28/01/2017

Le F-35 et Air Force One sous l’œil de la Maison-Blanche !

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Washington, le nouveau secrétaire américain à la Défense James Mattis a ordonné une révision immédiate des programmes de recapitalisation du F-35 de Lockheed Martin et du futur Air Force One de Boeing en vue de réduire les coûts des deux plates-formes.

Concernant Air Force One :

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Dans le cadre du réexamen de la recapitalisation des avions présidentiels dérivé du Boeing B737-800 « Intercontinental », le Bureau militaire de la Maison Blanche et le secrétaire adjoint doivent déterminer les domaines précis où les coûts pourraient être réduits. Cela pourrait inclure des opérations autonomes, la production d'énergie des aéronefs, le refroidissement, la capacité de survie et les capacités de communication.

Par ailleurs, l’équipe du président D. Trump confirme ne pas vouloir annulé ce programme et poursuivre le développement du futur « Air Force One » mais avec un contrôle des coûts efficient. Vendredi, un représentant de Boeing a déclaré que la société fournissait des informations à l'administration Trump depuis quelques semaines et s'engageait à fournir des équipements militaires à des prix aussi abordables que possible.

Le F-35C en danger :

Bien les critiques portent sur l'intégralité du programme F-35, l'examen prendra uniquement en considération la variante « C », qui représente la plus petite part du programme enregistré par Lockheed-Martin. En effet, en cas d’abandon, le Super Hornet a besoin d'une catapulte pour se lancer à partir d'un bâtiment et ne pourrait pas remplacer la variante «B» du F-35 à atterrissage vertical.

Parallèlement, le sous-secrétaire de la Défense supervisera un examen comparant les capacités opérationnelles des F-35C et F/A-18E/F et évaluera l'étendue des améliorations possible sur F/A-18E /F. On parle ici de la variante Advanced Super Hornet, qui pourrait donc bien devenir une alternative au F-35C.

La bataille F-35 vs Super Hornet :

La décision d’opposer le F-35 au « Super Hornet » n’est finalement pas nouveau, le Canada a annoncé que le gouvernement achèterait 18 Boeing F/A-18 « Super Hornet » comme solution provisoire remplacer sa flotte vieillissante de CF-18. Le nouveau gouvernement américain ne fait que reprendre cette même logique en vue de réduite les coûts déjà largement dépassés du programme F-35.

Analyse :

Pour autant, une décision de stopper la variante « C » du F-35 aurait également comme première conséquence une augmentation significative des coûts pour l'US Air Force, le Marine Corps et les partenaires internationaux impliqués dans le programme conjoint. En d’autres termes il n’est pas évident que la nouvelle administration puisse se permettre d’annuler cette version du F-35. Sauf, peut-être si Lockheed-Martin arrivait à réduire les coûts des versions A & B de 20 à 25% ce qui n’est pas encore gagné. La dernière alternative serait de ne plus commander de F-35 une fois le 400ème appareils livrés.

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Photos : 1 F-35C@ USN 2 le futur Air Force One 3 Advanced Super Hornet@ Boeing

 

22/12/2016

Le CBO veut stopper les commandes de F-35 !

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Washington, le Bureau du Budget du Congrès américain (CBO) proposer ni plus ni moins que de stopper les commandes de l’avion de combat F-35 de Lockheed-Martin. L’objectif de cette demande du CBO doit permettre de réduire le déficit budgétaire des Etats-Unis.

Pour le Bureau du Budget du Congrès américain le programme d’avion de combat F-35 représente un coût estimé à près de 400 milliards de dollars. Le CBO explique dans un son raprt datant du 8 décembre dernier, que cette mesure devrait être appliquée au delà des 285 exemplaires déjà commandés par le Pentagone et de poursuivre la production des chasseurs actuels.

Pour les membres du CBO, une telle décision impliquerait une économie de 29 milliards de dollars sur la période 2017-2026.

Le rapport précise également comment gérer la flotte de F-35 initialement construite. Celle-ci devrait venir intégrer une future force d'appareils furtifs constituée des actuels bombardiers B-2 « Spirit » et des F-22 « Raptor » et du futur bombardier stratégique B-21.

Dans une seconde phase, le CBO préconise et l'achat des deux types de chasseurs non furtifs encore en production, soit le le F-16 C/D pour l'US Air Force et le F/A-18 pour la Navy et les Marines et ceci dans des versions plus modernes comme le « Viper » et « l’Advanced Super Hornet ».

Par ailleurs, le CBO rappelle que les deux composantes de l'armée américaine prévoient de développer des avions de combat "entièrement nouveaux" pour une mise en service dans les années 2030. L'USAF et l'US Navy "pourraient ainsi choisir de remplacer certains des F-35 prévus par ces nouveaux avions", souligne le rapport.

Trump négocie des baisses de coûts :

De son côté, le futur Président D. Trump a rencontré le PDG de Boeing, Dennis Muilenberg, en Floride. Les deux hommes semblent être d’accord sur le fait qu’il sera possible de livrer les futurs B747-800 « Air Force One » pour moins de 4 milliards de dollars. Des efforts sont possibles en vue de réduire les coûts du projet.

Concernant le F-35, D. Trump a également rencontré les dirigeants de Lockheed-Martin en vue de la mise en place d’un plan de réduction des coûts. Ce lundi, le général Christopher Bogdan, directeur du programme F-35 du ministère de la Défense, a défendu le programme en disant que les dépassements de coûts faisaient partir du passé et a déclaré que le Pentagone envisageait de négocier les prix des prochains lots F-35 à la baisse. De son côté l’avionneur américain s'attend à ce que le coût pour chacune des trois variantes du F-35 baisse de 6% à 7%. Cependant cette baisse est insuffisante pour D. Trump. L’histoire ne dit pas pour l’instant, si le futur locataire de Maison Blanche appliquera la recommandation du Bureau du Budget du Congrès américain (CBO) !

 

Photo : Le F-35 de Lockheed-Martin@ USAF

 

19/07/2016

Fin des soucis pour le KC-46A !

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Boeing et l'US Air Force ont testé avec succès une solution matérielle pour résoudre les problèmes rencontrés lors du ravitaillement avec un C-17 « Globemaster III ». La résolution de ce problème était une condition préalable à la décision prévue de l’US Air Force d'approuver la production initiale à taux faible de (LRIP) en août prochain,

De nouveaux essais en vol de ravitaille avec un C-17 « Globemaster III » et un F-16 ont permis de validé la solution technique. Cette solution consiste dans l'installation de soupapes de décharge de pression hydraulique dans la perche de ravitaillement. Ces deux vannes de dérivation ont pour but de soulager la pression de chargement du combustible dans la perche fixe.

Ravitaillement d’un A-10 :

Le 15 juillet dernier, un KC-46A a ravitaillé avec succès un avion de combat de type Fairchild A-10. Ce dernier a reçu 680kg de kérosène à une altitude de 15'000 pieds. Avec ce dernier essais l’ensemble de la flotte de l’US Air Force et de la Navy ont pu être testé compatible avec le nouveau ravitailleur.

Un soulagement pour Boeing :

L’avionneur américain est sous pression pour livrer à temps 18 KC-46A à partir du mois d’août 2017. Avec ces essais réussis, l’avionneur devrait donc obtenir la capacité opérationnelle initiale dans les délais prévus.

Le KC-46A «New Generation Tanker»:

Le KC-46A «New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 «Dreamliner». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le «New Gen Tanker» se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le «New Gen Tanker» met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le «New Gen Tanker» dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).

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Photos : 1 Ravitaillement réussi d’un C-17 2 Ravitaillement d’un A-10 @ Boeing

 

09/07/2016

Des « Sea Hawk » pour la Marine israélienne !

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La Marine israélienne prévoit de se doter de huit hélicoptères de type Sikorsky SH-60F « Sea Hawk » d’occasions en provenance des stocks de l’US Navy. Ces hélicoptères seront utilisés à bord des quatre nouvelles frégates commandées au chantier naval allemand ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS).

Confirmation américaine :

L'Agence américaine de défense et de sécurité pour la coopération (DSCA) vient de confirmer cette commande en fin de semaine dernière. La DSCA confirme également que le département d'Etat américain a approuvé la vente éventuelle d’un montant estimé à près de 300 millions de dollars pour les huit SH-60F « Sea Hawk ».

En plus des huit hélicoptères Sikorsky SH-60F « Sea hawk », le contrat comprend 12 moteurs General-Electric T-700-401C ainsi que les systèmes de navigation, communications, identification ami /ennemi, des mitrailleuses et des réservoirs de carburant auxiliaires.

Le Sikorsky SH-60F « Sea Hawk » :

Le SH-60F vola pour la première fois en 1987 et entra en service en 1989. Le SH-60F est assez proche du SH-60B. Ses missions sont pour l'essentiel les mêmes. Le SH-60F est conçu pour protéger avec d'autres hélicoptères une flotte entière à partir d'un bâtiment de surface. Il doit le protéger des menaces de surface dans un périmètre de 50 miles et jusqu'à 150 miles pour les menaces sous-marines. Il peut lancer et écouter les bouées acoustiques grâce à un quatrième homme d'équipage. Il traque les sous-marins grâce à son sonar actif AQS-13F (au lieu d'un MAD) et bénéficie d'un pilote automatique pour les phases de vol stationnaire. Il assure les missions de transport entre navires de la flotte.

 

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Photos : Sikorsky SH-60F « Sea Hawk »@ US Navy

04/07/2016

US Navy, mise à jour des P-8A « Poseidon » !

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L'US Navy (USN) a attribué un Boeing un contrat d’une valeur de 71.6 millions de dollars pour le développement et l'intégration du programme « Increment 3 » en vue de l’amélioration des capacités de bord de la flotte d’avions de patrouille maritime P-8A Poseidon (MPA).

Le contrat, attribué « Increment 3 » comprend l’amélioration des capacités du système de liaison de données Link16 pour le guidage du missile Harpoon II, l’intégration d’un récepteur et d’un filtre pour le système de diffusion, l'amélioration du système de radio à haute fréquence, l’amélioration des logiciels de ciblage ainsi que de l’ensemble des communications par satellite à bande étroite (SATCOM). Les travaux devraient être terminés d'ici la fin de Février 2019.

Le programme « Increment 3 » fait partir d'une série de mises à niveau qui sont en cours de déploiement sur le P-8A pour l'USN et la Royal Australian Air Force (RAAF).

 Le Boeing P-8A «Poseidon» : 

 Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

 

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Photos : Boeing P-8A Poseidon@ Mark McEwan