13/01/2019

L’USAF poursuit le maintien de la flotte de F-16 !

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Lancé en 2015 par leDépartement américain de la défense (DoD), le programme SLEP devait dans un premeir temps assurer l’extension de vie des F-16 Block 40, 42, 50 et 52. A ce jour, Lockheed-Martin a réalisé une série de tests de durabilité sur un F-16 Block30 et Block50 qui ont montré la durabilité à grande échelle des cellules.

La seconde phase :

Voici que la seconde phase est lancée avec un programme de prototypage récemment lancé qui doit conduire à une modernisation de la guerre électronique à l’échelle de la flotte pour plus de 900 F-16 de l’armée de l’air américaine.

Les mises à niveau proposées pourraient inclure une gamme complète de systèmes actifs et passifs, notamment un récepteur d’alerte radar numérique, un brouilleur d’autoprotection et un leurre remorqué, ont annoncé des documents d’acquisition publiés le 3 janvier par le Laboratoire de recherche de l’US Air Force.

Bien que jadis censée être remplacée par le Lockheed-Martin F-35, l’US Air Force souhaite désormais s’assurer que la flotte de F-16 sera pertinente jusqu’en 2046. En décembre, l'armée de l'air a informé les responsables de l'industrie d'une stratégie de mise à niveau longue de 15 ans, qui débutera cette année par une phase de prototypage.

L’armée de l’air souhaite choisir deux constructeurs pour construire des prototypes de récepteur d’alerte radar numérique avec une largeur de bande accrue et une capacité accrue de détection de la position des émetteurs de radiofréquences.

Une fois les prototypes aboutis, l’USAF prévoit de commencer à mettre en service le nouveau détecteur de émissions mis à niveau à partir de la fin de 2021.

Deux ans plus tard, la Force aérienne pourrait étendre la mise à niveau aux systèmes de guerre électronique actifs, y compris un nouveau brouilleur à autoprotection monté à l'intérieur et un leurre remorqué amélioré.

Confirmation de la mixité :

Cette nouvelle information confirme un peu plus ce que j’avance depuis un certain temps, en ce qui concerne la « mixité » des avions entre les « furtifs » F-22 et F-35 avec un regain d’intérêts pour les aéronefs tels que les F-15, F-16 et F/A-18 pour la Navy.

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Photos : le F-16 aura encore de beaux jours devant lui @ Tyler Rogoway

10/01/2019

L’USAF a accepté le premier KC-46A !

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L'US Air Force a accepté le premier avion ravitailleur Boeing KC-46A « Pegasus ». L’avion va rejoindre la base aérienne de McConnell à Wichita, Kanzas, en vue des tests de fonctionnement initiaux avant l’entrée en service.

La décision de l’US Air Froce fait suite aux des essais approfondis en vol, avec plus de 3’800 heures de vol et déchargé plus de quatre millions de livres de carburant aux aéronefs suivants : A-10, B-52, C-17, KC-10, KC-135, KC-46, F -15E, F-16 et F/A-18. Le « Pegasus » a été rigoureusement testé dans tous les aspects de l'enveloppe de ravitaillement et dans toutes les conditions, y compris le jour et la nuit.

Avec la signature des documents DD250, les activités de livraison peuvent commencer. La Base aérienne de McConnell recevra les quatre premiers avions KC-46, qui sont tous prêts à être livrés, avec quatre avions ultérieur destiné à la base aérienne de l'Oklahoma Altus, en commençant dès le mois prochain. 

Boeing est sous contrat pour 52 avions et devra livrer pour l’instant un total de 179 avions pour la Force aérienne. Au-delà du premier avion qui a été accepté aujourd'hui, neuf appareils sont en cours d'acceptation. 

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« Ceci est une journée excitante et historique pour la Force aérienne et Boeing, comme nous remettons le premier des KC-46 », a déclaré le Président de Boeing pour la poduction Dennis Muilenburg. « Je suis fier du dévouement et de l'engagement de notre équipe à l'échelle de l'entreprise, et nous sommes honorés de fournir cet avion. Nous sommes impatients de continuer à construire et à soutenir le KC-46 pour l'Air Force et d'autres clients à travers le monde ». 

Le KC-46A «New Generation Tanker»:

Le KC-46A Pegasus «New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 «Dreamliner». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le «New Gen Tanker» se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le «New Gen Tanker» met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le «New Gen Tanker» dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).

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Photos : le KC-46A « Pagasus » @ Boeing

31/12/2018

Le Congrès veut limiter l’achat de F-35 !

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Washington, le Bureau du budget du Congrès a présenté au gouvernement fédéral américain un certain nombre d’idées permettant de réduire les coûts, notamment la réduction du nombre d’achats supplémentaires de Lockheed-Martin F-35 « Lightning II », le retrait des flottes de bombardiers Rockwell B-1B Lancer et reporter le développement du bombardier furtif Northrop Grumman B-21.

Réduire le déficit :

Dans le cadre du rapport intitulé "Options pour réduire le déficit: 2019 à 2028", la CBO a décrit des dizaines de réductions des dépenses discrétionnaires, au sein et en dehors du département de la Défense, qui pourraient réduire l’écart entre les recettes et les dépenses du gouvernement américain. L’analyse de l’agence a été faite à la lumière d’un déficit fédéral qui devrait atteindre en moyenne 5,1% du PIB entre 2022 et 2025, pertes qui entraîneraient la dette du gouvernement fédéral à des niveaux supérieurs à ceux de la Seconde Guerre mondiale.

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Développement de la mixité :

Le plan visant à annuler des achats supplémentaires de F-35 entre 2019 et 2028, devrait permettre de réaliser une économie de 13 milliards de dollars pour le Pentagone, selon le CBO. Au lieu d’acheter le F-35, l’US Air Force achèterait 510 F-16 Fighting-Falcon au standard « Block70/75 « Viper » ainsi que 250 F-15 « Advanced Eagle » et la Marine et le Corps des Marines achèteraient 394 F/A-18 « Advanced Super Hornets jusqu’en 2028. Ces achats auraient lieu dans les mêmes délais que celle actuellement en place pour les F-35. Les services continueraient à exploiter les 429 F-35 déjà achetés.

«L’avantage de cette option est qu’elle réduirait les coûts de remplacement des avions de combat plus anciens du DoD tout en fournissant aux nouveaux F-15 , F-16 et F/A-18  avec des capacités améliorées (notamment des radars modernes, des armes de précision et des communications numériques). Ces avions sont capables de vaincre la plupart des menaces auxquelles les États-Unis sont susceptibles de faire face dans les années à venir », indique la CBO. "Les F-35 déjà achetés renforceraient le dispositif furtif de bombardiers B-2 et F-22 actuellement en service, ce qui améliorerait la capacité des services à opérer contre des adversaires dotés de systèmes de défense anti-aérienne sophistiqués."

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Le risque de retarder le B-21 :

Cependant, le changement le plus important dans les plans d'achats de l'US Air Force pourrait être de retarder le développement du bombardier furtif B-21, ce qui permettrait d'économiser environ 32 milliards de dollars entre 2020 et 2028, selon le CBO. Le B-21 devrait entrer en service entre le milieu et la fin des années 2020. Un des avantages de cette approche serait que le programme B-21 pourrait tirer parti des futures technologies aérospatiales non encore disponibles, soutient le CBO.

«Tirer parti des développements technologiques futurs pourrait être particulièrement utile pour les systèmes d’armes qui devraient être utilisés pendant plusieurs décennies», explique l’agence. «Même avec 10 ans de retard, un nouveau bombardier serait encore disponible avant que les bombardiers d’aujourd’hui n’aient atteint la fin de leur vie utile.»

Correction de doctrine :

On le perçoit depuis un certain temps, la doctrine du "tout furtif"avec les F-22 et F-35 ne séduit plus. En cause, les coûts d’achat et d’heures de vol qui péjorent la dotation. Hors, il est devenu évident que la dotation avec un nombre d’avions suffisant pour permettre de tenir lors d’opérations extérieures (OpEx) et de maintenir un nombre adéquat d’aéronefs pour assurer la sécurité du territoire américain, l’entraînement et la formation de nouveaux pilotes n’est pas compatible avec un nombre restreint d’avions fussent-ils furtifs.

 

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Photos : 1 mixité F-35/F-15@ USAF 2 F-15 Advanced 3 Advenced Super Hornet@ Boeing 4 F-16 Viper @ lockheed Martin

26/12/2018

L’USAF commande le F-15X « Advanced Eagle » !

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Washington, le Pentagone confirme une demande d’acquisition d’un premier lot de 12 avions de combat  Boeing F-15X « Advanced Eagle » pour un montant de 1,2 milliards de dollars. La nouvelle fait grand bruit aux USA. En effet, l’avion est susceptible de venir remplacer les F-15C/D « Eagle » actuels. Une éventuelle relance de la fabrication du F-22 semble s’éloigner un peu plus et surtout, ce choix marque une correction de stratégie de l’USAF vis-à-vis des avions de 5ème génération que représentent le F-22 et F-35.

Boeing a réussi son pari :

Je vous en parlais cet été dans un article sur le Salon de Farnborough,  Boeing avait lancé discrètement une version améliorée de F-15 à l'US Air Force en utilisant la même stratégie commerciale qui a convaincu l'administration Trump d'acheter plus d'avions de combat « Super Hornet » pour la Marine. Avec cette préparation à l’achat d’un premier lot, l’avionneur a gagné la première partie de son pari en vue de reconquérir l’USAF et la Marine.

Boeing applique ici la même stratégie que celle utilisée avec le « Super Hornet » pour au final présenté l’Advanced Super Hornet. L’idée étant de répondre rapidement à la demande du client avec un avion connu qui intègre les nouvelles technologies et dont les coûts d’acquisition et d’heures de vol s’avèrent inférieurs à ceux du F-22 et F-35. Pour exemple, F-15X aura un prix d’achat proche de l’Advanced Hornet soit aux environs de 80 millions de dollars la machine, soit une facture bien moins onéreuse que le F-35 en tous points. On notera également pour les deux nouveaux « opus » de Boeing, que ceux-ci, pourront venir concurrencer bon nombre de concurrents européens en matière de prix.

L’avionneur américain avance un prix à l’heure de vol de l’ordre de 27’000 dollars, soit un chiffre bien inférieur au coût d’exploitation horaire du F-15C/D qui est d’environ 42’000 dollars. En comparaison, un F-16 de l’USAF coûte environ 21'000 dollars à l’heure de vol.


Le projet F-15X  :

Sous la désignation de projet F-15X, la nouvelle variante du jet offre des commandes de vol plus modernes, un grand écran unique et un radar amélioré. L'avion emportera également beaucoup plus d’armes avec plus de deux douzaines de missiles air-air, soit une capacité inégalée au sein de l’USAF.

Parfaitement conscient de la situation actuelle, l’avionneur Boeing travaille sur une solution basée sur des améliorations de l’actuel F-15.  Pour Boeing, il s’agit de reprendre les travaux engagés sur le « Silent Eagle » mais avec une capacité d’emport d’armement élargie. Le concept de Boeing « F-15 2.040C » (F-15X). La version 2. 040C permettrait également, selon les études de Boeing, de doubler le nombre de missiles à par avions et donc combler une énorme faiblesse du F-35, sa capacité d’emport.

Boeing va doter le F-15X du d’une version améliorée du radar Raytheon APG-63 (V) 3 à balayage électronique actif, avec une nouvelle suite de guerre électronique dénommée EPAWSS «  Eagle Passive/Active Warning Survivability », et un capteur IRST et une liaison de données améliorée permettant  de travaillant en binôme avec le F-22 et le F-35.

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Le F-15 ainsi modernisé, offrirait la possibilité de travailler directement avec le F-22 et le F-35 en appuis avec une forte capacité de tir grâce au transport de missiles accrut, mais il permettrait également de fonctionner de manière plus furtive avec l’armement monté dans les trappes. La particularité résident dans le fait, qu’il sera possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnel, emport de carburant et armes en externes.

Capacité d’emport phénoménale :

Avec la possibilité d’emporter jusqu’à 24 missiles air-air, le F-15X « Advanced » sera bien supérieur à ses concurrents, mais il pourra également emporter une gamme complète d’arme comme par exemple : le JSOW, le Harpoon, le missile antiradar  HARM. On parle également d’adapter progressivement des armes à énergie dirigée comme les lasers, une fois que ceux-ci seront disponibles. La grande taille de l’avion en facilitera l’intégration.  Dernier élément, le F-15X pourra travailler en binôme avec des drones pour les actions de frappes en profondeur.

Une correction de doctrine:

Avec plus d’armes, une capacité d’emport modulable, des coûts restreints et une intégration rapide au sein d’une Force aérienne, le concept de Boeing sur le duo F15/F18 semble avoir fait mouche auprès des décideurs du Pentagone. Nous assistons à une sensible modification de la doctrine lancée il y a 25 ans avec le F-22 et plus récemment le F-35 sans pour autant renier ces deux appareils, il semble bien qu’une prise de conscience a été faite en matière de capacité et de coûts. Permettre à l’aviation de disposer d’avions en nombre suffisant sans pour autant crever les budgets, mais avec en plus une meilleure flexibilité d’emploi. Tel est semble-t-il le nouvel objectif commun de l’USAF et de l’USAF. A méditer sous nos latitudes européennes…

 

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Photo : Prototype du F-15X & cockpit grand écran @ Boeing

 

 

21/12/2018

Le B-1B doté de missiles antinavires LRASM !

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La division missile de Lockheed-Martin a livré le premier ensemble de missiles antinavires à longue portée (LRASM) à l'US Air Force, atteignant ainsi la capacité opérationnelle précoce de l'arme.

Missile antinavire à longue portée LRASM :

Le LRASM (Long Range Anti-Ship Missile) est un missile antinavire à guidage de précision et à longue portée tirant parti du succès de JASSM-ER et est conçu pour répondre aux besoins des combattants de la marine et de l’armée de l’air américaine. Armé d'une tête pénétrante à fragmentation et d'explosion, LRASM utilise un routage et un guidage de précision, de jour comme de nuit, quelles que soient les conditions météorologiques. Le missile utilise une suite de capteurs multimodaux, une liaison de données d’armes et un système de positionnement global anti-blocage numérique amélioré pour détecter et détruire des cibles spécifiques au sein d’un groupe de nombreux navires en mer. 

La technologie LRASM réduira la dépendance aux plates-formes ISR, aux liaisons réseau et à la navigation GPS dans des environnements de guerre électronique agressifs. Cette opération de guidage avancée signifie que l'arme peut utiliser des données de repère de cible brutes pour trouver et détruire sa cible prédéfinie dans des environnements refusés. La précision de la létalité sur les cibles de surface et au sol fait en sorte que le système deviendra un ajout important à l'arsenal du combattant de la marine américaine. LRASM offre une portée, une capacité de survie et une létalité qu'aucun autre système actuel ne fournit.

Le missile peut être armé d'une ogive à fragmentation d'explosion pénétrante de 454,5 kg (1 000 lb). Le LRASM est furtif et aurait une portée supérieure à 500 nm, basée sur la portée non classifiée du missile air-sol à distance interarmées - portée étendue. La capacité à longue portée du LRASM permet au B-1B de tirer sur des cibles extérieures à la portée des armes à tir direct.

Le missile a été intégré à bord du bombardier Boeing B-1B de l’US Air Force. Le LRASM devrait atteindre la capacité opérationnelle précoce de la flotte de F/A-18E/F « Super Hornet » de la US Navy en 2019. 

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Nombreuses  mise à jour :

Le bombardier Rockwell Boeing B-1B « Lancer » a subi de nombreuses mises à jour qui amenés l’avion à l’ère du numérique. La dernière mise à jour, connues sous le nom de la station de combat intégrée, permet au B-1B de répondre aux exigences des missions d’aujourd'hui et de ce maintenir en tant que vecteur de la force nucléaire de dissuasion. 

Les améliorations concerne la mise à jour du système de navigation et d’affichage, la communication, ainsi que le radar et les systèmes d’armes. L’arrivée d’un affichage sur écrans couleurs, d’un système de liaison de données permet de renforcer de façon significative l’emploi de ce type d’avion au sein de l’US Air Forces. Ce sont 66 machines qui sont concernées par ces améliorations. Ces améliorations permettent notamment d’intégrer de nouvelles armes, comme le missile LRASM.

 

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Photos : 1 B-1B tirant un LRASM vue de synthèse du LRASM @ Lockheed-Martin B-1B @ USAF