04/07/2016

US Navy, mise à jour des P-8A « Poseidon » !

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L'US Navy (USN) a attribué un Boeing un contrat d’une valeur de 71.6 millions de dollars pour le développement et l'intégration du programme « Increment 3 » en vue de l’amélioration des capacités de bord de la flotte d’avions de patrouille maritime P-8A Poseidon (MPA).

Le contrat, attribué « Increment 3 » comprend l’amélioration des capacités du système de liaison de données Link16 pour le guidage du missile Harpoon II, l’intégration d’un récepteur et d’un filtre pour le système de diffusion, l'amélioration du système de radio à haute fréquence, l’amélioration des logiciels de ciblage ainsi que de l’ensemble des communications par satellite à bande étroite (SATCOM). Les travaux devraient être terminés d'ici la fin de Février 2019.

Le programme « Increment 3 » fait partir d'une série de mises à niveau qui sont en cours de déploiement sur le P-8A pour l'USN et la Royal Australian Air Force (RAAF).

 Le Boeing P-8A «Poseidon» : 

 Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

 

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Photos : Boeing P-8A Poseidon@ Mark McEwan

17/06/2016

L‘Advanced Super Hornet à maturité !

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Pour l’avionneur américain Boeing, le développement de son projet « Advanced Super Hornet » a atteint sa pleine maturité. Le concept « Advanced Super Hornet » qui a été lancé en 2013 et testé en vol, peut officiellement être proposé à la vente.

Réussir à vendre :

Boeing lorgne maintenant les exigences de divers pays pour tenter de placer son « Advanced Super Hornet ». Les marchés potentiels sont : le Canada, la Finlande, la Belgique, l'Espagne, le Koweït et l’Australie.

Les discussions sont engagées avec la Marine américaine pour adapter le concept sur les flottes de « Super Hornet » et de « Growler ». Pour Boeing, cette solution aurait de nombreux avantages. L’augmentation de vie des cellules déjà en service et permettrait de compenser les retards de livraison du F-35. Les mises à jours offriront une meilleure connectivité entre les appareils en service. Le concept « Advanced Super Hornet » permet de réduire la signature radar des appareils et augmente le rayon d’action.

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L’Advanced Super Hornet :

Le projet «Advanced Super Hornet» est basé selon le constructeur Boeing sur le même principe que le F-15 « Silent Eagle ». L’objectif étant de répondre aux besoins anticipés de la crise à des fins de coût-efficacité améliorés concernant des technologies de furtivité. Cette solution permet avec un coût abordable, de répondre aux futurs besoins de survie d’un avion de combat. Tout comme sur le « Silent Eagle », on appliquer une amélioration de la furtivité des revêtements et de la signature radar de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité résident dans le fait, qu’il est possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnelle.

Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la  cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar. L’adjonction de réservoirs de carburant supplémentaires sur l’épine dorsale de l’avion en augmente le rayon d’action, permet de supprimer les réservoirs sous le ailes pour de l’armement additionnel, le cas échéant.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs.

Avec ce concept, Boeing peut directement équiper les flottes de « Super Hornet » existantes ou fabriquer directement de nouveaux avions, ce qui permettrait de maintenir la chaine de montage au-delà de 2018.

 

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Photos : Advanced Super Hornet @ Boeing

 

13/05/2016

L’Harpoon II bientôt qualifié sur « Super Hornet » !

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L'US Navy va terminer les essais en vol de développement en vue de la qualification du missile antinavire AGM-84Harpoon II sur les Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » la semaine prochaine. L’objectif de la Navy est de pouvoir aligner la nouvelle version du missile, d’ici la fin juin de cette année.

La dernière variante du missile « Harpoon » dispose d’un système de navigation assisté par satellite introduit dans le bloc II, ainsi qu’une liaison de données, qui lui permet d’être reciblée selon les besoins. De plus, cette amélioration permettra au missile une plus grande précision contre des navires ennemis de surface, dans les régions côtières encombrées.

Les améliorations principales de la version Block II sont obtenues en adaptant la centrale inertielle du Joint Direct Attack Munition (JDAM, Munition d'attaque directe commune), ainsi que de nouveaux logiciels, ordinateurs, et systèmes de guidage, tirés de la version SLAM-ER, version amélioré du SLAM, lui-même dérivé du Harpoon.

 

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Photos : Super Hornet doté de Harpoon BlockI @ USN

 

 

 

 

25/04/2016

Des doutes sur la maintenance du F-35 !

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Une nouvelle épine dans le pied du programme F-35 vient d’être révélée, elle concerne la logistique de la maintenance de l’avion. Selon le dernier rapport du Government Accountability Office des Etats-Unis (GAO) le système d’analyse des pannes Autonomic Logistics Information Systems (ALIS) continue de présenter des problèmes de fonctionnalité.

Selon le dernier calendrier de l’avionneur Lockheed-Martin le F-35 « Lightning II » devrait entrer en production à plein taux en 2019, pour commencer à équiper les différentes Forces aériennes qui l’ont commandé. Mais pour cela, il est impératif que les systèmes de maintenance bien spécifiques au F-35 fonctionnent correctement et puisse être transportable, lors des déploiements de l’avion.

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Développé par Lockheed-Martin, le système ALIS est une infrastructure matérielle et logicielle qui collecte et analyse des données de santé et de maintenance. Chaque F-35 peut être analysé individuellement, mais les informations de celui-ci, sont ensuite transmises dans une base de données centralisée. Ce «système des systèmes» est conçu pour soutenir les F-35 en opérations pour en assuré la maintenance, avec la détection des défauts et assurer les livraisons de pièces au cours du cycle de vie de l’avion. Ceci fonctionne à travers l’ensemble des utilisateurs. Or, si ce système ne fonctionne pas correctement, les F-35 auront vite fait d’être cloués au sol ! De plus. Il n’est pas possible de revenir à une maintenance plus traditionnelle, chaque utilisateur est directement dépendant du bon fonctionnement de ce système.

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Les problèmes d’ALIS :

Selon le GAO, la grande taille des serveurs d’ALIS pose des problèmes de transport, de plus le système doit être connecté. Or, dans un environnement de brouillage électronique et de cyberguerre, sans oublier le simple problème d’approvisionnement en électricité dans un contexte de guerre généralisée, rien ne garantit le bon fonctionnement du système. De plus, des doutes apparaissent en ce qui concerne la résistance dans un environnement à haute température typique des opérations au Moyen-Orient par exemple.

La problématique de l’ultra-connectivité est aussi mise en cause, que se passerait-il pour l’ensemble des utilisateurs du F-35, si l’un des pays client se faisait « pirater » son système de maintenance ? Les risques de perturbations pourraient se répandre à travers le système et venir infecter l’ensemble des flottes de F-35.

Le dernier problème soulevé par la GAO provient des essais par le Corps des Marines du système ALIS à bord du navire d'assaut amphibie USS Wasp. En effet, les tests n'ont pas évalué la déployabilité du système et de fait « ALIS » n’est pas opérationnel. Si le système ALIS a pu être transporté et mis en place, l’ensemble de celui-ci n’a pas été testé dans son ensemble à ce jour.

Dans une déclaration en réponse aux conclusions du GAO, les responsables du programme F-35 au sein du Pentagone ont déclaré: «il n'y avait pas de surprises" dans le rapport, les questions associées à ALIS sont bien connues des services, des partenaires internationaux et de l'industrie. Le bureau du programme a lancé une "feuille de route technique" pour définir les priorités d’ALIS qui seront achevées cet été.

On le voit une fois encore, la longue liste des soucis liés au F-35 n’est pas encore close.

 

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Photos : 1 F-35 @USAF 2 Unité centrale de maintenance pour F-35 3 Maintenance de proximité @ USAF

 

15/04/2016

Développement du nouveau brouilleur pour l’EA-18G !

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L’US Navy a sélectionné Raytheon pour la fabrication du nouveau système de brouillage qui équipera les avions Boeing EA-18G « Growler ». Un contrat de 1 milliard de dollar a été signé cette semaine, en vue du développement d'ingénierie de la nouvelle nacelle de brouillage « New Generation Jammer » (NGJ).

Actuellement la marine américaine utilise les nacelles AN/ALQ-99 sur les EA-18G. Ces mêmes nacelles de brouillage équipaient à l’époque les EF-111A « Raven », ainsi que les derniers EA-6B« Prowler » encore en service.

Le projet :

Le contrat prévoit une entrée en service pour 2020. D’ici là, Rayhteon va concevoir deux modèles de nacelle qui seront ensuite testée en vol sur un EA-18G. Le groupe d’essais de la Marine prévoit de procéder à un examen critique de la conception du système en 2017, pour finaliser la conception et permettre l'assemblage des modèles de test. Le premier test d'un pod de brouillage entièrement fonctionnel est prévu en mars 2019.  La nacelle NGJ doit permettre une agilité accrue de brouillage et de précision et de capacité à large bande (bande basse, mi-bande et bande haute) pour une plus grande couverture de la menace.

Au total, la Marine américaine prévoit d’acquérir 128 nacelles NGJ pour un coût estimé à près de 7,4 milliards de dollars.

 

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Photos : 1 EA-18G « Growler » @ USN 2 Essais d’un modèle de nacelle sur un Gulftream GIII @ Raytheon