06/06/2018

F-35 : Pas de production sans résolution des problèmes !

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La pression monte sur les épaules de l’avionneur américain Lockheed-Martin en ce qui concerne l’obtention d’une commande de grande envergure pour le F-35. Cette semaine, le ministère de la Défense a convenu, suite à la parution du dernier rapport du Government Accountability Office (GAO) que l’ensemble des problèmes qui gangrènent le F-35 devaient impérativement être réglés, sans quoi aucune commande de pleine production ne serait passée, auprès du constructeur.

Autrement dit, Lockheed-Martin se voit dans l’obligation de résoudre les lacunes critiques du Lockheed Martin F-35, avant de demander des fonds pour payer la production à plein régime de l'avion.

Cependant, aux vues des nombreux problèmes qui paralysent le F-35, l’attente de la résolution des carences pourrait bien retarder la production à plein régime de l'avion. Rappelons que le DOD avait déjà mis en garde contre cette problématique en 2016.

Le département avait prévu de différer la résolution de certaines insuffisances critiques constatées dans les tests jusqu'à sa décision de production en octobre 2019, selon un rapport du GAO publié le 5 juin. Toutefois, le rapport a mentionné que la correction des carences après le démarrage de la production à plein régime pourrait éventuellement entraîner des coûts supplémentaires pour le gouvernement.

Des lacunes qui subsistent :

En janvier 2018, le programme des F-35 comportait 966 lacunes, soit 111 lacunes de première catégorie, qui pourraient compromettre la sécurité, la sûreté ou une autre exigence critique et 855 déficiences de catégorie deux, qui pourraient entraver ou contraindre une mission réussie, selon le GAO. Au moins 25 carences de catégorie 1 et 165 carences de catégorie 2 ne seraient pas résolues avant la production planifiée à plein régime.

Les déficiences de la première catégorie que le Bureau du programme commun avait l'intention de résoudre après le début de la production à plein régime portaient sur le l’avion lui-même, l'avionique, les armes, les logiciels et la propulsion.

Le JPO prévoit maintenant de résoudre toutes les lacunes critiques du F-35 avant d'entrer dans le test opérationnel initial et l'évaluation, qui était prévue pour l'automne 2018, selon le GAO. La conclusion du ministère de la Défense américain dénote que pour l’instant il est impossible de déterminer un calendrier permettant de définir une date à laquelle, il sera possible de produire le F-35 en grand nombre.

 

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Photos : 1F-35  en vol 2Site d’assemblage du F-35 @ Lockheed-Martin

01/05/2018

La flotte de C-130J au complet à Yokota !

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Lockheed-Martin a livré les deux derniers avions de transport tactique C-130J-30 « Super Hercules » affectés à la base aérienne de l'US Air Force de Yokota, au Japon. Ces deux avions ont rejoint la 36th Airlift Squadron. Le nouvel avion recapitalisera l'ancienne flotte de C-130H de l'unité.

Les C-130J sont utilisés pour soutenir des opérations de maintien de la paix et de contingence critiques dans la région du Pacifique occidental, y compris la livraison de marchandises, le transport de troupes, le largage aérien et les missions aéromédicales (MEDEVAC). Le 36th AS connu sous le nom "Eagle Airlifters", il fait partie de la 374th Airlift Wing.

Au total l’avionneur Lockheed-Martin a livré neuf C-130J-30 à Yokota, qui exploite au total 14 « Super Hercules » Yokota a reçu ses autres C-130J d'autres exploitants de la Force aérienne des États-Unis grâce à une initiative de rééquilibrage de la flotte.

Le C-130J « Super Hercules » :

Le C-130J «Super Hercules» est la version la plus avancée du célèbre C-130 cargo,  il incorpore une technologie de pointe pour réduire les besoins en personnel, de fonctionnement de soutien avec des coûts de cycle de vie plus actuel que pour les anciens C-130. Le modèle dispose également d'une maniabilité accrue et une manutention plus courtes. Il est doté de nouveaux moteurs Rolls-Royce Allison AE 2100D3 dotés d’hélices à six pales.

Du point de vue de l’extérieur, le C-130J semble n’être qu’une version allongée du célèbre Hercules, cependant, il est équipé d’un poste de pilotage informatisé permettant de réduire le nombre de pilotes à deux. Il a une capacité de 26.000 kg de carburant et il est configuré pour recevoir des réservoirs additionnels de 11.000kg de carburant.

Les nations qui exploitent actuellement le C-130J sont : l’Australie (Royal Australian Air Force), le Canada (Royal Canadian Air Force), le Danemark (Royal Danish Air Force), l'Inde (Indian Air Force), l'Irak (armée de l'air irakienne), Israël (Israeli Air Force), Italie (Italian Air Force ), Corée (République de Corée Air force), le Koweït (Koweït Air force), la Norvège (royal Norwegian Air force), Oman (royal Flight of Oman et la royal Air force d'Oman), Qatar (force Qatari Air), la Tunisie ( Tunisie Air force), le Royaume-Uni (royal Air force), et les États-Unis (USAF, y compris le service actif, la Garde nationale aérienne et Air force Reserve Command, de la Garde côtière des États-Unis, et USMC) et l’Armée de l’air française.

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Photos :Les deux C-130J au départ pour le Japon @ Lockheed-Martin

 

 

05/04/2018

Nouvelle étape franchie pour le KC-46A !

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Everett, Washington, Boeing a récemment franchi une étape importante de certification suite à un vol de ravitaillement réussi entre deux avions-citernes KC-46. Le programme du ravitailleur KC-46A vient de terminer sa certification de type supplémentaire (STC).

Un KC-46 transféré avec succès 146.000 livres de carburant à un second KC-46, tout en obtenant le taux de transfert  de carburant  de 1'200 gallons par minute. Les deux avions ont décollé et atterri à Boeing Field, au sud de Seattle.

Pour ses essais STC Federal Aviation Administration, le KC-46 a démontré la capacité de recevoir en toute sécurité / efficacité du carburant à partir de trois autres avions-citernes : KC-46, KC-135 et un avions KC-10. Dans le cadre de la série de tests, le KC-46 ont pris 540,600 livres de carburant et complété 68 contacts avec des avions de ravitaillement.

En service, le KC-46 pourra ravitailler en carburant les avions des Etats-Unis ainsi que les avions militaires alliés et de la coalition en utilisant son bras et flexible. Mais le KC-46A devait également démontré sa capacité à être lui-même ravitaillé, afin de pouvoir étendre sa gamme opérationnelle.

À ce jour, les KC-46A ont bouclé  2’700 heures de vol et plus de 2’500 contacts pendant le ravitaillement des vols avec des avions de type : F-16, F/A-18, AV-8B, C-17, A-10, KC-10 et KC-46.

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Photos :ravitaillement entre deux KC-46A @ Boeing

25/02/2018

Les améliorations installées sur les F-15 du Qatar !

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La commande Qatar pour 36 F-15 « Advanced Eagle » (au total de 72) a pour effet d’introduire de nouvelles améliorations structurelles, notamment pour l'aile qui pourrait être proposée comme option d'extension de durée de vie pour les F-15C de l'US Air Force et pour les flottes d'autres clients internationaux.

Les améliorations du F-15QA :

Non seulement la commande de l’Emirat va prolonger la chaîne de production de Saint-Louis jusqu'à la fin de 2022 mais elle permet à l’avionneur Boeing d’étendre les améliorations pour le F-15.

Le F-15QA introduit un certain nombre de caractéristiques y compris un système de poste de pilotage avancé avec un affichage grand format.

F-15QA sera également livré avec une aile redessinée qui renforce la structure interne sans changer l'aérodynamique. La nouvelle conception a été rendue possible grâce à l'utilisation de nouvelles techniques de fabrication avancées développées au sein de Boeing au cours des dernières années, ajoute-t-il.

Alors que le F-15QA entre en développement, Boeing voit des opportunités de remplacer les ailes des F-15C existants, si l'USAF décide de garder le chasseur bimoteur en service pendant plus de deux décennies.

Le Boeing F-15QA sera un dérivé du « E » « Strike Eagle » est doté du Tactical Electronic Warfare System (TEWS), c'est-à-dire d’un système électronique de guerre tactique qui intègre toutes les contres-mesures disponibles : récepteurs d'alerte radar (RSA), brouilleur de radar et lanceur de systèmes de leurres/paillettes. Il est doté du radar Raytheon AN/APG-82(v) de type AESA (Active Electronically Scanned Array Radar). Le système de navigation à basse altitude et de ciblage infrarouge de nuit LANTIRN : Low Altitude Navigation and Targeting Infrared for Night), monté à l'extérieur sous les entrées d'air des moteurs, permet à l'avion de voler à basse altitude, la nuit et dans toutes les conditions météorologiques, et d'attaquer des cibles au sol avec une variété d'armes guidées et non guidées.

Il peut aussi être armé de missiles air-air AIM-9X Sidewinder, et de l'AIM 120 AMRAAM. Il emporte également un canon General Electrique M61A1 de 20mm. Le F-15 E peur emporter toute la palette de bombes guidées GPS disponible.

Une bonne nouvelle pour l’USAF :

Au cours des deux dernières années, l'USAF a discuté des options permettant de maintenir un sous-ensemble de la flotte de F-15C en service du milieu à la fin des années 2030. Ces appareils nécessiteraient un remplacement à long terme avec un coût de 1 million de dollars par avion. Certains responsables de la Force aérienne discutent également d'options pour maintenir les F-15C en service encore plus longtemps, ce qui pourrait nécessiter un remplacement de l'aile.

D'autres clients, y compris la Force d'autodéfense du Japon, pourraient également envisager des améliorations structurelles pour maintenir leurs F-15 en service au-delà des dates prévues de départ à la retraite.

Boeing a montré d'autres améliorations possibles pour la flotte de F-15 avec l’adjonction d’une cosse qui peut transporter des capteurs de pointe, comme un radar à ouverture synthétique de côté. Boeing a également montré des images d'un F-15 orné du porte-éjecteur multiple "Amber", permettant au chasseur de transporter jusqu'à 22 missiles air-air. Et dernièrement l’adaptation des réservoirs CFT sur le standard « C ».

Ces nouvelles mises à niveau sont proposées après une revitalisation pluriannuelle des capacités du F-15, notamment un nouvel ordinateur de mission, un radar à balayage électronique, une nouvelle suite de guerre électronique, des commandes de vol électriques, des postes d'armes nouvellement activés le moteur General Electric F110-GE-129.

 

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Photos : F-15 E @ Boeing

 

31/10/2017

La modernisation des F-22 coûtera cher!

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L'US Air Force estime que la modernisation de 34 Lockheed-Martin F-22 « Raptor » Block20 devrait coûter plus de 1,7 milliards de dollars sur 11 ans. Le Block 20 du F-22 est surtout un standard d'entraînement, le faire passer un statut opérationnel entièrement modernisé est donc particulièrement onéreux.

Toujours,  selon le rapport de l'USAF, le standard Block20 du F-22 aurait besoin d'au moins quatre générations de mises à niveau et peut-être plus être à niveau de la flotte de combat après 2025.

En ce qui concerne le F-22 Bloc30/35 qui est entrée en service en 2005 est doté de la quatrième génération du radar Northrop-Grumman APG-77 AESA. Mais ce standard doit encore évoluer avec le développement du nouveau  TACLink 16 et le TACMAN (TACLink) aux cours des exercices 2021 et 2022. Les mises à jour tactiques vont coûte 8millions de dollars de plus par avion du moins pour les modèles les plus avancés.

Plus de F-22 pour contrer la pénurie d'avions :

Pour l'US Air Force, le besoin de porter les F-22 les moins modernes à un standard plus élevés, soit équivalent à la version la plus moderne, doit permettre de combler le départ à la retraite des plus vieux F-15C, alors que le « Raptor » n'est plus produit et que le F-35 se fait attendre et ne remplit pas tous les besoins.

 

 

Photo : F-22 « Raptor » @ USAF