23/03/2015

F-35, les coûts baissent..enfin presque !

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Le coût global du programme Lockheed-Martin F-35 « Lightning II » devrait couter environ 7,5 milliards de moins que prévu, selon le rapport 2015 d'acquisition (SAR).

 

Ce rapport très attendu est paru le 18 mars dernier, celui-ci indique que la recherche, le développement, les tests et le coût de l'évaluation reste inchangé et son plafonnés à 54,9 milliards de dollars. Par contre, on constate une baisse significative en ce qui concerne les coûts d’approvisionnement, qui ont diminué de 7,7 milliards de dollars, mais restent plafonnés à un montant estimé a près 331 milliards de dollars. Cette sensible baisse serait attribuable à des coûts de main-d'œuvre en diminution.

 

Dans ce même rapport, on soutient par ailleurs, que les coûts d’exploitation et de soutien logistique ne vont pas évoluer et atteindre le montant de pharaonique du billion de dollars. Du côté de chez Lockheed-Martin, on répond que ce chiffre ne tient pas compte de la rationalisation à terme de la maintenance du F-35 estimé à une baisse de l’ordre de de 57,8 milliards de dollars. Pour l’avionneur américain le coût global de la logistique et de la maintenance devrait être d’environ 859 milliards de dollars.

 

Coûts actuels et estimations : 

 

A ce jour, la version la moins chère du « Lightning II » le F-35A coûte le prix de 108 millions de dollars sans armement. Il s’agit là du prix réel de la huitième série de F-35 a taux faible (LRIP8). L’avionneur américain Lockheed-Martin vise une étiquette de prix d'environ 80 millions de dollars par jet, avec un moteur Pratt & Whitney F135, en 2019 et ceci lorsque le F-35 entrera en production à taux plein. 

 

Cependant, un rapport récent (fin 2014) de l’inspecteur général du Département américain de la Défense (IG) met en question de savoir, si la ligne de production de Lockheed-Martin sera en mesure de répondre à un taux de production d'un jet par jour maximum. Dans le cas contraire, les coûts vont à nouveau prendre l’ascenseur. 

 

 

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Les problèmes du F-35

 

Si des améliorations sont aujourd’hui effectives en matières de coûts, il n’en reste pas moins que de nombreux problèmes existent encore sur l’avion. On notera les retards dans la mise au point des logiciels indispensables pour faire voler le F-35. L’Automatic Logistics Information System (ALIS), soit le système d’exploitation de l’appareil qui compte plus de 30 millions de lignes de code est encore loin de donner pleinement satisfaction, avec la découverte régulière de défaillances. D’autres logiciels sont affectés par des soucis qui donne lieu notamment à des inexactitudes concernant le système de navigation et à des échecs dans la fusion des données obtenues via les différents capteurs, ce qui provoque « de fausses alarmes et des erreurs de cibles ». En clair, le F-35 a des difficultés à « trouver des cibles, à détecter et à parer les défenses ennemies et à éviter les tirs fratricides ». Un comble !

Le F-35B a des problèmes dans les commandes de vol, en particulier lors de manoeuvres à haute vitesse, de plus l’avion est vulnérable à la foudre. L’avion a toujours des problème de régulation de la pression partielle d’oxygène. Et pour terminer, les composants du F-35 manquent de fiabilité, ce qui augmente le temps de maintenance et donc les coûts. Sont notamment concernés l’avionique, le moteur, les pneus du train d’atterrissage, l’OBOGS (système générateur d’oxygène embarqué) ou encore le siège éjectable.

 

 

 

Analyse : 

 

Une fois de plus, il est difficile de s’y retrouver dans la jungle des chiffres du programme F-35. Certes, en prenant de l’ampleur dans la réalisation du programme, les responsables de Lockheed-Martin travaillent à la réduction des coûts, mais ceux-ci restent particulièrement élevés en comparaisons d’autres programmes européens et mêmes russes. 

On peut se demander si, il n’y pas une réelle contradiction, entre les industriels et les militaires des pays qui optent en faveur du F-35. Si l’intérêt industriel peut attirer les sociétés privées en vue des retombées (enfin, pour autant que vous soyez moins cher que votre concurrent - car le système Lockheed-Martin vous met en concurrence direct et ne vous garantit rien) les militaires eux doivent se contenter de mini-flottes qui ne répondent pas aux attentes en matière de dotation d’une flotte minimale.

 

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Photos : 1 & 3 F-35A @ USAF 2 F-35B @USN

 

 

17/04/2013

La Navy réfléchit au successeur du Super Hornet !

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L’US Navy a débuté il y a quelques temps, une réflexion sur le processus de remplacement du Boeing F/A-18E/F «Super Hornet». Deux solutions semblent intéresser la marine américaine pour les années avenirs.

 

Les Boeing F/A-18C/D «Hornet» commenceront à être remplacé à partir de 2025 par le Lockheed-Martin F-35C «Lighning II», puis en 2030, se seront les Boeing F/A-18E/F «Super Hornet» qui commenceront à atteindre la limite d’âge en ce qui concerne la cellule.

Par conséquent, la Navy commence à réfléchir à l’avenir de sa capacité aérienne.

Une première idée consistait à augmenter le nombre de F-35, mais la Navy idéalise sur un appareil plus puissant et ayant un rayon d’action supérieur.

 

Deux projets sont à l’étude :

 

Le premier projet qui a les faveurs des marins, concerne une solution à court terme ayant un coût relativement faible et qui pourrait être réalisable malgré les économies demandée par l’Administration Obama. 

 

L’Advanced Super Hornet : 


 

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Le projet «Advanced Super Hornet» est basé selon le constructeur Boeing sur le même principe que le F-15 «Silent Eagle». L’objectif étant de répondre aux besoins anticipés de la crise à des fins de  coût-efficacité concernant des technologies de furtivité. Cette solution permet avec un coût abordable de répondre aux futurs besoins de survie d’un avion de combat. Efficace et ayant donné de très bons résultats avec les essais du «Silent Eagle», le projet «Advanced Super Hornet» en reprendrait donc les lignes pour une application sur les «Super Hornet» et autres «Growler» actuels. 

 

Tout comme sur le «Silent Eagle», on appliquerait une amélioration de la furtivité des revêtements et la signature de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité résident dans le fait, qu’il est possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnelle, soit : l’emport de carburant et armes en externes.

 

Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la  cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar.

 

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA)  permet une optimisation des différents capteurs et senseurs.

 

Boeing n'a pas l'intention de construire une nouvelle cellule, mais plutôt de développer une série de fonctionnalités modulaires qui peuvent être installées directement sur le parc des Super Hornet de l'USN. Le constructeur n’exclut pas non plus la possibilité d’équiper les flottes de «Super Hornet» à l’étranger.

 

Ce projet semble déjà bien avancé, puisque le capitaine Frank Morley de l'US Navy et gestionnaire du programme EA-18G «Growler» a déclaré que le Bureau des opérations navales (OPNAV) travaille sur le projet avec Boieng et prévoit de dévoiler cette année encore, un prototype de l’Advanced Super Hornet.

 

Programme F/A-XX (NGAD) :


 

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Le second projet de l’US Navy concerne cette fois-ci, le développement à moyen terme d’un nouvel avion. Certes, ce programme est encore à ses balbutiements, mais  pourrait  très bien être lancé d’ici quelques années pendant que les Advanced Super Hornet assurent la jointure entre les Hornet actuels et le nouveau projet.

 

Une chose intéressante est à noter, qui concerne le nom du programme lui-même, qui est désigné comme le prochain «Dominance Generation Air» (NGAD). Ce qui pourrait impliquer, que l’accent du nouvel avion est placé la supériorité de l'aérienne, plutôt que le rôle polyvalent du F-35. La Navy souhaiterait-elle un nouvel avion dont le rôle serait celui de feu le F-14 «Tomcat» ? Possible, car le F-35 assurerait les missions polyvalentes alors que le F/A-XX aurait pour tâche d’anéantir, les nouvelles menaces que représenterons alors, les Sukhoi T-50 (PAK-FA) et J-20 chinois, par exemple.

 

Photos : 1 Boeing F/A-18E Super Hornet @ USN  2 Camouflage d’essais sur un Super Hornet F @ Ralph Duenas 3 Image de synthèse projet F/A-XX @ Boeing/USN

 

 

 

01/03/2013

F-35, le Pentagone grince des dents !

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Le feuilleton F-35 vient de vivre un nouvel épisode, l’immobilisation des 51 appareils en tests suite à la découverte d’un défaut sur une pale d'un réacteur. Bien que ce problème ne soit pas une malfaçon généralisée, l’accumulation des nombreux retards additionnés des augmentations de coûts, commence à agacer au sein du Pentagone.

 

La fissure découverte sur une aube de compresseur de réacteur Pratt & Whitney F135 lors d’un contrôle de routine, à obligé par devoir de sécurité, de clouer au sol la flotte d’avion F-35. Le Département américain de la Défense poursuit de son côté les investigations pour trouver l'origine du défaut sur l'avion immobilisé mais en parallèle, des inspections sont menées sur la totalité des appareils de ce type, ainsi que des moteurs de réserves, mais également sur les appareils se trouvant actuellement sur la chaine de montage du constructeur Lockheed-Martin.

 

Grosse réaction du chef de programme :

 

Le lieutenant-général Christopher Bogdan, chef du programme F-35 pour le Pentagone, a tapé du poing sur la table à l'occasion d'une conférence de presse lors d'un déplacement en Australie. Le comble de l’histoire venant du fait qu'il essaie justement de convaincre les Australiens d'acheter le Lightning II.

"Ce que je constate à propos de Lockheed Martin et Pratt & Whitney actuellement, c'est qu'ils essaient de ponctionner le moindre sou pour nous vendre le tout dernier F-35 et le tout dernier moteur", assène-t-il. "Ce que je leur demande, c'est de signer pour les 40 prochaines années, de prendre à leur compte une partie des risques inhérents à ce programme, de s'investir dans la réduction des coûts. J'attends d'eux qu'ils fassent en sorte de construire avec nous une meilleure relation. Je ne ressens pas encore cet amour pour le moment", tance le militaire.

 

Et au Canada :

 

Au pays de la feuille d’érables, on se sent du coup un peu plus  rassuré quant au lancement d’une compétition pour le remplacement des CF-18 A/B, et ce nouvel incident avec le F-35, galvanise  les différents constructeurs dans la possibilité de vendre leurs appareils.

 

Photo : F-35 Lightning II @ Lockheed-Martin

 

 

 

 

15:32 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : f-35, lockheed-martin, usaf, usn |  Facebook | |

26/02/2013

Nouveaux simulateurs pour le T-45 Goshawk !

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ST. LOUIS, Boeing vient de livrer quatre simulateurs de T-45 « Goshawk » de nouvelle génération à l’US Navy. Ces simulateurs sont désormais opérationnels sur les installations de la base aéronavale de Pensacola en Floride. Ces nouveaux simulateurs vont permettre  de mieux préparer les élèves pilotes pour la transition sur l’avion école avancé T-45 « Goshawk ».


 

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Ce nouveau standard en matière de simulation va permettre d’augmenter la sécurité des vols avec une formation encore plus réaliste et du même coup, permettra à l’US Navy d’économiser sensiblement sur le carburant. Ces nouveaux simulateurs de vol, utilisent une haute-fidélité visuelle (state-of-the-art). Ils permettront également de familiariser les pilotes avec les diverses armes aéroportées et systèmes de capteurs qui équipent le T-45. Sur la base de Pensacola, se sont près de 150 élèves pilotes qui s’entraînent par année en vue d’une préparation leur permettant ensuite de rejoindre, des appareils de combat comme les F/A-18, EA-18G et EA-6B. 

Le T-45 « Goshawk » :

Le T-45 « Goshawk » est dérivé du BAe Hawk, mais navalisé. Il est le principal avion école  avancé de l’US Navy et il est utilisé pour la formation avancée des pilotes pour l'appontage et les missions d'attaque, l’entraînement au combat aérien et la navigation sans oublier la guerre électronique. L’avionique du T-45 a été modifiée spécialement pour l’US Navy et comprend un radiophare omnidirectionnel et un système d'atterrissage aux instruments (VOR / ILS) AN/ARN-144 fournit par Rockwell Collins, un radar Honeywell AN/APN-194 et une centrale à gyrolaser LN-100G. Le système de communication se compose d'un UHF / VHF AN/ARN-182 de Rockwell Collins et Honeywell et d’un IFF AN/APX-100.

Le T-45 est alimenté par turboréacteur à double flux Rolls-Royce Adour Mk871 navalisé à double corps sans postcombustion. Le moteur fournit une poussée moyenne de 26kN.

 

Le poste de pilotage est climatisée et pressurisée par un système de prélèvement d'air moteur. En 1997 les T-45 ont subi une importante mise à jour du cockpit. Les T-45 ont reçu un cockpit entièrement numérique qui remplace le cockpit analogique. Ce nouveau cockpit est très proche de ceux en service à bord des F/A-18 et autres AV-8B Harrier II.


 

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Photos : 1 T-45 Goshawk à l’appontage @ USN  2 & 3 le nouveau simulateur @ Boeing

 

10/10/2011

Hawker Beechcraft livre le 100e T-6B à la Navy !

 

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LAS VEGAS - Salon NBAA,  Hawker Beechcraft Défense Company (HBDC) a annoncé aujourd'hui la livraison du 100e Beechcraft T-6B école destiné à la marine américaine. Les appareils sont  stationnés Base Navale de Merlan à Milton, en Floride. Le T-6B est en opération en tant qu’avion école de base pour Marine américaine depuis août 2009.

Le Hawker Beechcraft T-6B est la version la plus moderne disponible, le cockpit comprend un Head-Up Display (HUD) couplé avec  panneau de configuration Up-Front (UFCP), et Hands-On Throttle and Stick soit le système mains sur manettes et manche. Le T-6B dispose d’une avionique  avec écrans EFIS et système d’enregistrement des données de vol numérique. Le T-6 est un avion d'entraînement primaire qui permet un enseignement de base aux procédures de vol et aux instruments et permet d’effectuer les figures d’introduction à la  voltige.

Les livraisons des T-6 ont débuté en 2000 après que l'avion a d'abord été choisi pour occuper le système commun de formation primaire d'aéronef (JPATS) pour  l’US air Force puis la marine américaine. Depuis, d'autres programmes  pays ont acquis le T-6 soit : la Grèce, le Canada, le Maroc, Israël et depuis peu l’Irak.

Rappel :

Le Beechcraft T-6 Texan II est un aéronef à turbopropulseur monomoteur construit par la Raytheon Aircraft Company (maintenant Hawker Beechcraft). Basé sur une cellule de Pilatus PC-9. 

Le T-6 est un développement du Pilatus PC-9, modifiés de manière significative par Beechcraft en vue d'entrer dans le système commun de formation primaire d'aéronef (JPATS) prévu pour les Forces aériennes américaines. Des modification mineures ont été introduites sur la cellule d’un PC-9 mais des conflits entrer l’USAF et la Navy ont entraîné des retards et des augmentations de coûts (par rapport aux estimations initiales de 3,9 millions à près de 6 dollars par avion). De plus, le T-6 se retrouve avec un surpoids de 22% vis-à-vis du PC-9 initial.

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Photos : 1 T-6B de la Navy @ Agustin Anaya 2 Le 100e exemplaire à la Navy @ Hawker Beechcraft

 

21:17 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hawker beechfraft, t-6b, texxan 2, pc-9, usaf, usn |  Facebook | |