17/11/2015

F-35, des fissures ont été découvertes !

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La série noire des ennuis du Lockheed-Martin F-35 continue, la semaine dernière, les contrôleurs du Pentagone ont découvert des fissures dans un élément structurel principal de l'aile sur le modèle « C » du F-35 « Lightning II », un porte-parole pour le F-35 du Pentagone Joint Program Office (JPO) a confirmé le 13 Novembre.

La nouvelle a été confirmée par un porte-parole du Pentagone faisant partie du Joint Program Office (JPO). Ces fissures ont été découvertes au cours dune inspection fin octobre qui faisait suite aux essais de durabilité au sol F-35C. Les fissures détectées se trouvaient au niveau de l’un des longerons d’ailes de l’avion.

 

Lockheed-Martin se veut rassurant :

Chez l’avionneur américain, on se veut rassurant sur cette découverte. Pour les ingénieurs en charge du programme, ce F-35C était au banc d’essais de fatigue au sol et la structure avait atteint 13.700 heures de test, ce qui équivaut à 6.850 heures de vol ou plus de 20 ans de vol opérationnel.

Toujours pour rassurer, l’équipe a insisté sur le fait que les appareils déjà en service n’avaient pas plus de 250 heures de vol et n’étaient donc pas concernés par cette découverte.

 

Ce que Lockheed-Martin n’a pas dit :

Certes, l’avion d’essais est justement là, pour subir des tests de durabilité en poussant intentionnellement les structures à leurs limites, dans le but d'identifier les faiblesses et les actions correctives éventuelles. Mais le problème de l’avionneur américain provient du fait que ces fissures sont apparues trop tôt. En conséquence un programme de correction, doit être mis en place pour garantir une vie opérationnelle de l’avion de 25 à 30 ans.

Et ceci s’avère d’autant plus important, que la variante F-35C se distingue par ses grandes ailes et le train d'atterrissage plus robuste, conçu pour les lancements de catapulte et les arrêts brutaux à bord des porte-avions de la marine. De plus, le longeron incriminé fait partie du secteur pliable de l’aile, qui sert à faciliter le stockage à bord d'un porte-avions.

 

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Photos : Lockheed-Martin F-35C @US Navy

05/11/2015

L’US Navy pourrait commander plus de Super Hornet !

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Les retards du programme Lockheed-Martin F-35 poussent l’US Navy à envisager sérieusement une nouvelle commande de Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ». Le F-35 ne pourra en effet, pas venir combler assez rapidement le départ à la retraite des premiers lots de F/A-18 C/D « Hornet » dans la période 2023 à 2026, par conséquent, il faut impérativement combler ce vide.

Pour l’US Navy, il s’agirait de passer commande pour un supplément de 24 à 36 Boeing F/A-18E/F « Super Hornet » à travers l'exercice 2018. En parallèle à cette commande, l’US Navy envisage le maintien d’un certains nombre de « Hornet » dont l’état des structures permettrait de monter de 6'000 heures à 10'000 heures de vol durant la période 2016 à 2032. Pour l’US Navy le « Super Hornet » pourrait rester en service jusqu’en 2040.

 

Et l’Advanced Super Hornet :

 

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L’US Navy envisage également de relancer l’idée d’une mise à niveau d’une partie de la flotte de « Super Hornet » au standard « Advanced Super Hornet » durant la période 2023-2025. Le projet «Advanced Super Hornet» est basé selon le constructeur Boeing sur le même principe que le F-15 «Silent Eagle». L’objectif étant de répondre aux besoins anticipés de la crise à des fins de coût-efficacité, concernant des technologies de furtivité. Cette solution permet avec un coût abordable de répondre aux futurs besoins de survie d’un avion de combat. Efficace et ayant donné de très bons résultats avec les essais du «Silent Eagle», le projet «Advanced Super Hornet» en reprendrait donc les lignes, pour une application sur les «Super Hornet» et autres «Growler» actuels. 

Tout comme sur le «Silent Eagle», on applique une amélioration de la furtivité des revêtements et la signature de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité résident dans le fait, qu’il est possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnelle, soit : l’emport de carburant et armes en externes. Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs. L’avionique n’a pas été oubliée, le cockpit est doté,  soit d’un écran géant ou de deux grands écrans couleurs. Les deux options seront dotées d’un mode tactile.

 

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Photos : 1 F/A-18 E « Super Hornet » @ USN 2 Advanced Super Hornet @ Boeing 3 Super Hornet @ Gabriel Desmond

29/10/2015

US Navy, dernière tranche d’EA-18G « Growler » !

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L'US Navy va progressivement recevoir la dernière tranche d’avions de combat EA-18G « Growler », il s’agit de 15 appareils pour un montant de 1898 milliards de dollars. Si aucune nouvelle commande ne venait s’ajouter à celle-ci dans les 12 mois qui viennent, la chaine d’assemblage de Boeing viendrait à fermer courant 2019.

 

Baisse de la fabrication :

Boeing est entré dans un processus de réduction du taux de sortie sur sa chaine d’assemblage de  St –Louis avec trois avions par mois pour l’instant, puis deux à partir du premier trimestre de l'année 2016 ,dans une tentative de garder la ligne viable au moins jusqu'en 2019.

La nécessité de garantir de futures offres avec le  « Super Hornet » vient de prendre de l’importance la sélection mardi (voir article avia news) de Northrop-Grumman pour construire le futur bombardier de l’US Air Force.

En outre, le changement de gouvernement au Canada la semaine dernière pourrait voir Boeing venir concurrencer  Lockheed-Martin pour remplacer la flotte actuelle de CF-18 de la Force aérienne royale du Canada. Boeing espère aussi placer son « Super Hornet » au Danemark, et en Finlande.

 

Rappel concernant les EA-18G & Super Hornet :

Le «Super Hornet» Block II, ainsi que la version de guerre électronique le «Growler» sont des appareils de première ligne à capacités multi-rôles. l’EA-18G dispose du radar AN/APG-79 à antenne active (AESA) lui permettant non seulement d’être autonome en comparaison de son prédécesseur  EA-6B en mode air-air, mais intègre des possibilités de liaisons de données numériques et de brouillage dirigé indépendant du reste des systèmes embarqués.

Pour la lutte contre les défenses ennemies, l’EA-18G dispose de pod ALQ-99 de brouillage  couplé à un système d’analyse à large spectre ALQ-218 lui permettant de différencier les types de radars (surveillances, poursuites, sol ou embarqué) et l’analyse des types de fréquences. Le système enregistre  et répertorie l’ensemble des menaces pour permettre leur restitution sur un écran tactique, avec une plus grande précision que par le passé.

De son côtés, le F/A-18 E/F «Super Hornet» est un avion multi-rôles, capable d'effectuer pratiquement toutes les missions dans le spectre de tactiques, y compris la supériorité aérienne, de jour comme de nuit avec des armes à guidage de précision, chasseurs d'escorte, de soutien aérien rapproché, la suppression de défenses aériennes ennemies, de reconnaissance.  En comparaison du «Hornet» le «Super Hornet» permet des missions à très grand rayon d’action. Le «Super Hornet» est doté tout comme le EA-18G du radar AESA (Active Electronically Scanned Array) APG-79 de Raytheon.

 

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Photos : Boeing EA-18G « Growler » @ USN

 

 

28/08/2015

P-8A pour l’Australie et second lot pour l’USN !

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Seattle,l’ordre a été validé aujourd’hui pour une commande portant sur 13 avions de patrouille maritime de type P-8a « Poseidon ». Cette commande d’un total de 1,49 milliard de dollars comprend neufs appareils supplémentaires pour l’US Navy et les quatre premiers aéronefs destinés à la Royal Australian Air Force.

 

"En travaillant ensemble depuis les premiers stades de développement du P-8A, les Etats-Unis et l'Australie ont créé une configuration d'avion qui répond aux besoins des deux pays", a déclaré le Capt. Scott Dillon, gestionnaire de programme de l'US Navy pour le  P-8A. "

Il faut remonter au mois de février 2014, lorsque à cette date, Canberra a confirmé qu'elle fera l'acquisition de huit avions de patrouille maritime de type Boeing P-8A «Poseidon». L’objectif étant d’obtenir les premiers exemplaires en 2017 et rendre la flotte opérationnelle pour 2021. L’Australie devient ainsi le deuxième client à l’exportation pour le P-8A, après l’Inde.

 

Le Boeing P-8A «Poseidon» : 

Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et anti-surface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage.

Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec la quarantaine des drones.

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Photos : P-8A « Poseidon » de l’USN @ USN

 

 

 

23/08/2015

Nouveau missile antinavire pour le Super Hornet !

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L'US Navy a commencé à intégrer le nouveau missile antinavire à longue distance Lockheed-Martin LRASM (Long Range Anti-Ship Missile) sur le Boeing F/A-18E/F « Super Hornet ». Les premiers essais de vols vont débuter prochainement.

Les premiers essais d’intégration du missile LRASM sont actuellement réalisés sur le site de test de la base de Patuxent River, dans le Maryland. Ces premiers tests doivent permettre de préparer la première phase de certification de navigabilité, puis les essais en vol débuteront, d’ici un mois.

 

Le Lockheed-Martin LRASM :

Le LRASM (Long Range Anti-Ship Missile) a déjà été intégré sur le bombardier Boeing B-1B de l'US Air Force. Ce nouveau missile antinavire est furtif, il doit a terme devenir le remplaçant de l’actuel missile « Harpoon » au sein de l’US Navy.

Contrairement aux missiles antinavires actuels le LRASM sera capable de mener un ciblage entièrement autonome. Il devra être capable d’identifier des cibles et d’engager avec précision des navires ennemis dans un environnement extrêmement hostile. Le missile est conçu avec des contre-contre-mesures avancées.

 

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Le LRASM est basé sur la plateforme AGM-158B « JASSM-ER », mais intègre un capteur multi-mode à fréquence radio, une nouvelle liaison de données et d'un altimètre, un système d'alimentation revalorisée. Il peut être dirigé pour attaquer les navires ennemis depuis sa plate-forme de lancement, et recevoir des mises à jour via sa liaison de données, ou d'utiliser des capteurs  de bord pour trouver sa cible. LRASM volera vers son objectif à moyenne altitude, puis descendra basse altitude pour une approche au ras de l’eau pour contrer les défenses anti-missiles. Selon le DARPA, sa portée est supérieure à 200 milles nautiques (370 km).

La marine espère mettre ne œuvre le LRASM sur le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » en 2019.

 

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Photos : 1 & 3 LRASM et Super Hornet 2 le LRASM @ Lockheed-Martin