27/01/2021

Avions de combat, un changement de paradigme au sein de l’USAF ?

usaf,ngad,digital century,blog défense,concpet aérien,les nouvelles de l'aviation

Vous le savez certainement, le concept actuel de l’US Air Force est basé sur l’emploi d’avions furtifs tels que le F-22 et le F-35 posent de sérieux problèmes. D’une part, le F-22 n’est plus produit et de fait, il en faudrait davantage. De l’autre le F-35 apporte effectivement une réponse en matière de supériorité grâce à la guerre en réseau, mais son prix et ses maladies de jeunesse péjorent l’arrivée en ligne en temps et en nombre. L’analyse montre que l’USAF manque d’aéronefs et ne peut réagir face à la multiplication des menaces engendrées l’arrivée presque simultanée de nouveaux avions chinois par exemple.

Combler les vides :

La première action entreprise par l’USAF a été de relancer la production du F-15 avec la nouvelle mouture, le F-15EX. Ce redémarrage de la production de F-15 au lieu d'augmenter les achats de F-35 a fait l'objet de nombreux débats ces derniers temps. Le général Mike Holmes, responsable du Commandement du combat aérien, a déclaré : « Le F-15EX est le moyen le plus abordable et immédiat de rafraîchir la capacité et de mettre à jour les capacités fournies par nos flottes vieillissantes de F-15C/D. Le F-15EX est prêt à se battre dès qu'il sort de la ligne d’assemblage. »

Screen-Shot-2020-07-15-at-3.15.45-PM.png

Avec cette position, l’USAF reconnait ainsi les faiblesses actuelles de son « Concept » et mise ainsi sur la « mixité » des systèmes volants. Le F-15EX devant apporter un soutien qualitatif et en nombre pour soutenir le F-22 en sous-effectif.

Et maintenant le F-16 ?

Cette nouvelle approche de l’USAF semble lui donner des ailes. En effet, la semaine dernière, un porte-parole de l’USAF a déclaré que celle-ci envisageait maintenant d'acheter de nouveaux avions de combat de quatrième génération de type F-16 Block70/72 « Viper » neufs et même de soutenir la production du Block80 envisagé par Lockheed Martin. Et d’ajouter que des nouvelles commandes de Lockheed Martin F-16 neufs sont sérieusement discutées en haut lieu.

Modification des programmes d'approvisionnement :

Ce nouveau « Concept de mixité » F-22, F15EX, F-35, F-16 confirme un changement de paradigme, qui renie tout simplement les 30 dernières années de gestion des programmes au sein de l’US Air Force. Les réflexions qui en découlent vont encore plus loin avec la transformation du programme NGAD (Next Generation Air Dominance) en une initiative similaire à ce que fût la série « Century Series » en terme de création rapide d’avions.

Will Roper, le nouveau Directeur des acquisitions de l’US Air Force a créé un nouveau bureau pour aider au développement de technologies de chasse avancées. La nouvelle version de la « Century » fera appel à l’architecture numérique, à l’architecture des systèmes ouverts modulaires et au développement de logiciels agiles pour concevoir des avions avancés plus rapidement et entrer en production avec un coût nettement inférieur. Cette nouvelle vision contraste fortement avec les programmes existants, qui peuvent durer des années tout en ne produisant qu'un seul avion.

La série « Digital Century » vise à améliorer la vitesse et la flexibilité avec lesquelles les avions peuvent être pilotés en utilisant des technologies de conception et de fabrication entièrement numériques et ne modifiera pas les technologies de combat poursuivies au NGAD.

Ce nouveau bureau exécutif du programme (PEO) est dirigé par le colonel Dale White, qui a de l'expérience dans le développement et l'acquisition de plateformes de renseignement, de surveillance et de reconnaissance, avec d'autres rôles. Il a également participé au programme Northrop-Grumman B-21 « Raider ».

Pourquoi ce changement ?

D’une part le concept actuel pose un problème de compétence en ce qui concerne la répartition du savoir faire entre les avionneurs américains. Lockheed-Martin se taille la part du lion avec le F-22 et le F-35, laissant ainsi Boeing et Northrop-Grumman sur la paille. Ces deux derniers pourraient à terme perdre des capacités de développement technologique. Une telle perte pourrait au final compromettre les chances de mise au concours futures.

A248 (1).jpg

De l’autre, le système actuel produit des avions trop chers. Le modèle actuel ne permet pas, par exemple de réagir face à la production de 3 à 4 avions de nouvelles générations en Chine. Hors, il faudra à l’avenir être capable de répondre rapidement à une nouvelle menace en créant un nouvel avion ou plus simplement un dérivé d’un aéronef existant qui réponde à celle-ci de manière spécifique.

F-15/F-16 en attendant la Digital Century :

Les nouveaux F-15 en commande et probablement, si cela se confirme une nouvelle série de F-16 viendraient combler les faiblesses du système actuel et permettrait de patienter jusqu’à la mise en place de la « Digital Century ». Cette dernière offrira à l’US Air Force, de disposer assez rapidement d’un nouvel avion furtif qui servirait de nœud central au NGAD, fonctionnant en réseau avec des capteurs, des drones et d'autres plates-formes. L’USAF utiliserait le prototypage pour accélérer l'utilisation de technologies clés dans l'espoir de les faire mûrir suffisamment tôt pour pouvoir être intégrées dans des aéronefs perfectionnés au début des années 2030. De fait, au lieu de produire un super avion, l’objectif serait de construire rapidement le meilleur chasseur que l’industrie puisse rassembler en quelques années, en intégrant toute la technologie émergente existante. Le service sélectionnerait, mettrait un petit nombre d’appareils sous contrat, puis relancerait une nouvelle ronde de concurrence entre les constructeurs de chasseurs, qui réviserait leurs conceptions de chasseurs et exploreraient de nouvelles avancées technologiques. Le résultat serait une famille d’aéronefs en réseau, certains plus interdépendants que d'autres, développés pour répondre à des besoins spécifiques et intégrant les meilleures technologies à bord d'une cellule unique. Un jet pourrait être optimisé autour d'une capacité révolutionnaire, comme un laser aéroporté. Un autre pourrait donner la priorité aux capteurs de pointe et ainsi de suite.

Président de l'état-major interarmées, Joseph Dunford a déclaré à la Commission des forces armées du Sénat que le "cadre" de cette décision provenait d'une étude des besoins futurs de la flotte d'appareils tactiques de l'armée, qui a montré que l'armée de l'air souffrait d'un manque de nombre d'appareils et de la quantité de ces appareils. Il était urgent de trouver une solution viable du point de vue coût/efficacité. "Donc, dans les cinq ou dix prochaines années, la meilleure solution consiste à utiliser le F-15EX « Advanced Eagle » pour remplacer le F-15, tout en continuant avec le F-35, mais en nombre réduit.

Le redémarrage de la production de F-15 pour l'US Air Force au lieu d'augmenter les achats de F-35 a fait l'objet de nombreux débats ces derniers temps. Le général Mike Holmes, commandant du Commandement du combat aérien, a déclaré : « Le F-15EX est le moyen le plus abordable et immédiat de rafraîchir la capacité et de mettre à jour les capacités fournies par nos flottes vieillissantes de F-15C/D. Le F-15EX est prêt à se battre dès qu'il sort de la ligne d’assemblage. »

Mélanges des capacités :

Dans le cadre de la NGAD, Will Roper explique que la mixité F-22/F15EX, F35/F16 Viper prépare ainsi l’arrivée de la « Digital Century » en termes de capacités. En d’autres termes, le mélange de capacités des avions de 4ème et 5ème  générations permet de répondre au plus près des réalités du terrain. Mais le concept ne s’arrête pas là. Le tout doit être complété avec des drones de combat à moindre coût utilisant des systèmes pilotés par l'IA pouvant aider l'USAF à adopter, enfin une plateforme d'attaque légère. Will Roper a également indiqué que les économies de coûts liées à l'utilisation de drones pourraient libérer des fonds pour résoudre le problème des attaques légères, ainsi que d'autres besoins de l’USAF.

KDQ6S2ZFQNAX7ANHB7KZRKO5ZY.jpg

Photos : 1 A-10, F-22, F-35, F-15, F-16 @ USAF  2 F-15EX @Boeing 3 F-35 @ USAF 4 avion futur @ Boeing

 

13/01/2021

Nouveau contrat pour le KC-46A Pegasus !

boeing,usaf,kc-46a,ravitailleur,blog défense,les nouvelles de l'aviation

L'US Air Force (USAF) a attribué à Boeing un nouveau contrat de 1,7 milliard de dollars portant sur 12 ravitailleurs KC-46A supplémentaires.

Le point sur le KC-46A « Pagasus » :

A ce jour, Boeing a livré 42 KC-46A depuis janvier 2019.L’année dernière, l’avionneur a livré 14 appareils à l'US Air Force (USAF) soit la moitié de ce qu'il a livré l'année précédente. Ce ralentissement est principalement dû à deux facteurs : les problèmes de conception et de fabrication, ainsi que des interruptions de production causées par le coronavirus.

Boeing est en contrat pour 79 KC-46A. La société a également signé un contrat pour quatre pétroliers pour le Japon, dont le premier exemplaire est en construction à Everett, à Washington.

KC-46A « Pegasus »:

Le KC-46A Pegasus « New Gen Tanke r» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 « Dreamliner ». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le KC-46A se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le « New Gen Tanker » met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 « Dreamliner ». Le KC-46Adispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).

Photo :KC-46A ravitaillant des F-16@ USAF

 

17/12/2020

L’IA à bord d’un U2 !

u2one.jpg

L'US Air Force a testé en vol pour la première fois un Lockheed Martin U-2 « Dragon Lady » doté d’une aide tactique à base d’un algorithme d'intelligence artificielle (IA). L’essai devait démontrer les capacités de l’AI à travailler en tant que binôme avec un pilote humain. 

Le pilote humain a piloté l'avion affecté à la 9e Escadre de reconnaissance à Beale AFB en Californie, tandis que l'algorithme AI nommé « ARTUµ » a conduit l'utilisation du capteur, la navigation tactique et coordonné avec le pilote une mission de reconnaissance lors d'une simulation de frappe de missile. Après le décollage, ARTUµ a pris le contrôle du capteur et a été chargé de trouver des lanceurs ennemis, tandis que le pilote surveillait les avions menaçants. Les deux partageaient l’utilisation du radar. 

ARTUµ a utilisé µZero, un programme informatique de premier plan qui domine les échecs et même les jeux vidéo sans connaissance préalable de leurs règles - pour faire fonctionner le système tactique de l’avion espion U-2. Précisons d’emblée, que l’Intelligence Artificielle n’avait accès qu’au radar et ne pouvait pas par exemple prendre le contrôle d’éventuelles armes de bord. Seul le pilote humain en avait l’accès. Il s’agit là d’une différence fondamentale dans l’utilisation de l’IA au niveau militaire. Contrairement à l’usage civil de l’IA, les militaires ne la laissent pas avoir accès à l’ensemble des systèmes, de sorte qu’une décision de tir ne peut se faire sans une autorisation humaine. L’IA à usage militaire fonctionne, selon un système compartimenté, tandis que dans les expériences civiles cette dernière peut prendre l’entier des décisions. 

Une meilleure utilisation du radar :

L’IA a démontré une excellente analyse des signaux radars avec plus de rapidité que l’homme. Pour l’USAF, il s’agit notamment de pouvoir éventuellement tirer profit au mieux du nouveau radar ASARS-2B qui va venir moderniser le U2. Le nouveau radar aura une portée doublée par rapport à son prédécesseur, le système ASARS-2A, tout en conservant la même résolution de cartographie et d'imagerie. Le nouveau radar a terminé les essais en vol depuis la base aérienne d’Edwards en Californie au début de 2019.

L’ASARS-2B est un radar à longue portée qui fournit aux opérateurs des données de renseignement, de surveillance et de reconnaissance sur des cibles fixes ou mobiles. Un tel radar est capable de fonctionner par tous les temps, ainsi que le jour ou la nuit, contrairement aux caméras espions optiques classiques. Raytheon n’a pas révélé la portée ni la résolution de ses radiations à synthèse d’ouverture avancée.

Pour autant, l’IA n’est encore qu’au stade de l’apprentissage. De plus, l’IA n’est pas encore parfaite dans ses possibilités d’analyser une menace. En effet, les différents essais effectués jusqu’ici montent que l’IA peut d’une part se tromper et surtout, des techniques permettent par exemple de « leurrer » cette dernière. Si le développement et l’intégration de l’IA va être indispensable à l’avenir, il faudra également compter sur la force et les faiblesses de cette dernière comme n’importe quel outil. 

Le Lockheed-Martin U-2 « Dragon Fly » :

 Le Lockheed U-2 est un avion de reconnaissance à haute altitude qui fut utilisé intensivement durant la Guerre Froide pour observer les territoires de l’ex-URSS. La caractéristique principale de l'U-2 est sa capacité à voler à haute altitude (70 000 pieds, soit environ 21 000 mètres, deux fois plus haut que les avions de ligne) pour être hors de portée des défenses anti-aériennes. Il dispose d'un important rayon d'action, mais d'une vitesse relativement limitée.

Techniquement, l'U-2 pourrait être considéré comme un "planeur propulsé" en raison de ses énormes ailes qu'on retrouve sur les planeurs. L'atterrissage et le décollage de cet avion est très délicats : en effet, le Lockheed U-2 dispose d'un train avant et d'un train arrière en tandem (à l'inverse des autres avions qui ont deux trains arrières et un train avant), auxquels sont rajoutées des roulettes de stabilisation aux extrémités des deux ailes. Ces roulettes tombent au décollage, allégeant l'avion, mais rendant l'atterrissage d'autant plus difficile et impose que du personnel au sol intervienne à chaque atterrissage.

Les premiers vols d'espionnage du Lockheed U-2 ont lieu en 1956. Testé depuis la Zone 51. Le premier objectif était de repérer et de photographier les sites de missiles stratégiques intercontinentaux dans le cadre des programmes de reconnaissance aérienne.

web3-2017-4-u-2s-inflight.jpg

Photos : U2 « Dragon Fly @ Lockheed Martin

 

16/12/2020

Mise en production du nouveau système de protection électronique du F-15 !

IMG_5511.jpeg

Boeing a été mandaté pour commencer la production initiale à bas débit (LRIP) de la mise à niveau du système d'avertissement passif / actif et de survie « Eagle Passive Active Warning Survivability System » (EPAWSS) destiné à l'avion de combat F-15 « Strike Eagle ».

Le F-15E Strike Eagle devrait être équipé du nouveau système de guerre électronique EPAWSS au début des années 2020, le F-15EX « Advanced Eagle » doit de son côté également recevoir ce système dès sa production.

Développé par BAe Systems en tant que sous-traitant de Boeing, l'EPAWSS est conçu pour échantillonner le spectre des fréquences radio (RF), identifier les menaces, hiérarchiser et allouer des ressources de brouillage contre elles, et remplacera le système actuel Tactical Electronic Warfare (TEWS) qui date des années 1980 et qui équipe actuellement environ 220 F-15E « Strike Eagle » de l'US Air Force (USAF). C'est également l'un des systèmes destinés au dernier F-15EX « Advanced Eagle », dont 200 appareils sont prévus pour un approvisionnement dans les années futures.

Fournissant des options de guerre électronique offensive et défensive pour le pilote et l'avion, le système EPAWSS propose des solutions entièrement intégrées d'alerte radar, de géolocalisation, de connaissance de la situation et d'autoprotection pour détecter et vaincre les menaces de surface et aéroportées dans des environnements contestés et hautement contestés à forte densité de signaux. Équipé de contre-mesures électroniques avancées, il permet une pénétration plus profonde contre les systèmes de défense aérienne intégrés modernes, offrant des capacités de réponse rapide pour protéger l'équipage. L'EPAWSS est conçu pour fournir une indication, le type et la position des menaces RF au sol ainsi que la portée des menaces aériennes avec la connaissance de la situation nécessaire pour éviter, engager ou annuler la menace. L'EPAWSS se défend contre les systèmes de menace RF et IR détectant ou acquérant des informations de ciblage avant l'engagement de la menace, ce qui complique et / ou annule une solution de ciblage de menace ennemie. Le système lutte contre les menaces grâce à sa suite de composants avec des techniques électro-optiques et RF.

IMG_5519.jpeg

Le système est entièrement numérique, il nécessite une empreinte plus petite que les systèmes précédents, ce qui lui permet d'intégrer de manière transparente de nouvelles capacités et de rester à jour. Solution au niveau de la plate-forme, il offre au F-15 une fiabilité et une maintenabilité améliorées, contribuant à réduire les coûts du cycle de vie à long terme pour que l'avion reste en service maintenant et à l'avenir.

Des essais positifs :

Les essais en chambre anéchoïde ont démontré l'interopérabilité et la compatibilité en matière de radiofréquence (RF) entre l'EPAWSS, le radar AN/APG-82 et diverses avioniques existantes au niveau du système installé sur le F-15. Des tests de fonctionnement vont continuer à être effectués jusqu’à la mise en service du système.

Photo :  Les F-15 E « Strike Eagle » recevront bientôt l’EPAWSS @ USAF

02/12/2020

Boeing lance la production des simulateurs de T-7A !

4264509087.jpg

L’avionneur américain Boeing annonce avoir débuter la production des deux premiers simulateurs de systèmes d'armes et du premier simulateur de vol opérationnel du futur avion école T-7A « Red Hawk ». Les premiers simulateurs seront livrés pour 2023.

L’US Air Force a commandé 46 simulateurs et l'équipement au sol associé, mais peut acheter jusqu'à 120 simulateurs dans le cadre du contrat actuel. Les deux types de systèmes d'entraînement au sol (GBTS) « Red Hawk » peuvent être connectés à des avions T-7A en direct en vol. 

L'avion en vol et le GBTS utilisent un système de compte rendu commun qui prend en charge les sessions de compte rendu conjointes de l’aéronefs et du simulateur, permettant aux pilotes de s'adapter plus rapidement et d'apprendre de manière plus réelle encore. Ce système est intégré à 100% à l’expérience du monde réel du pilote, offrant une simulation « réelle ».

Le cockpit du simulateur du « Red Hawk » et le système d'entraînement au système d'arme (WST) dispose d'un système visuel à champ de vision à 360 degrés qui peut simuler à l'aide de lunettes de vision nocturne.  De son côté, le simulateur de vol opérationnel (OFT) a un champ de vision de 300 degrés. Les deux simulateurs sont équipés de projecteurs natifs 8K haute fidélité à la pointe de la technologie pour permettre des visuels très réalistes. Les systèmes GBTS fonctionnent sur le même logiciel que l'avion T-7A, ce qui signifie que lorsque l'avion est mis à niveau, ils peuvent l'être aussi.

Les systèmes de commande de vol et de mission sont à la pointe de la technologie et peuvent être adaptés à une variété d'exigences de l’aéronefs et de missions. En plus des simulateurs de vol et de l'avion d'entraînement réel, le système de formation complet du « Red Hawk » comprend des instructions multimédias interactives, des leçons interactives en classe, des modules de formation informatisés, une formation adaptative qui s'adapte aux besoins des étudiants et une suite complète d'outils pour l'instructeur afin de garantir des résultats optimaux sur le terrain et dans la « salle de classe dans volante ».

Le T-7A « Red Hawk » de Boeing/Saab :

Le T-7A « Red Hawk » de Boeing/Saab comporte une double queue, un grand cockpit avec une excellente visibilité. Des éléments de type LERX ont été repris de la famille F/A-18 « Hornet ». Le T-7A dispose d’un seul moteur General Electric F404 également utilisé sur le "Hornet" et le "Gripen". Boeing affirme que la conception et la performance de l'avion à double-queue fourni un excellent contrôle, et une très bonne stabilité pour le ravitaillement. Darryl Davis, le président de Boeing's Phantom Works, a déclaré que l'avion a été conçu pour répondre à toutes les exigences du programme, et a noté qu'il offrira un angle d'attaque haut (AoA) et de haute performance en matière d’accélération. Boeing a également souligné que la conception du poste de pilotage offre un positionnement idéal pour l'instructeur avec une très bonne visibilité, tant pour l'instruction en vol que pour la formation avancée en combat aérien visuel. L'offre de Boeing/Saab utilise un cockpit moderne, semblable à celui d'un combattant, avec un écran reconfigurable à grande surface (LAD) qui imite ceux trouvés dans le F-22 et le F-35 et le nouveau Gripen E. Le « Red Hawk » est également compatible avec les lunettes de vision nocturne. Le Boeing/Saab T-7A est doté d'une capacité interne de ravitaillement en vol et il dispose d’un point d'ancrage central pour transporter des équipements connexes comme des nacelles. 

High_res_T_7A_pilot.5fc6abb8c6495.png

Photos : 1 T-7A « Red Hawk » 2 Prototype du simulateur de vol du T-7A @ Boeing