07/02/2016

L’US Navy veut le maintien du Super Hornet !

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L'US Navy veut maintenir la chaine de production du Boeing F/A-18 « Super Hornet » à St Louis, car celle-ci est « vitale » pour surmonter les déficits et les retards du Lockheed-Martin F-35C. La flotte actuelle de F/A-18C/D « Hornet » vieillit plus vite que prévu de fait de sa surexploitation dans les longues campagnes au Moyen-Orient. Par ailleurs, des problèmes similaires sont actuellement rencontrés l'US Marine Corps avec ses « Hornet » et sa flotte de AV-8B « Harrier ».

Pour la marine américaine, il est devenu impératif de commander un minimum de 16 «Super Hornet» & « Growler » avec l’exercice financier 2016. Mais, il en faudra encore 35 d’ici 2020 pour combler les besoins opérationnels, mais également de formation des pilotes. Avec le retrait progressif des F/A-18C/D « Hornet » à partir de 2023, il faudra non seulement combler le départ de ceux-ci, mais également palier à la lente mise en opération de la flotte de F-35, dont l’US Navy semble perdre confiance.

Produire des «Super Hornet » :

Le secrétaire américain à la défense Ashton Carter a confirmé à la Marine qu’il faudra plus de F/A-18 « Super Hornet » que prévu précédemment. De plus, d’ici 2030 la force de frappe de la Marine reposera essentiellement avec le binôme « Super Hornet » & F-35 à la condition que ce dernier puisse recevoir l’ensemble de ses validations opérationnelles.

 

Les craintes opérationnelles du F-35 :

Une fois de plus, la problématique est connue et touche le programme du F-35. Le dernier rapport de la Direction des tests opérationnels et d’évaluation datant de la fin 2015 est tout simplement clair : « L'avion de chasse furtif ne sera pas prêt pour l'échéance de juillet 2017 » ! "Les problèmes importants sont bien connus, ils incluent l'immaturité du système d'information logistique autonome ainsi, que le système d’identification des pannes « Autonomic Logistic Information »(ALIS) qui continue d’échouer à identifier les pannes, sans oublier l'instabilité du logiciel avionique du Block 3F qui représente le squellette de l’avion et plusieurs problèmes concernant la fiabilité et la maintenabilité du moteur de l'avion", a ajouté le responsable du rapport Michael Gilmore.

Du côté de la Marine, la perplexité gagne du terrain avec le système de simulation qui doit permettre d’évaluer l’avion dans des environnements très complexes, difficiles à reconstituer dans la réalité, est lui-même en panne, car confronté à des difficultés informatiques. Le rapport pointe un nouveau problème qui concerne la question de l’échauffement de la soute à munitions qui dépasserait dans plusieurs cas de figure les limites fixées. Au sol, par forte chaleur à 32°C ou à grande vitesse et moyenne altitude (de 500 à 600 kt sous 25.000 ft pour le F-35A de l’USAF). La solution proposée par l’avionneur consiste à ouvrir la soute pour la refroidir et ceci même en vol. Problème, en mission de pénétration furtive, cette action rend tout simplement l’avion pleinement visible par les radars adverses. Toujours sur cette question, le refroidissement de la cellule et des soutes est obtenu sur le F-35 en utilisant le carburant comme dissipateur de chaleur (idem sur d’autres avions) mais ne donne pas de résultat satisfaisant sur le F-35. Cette problématique a été identifiée dès le début des premiers vols, il y a près de dix ans, mais à ce jour aucune solution n’est proposée.

 

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Photos :1 le F/A-18 E/F « Super Hornet @ USN 2 F-35 soutes ouvertes @ Lockheed-Martin

 

31/01/2016

Boeing reçoit une commande pour 20 P-8A !

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L’avionneur Boeing a reçu une double commande pour son nouvel avion de patrouille maritime, l’une en provenance de l’US Navy qui finalise un nouveau contrat portant sur 16 appareils. En parallèle, l’Australie a finalisé la première commande pour lot de composé de 4 P-8A «Poseidon».

L’Australie remplace ses P-3 «Orion»:

Canberra vient de finaliser la commande portant sur un total de 8 avions de patrouille maritime de type Boeing P-8A «Poseidon». L’Australie dispose également d’options pour 4 appareils supplémentaires. Le contrat est de 4 milliards de dollars. Les 8 P-8A seront livrés en deux lots de quatre appareils.

Le Boeing P-8A «Poseidon» : 

Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

 

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Photos : Boeing P-8A « Poseidon » de l’US Navy @ USN

 

13/01/2016

Mise à jour des P-8A « Poseidon » !

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Boeing a reçu une commande de la part de l'US Navy en vue de la conception du futur standard « BlockII » destiné à l’avion de patrouille maritime P-8A « Poseidon ». Le P-8A a été déclaré opérationnel en 2013.

Amélioration de la détection :

Le futur standard « BlockII » doit permettre d’améliorer la capacité de détection des sous-marins et des cibles et des navires de surface. De plus, le système de liaison électronique devra être porté à un niveau de rapidité plus élevé. L’achèvement du programme devrait être effectué à la mi-2018, pour pouvoir être installé durant l’année 2020 sur la flotte de P-8A. L’étape suivante de la mise à jour du « Poseidon » concernera le nouveau radar de surface Raytheon AN/APS-154 (AAS), qui viendra équiper la flotte d’ici 2023. Ce nouveau radar sera nettement plus sensible que l’actuel APS-149 pour identifier et cibler les menaces sur terre et en mer.

Le Boeing P-8A «Poseidon» : 

Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et anti-surface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes. Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion peut échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin  de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage.

Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration, avec la quarantaine de drones RQ-4N choisi dans le cadre du programme «Broad Area Maritime Surveillance».

 

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Photos : Boeing P-8A « Poseidon » @ US Navy

 

16/12/2015

Essais en vol du LRSAM sur Super Hornet !

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Orlando en Floride, l'US Navy a récemment procédé aux essais d’intégration en vol du missile antinavire LRSAM à bord d’un avion de combat de type Boeing F/A-18 E« Super Hornet ».

Les vols ont été effectués depuis les installations de la base aérienne de Patuxent River Naval Air Station à Maryland. Ces essais en vol de navigabilité ont été réalisé avec un simulateur de masse du LRSAM attaché sous l’aile d’un F/A-18 E de la Marine, pour évaluer les caractéristiques de vol et de manutention, ainsi que pour mesurer les charges et les tensions structurelles sur l'avion. La prochaine étape des tests va concerner les données de bruit et de vibrations entre l'avion et le missile.

Les données de vol déjà acquises permettent de valider le concept d’intégration du système LRASM sur ce type d’aéronef et ouvre la voie pour la suite du programme.

 

Le Lockheed-Martin LRASM :

Le LRASM (Long Range Anti-Ship Missile) a déjà été intégré sur le bombardier Boeing B-1B de l'US Air Force. Ce nouveau missile antinavire est furtif, il doit a terme devenir le remplaçant de l’actuel missile « Harpoon » au sein de l’US Navy.

Contrairement aux missiles antinavires actuels le LRASM sera capable de mener un ciblage entièrement autonome. Il devra être capable d’identifier des cibles et d’engager avec précision des navires ennemis dans un environnement extrêmement hostile. Le missile est conçu avec des contre-contre-mesures avancées. Le LRASM est basé sur la plateforme AGM-158B « JASSM-ER », mais intègre un capteur multi-mode à fréquence radio, une nouvelle liaison de données et d'un altimètre, un système d'alimentation revalorisée. Il peut être dirigé pour attaquer les navires ennemis depuis sa plate-forme de lancement, et recevoir des mises à jour via sa liaison de données, ou d'utiliser des capteurs  de bord pour trouver sa cible. LRASM volera vers son objectif à moyenne altitude, puis descendra basse altitude pour une approche au ras de l’eau pour contrer les défenses anti-missiles. Selon le DARPA, sa portée est supérieure à 200 milles nautiques (370 km).

La marine espère mettre en œuvre le LRASM sur le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » en 2019.

 

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Photos : 1 LRSAM en noir sous les ailes du Super Hornet 2 Au sol @ US Navy

 

06/12/2015

Mise à jour des EA-18G !

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L'US Navy a décidé de mettre à niveau ses avions de combat Boeing EA-18G « Growler » avec une nouvelle liaison de données et une modernisation du système qui permet à l'appareil d'identifier des navires à longue distance sans utiliser le radar.

L’US Navy prévoit de mettre à jour le système de liaison de données Rockwell-Collins, ce qui permettra d’installer le nouveau système de ciblage tactique (TTNT) sur les EA-18G. L'EA-18G utilise son radar à balayage électronique (AESA) Raytheon APG-79, afin d'identifier des cibles à longue portée, mais en utilisant cet émetteur, il expose l'aéronef à la détection par les systèmes d'alerte de radar de la cible visée. Par conséquent, la marine veut doter ses appareils d’une mise à jour du système de détection passif, le AN/ALQ218 de Northrop-Grumman.

 

Nouvelle version de l’ALQ-218 :

Le AN/ ALQ-218 est un système de récepteur qui fournit une haute probabilité d'interception (POI) et de géolocalisation. Le système détecte et analyse les signaux adverses (IMOP) et permet d’identifier l’émetteur ennemi et ses caractéristiques. Il s’agit d’un système d’analyse à large spectre lui permettant de différencier les types de radars (surveillances, poursuites, sol ou embarqué) et l’analyse des types de fréquences. Le système enregistre  et répertorie l’ensemble des menaces pour permettre leur restitution sur un écran tactique, avec une plus grande précision que par le passé.

Une fois les signaux ennemis identifiés, le système les partages via la liaison de données avec les autres « Growler », les avions de détection avancée Northrop E-2D « Advanced Hawkeye ».

Les Boeing EA-18G « Growler » possèdent déjà un système similaire, mais celui-ci ne fonctionne que pour la courte portée. Le nouveau système longue-portée viendra remplacer l’actuel dans les nacelles de bouts d’ailes.

 

Rappel concernant les EA-18G & Super Hornet :

L’EA-18G dispose du radar AN/APG-79 à antenne active (AESA) lui permettant non seulement d’être autonome en comparaison de son prédécesseur  EA-6B en mode air-air, mais intègre des possibilités de liaisons de données numériques et de brouillage dirigé indépendant du reste des systèmes embarqués.

Pour la lutte contre les défenses ennemies, l’EA-18G dispose de pod ALQ-99 de brouillage. L’EA-18G du radar AESA (Active Electronically Scanned Array) APG-79 de Raytheon.

 

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 Photos : 1 Boeing EA-18G « Growler » @Anthony Osborne 2 nacelle de bout d’ailes qui emporte l’ALQ-218 @ Northrop-Grumman