers eux, l'air de la cabine est remplacé toutes les 3-4 minutes.

A l’aéroport :

Pour protéger les clients et le personnel au sol de l'aéroport, les clients pourront utiliser notre dépôt de bagages automatisé pour enregistrer leurs bagages en soute et des écrans seront en place à nos comptoirs d'enregistrement et dans les aéroports où le dépôt automatique de bagages n'est pas disponible. Le personnel au sol et la cabine ne traiteront aucun document client lors de l'embarquement. Les clients devront donc présenter et numériser leurs propres documents. EasyJet encourage déjà tous les clients à s'enregistrer en ligne et à télécharger leur carte d'embarquement sur leur téléphone intelligent ou à imprimer leurs propres cartes d'embarquement avant d'arriver à l'aéroport. Notre équipe au sol portera également des gants et des masques en tout temps lors du transport des bagages des clients vers et depuis l'avion.

D'autres recommandations pour les aéroports indiquent qu'il peut également y avoir des mesures à certains endroits dans les aéroports, telles que le port de masques, les formulaires de santé d'auto-déclaration à remplir avant le départ et le contrôle de la température. La compagnie aérienne travaille avec tous les aéroports où elle opère pour comprendre quelles mesures seront en place pour protéger les clients.

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Photos : 1 A320 easyJet 2 Port du masque à bord @ Reuters

 

21/05/2020

L’Ukraine prépare l’achat d’un nouvel avion de combat !

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Kiev, prépare la modernisation de sa Force aérienne en vue de se procurer de nouveaux avions de combat. Il s’agit de remplacer d’ici 2030 les flottes de  MiG-29MU2, ainsi que les Su-24 et Su-25 actuellement en service. Les Sukhoi Su-27 « Flanker » modernisés resteront encore en service au-delà de cette date.

Dans un document nommé « Air Force Vision 2035 », récemment approuvé par le Conseil militaire du Commandement de l'armée de l'air des forces armées ukrainiennes, l'Ukraine a précisé son intention de se procurer un avion de chasse multirôle de 4ème génération capable à la fois de protéger l'espace aérien ukrainien contre des avions hostiles et effectuer des frappes sur les positions ennemies.

L'Ukraine achètera de nouveaux avions de chasse en plusieurs phases au cours de la prochaine décennie, avec un appel d'offres pour les premiers lots d'appareil pour 2021 ou 2022,. Seul un petit nombre de jets sera acquis au cours de cette phase, tandis qu'un achat plus important est prévu pour la période 2025-2030. Le pays prévoit un budget de 7,5 milliards de dollars.  

Les fournisseurs potentiels :

Kiev prévoit de se tourner en direction de fournisseurs aux États-Unis et en Europe et au Pakistan/Chine pour examiner les options permettant de répondre à l'exigence.

Les fournisseurs encore non officiels semblent être Lockheed-Martin avec le F-16 Block70/72 « Viper », Saab avec les JAS-39 Gripen E MS21 le consortium sino-pakistanais PAC/CAC avec le JF-17 « Thunder »  Block III. On ne sait pas pour l’instant, si d’autres avionneurs comme Airbus DS, Boeing ou Dassault seraient intéressés par la demande d’offres de l’Ukraine. Pour la première fois, le pays se dirige en direction d’avions non russes, le conflit dans le Dombass et la reprise de la Crimée par ces derniers poussent le pays en direction d’autres fournisseurs.

Photo : MiG-29MU2 ukrainiens @ Theo Van Vliet

 

20/05/2020

Certification de ravitaillement en vol des E-2D !

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L’US Navy procède à la certification complète du ravitaillement en vol de la flotte d’avions d’alerte lointaine Northrop-Grumman E-2D « Advanced Hawkeye ». Après les essais de ravitaillement en vol avec des KC-130J, le E-2D s’essaye avec des F/A-18F « Super Hornet ».

Augmenter la portée de « Advanced Hawkeye » :

Dans le but d’augmenter la portée de l’E-2D « Advanced Hawkeye », l’avionneur Northrop-Grumman a reçu un contrat prévoyant d’équiper de systèmes de ravitaillement l’avion. Le premier E-2D équipé d'une perche de ravitaillement a volé en 2016. Grâce à ce système de ravitaillement, les capacités de la marine américaine doivent être considérablement accrues. Permettant ainsi aux « Advanced Hawkeye » de mener des missions de plus longue durée.  Pour cette adaptation, l’avionneur à ajouter une perche de ravitaillement et modifier les logiciels de contrôle de vol.

Le 31 octobre 2017 un E-2D de l'Air Test and Evaluation Squadron 20 (VX-20) a été ravitaillé en vol pour la toute première fois par un KC-130J « Super Hercules » de l'US Navy. Cette année la dernière phase de certification concerne le ravitaillement à l’aide d’un F/A-18F « Super Hornet » du Strike Fighter Squadron (VFA) 21.

Cette réalisation révolutionnaire représente le point culminant de plus de trois ans de tests et d'évaluations pour inclure plus de 500 heures de vol d'évaluation développant la capacité de ravitaillement aéroporté de l’Advanced Hawkeye.

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IOC atteinte : 

En septembre 2019, le VAW-120 a pris livraison de l'E-2D « Advanced Hawkeye » avec une capacité de ravitaillement en vol qui a permis d'atteindre la capacité opérationnelle initiale (IOC). Le VAW-120 a marqué une deuxième étape importante dans l'héritage E-2D en avril 2020, en atteignant son 1’000ème contact de ravitaillement aérien.

Le Hawkeye E-2D « Advanced » :

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Les systèmes du E-2D représentent un bond de plusieurs générations dans la technologie des systèmes embarqués d’alerte lointaine et doit permettre de s’adapter aux menaces d’aujourd’hui et de demain, en s’intégrant totalement dans les nouveaux systèmes, mis en services par l’US Navy.  Que ce soit en matière de bâtiments de surface que de nouveaux appareils tels : les Super Hornet et le F-35.

Le Hawkeye E-2D « Advanced » dispose d’un grand nombre de nouveautés avec un radar AESA AN/APY-9 qui remplace l’ancienne antenne de type mécanique, le radar permet une couverture totale à 360° et un suivi complet air et mer. L’appareil dispose également d’une nouvelle motorisation, soit le Rolls-Royce T-56-A-427A. Un cockpit entièrement numérique, d’un nouveau système d’identification ami/ennemi, de nouveaux postes de travail tactique, ainsi que d’une nouvelle architecture électronique et de communication couplée à une liaison de données. 

Photos : 1 Ravitaillement par un KC-130J 2 Ravitaillement par un Super Hornet@ USN 3 E-2D Advanced Advanced @ Northrop Grumman

 

 

Demande d’offres pour la fourniture des moteurs du F-15EX !

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L'US Air Force (USAF) a lancé une demande d’offres de moteurs pour son programme de Boeing F-15EX « Advanced Eagle ». Initialement, il était prévu qu’un fournisseur unique, General Electric produirait le F110. Mais sous pression du GAO, l’USAF se doit de mettre en concurrence les fournisseurs potentiels.

Une chance pour Pratt & Whitney :

Le motoriste Pratt & Whitney (P&W) était initialement sur les rangs pour fournir le moteur F100, mais ce dernier n’était pas à l’époque pas certifié pour le modèle « EX », ce qui signifie que l'intégration et l'évaluation du moteur sur l’avion auraient ralenti les acquisitions.

Dans le cadre de sa nouvelle approche, l’USAF sollicite désormais des offres concurrentielles pour fournir 461 moteurs pour le F-15EX « Advanced Eagle », selon un appel à propositions mis en ligne le 15 mai. Les livraisons devront débuter en juin 2023 et prévoit que la production se poursuivra jusqu'en 2030. Désormais General Electric et Pratt & Whitney se retrouvent face à face pour produire le moteur du « EX ». 

Le projet F-15EX  "Advanced Eagle" :

Sous la désignation de projet F-15EX, la nouvelle variante du jet offre des commandes de vol plus modernes, un grand écran unique et un radar amélioré. L'avion emportera également beaucoup plus d’armes avec plus de deux douzaines de missiles air-air, soit une capacité inégalée au sein de l’USAF.

Parfaitement conscient de la situation actuelle, l’avionneur Boeing travaille sur une solution basée sur des améliorations de l’actuel F-15.  Pour Boeing, il s’agit de reprendre les travaux engagés sur le « Silent Eagle » mais avec une capacité d’emport d’armement élargie. Le concept de Boeing « F-15 2.040C » (F-15X). La version 2. 040C permettrait également, selon les études de Boeing, de doubler le nombre de missiles à par avions et donc combler une énorme faiblesse du F-35, sa capacité d’emport.

Boeing va doter le F-15X du d’une version améliorée du radar Raytheon APG-63 (V) 3 à balayage électronique actif, avec une nouvelle suite de guerre électronique dénommée EPAWSS «  Eagle Passive/Active Warning Survivability », et un capteur IRST et une liaison de données améliorée permettant  de travaillant en binôme avec le F-22 et le F-35.

Le F-15 ainsi modernisé, offrirait la possibilité de travailler directement avec le F-22 et le F-35 en appuis avec une forte capacité de tir grâce au transport de missiles accrut, mais il permettrait également de fonctionner de manière plus furtive avec l’armement monté dans les trappes. La particularité résident dans le fait, qu’il sera possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnel, emport de carburant et armes en externes.

Capacité d’emport phénoménale :

Avec la possibilité d’emporter jusqu’à 24 missiles air-air, le F-15X « Advanced » sera bien supérieur à ses concurrents, mais il pourra également emporter une gamme complète d’arme comme par exemple : le JSOW, le Harpoon, le missile antiradar  HARM. On parle également d’adapter progressivement des armes à énergie dirigée comme les lasers, une fois que ceux-ci seront disponibles. La grande taille de l’avion en facilitera l’intégration.  Dernier élément, le F-15X pourra travailler en binôme avec des drones pour les actions de frappes en profondeur.

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Photos : le F-15 EX Advaced Eagle @ Boeing

19/05/2020

La reprise du trafic passagers !

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Après une mise à l’arrêt de près de douze semaines, le trafic aérien passagers entame lentement des signes de reprise. En Chine, le trafic aérien intérieur est monté à 73% de son niveau d'avant crise lundi devrait continuer à grimper.  

Reprise tout azimut :

Avec le reprise annoncée le 11 mai dernier, l’offre mondiale en termes de sièges a augmenté de 2 % comparée à la semaine précédente. Cela représente environ 600’ 000 sièges de plus disponible en quelques jours sur les réseaux de réservation. Mais l'offre mondiale reste inférieure de 68 % à la même période de l'an dernier, avec 29,8 millions de sièges programmés, contre 110 millions avant crise.

Il faut donc s’attendre à une nouvelle augmentation de l'offre dans les prochaines semaines avenir, avec une estimation à 42,3 millions de sièges prévus la semaine prochaine. Les premières projections montrent une réouverture soutenue en Asie-Pacifique.

En tenant compte des décalages par région, L’Inde qui était pratiquement à l’arrêt à fin avril, annonce une relance d’un tiers de son niveau d’avant crise. La baisse semble également stoppée en Amérique du Sud, au Moyen-Orient et plus étonnant en Amérique du Nord, alors que les cas de COVID-19 sont encore très présents.

En Europe, le trafic passagers reprend timidement son envol. L’Est semble moins timoré et bénéficie d’une ouverture plus rapide des frontières et donc de l’autorisation de voyager. On notera, selon les statistiques d’Eurocontrol un retour de près de 4'000 vols en début de semaine.

Un mois de juin déterminant :  

Le mois de juin qui s’annonce sera déterminant pour la véritable reprise, la plus part des transporteur prévoient en effet, une relance importante à cette date. Le groupe Lufthansa dont fait partie SWISS prévoit ainsi d'offrir 106 destinations avec 160 appareils en service, sur un total de 760 pour les quatre compagnies du groupe. Air France-KLM espère remonter à 10 % de son niveau d'avant crise en juin et 20 % en juillet, avec la ré-ouverture de destination depuis Paris et les aéroports de Nice Toulouse et Marseille. Etihad Airways augmentera les fréquences sur les vols déjà ouverts en direction de Belgrade, Dublin, Genève, Milan, Paris Charle de Gaulle et Toronto, Sydney.  

Sécurité sanitaire à bord :

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Cette reprise ne peut être faite sans une adaptation des mesures sanitaires à bord des avions. Les informations récoltées sur le COVID-19 montrent que les passagers étant assis côte-à-côte sont de fait moins sujet à des projections de gouttelettes. Cependant, les mesures généralisées suivantes sont en vigueurs :

 

  • Procédures d’embarquement et de débarquement qui réduisent les contacts entre les passagers et avec les membres d’équipage. (impressions des cartes d’embarquement et étiquettes à la maison).
  • Port du masque obligatoire durant tout le vol.
  • Limitation des déplacements dans la cabine durant le vol.
  • Nettoyage de la cabine plus fréquent et plus en profondeur.
  • Simplification des procédures de service à bord, de façon à réduire les déplacements des membres d’équipage et les interactions avec les passagers.

Pourquoi ne recommande-t-on pas une séparation avec le siège central :

L’IATA ne recommande pas de restreindre l’utilisation du siège central pour créer une distanciation sociale à bord des aéronefs. Les preuves, bien qu’elles soient limitées, suggèrent que le risque de transmission du virus à bord des aéronefs est faible, même en l’absence de mesures spéciales.  

Une reprise totale pas avant 2023 :

Selon les premières estimations de l’IATA le retour du trafic aérien à son niveau d'avant-crise n'interviendra pas avant 2023. L'IATA table sur un retour de l’ordre de 76 % du trafic en 2021. Avec toutefois une différence entre le trafic intérieur, qui devrait être le premier à se redresser. En ce qui concerne le trafic international long-courrier, les prévisions sont moins évidentes, car il faut tenir de l’important décalage de la pandémie et de l’ouverture de l’ensemble des régions. Ce dernier devrait reprendre avec une différence de l’ordre de 12 à 15 mois.

Photos : Reuters