06/03/2020

L’U-2 voit encore mieux !

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L'US Air Force en collaboration avec Collins Aerospace Systems, et Lockheed Martin Skunk Works® ont récemment terminé les tests en vol et déploiement de la dernière variante du capteur SYERS (Collins Aerospace Senior Year Electro-Optical Reconnaissance System), SYERS-2C, sur le U-2 « Dragon Lady ».

Cette étape importante permet à l’ensemble de la flotte de U-2 d’être dotée de la dernière version en termes de capacité électro-optique / infrarouge de premier plan. Cette nouvelle capacité offre des performances optiques accrues et un suivi à longue portée très précis pour une détection supérieure des menaces dans une large gamme de conditions météorologiques.

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Le capteur SYERS-2C à haute résolution spatiale à 10 bandes offre une capacité inégalée de trouver, suivre et évaluer des cibles mobiles et fixes. Développé avec des normes de systèmes de mission ouverts pour permettre le commandement, le contrôle et l'échange de données avec des plateformes de 5e génération, le capteur est devenu un atout essentiel pour les commandants de théâtre, apportant des avantages uniques aux opérations interarmées à travers l'espace de bataille.

Complément du nouveau radar :

L’arrivée du système SYERS-2C vient complémenter celle du nouveau radar ASARS-2B.  Ce nouveau radar à longue portée fournit aux opérateurs des données de renseignement, de surveillance et de reconnaissance sur des cibles fixes ou mobiles. Un tel radar est capable de fonctionner par tous les temps, ainsi que le jour ou la nuit, contrairement aux caméras espions optiques classiques.

Le Lockheed-Martin U-2 « Dragon Lady » :

Le Lockheed U-2 est un avion de reconnaissance à haute altitude qui fut utilisé intensivement durant la Guerre Froide pour observer les territoires de l’ex-URSS. La caractéristique principale de l'U-2 est sa capacité à voler à haute altitude (70 000 pieds, soit environ 21 000 mètres, deux fois plus haut que les avions de ligne) pour être hors de portée des défenses anti-aériennes. Il dispose d'un important rayon d'action, mais d'une vitesse relativement limitée.

Techniquement, l'U-2 pourrait être considéré comme un "planeur propulsé" en raison de ses énormes ailes qu'on retrouve sur les planeurs. L'atterrissage et le décollage de cet avion étaient très délicats : en effet, le Lockheed U-2 dispose d'un train avant et d'un train arrière en tandem (à l'inverse des autres avions qui ont deux trains arrière et un train avant), auxquels sont rajoutées des roulettes de stabilisation aux extrémités des deux ailes. Ces roulettes tombent au décollage, allégeant l'avion, mais rendant l'atterrissage d'autant plus difficile et impose que du personnel au sol intervienne à chaque atterrissage.

Les premiers vols d'espionnage du Lockheed U-2 ont lieu en 1956. Testé depuis la Zone 51. Le premier objectif était de repérer et de photographier les sites de missiles stratégiques intercontinentaux dans le cadre des programmes de reconnaissance aérienne.

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Photos : 1 U-2 « Dragon Lady »@ USAF 2 image SYERS-2C@ Collins 3 Cockpit @ USAF

 

 

29/02/2020

Plus que deux types de bombardiers pour l'USAF !

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L’avenir de la Force Stratégique Américaine se dessine actuellement avec la planification de l’équipement avenir. Des choix importants doivent être pris pour assurer la continuité de la dissuasion nucléaire d’une part et de disposer de bombardiers multirôles de l’autre.

Le redimensionnement de la flotte de B-1B « Lancer » :

Le premier appareil à faire les frais de la future réorganisation sera le Rockwell B-1B « Lancer ». Selon un rapport de l’Air Force, la flotte de bombardier est dans un état désastreux. Selon les statistiques de l’USAF, les 62 B-1B avaient un taux de mission de 51,75% en 2018. Mais en août dernier, le général John Hyten, vice-président of Joint Chiefs of Staff, a déclaré que seulement six B-1B étaient pleinement opérationnels. Cette situation est due à une augmentation de la demande d’utilisation de l’avion. En parallèle, les pièces de rechange font cruellement défaut. L’USAF est obligée de cannibaliser plusieurs appareils pour en faire voler un minimum. De plus, les pannes s’accumulent de mois en mois.

En conséquence, il est prévu dans le cadre du budget 2021 de retirer un total de 17 B-1B du service, soit les appareils ayant le potentiel le plus bas afin de disposer de pièces de rechange en suffisances. Par ailleurs, l’USAF va travailler à la réparation des B-1B qui ont le meilleur potentiel afin de tenir jusqu’à l’arrivée du B-21.  

Du B-2 au B-21 :

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De son côté le Northrop-Grumman B-2 « Spirit » doit pouvoir rester en ligne jusqu'à ce que le B-21 soit livré et certifié nucléaire, ce qui prendra probablement environ une décennie. L’USAF doit donc économiser les vols avec le B-2, dont la maintenance augmente avec le vieillissement de l’avion. Pour l’instant le B-2 reste l’option de pointe en matière pénétration l'espace aérien ennemi avec des armes nucléaires et conventionnelles.

Les décisions en matière de refonte de la flotte de bombardiers ont été détaillées le cadre de la demande de budget de l'administration Trump au Congrès. Le B-1 des années 1980 et le B-2 seront progressivement supprimés à mesure que de nouveaux B-21 entreront en service, a déclaré la secrétaire de l'Air Force, Heather Wilson. Le B-21 offrira aux États-Unis la capacité de frapper avec rapidité et discrétion. En parallèle, le B-52 subira une nouvelle cure de jouvence.  

L’avenir constitué du B-21 « Raider » et du B-52 :

En conséquence l’avenir des bombardiers au sein de l’US Air Force est constitué du nouveau B-21 « Raider » actuellement en cours de développement chez Northrop-Grumman et d’une version fortement modifiée du vénérable, mais toujours bien présent, B-52« Stratofortress » datant de l'époque de la guerre froide.

Bientôt « Centenaire » le B-52 :

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La longévité du B-52 se confirme encore un peu plus. Si celui-ci est « vieux » en termes d’âge, ils sont relativement jeunes en termes d'heures de vol, car ils ont été en alerte nucléaire pendant la guerre froide et n'ont finalement pas beaucoup volés. En améliorant les pièces clés du B-52, y compris le remplacement des moteurs, l'ajout d'un nouveau radar et d'autres nouvelles technologies, il est possible de faire des choses irréalisables avec un B-1 ou un B-2, a déclaré un responsable de l’USAF. On parle ici de flexibilité.

Initialement déployé comme bombardier nucléaire à longue portée et à haute altitude, il est devenu un spécialiste des bombardements au Vietnam, un incontournable dans le ciel de l'Irak pendant la première guerre du Golfe et, peu de temps après le 11 septembre 2001.

De nos jours, il est couramment utilisé comme support aérien pour les troupes terrestres américaines au Moyen-Orient, déployant souvent des missiles à guidage de précision. Bien que modernisé à plusieurs reprises au fil des décennies pour remplir son mandat en constante évolution, le B-52 conserve sa mission initiale : livrer des armes nucléaires.  

Faire voler le B-52 de nos jours, trouve sa logique en termes de perspectives de coût total, ainsi que de sa capacité de mission, de ses besoins d'approvisionnement et de maintenance par rapport aux heures de vol. Finalement, le B-52 s’avère peu gourmand financièrement, alors que le futur B-21 coûtera près de 17 milliards de dollars rien pour le développer.

Photos : 1 les actuels B-1B,  B-52 et B-2 2 le futur B-21 Raider 3 le B-52 @ USAF

26/12/2019

Mise à jour et maintien des F-22 « Raptor » !

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Lockheed-Martin a obtenu un contrat de cinq ans d'une valeur de 7 milliards de dollars pour l'entretien des avions de combat furtifs F-22 « Raptor ». Lockheed-Martin a produit 195 exemplaires du F-22, le dernier chasseur furtif ayant quitté sa chaîne de production en 2012. L'USAF prévoit d'exploiter l'avion jusqu'en 2045 au moins.

Ce contrat est une option exercée par l'US Air Force (USAF) à partir de son accord de maintien en puissance avec Lockheed-Martin, a déclaré le ministère de la Défense. Ce contrat supplémentaire de cinq ans prolongera les travaux du contrat de service avec Lockheed-Martin jusqu'au 31 décembre 2032. En parallèle, des travaux vont être exécutés en vue de l’amélioration des F-22.

Lockheed-Martin va introduire le package de modernisation du logiciel 3.2B sur le F-22. Cette mise à niveau du programme comprend l'intégration de deux nouveaux missiles d'interception aérienne, l'AIM-9X et l'AIM-120D.

Une maintenance décentralisée :

Ce nouveau contrat d’entretien doit également permettre la mise en place d’une maintenance décentralisée. Pour le Pentagone, à l’avenir les travaux de maintenance doivent pouvoir s’effectuer sur une variété de bases opérationnelles, de centres de soutien et d'emplacements à l'étranger partout où le F-22 est déployé.

La flotte de F-22 est maintenue dans le cadre d'un contrat de logistique basé sur la performance. En règle générale, dans le cadre des contrats de logistique basés sur les performances, les fournisseurs se voient attribuer des frais fixes pour maintenir un certain niveau de performance, tel que la préparation à la mission, pour un avion, plutôt que de simplement fournir des pièces ou des services de réparation.

Dans le cadre du F-22, environ 50% de la maintenance est liée à la réparation des revêtements furtifs qui sont endommagés. A l’avenir plusieurs initiatives seront mises en place pour réduire la quantité de travaux de réparation de revêtement à faible observabilité nécessaires sur le F-22. Il est particulièrement important de réduire la main-d'œuvre des réparations de revêtement furtif alors que l'USAF tente d'exécuter sa stratégie de base « agile », une forme de guerre expéditionnaire qui envisage que ses avions volent rapidement vers différentes bases aériennes, afin de rendre difficile pour un ennemi de frapper les avions au sol. 

Photo : F-22 « Raptor » @ Sgt. Jensen Stidham/Air Force

 

20/12/2019

L’USAF reçoit et baptise le MH139 : Grey Wolf !

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L’US Air Force (USAF) a reçu et baptisé le 19 décembre son premier hélicoptère MH139 de sécurité et de soutien des bases de missiles balistiques intercontinentaux, sous le nom de « Grey Wolf» (loup gris).

Le MH-139A » Grey Wolf » est la version militaire de l'hélicoptère commercial bimoteur detaille moyenne Leonardo AW139. Construits à l’usine de Leonardo à Philadelphie, en Pennsylvanie, les composants militaires de l’hélicoptère sont ajoutés par le maître d’œuvre Boeing après le montage initial. L’hélicoptère sera utilisé par l’USAF pour protéger et soutenir les bases de missiles balistiques nucléaires intercontinentaux en service dans le Montana, le Dakota du Nord et le Wyoming. Il sera également utilisé pour la recherche civile et le sauvetage, le soutien aérien, les missions dans la région de la capitale nationale, l'école de survie et les vols de soutien aux tests, a déclaré l'USAF.

Le premier MH-139A « Grey Wolf » a également été reçu par l'USAF à Eglin le 19 décembre, lors d’une cérémonie.  Le service commencera bientôt avec les tests et l'évaluation avant mise en service. L'USAF devrait recevoir au total quatre des hélicoptères d'ici février 2020.

Rappel : 

L'USAF prévoit de remplacer sa flotte d'hélicoptères Bell UH-1N par 84 exemplaires du MH-139A « Grey Wolf », y compris les appareils de formation et l'équipement de soutien, le contrat complet pour les hélicoptères est estimé à 2,38 milliards de dollars. Leonardo en partenariat avec Boeing a remporté le contrat en septembre 2018. Selon le cahier des charges émis par l'armée de l'air, le nouvel l'hélicoptère de remplacement doit pouvoir transporter au moins neuf soldats équipés et ceci à une vitesse d'au moins 135kt. De plus, le nouvel hélicoptère doit pouvoir disposer d’un rayon d’action de 225 nm (416 km) avec une endurance de 3 heures.

Cette « victoire » européenne et la seconde après celle des UH-72A « Lakota » (H-145) d’Airbus qui remportent un véritable succès. A noter qu’une fois de plus, un choix européen est avalisé sous la présidence des Républicains.

L‘AW139/MH-139 :

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L’AW139 est devenu l'hélicoptère le plus vendu de sa catégorie pour une variété impressionnante de rôles commerciaux et gouvernementaux qui répondent aux exigences les plus exigeantes à travers le monde. Depuis sa certification en 2003, l'AW139 a été constamment amélioré pour atteindre des niveaux toujours croissants de performance, la sécurité, l’efficacité de la mission et la capacité de répondre aux dernières exigences très difficiles des clients actuels et futurs. Le seul hélicoptère de nouvelle génération dans sa catégorie de poids, l'AW139 établit de nouvelles normes de performances dans sa catégorie, avec la plus grande cabine de sa catégorie, une vitesse de croisière maximale de 165 noeuds (306 kilomètres par heure) et une portée maximale au-delà de 570nm (1060 km) avec carburant auxiliaire. Les AW139 sont dotés d’une motorisation de type Pratt & Whitney Canada PT6C-67C. Le poste de pilotage intégré et avancé et doté d’une avionique de dernière génération qui minimise la charge du pilote permettant à l'équipage de se concentrer sur les objectifs de mission. 500 appareils sont déjà en service dans des nombreux rôles y compris EMS/SAR/VIP/ transport corporate, application de la loi et de transport militaire. Près de 170 clients de plus de 50 pays ont commandé plus de 640 hélicoptères AW139 jusqu'ici.

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Photos : Le MH139 « Grey Wolf » @ Boeing/Leonardo

 

30/10/2019

Nouvelle commande de F-35 !

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Le ministère de la Défense a finalisé un accord d'achat portant 478 avions F-35 « Lightning II » supplémentaires, pour un montant total de 34 milliards de dollars, ont annoncé des responsables.

Ellen M. Lord, sous-secrétaire à la Défense pour les acquisitions et le maintien en puissance, a annoncé l'accord conclu hier entre le DOD et le constructeur aéronautique Lockheed-Martin lors d'un briefing aujourd'hui au Pentagone.

Les F-35 constitueront l’épine dorsale de l’inventaire de cinquième génération des États-Unis et des pays alliés dans un avenir proche, a-t-elle déclaré.

Selon Lord, l’accord concernant le lot 12 comprend 149 appareils, le lot 13 comprend 160 appareils et le lot 14, 169 appareils.

Le lieutenant-général de l'armée de l'air, Eric T. Fick, responsable du programme F-35, a déclaré que ces lots comprennent 351 des avions F-35A, qui sont le modèle standard utilisé par l'armée de l'air. Il existe également 86 appareils du F-35B, qui est le modèle à décollage vertical utilisé par le Corps des Marines, et 41 des appareils du F-35C, destinés à des opérations avec des transporteurs.

Ces avions ne sont pas tous destinés aux États-Unis. Certains de ces avions sont destinés à des pays partenaires, ainsi qu'à des pays qui ont acheté via des ventes militaires étrangères.

Lord a déclaré que l'acquisition et le maintien en puissance, ainsi que le bureau du programme commun du F-35, étaient axés sur la réduction des coûts de l'aéronef, l'amélioration de la qualité et la livraison à temps.

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Un F-35A à 80 millions de dollars : 

Selon les estimations de Lockheed-Martin, l’objectif de coût par avion de type F-35A devrait atteindre un prix de 80 millions de dollars avec le lot 13.  Il devrait également y avoir une réduction de coût unitaire pour chaque variante de l'aéronef d'environ 12,7% en moyenne lorsque l'on comparait les achats du lot 14 aux achats du lot 11.

Pour autant, si le coût unitaire diminue, l’approvisionnement en pièces détachées n’est pas réglé. En effet, l’augmentation du taux de production s’avère difficile pour la chaîne d'approvisionnement pour l’instant. Une amélioration pourra cependant être envisagée et permettre aux fabricants une livraison plus rapide des pièces sur la chaîne de production, des pièces de rechange et des pièces de rechange sur le terrain.

Des problèmes qui persistent :

Au-delà de ces bonnes nouvelles, de nombreux problèmes subsistent encore sur le F-35 :

Par exemple, la durée de vie des variantes de F-35B adoptées par le Corps de la marine "pourrait n’être que de 2’100 heures de vol au lieu des 8’000 heures prévues.

Les mesures de fiabilité provisoires et de maintenance sur le terrain permettant d'atteindre l'objectif prévu de 80% de capacité opérationnelles ne sont pas atteintes, ce qui signifie moins d'avions disponibles pour l'entraînement et donc diminue l'amélioration de la préparation des pilotes.

Les tests de cybersécurité ont montré que plusieurs vulnérabilités révélées au cours des années précédentes "n'ont toujours pas été corrigées", une tendance alarmante à l'ère des cyberattaques.

Les tests sur les systèmes d'armes de l’US Air Force utilisés dans les attaques air-sol indiquent une précision "inacceptable".

Le coût à l'heure de vol reste 40% plus élévé que les autre appareils en service au sein de l'USAF et l'US Navy

Notes : À l'heure actuelle, quelque 440 avions F-35 ont été livrés à des organisations militaires dans le monde entier, notamment aux États-Unis, en Norvège, en Israël, en Italie, au Royaume-Uni, en Australie, en Corée et au Japon. Le programme F-35 va coûter le plus de 1’500 milliards de dollars sur 55 ans, bien que le coût de chaque avion de type F-35 semble atteindre les 80 millions de dollars d’ici 2020.

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Photos : 1 F-35A@ Larry Grace 2 F-35B @ USMC