24/01/2021

Des A330P2F pour Turkmenistan Airlines

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Le transporteur Turkmenistan Airlines a passé une commande pour deux Airbus A330-200 Passenger-to-Freighter (P2F) convertis, devenant ainsi un nouveau client de l’avionneur européen. Cette commande marque la première vente d'un avion Airbus au Turkménistan.

L'A330-200P2F permettra à la compagnie aérienne de développer davantage et de dynamiser son réseau de routes internationales de fret. Les livraisons de l'avion sont prévues en 2022, faisant de Turkmenistan Airlines le premier opérateur de ce type en Asie centrale. Le programme de conversion de passagers A330 en cargo a été lancé en 2012, ce qui a permis de la livraison à temps du prototype A330P2F fin 2017. Le programme A330P2F est une collaboration entre ST Engineering Aerospace, Airbus et leur coentreprise Elbe Flugzeugwerke GmbH (EFW). ST Engineering avait le programme et le responsable technique de la phase de développement de l'ingénierie, tandis qu'EFW est le titulaire et le propriétaire de tous les certificats de type supplémentaires (STC) pour les programmes de conversion Airbus actuels, y compris pour l'A330P2F, et dirige la phase d'industrialisation et de commercialisation de ces programmes.

Airbus contribue au programme avec les données constructeur et le support de certification. Le programme A330P2F a deux variantes - l'A330-200P2F et l'A330-300P2F. L'A330-200P2F est une solution optimale pour le fret à haute densité et les performances à plus longue distance. L'avion peut transporter jusqu'à 61 tonnes de poids sur plus de 7700 km, offrant plus de volume de fret et un coût par tonne inférieur à celui des autres types d'avions cargo disponibles avec une autonomie similaire. En outre, l'avion intègre une technologie de pointe, y compris des commandes de vol électriques, offrant aux compagnies aériennes des avantages opérationnels et économiques supplémentaires.

Photo : Image de synthèse du futur A330P2F de Turkmenistan Airlines @ Airbus

23/01/2021

Airbus débute les essais d’un hélicoptère Flightlab !

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Airbus Helicopters a commencé les essais en vol à bord de l'installation de son laboratoire volant « Flightlab », soit un hélicoptère de type H130. Ce laboratoire de vol indépendant est exclusivement dédié à la maturation de nouvelles technologies pour les hélicoptères actuels de la société et les futures conceptions d’avions à voilure fixe et » eVTOL ».

Plus précisément, Flightlab sera utilisé pour tester la propulsion hybride et électrique, l'autonomie, la réduction du bruit et l'amélioration des technologies de maintenance et de sécurité. Les essais en vol sur la réduction du bruit ont débuté en avril 2020 et se sont concentrés sur l’impact des bâtiments sur la perception sonore des gens en vue d’appliquer les données à la modélisation sonore et à la régulation des aéronefs à mobilité aérienne urbaine (UAM). Des essais ont été poursuivis en décembre pour évaluer le système d'alerte de choc de rotor (RSAS) destiné à alerter les équipages du risque imminent de collision avec les rotors principal et arrière.

 Les vols ultérieurs en décembre se sont concentrés sur l'évaluation du système d'alerte de choc du rotor. Parmi les autres tests à effectuer cette année, citons une solution de détection d'image par caméra pour permettre la navigation à basse altitude, un système de surveillance de la santé et de l'utilisation (HUMS) dédié aux hélicoptères légers et un système de secours du moteur qui fournit une alimentation électrique de secours en cas de panne de turbine.

 

Les tests en 2022 évalueront une nouvelle conception ergonomique des commandes de vol intuitives du pilote qui pourraient être appliquées aux hélicoptères traditionnels et aux véhicules UAM. Les avions d'essai précédents comprenaient des avions de ligne A340 et A350 utilisés pour évaluer les ailes à flux laminaire et les technologies de cabine connectée.

Photo : le H130 Flightlab @ Airbus Helicopters

 

22/01/2021

Des B737-800BCF supplémentaires pour BBAM !

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BBAM Limited Partnership va étendre sa flotte de Boeing B737-800 avec six commandes fermes et six options. L'accord porte à 15 les commandes et engagements avec le B737-800BCF de BBAM.

Basé sur le populaire « 737 » de nouvelle génération, le B737-800BCF répond à la demande des clients pour un cargo de nouvelle génération qui offre une plus grande fiabilité et une consommation de carburant et des coûts d'exploitation par trajet inférieurs par rapport aux autres cargos à carrosserie standard.

Principalement utilisé pour transporter du fret express sur des itinéraires intérieurs ou court-courriers, l'avion est capable de transporter jusqu'à 23,9 tonnes et de voler jusqu'à 3‘750 kilomètres. Depuis sa mise en service en 2018, le B737-800BCF a remporté plus de 150 commandes et engagements.

BBAM est le plus grand gestionnaire d'investissements dédié au monde dans les avions commerciaux loués, fournissant à plus de 200 compagnies aériennes dans plus de 50 pays des solutions de flotte et de financement au cours des trois dernières décennies. BBAM est le seul gestionnaire du secteur de la location d'avions à se concentrer exclusivement sur la génération de retours sur investissement pour les investisseurs tiers. BBAM a actuellement plus de 28 milliards de dollars d'actifs sous gestion et emploie plus de 150 professionnels à son siège social de San Francisco et dans des bureaux supplémentaires à Tokyo, Singapour, Zurich, Dublin et Santiago.

Photo : B737-800 BCF de BBAM @ Boeing

Les EAU commandent 50 F-35 !

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Les Émirats arabes unis ont signé un accord avec les États-Unis portant sur un total de 50 avions de combat Lockheed Martin F-35A pour un coût estimé à 10,4 milliards de dollars. Les Émirats arabes unis, l'un des alliés les plus proches de Washington au Moyen-Orient, ont depuis longtemps exprimé leur intérêt pour l'acquisition des avions furtifs F-35 fabriqués par Lockheed Martin et se sont vu promettre une chance de les acheter dans le cadre d'un accord parallèle lorsqu'ils ont accepté de normaliser les relations avec Israël en août dernier. 

Signature avant l’investiture :

L'accord avait été signé environ une heure avant l'assermentation du nouveau Président Jo Biden. Le document a donné aux Émirats arabes unis la possibilité d'accepter le calendrier et la configuration négociés des avions tout en officialisant la demande d'achat. La date de livraison finale dans le pays n'a pas pu être confirmée immédiatement, mais la proposition initiale envoyée aux EAU indiquait 2027.

Maintenir la supériorité d’Israël :

Pour pouvoir vendre l’avion furtif aux EAU, les USA ont travaillé à la structure d’un accord sans gêner l’allié Israélien. Tout accord doit satisfaire des décennies d’accord avec Israël selon lequel toute arme américaine vendue à la région ne doit pas nuire à « l’avantage militaire qualitatif » d’Israël, garantissant que les armes américaines fournies à Israël sont « supérieures en capacité » à celles vendues à ses voisins.

La sophistication technique du F-35 qui intéresse énormément les clients potentiels est intimement liée à ses systèmes de mission et à sa puissance de traitement. C’est cette puissance de calcul intégrée dans le F-35 qui le rend si efficace dans l’analyse des données qui vont permettre d’obtenir une vision de la situation quasi parfaite. Cette même puissance et au cœur du système en réseau qui apporte les véritables changements de la gestion du combat aérien. Mais qu’en est-il de la valeur du F-35, si ce système si performant est « ainsi bridé » pour les clients étrangers de l’avion ? Certes, il restera plus performant que d’autres appareils plus anciens, mais qu’adviendra-t-il, lorsque la concurrence mettra prochainement sur le marché des aéronefs disposant d’une capacité de calcul équivalente ?

Des F-35 bridés :

Les avions de combat F-35 vendus aux Émirats arabes unis pourraient être construits de manière à garantir que les mêmes avions appartenant à Israël surclassent tous les autres vendus dans la région.

En effet, il faut savoir que Washington exige déjà que tout F-35 vendu à des gouvernements étrangers ne puisse égaler les performances des avions américains, a déclaré un membre du Congrès. La sophistication technique du F-35 est liée à ses systèmes de mission et à sa puissance de traitement et « c'est la puissance de calcul qui vous permet de vendre un avion de plus haute technologie à Israël qu'aux Émirats arabes unis », a déclaré Doug Birkey, directeur exécutif du Mitchell Institute for Aerospace Etudes à Washington. Toujours selon Birkey, « lorsque des pilotes étrangers sont en formation aux États-Unis, ils tapent un code dans une interface utilisateur lorsqu'ils montent à bord d’un F-35, le code attribue une capacité présélectionnée dans l’avion, différente pour chaque pilote en fonction des autorisations légales données aux pays utilisateurs ».  

Cette affirmation montre clairement que des niveaux de capacité sont décidés par Washington pour chaque pays utilisateurs du F-35. Les clients n’ont du coup pas la pleine capacité à disposition, de fait d’un système qui « bride » l’avion. 

Que va faire Biden ?

Le président Jo Biden a déclaré qu'il réexaminerait l’accord. Dès le début de cette affaire, les sénateurs américains se sont écharpés sur le bien-fondé de cette vente. Emmené par le sénateur démocrate Chris Murphy, qui avait déclaré que le fait de conclure l'énorme contrat d'armement avec les Émirats arabes unis (EAU) en ce moment comportait un « danger ». Murphy a justifié sa position par la présence d'un « grand nombre de questions et de problèmes auxquels l'administration du président américain Donald Trump n'a pas répondu ». Diverses organisations évoluant dans les domaines de la défense des droits de l'homme et du contrôle des armements ont signé une demande pour annuler la vente d'armes aux EAU, que le Congrès, dominé par les Républicains. Cette tentative ayant échoué. C’est à la nouvelle administration de la Maison Blanche de prendre position. Quoi qu’il en soit, si le nouveau président autorise la vente des F-35 aux EAU, ceux-ci seront « bridés » et donc sérieusement limités dans leurs capacités. 

Photo : F-35I au décollage @ IAF

 

21/01/2021

Premier F-16 grec modernisé ! 

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Si Athènes prépare la modernisation de sa force aérienne avec le Rafale et le F-35, l’ossature de cette dernière va également être renforcé avec la mise à niveau des Lockheed Martin F-16 « Fighting Falcon ».

 

Lancée au printemps 2018, le projet prévoit la mise à jour de 125 F-16 sur un total de 155 au standard Block 70/72 « Viper ». Le contrat est estimé à plus de 2,4 milliards de dollars. Le premier appareil modernisé vient d’effectuer son vol inaugural chez Lockheed Martin à Fort Worth au Texas. Un second apapreil devrait le rejoindre prochainement. Ce premier vol a eu lieu survenue 25 mois après que le département américain de la Défense (DoD) a accordé à Lockheed Martin le contrat de ventes militaires étrangères pour effectuer les travaux de mise à niveau. Les autres appareils seront modernisés en Grèce chez Hellenic Aerospace Industry (HAI). Les travaux devraient être terminés le 30 juin 2027. 

Le F-16 « Viper » Block70/72 » :

La modernisation au standard « Viper » Block70/72 comprend de nombreuses améliorations destinées à maintenir le F-16 à la pointe des avions de combat. Pour Lockheed Martin, cette nouvelle version va fournir des capacités de combat de pointe tout en restant une solution évolutive et abordable pour le client.

Le F-16V reçoit un nouveau radar à antenne électronique Electronically Scanned Array (AESA) Northrop-Grumman APG-83 « Radar Scalable Agile Beam ». L'APG-83 fournit aux pilotes une vision inégalée en matière de détail de la zone de cibles et d’affichages cartographiques numérique couplé à un système IRST. Les capacités opérationnelles sont améliorées grâce à un nouveau système de liaisons de données Link-16 « Theater Data Link », l’adjonction de la dernière version de la nacelle de désignation « Sniper », d’un nouveau système de navigation et de précision par GPS. L’avion est également doté du système automatique Ground Collision Avoidance (Auto GCAS).

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Photos : 1 le premier F-16 grec modernisé @ LM 2 F-16 Solo display @ HAF