10/01/2015

21ème P-8A «Poseidon» pour la Navy !

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Sesttle, ce vendredi, l’avionneur Boeing a livré le 21 avion de patrouille maritime P-8A «Poseidon» destiné à l'US Navy. Boeing a précisé que l’ensemble des P-8A ont été à ce jour livré dans les temps prévu dans le contrat d’acquisition.

 

Ce 21ème P-8A s’est envolé de Seattle pour rejoindre la base Navale de Jacksonville en Floride. Il rejoint un autre P-8A utilisé pour former les équipages de la Marine des Etats-Unis.

 

Le Boeing P-8A «Poseidon» : 


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Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et anti-surface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin  de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage.

Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec la quarantaine de drones RQ-4N choisi dans le cadre du programme «Broad Area Maritime Surveillance» devant assurer une surveillance surface de longue durée et une variante du drone de combat Boeing «ScanEagle», le «MagEagle Compressed Carriage».

 

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Photos : 1 Boeing P-8A «Poseidon» 2 Cockpit 3 Postes de travail @ US Navy

08/01/2015

Le Super Hornet sera produit jusqu’en 2017 !

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Washington, le Congrès américain a adopté un crédit d’urgence pour la production d’avions de combat Boeing EA-18G «Growler». Cette commande fait suite à une demande de la Marine.

 

Production jusqu’en 2017 : 

 

La ligne de production des avions de combat Boieng F/A-18E/F/G «Super Hornet» & «Growler» devait être fermée pour le début de l’année 2016. Mais, la demande express de la Marine pour se doter de 22 EA-18G «Growler», pour un montant de 2,6 milliards de dollars de financement, va permettre de retarder l’échéance d’une année. 

 

Mieux que le F-35 : 

 

La décision de la Marine américaine de renforcer un peu plus sa capacité de guerre électronique avec plus de EA-18G «Growler» tient du fait, que celui-ci, permet de traiter une plage bien plus large de fréquences en matière de guerre électronique, que ne le fait le F-35. 

L’idée de la Marine est d’engager à terme les EA-18G avec le F-35. En effet, ce dernier permet de lutter contre un éventail plus étroit de fréquences et ne peut brouiller ses adversaires, que dans une bande relativement étroite à l'avant de l'aéronef. Le EA-18G peut au contraire, engager la guerre électronique non seulement lorsqu’il vole en première ligne, mais également lorsqu’il commence à revenir à la base. De plus, le «Growler» peut générer assez de puissance pour une couvrir la zone en avant du F-35. Dans cette configuration, le F-35 jouerait de sa furtivité en première ligne et serait couvert électroniquement par le «Growler» qui le suivrait.

 

Le EA-18G «Growler» : 

 

L’EA-18G dispose du radar AN/APG-79 à antenne active (AESA) lui permettant non seulement d’être autonome en comparaison de son prédécesseur le EA-6B en mode air-air, mais intègre des possibilités de liaisons de données numériques et de brouillage dirigé indépendant du reste des systèmes embarqués.

Pour la lutte contre les défenses ennemies, l’EA-18G dispose de pod ALQ-99 de brouillage couplé à un système d’analyse à large spectre ALQ-218, lui permettant de différencier les types de radars (surveillances, poursuites, sol ou embarqué) et l’analyse des types de fréquences. Le système enregistre  et répertorie l’ensemble des menaces pour permettre leur restitution sur un écran tactique, avec une plus grande précision que par le passé.

Les systèmes embarqués du «Growler» lui permettent d’agir sur trois modes tactiques :

- Reconnaissance électronique (analyse des diverses menaces, radar et missiles)

- Suppression des menaces connues et mémorisées selon un scénario prévu.

- Réaction immédiate à l’engagement d’une nouvelle menace non répertoriée.

Du point de vue des communications, l’avion dispose du système AlQ-227 qui lui permet d’épier et de brouiller les communications adverses, en contre partie le «Growler» dispose pour sa propre protection le nouveau concept INCANS qui améliore les communications et transferts de données à l’intérieur d’un groupe naval.

 

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Capacités ECM :

-          Détection passive/active.

-          Analyse des menaces et classifications.

-          Brouillage actif, perturbation électronique (radar et communication).

-          Paralysie électronique avec des virus informatiques.

Capacités de tirs :

-          air-air (AIM-9X Sidewinder, AIM-120 AMRAAM,) 

-          Elimination de radars ennemis (AGM-88 HARM)

L’ensemble de ces possibilités offrent l’opportunité aux équipages du Growler de pouvoir participer directement à l’escorte d’un groupe d’attaque tout en étant susceptible de se défendre face à n’importe quelles menaces en vol.

 

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Photos : Boeing EA-18G «Growler» @ USN

 

 

 

 

 

04/12/2014

Premier drone MQ-8C pour L’US Navy !

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San Diego, Northrop-Grumman Corporation a livré le premier drone MQ-8C destiné à l'US Navy. Le système sera utilisé par les commandants de navire pour améliorer les capacités de collecte de renseignements de la Marine.

 

Le drone MQ-8C :

 

Le MQ-8C est drone basé sur une cellule d’hélicoptère Bell 407. Le MQ-8C dispose d’une endurance de 12 heures et permet un rayon d’action de 277 km, il peut emporter une charge utile de 318 kg. Le drone vole avec du biocarburant composé d’un mélange d’huile de cameline et de carburant JP5.

Le drone MQ-8C a fait l'objet d'une campagne d'essais depuis son premier vol en octobre 2013 au sein de la Marine américaine. Ceux-ci devaient permettre de juger le drone-hélicoptère en ce qui concerne la résistance électromagnétique, la compatibilité avec les émetteurs à partir de navires et l’adaptation et l’utilisation, depuis des bâtiments de surface standards de l’US Navy.

Le MQ-8C pourra en plus de la récolte d’information, voler en binôme avec les hélicoptères Sikorsky MH-60R en service dans la Marine.

 

La Marine américaine a commandé 19 drone MQ-8C, dont le premier exemplaire va rejoindre le destroyer USS Jason Dunham (DDG 109) est va permettre d’acquérir de nouvelles données en vue de l’intégration progressive de l‘aéronefs au sein de la Navy.

 

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Photos : le drone MQ-8C basé sur l’hélicoptère Bell 407 @ Northrop-Grumman

 

 

16/11/2014

Le 100e catapultage pour le F-35!

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Les deux modèles de F-35C n°CF-03 & CF-05 ont atteint la centaine de catapultages à bord dur portes-avions USS Nimitz (CVN 68). 

 

En fin de semaine, les deux aéronefs avaient effectués un total de 102 lancements avec catapulte et 104 appontages. Cette phase à remplit à 95% les besoins de la première phase d’essai en mer qui en compte trois. Ces vols ont notamment permis de vérifier le bon fonctionnement du très attendu, système d'atterrissage automatique du F-35C, qui se révèle fiable à ce jour.

 

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En outre, le F-35C a effectué son premier vol de nuit depuis le porte-avions avec succès. Ce fut fut réalisé la semaine dernière par le Capitaine de corvette Ted Dyckman aux commandes du CF-03.

 

Problème de prix:

 

Ces bonnes nouvelles concernant le programme F-35 et la variante «C», ne doivent pas occulté la grande préoccupation du moment, soit le coût du prix unitaire du F-35C qui est d’un peu plus de 130 millions de dollars (sans armement). Le F-35C est en effet, la plus coûteuse des trois variantes, mais l'objectif du Pentagone est d'abaisser ce prix à environ 96 millions de dollars en 2018,  lorsqu'il sera prévu que la Marine déploie l’avion de manière opérationnelle.

 

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La variante F-35C : 

 

La variante F-35C permet d’être embarquée sur porte-avion. Cette version a une envergure supérieure aux F-35A et F-35B (ce qui lui permet de faire passer la capacité en carburant interne à 9,11 tonnes), une structure renforcée pour supporter les contraintes de l'appontage et du catapultage, et des extrémités de voilure sont repliables.  

 

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Photos : F-35C sur l’USS Nimitz @ US Navy

11:47 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lockhed-martin, f-35c, us navy |  Facebook | |

04/11/2014

Premier appontage d’un F-35C sur porte-avions!

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L'US Navy a effectué le premier appontage arrêté avec un Lockheed-Martin F-35C «Joint Strike Fighter» ce lundi. Ce premier atterrissage sur porte-avions fait partie des essais en mer de la version «C» du F-35 , qui viennent de débuter.

 

Le pilote d'essai de la Marine Tony Wilson a apponté avec l’avion d'essai CF-03 sur le pont d'envol du porte-avions USS Nimitz au large de la côte de San Diego,  après un vol de convoyage, depuis les installations du Marine Corps Air Station de Yuma, en Arizona. 

 

Deux F-35C sont concernés par ces essais en mer, le CF-03 et le CF-05, tout deux sont munis d’un crochet de queue re-dessiné. En effet, celui-ci était initialement inadapté pour l’utilisation sur bâtiment de surface, car le crochet était trop proche du train principal et ne permettait pas d’accrocher le câble d’arrêt. Un comble pour cette variante justement censée pouvoir remplacer à terme les actuels «Hornet» et «Super Hornet».

 

La variante F-35C : 

 

La variante F-35C permet d’être embarquée sur porte-avion. Cette version a une envergure supérieure aux F-35A et F-35B (ce qui lui permet de faire passer la capacité en carburant interne à 9,11 tonnes), une structure renforcée pour supporter les contraintes de l'appontage et du catapultage, et des extrémités de voilure sont repliables. 

En 2011, la première campagne d’adaptation sur porte-avions est un échec, suite aux huit tentatives infructueuses pour accrocher le câble d'arrêt, il avait été décidé de réétudier la crosse d'appontage du F-35C afin de combler cette grave lacune.

 

 

Photo: Premier appontage du F-35C @ Lockheed-Martin

15:48 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lockhed-martin, f-35c, us navy, landing, jsf |  Facebook | |