29/04/2018

Ethiopian Airlines opte pour le Q400 !

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Bombardier Avions commerciaux a annoncé, la conclusion d’une entente d’achat ferme avec Ethiopian Airlines pour 10 avions Q400 neufs. La commande comprend également les droits d’achat pour cinq avions Q400 supplémentaires. Selon le prix courant de l’avion Q400, la valeur de cette commande ferme s’élève à environ 332 millions de dollars américains.

« Les avions biturbopropulsés de Bombardier continuent d’offrir une performance sans pareil à nos exploitants, et nous sommes fiers que le transporteur national d’Éthiopie reconnaisse encore une fois cette valeur incroyable en élargissant sa flotte d’avions Q400 », souligne Fred Cromer, président, Bombardier avions commerciaux. « La tendance du marché pour l’achat de biturbopropulseurs plus gros et plus performants s’est intensifiée, et cette cinquième nouvelle commande témoigne du succès de l’avion Q400 et de la valeur qu’il offre aux clients à travers le monde. »

Le Bombardier Q400 :

Conçu comme un biturbopropulseur moderne du 21e siècle, l’avion Q400 est le dernier-né de la gamme d’avions Q Series. Il procure des niveaux inégalés de performance, de souplesse opérationnelle et de confort des passagers. Outre sa configuration standard à classe unique, l’avion Q400 est offert en plusieurs options : intérieur biclasse au confort accru des passagers, configuration à capacité assise supplémentaire pouvant aller jusqu’à 90 fauteuils pour les marchés à haute densité et configuration combi.

Photo :Q400 aux couleurs d’Ethiopian Airlines

 

28/04/2018

Problèmes à répétition pour le premier déploiement du F-35 !

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J’aurais aimé vous donner de bonnes nouvelles du programme F-35, malheureusement une fois de plus, les informations qui nous parviennent ne sont pas encourageantes. Les dernières mauvaises nouvelles concernent le déploiement de l’avion au Japon. L’US Marins Corps attendaient beaucoup de cet exercice extérieur et nombreux sont les observateurs qui espéraient « enfin » voir le F-35 sortir du long et ténébreux tunnel dans lequel il s’est engagé.

Problèmes à répétitions :

Depuis le déploiement du Lockheed-Martin F-35B « Lightning II » par le Corps des Marines des États-Unis à destination du MCAS d’Iwakuni, au Japon, en janvier 2017, l'avion a été confronté à un assortiment de problèmes de maintien en puissance. Au total se sont 16 F-45B du VFMA-121 qui ont été déployés à Iwakuni.

De nombreux problèmes affectant le premier déploiement outre-mer du F-35 sont de nature logistique et sont liés à la distance entre l'avion et les installations de maintenance et de fabrication de pièces aux États-Unis, selon un rapport publié le 25 avril dernier par le Government Accountability Office (GAO).

Les problèmes avec la chaîne d'approvisionnement du F-35B comprennent de longs temps de déplacement pour les pièces, des dates de livraison estimées inexactes, des retards aux douanes et des difficultés à expédier les équipements du système d'information logistique (ALIS).

Mais il y a pire, le Corps des Marines a appris qu'il devait prendre en considération «les préoccupations météorologiques lors de l'expédition du matériel via ALIS», a déclaré le GAO. "Alors que les avions ont été transférés au Japon via l'Alaska, ALIS a été déplacé à Hawaii en raison de préoccupations sur la façon dont la température de congélation affecterait le système logistique."

Parmi les autres problèmes liés à la maintenance du F-35 au Japon figurent les longs délais de réparation, la maintenance qui devait être rapide et efficiente sur le F-35 s’avère longue et bien plus complexe que prévu. Par ailleurs l’USMC a dû faire face à de nombreuses pénuries de pièces de rechange. De plus, il s’est avéré que lors de l’exercice, certaines pièces de l’avion, pourtant neuves, avaient une faible fiabilité.

Des maladies incurables ?

Le GAO s’interroge aujourd’hui sur les maladies de jeunesse du F-35 qui se transforment en maladies chroniques. Pour les responsables de la maintenance de l’USMC et du GAO, tous les nouveaux avions connaissent des maladies de jeunesse. L’entrée en service à l’époque du Boeing AV-8B « Harrier » qui apportait la capacité de décollage court et atterrissage vertical, puis l’arrivée du F/A-18 A/B « Hornet » ont apporté leurs lots de « petits pépins ». Mais ceux-ci ont été rapidement réglés, lors des premiers déploiements, et n’ont que peu affectés les missions. Avec le F-35, c’est tout le contraire déclare Cary Russel du GAO.

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Photos : 1F-35B à Iwakuni 2maintenance du F-35@ USMC

Boeing livre le premier B787 à Gulf Air !

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Seattle, le transporteur Gulf Air a célébré la livraison de son premier B787-9 « Dreamliner ».  L’avion a rejoint sa base à Bahreïn avec la nouvelle livrée du transporteur. 

« Cette livraison est un moment historique pour Gulf Air et Bahreïn et marque une étape importante dans notre orientation stratégique vers la poursuite du processus de modernisation de la flotte de Gulf Air du soutien de notre réseau et des stratégies globales d'amélioration de l' expérience des passagers », a déclaré Krešimir Kucko, chef de la direction, Gulf Air.

Gulf Air prendra livraison de quatre autres « Dreamliner » cette année. La compagnie aérienne prévoit d'introduire le « B787 » sur son service deux fois par jour entre Bahreïn et Londres Heathrow avant de déployer le jet efficace sur d'autres routes. 

Boeing a livré plus de 670 B787 à ce jour, depuis que les livraisons ont commencé en 2011. La flotte de B787 a transporté plus de 240 millions de passagers tout en économisant plus de 23 milliards de livres de carburant et les compagnies aériennes ont ouvert plus de 180 nouvelles routes sans escale à travers le monde. 

Le B787  «Dreamliner» :

Construit principalement à partir de matériaux composites en fibre de carbone, le « Dreamliner » élève la barre en matière d’efficacité énergétique et le confort des passagers. Le B787 utilise 20% de carburant de moins, ce qui signifie qu’il est le premier avion de taille moyenne capable de voler long-courrier, tout en réduisant les émissions de carbone.

Avec une pression d’air pour les passagers plus conviviale en cabine et ceci grâce au maintien de la pression d’air dans l’habitacle à l’équivalent d’une altitude de 6.000 pieds (1.800m) nettement inférieur à l’altitude de 8.000 pieds (2400m) d’un appareil conventionnel. Les matériaux composites permettent de maintenir un niveau d’humidité mieux régulé et diminue ainsi l’effet de l’assèchement des muqueuses.

Les hublots sont plus grands de l’ordre de 30% offrant une meilleure visibilité et sont dotés de verre intelligent à gradation automatique. Il suffit d’une simple pression sur un bouton pour diminuer l’éblouissement et accentuer le contraste.

 

Photo :la nouvelle livrée de Gulf Air sur le B787@ Royal S.King

 

26/04/2018

Tornado allemands, Boeing propose l'EA-18G !

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Salon aéronautique ILA de Berlin, l’avionneur américain Boeing propose son avion d'attaque électronique EA-18G « Growler » à la Luftwaffe dans le cadre d'une campagne plus large, visant à remplacer la flotte de Panavia Tornado.

Bryan Crutchfield, directeur de Boeing pour les ventes mondiales, a déclaré aujourd’hui que l'EA-18G est la seule plate-forme actuellement disponible, qui peut remplacer la version de guerre-électronique et de reconnaissance de la variante ECR du Tornado allemand. Ceux-ci doivent être retirés vers 2030, en même temps que la flotte d'Interdiction (IDS) actuellement en service.

Boeing EA-18G « Growler » :

L’EA-18G dispose du radar AN/APG-79 à antenne active (AESA) lui permettant non seulement d’être autonome en comparaison de son prédécesseur le EA-6B en mode air-air, mais intègre des possibilités de liaisons de données numériques et de brouillage dirigé indépendant du reste des systèmes embarqués.

Pour la lutte contre les défenses ennemies, l’EA-18G dispose de pod ALQ-99 de brouillage  couplé à un système d’analyse à large spectre ALQ-218 lui permettant de différencier les types de radars (surveillances, poursuites, sol ou embarqué) et l’analyse des types de fréquences. Le système enregistre  et répertorie l’ensemble des menaces pour permettre leur restitution sur un écran tactique, avec une plus grande précision que par le passé.

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Les systèmes embarqués du «Growler» lui permettent d’agir sur trois modes tactiques :

- Reconnaissance électronique (analyse des diverses menaces, radar et missiles)

- Suppression des menaces connues et mémorisées selon un scénario prévu.

-  Réaction immédiate à l’engagement d’une nouvelle menace non répertoriée.

Du point de vue des communications, l’avion dispose du système AlQ-227 qui lui permet d’épier et de brouiller les communications adverses, en contre partie le Growler dispose pour sa propre protection le nouveau concept INCANS  qui améliore les communications et transferts de données à l’intérieur d’un groupe naval.

Capacités ECM :

-          Détection passive/active.

-          Analyse des menaces et classifications.

-          Brouillage actif, perturbation électronique (radar et communication).

-          Paralysie électronique avec des virus informatiques.

Capacités de tirs :

-          air-air (AIM-9X Sidewinder, AIM-120 AMRAAM,) 

-          Elimination de radars ennemis (AGM-88 HARM)

L’ensemble de ces possibilités offrent l’opportunité aux équipages du Growler de pouvoir participer directement à l’escorte d’un groupe d’attaque tout en étant susceptible de se défendre face à n’importe quelles menaces en vol.

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Photos : 1 EA-18G  « Growler »@ USN2 Tornado ECR @ Luftwaffe

25/04/2018

Airbus & Dassault s’accordent sur le futur avion de combat européen !

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Salon ILA de Berlin, les deux avionneurs européens Airbus Défense et Dassault Aviation ont annoncé un accord de principe autour du développement du futur avion de combat européen, dont l’ idée avait été présentée en juillet dernier par Paris et Berlin. 

Airbus et Dassault sont techniquement prêt au développement et la production du Système de combat aérien du futur avion européen (Scaf) à l'horizon 2040. Le projet SCAF doit venir remplacer les avions actuels Rafale et Eurofighter au-delà des années 2040. Le projet doit également concerner des drones.

"C'est un accord de principe. Le premier message est de dire 'oui, nous sommes prêts'" pour le développement du Scaf, a déclaré le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, lors d'une conférence de presse commune avec le patron d'Airbus Defense and Space, Dirk Hoke, dans la capitale allemande.

La prochaine étape concernera la mise en place d’une une feuille de route devrait être présentée en juin. Le lancement d'un prototype devait même être acté cette année, avec un investissement prévu de 2 milliards d'euros.

Du point de vue de la communication on notera que les deux industriels parlent d’un avion de combat franco-allemand. Hors, le groupe Airbus Défense dépend également des Italiens et des Espagnols. Ceux-ci, pourraient se retirer, mais dans quel intérêts ? Et puis, il y a les anglais également membres d’Airbus. Les anglais sont mêmes très important au sein d’Airbus et ont toujours été les « leader » dans le développement aéronautique comme le Tornado et l’Eurofighter.  Il sera donc difficile de s’en passer, avec les compétences clefs dans les moteurs Rolls-Royce et le développement de drones et avions de combat avec BAE Systems.

Pour autant d’autres problèmes pourraient venir ternir cette « idylle naissante », les programmes européens : l’Eurofighter en tête et l’A400M ont démontré les difficultés des industriels européens à parler d’une seule et même voix. Prenez simplement le fait qu’il faudra bien un « leader » pour mener à bien le projet, hors aucun des deux protagonistes n’est semble prêt à lâcher du lest.

Il faudra par exemple trouver une entente en ce qui concerne les exportations du futur avion. L’Allemagne étant par principe plus réticente à l’exportation en direction de certains Etats.

Pour la bonne nouvelle, cette alliance Airbus/ Dassault confortera l’idée qu’il est possible d’envisager un avenir européen en matière d’avion de combat et qu’il risque bien d’y avoir une concurrence pour faire face aux Etats-Unis qui espéraient bien « tuer » celui-ci, avec un certain F-35.

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Photos : 1 Image d’artiste 2 Eric Trapier & Dirk Hoke