02/04/2016

Lancement du programme CMV-22B !

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Bell-Boeing a reçu un contrat de 151 millions de dollars pour le lancement de la conception du programme CMV-22B, destiné au remplacement du Northrop-Grumman C-2 « Greyhound » de l’US Navy.

La nouvelle variante du V-22 est basée sur celle du MV-22B « Osprey » en service au sein du Corps des Marines et sera équipé de réservoirs de carburant supplémentaires pour étendre son rayon d’action de 860mn à environ 1,150mn. De plus les ingénieurs devront travailler sur un système de communication radio de longue portée (au-delà de la visée radio) qui devra permettre de pouvoir rester en liaison avec le groupe de combat naval. La Marine américaine prévoit de commander 44 CMV-22B à partir de 2018, pour des livraisons qui débuteront en 2020.

Bell-Boeing MV-22 «Osprey» :

Le V-22 « Osprey » est aéronef de transport multirôle utilisant la technologie du rotor basculant pour combiner  les performances en vol vertical d'un hélicoptère avec la vitesse et la portée d'un aéronef à voilure fixe. Avec ses nacelles et les rotors en position verticale, il peut décoller, atterrir et décoller comme un hélicoptère. Une fois en vol, ses nacelles basculent. Pour se comporter comme  un avion à turbopropulseur capable de haute vitesse et  de vol à haute altitude.

A ce jour, 230 V-22 sont en service sur un total de 360 appareils commandés. Le programme «Joint Advanced Vertical Lift Aircraft» est lancé en 1982 sous la direction de Bell Helicopter et Boeing. Le programme fut plusieurs fois menacé d’abandon pour des raisons budgétaires et le premier prototype commencera ses essais le 19 mai 1989, en vol stationnaire uniquement. Le premier vol horizontal ayant lieu le 14 septembre. En novembre 2000 le fonctionnement depuis un porte-avions est validé.

 

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Photos : MV-22B de l’USMC@ USMC

 

 

16/03/2016

La Navy renforce sa capacité en hélicoptères !

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L'US Navy a commandé une série de deux types d’hélicoptères pour venir renforcer et moderniser la capacité d’appuis au sol du Corps des Marines. Pour ce faire elle a opté pour l’achat de 12 Bell UH-1Y « Venom » et 16 Bell AH-1Z « Viper » pour un montant de 461 millions de dollars. Ces appareils seront livrés pour 2019 à l’USMC.

Cette commande reflète la transition du Corps des Marine en direction du remplacement progressif des anciens AH-1W avec la nouvelle version AH-1Z. En parallèle l’USMC relance l’acquisition d’hélicoptères UH-1Y en vue de l’élimination des derniers Huey 1-N.

Bell Textron AH-1Z  "Viper" :

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L’ultime version du célèbre « Cobra » est dotée d’une nouvelle motorisation, soit le General-Electric T700-GE-401, l’appareil est doté d’une nouvelle avionique qui incorpore un FLIR de troisième génération et fournit actuellement, une des plus longue portée du marché. En outre, le système complètement passif et automatique de balayage du champ de bataille, permet d’identifier de façon positive et suivre des cibles multiples à des distances, au-delà, de la portée maximale de son système d'armes. L’AH-1Z permet l’usage varié d’un armement complet comme les AGM-114A, B, C, F « Hellfire », des roquettes de 70mm et missiles air-air AIM-9 « Sidewinder ». Le poste de pilotage rénové comprend des écrans couleurs de grandes tailles, multifonctionnel et combinés avec la technologie de carte mobile.

Bell Textron UH-1Y « Venom » :

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Le Bell UH-1Y « Venom » est destiné à remplacer le bon vieux Bell UH-1 « Iroquois » dans le corps des Marines. La principale amélioration est l'installation d'un rotor quadripale au lieu du bipale de son prédécesseur. En fibres composites, il est conçu pour résister à plusieurs impacts directs par des armes de calibres allant jusqu'à 23 mm. L'appareil présente aussi des turbines et une transmission améliorée, une avionique et une électronique modernisées, grâce à l'ajout d'écrans LCD multifonctions. L’UH-1Y a une charge utile augmentée de 125 % par rapport à l'Iroquois, un rayon d'action augmenté de 50 % , une plus grande vitesse de croisière ainsi qu'une réduction des vibrations de la structure, améliorant la stabilité de l'appareil. Cet aéronef est équipé d'un capteur infrarouge de 3e génération de type (FLIR).

 

Photos : 1 AH-1Z Viper & UH-1Y Venom 2 AH-1Z Viper 3 UH-1Y Venom @ Bell Textron

22/02/2016

Intégration de la variante C1 du JSOW sur le Super Hornet !

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Les essais opérationnels de la nouvelle variante du missile Raytheon AGM-154 Joint Stand-off (JSOW) sur avion de combat Boeing F/A-18 « Super Hornet » ont débuté avec un tir réussi.

Un Boeing Marine F/A-18F « Super Hornet » a réalisé un coup direct, contre une cible navale dans le cadre de l’intégration de la variante C1 du missile AGM-154. Cette nouvelle variante de l'arme ajoute la possibilité de lutter contre des cibles mobiles maritimes, en plus de cibles terrestres.

L'AGM-154 Joint Standoff Weapon « JSOW », est une bombe planante fabriquée par Raytheon. Elle est le fruit d'une collaboration entre l'US Navy et l'US Air Force visant à produire une arme standardisée de précision à moyenne portée, plus particulièrement destinée à engager les cibles bien défendues tout en restant à bonne distance des systèmes de défenses antiaériennes classiques. L'AGM-154 est une famille de bombes planantes appartenant à la classe des 454 kg. Destinées à être des armes hautement létales et à faible coût, elles apportent à leur utilisateur des capacités « Standoff » (tirs effectués à distance de sécurité), permettant d'atteindre des cibles à des distances d'environ 22 km (largage à basse altitude) et allant jusqu'à plus de 120 km (largage à haute altitude). De par ces caractéristiques, la JSOW peut être utilisée en toute sécurité contre de très nombreux types de cibles, même bien défendues. La nouvelle version AGM-154C est dotée d’une liaison de données et dispose d’une capacité à engager des cibles maritimes en mouvement. Elle devrait être délivrée aux forces à partir de 2016.

 

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Photos : 1 JSOW sur un super Hornet 2 Frappe sur un navire en mouvement @ USN

 

 

13/02/2016

Le KC-46A ravitaille un F/A-18 !

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Everett, Washington, la seconde phase de ravitaillement en vol à bord du nouveau KC-46A « Pegasus » s’est effectuée avec succès en fin de semaine.

Après avoir ravitaillé un F-16 de l’US Air Force, l’équipe d’essais en vol de Boeing a réussi le ravitaillement d’un F/A-18 « Hornet » de la Navy. Cette fois, le KC-46A a déployé le second système de ravitaillement composé du tuyau souple. Le KC-46 peut faire le plein des avions tels que le F/A-18 avec un maximum de 400 gallons de carburant par minute. L’exercice à eu lieu à 20.000 pieds.

Avec ce second test réussi, le programme de qualification du KC-46A confirme, que les deux systèmes de ravitaillement en service sur l’avion, permettent de fonctionner correctement. Les prochaines étapes d’essais vont concerner le ravitaillement d’avions tels qu’un C-17, un A-10 et un AV-8B. Il est également prévu qu’un F-35 termine les tests en vue de la qualification finale.

 

Photo : Premier ravitaillement d’un Hornet @ Boeing

 

07/02/2016

L’US Navy veut le maintien du Super Hornet !

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L'US Navy veut maintenir la chaine de production du Boeing F/A-18 « Super Hornet » à St Louis, car celle-ci est « vitale » pour surmonter les déficits et les retards du Lockheed-Martin F-35C. La flotte actuelle de F/A-18C/D « Hornet » vieillit plus vite que prévu de fait de sa surexploitation dans les longues campagnes au Moyen-Orient. Par ailleurs, des problèmes similaires sont actuellement rencontrés l'US Marine Corps avec ses « Hornet » et sa flotte de AV-8B « Harrier ».

Pour la marine américaine, il est devenu impératif de commander un minimum de 16 «Super Hornet» & « Growler » avec l’exercice financier 2016. Mais, il en faudra encore 35 d’ici 2020 pour combler les besoins opérationnels, mais également de formation des pilotes. Avec le retrait progressif des F/A-18C/D « Hornet » à partir de 2023, il faudra non seulement combler le départ de ceux-ci, mais également palier à la lente mise en opération de la flotte de F-35, dont l’US Navy semble perdre confiance.

Produire des «Super Hornet » :

Le secrétaire américain à la défense Ashton Carter a confirmé à la Marine qu’il faudra plus de F/A-18 « Super Hornet » que prévu précédemment. De plus, d’ici 2030 la force de frappe de la Marine reposera essentiellement avec le binôme « Super Hornet » & F-35 à la condition que ce dernier puisse recevoir l’ensemble de ses validations opérationnelles.

 

Les craintes opérationnelles du F-35 :

Une fois de plus, la problématique est connue et touche le programme du F-35. Le dernier rapport de la Direction des tests opérationnels et d’évaluation datant de la fin 2015 est tout simplement clair : « L'avion de chasse furtif ne sera pas prêt pour l'échéance de juillet 2017 » ! "Les problèmes importants sont bien connus, ils incluent l'immaturité du système d'information logistique autonome ainsi, que le système d’identification des pannes « Autonomic Logistic Information »(ALIS) qui continue d’échouer à identifier les pannes, sans oublier l'instabilité du logiciel avionique du Block 3F qui représente le squellette de l’avion et plusieurs problèmes concernant la fiabilité et la maintenabilité du moteur de l'avion", a ajouté le responsable du rapport Michael Gilmore.

Du côté de la Marine, la perplexité gagne du terrain avec le système de simulation qui doit permettre d’évaluer l’avion dans des environnements très complexes, difficiles à reconstituer dans la réalité, est lui-même en panne, car confronté à des difficultés informatiques. Le rapport pointe un nouveau problème qui concerne la question de l’échauffement de la soute à munitions qui dépasserait dans plusieurs cas de figure les limites fixées. Au sol, par forte chaleur à 32°C ou à grande vitesse et moyenne altitude (de 500 à 600 kt sous 25.000 ft pour le F-35A de l’USAF). La solution proposée par l’avionneur consiste à ouvrir la soute pour la refroidir et ceci même en vol. Problème, en mission de pénétration furtive, cette action rend tout simplement l’avion pleinement visible par les radars adverses. Toujours sur cette question, le refroidissement de la cellule et des soutes est obtenu sur le F-35 en utilisant le carburant comme dissipateur de chaleur (idem sur d’autres avions) mais ne donne pas de résultat satisfaisant sur le F-35. Cette problématique a été identifiée dès le début des premiers vols, il y a près de dix ans, mais à ce jour aucune solution n’est proposée.

 

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Photos :1 le F/A-18 E/F « Super Hornet @ USN 2 F-35 soutes ouvertes @ Lockheed-Martin