01/02/2017

Programme T-X : Nouvelle défection !

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Northrop Grumman et BAE Systems ont décidé de ne pas soumettre d’offre pour dans le cadre du programme T-X d’une valeur de 16 milliards de dollars de l’US Air Force qui doit permettre de remplacer la flotte de T-38 « Talon ». Cette annone arrive 6 jours après le retrait de l’équipe Leonardo/Raytheon avec le T-100 (voir article du 26.01)

La société avait annoncé en 2015 qu'elle s'était associée à BAE Systems, L3 et à la filiale Scaled Composites de Northrop pour le programme de l’US Air Force. Mais en dépit de la conception d'un appareil le modèle N400T les entreprises ont estimé que l’offre n'était pas suffisamment compétitive.

Trois concurrents :

Trois appareils sont encore en concurrence, il s’agit de Boeing/Saab avec le démonstrateur TX, Lockheed-Martin-Korean Aerospace Industries avec le T-50 et une offre mystérieuse de Sierra Nevada et associée à Turkish Aerospace Industries dont on ne sait pas grand chose.

Northrop-Grumman modèle N400NT :

Le prototype de Northrop-Grumman pour le concours T-X avait été discrètement présenté le 19 août dernier à Mojave, en Californie de son modèle N400NT (désignation provisoire). Le prototype du N400NT de Northrop-Grumman est propulsé par un seul moteur General-Electric F404-102D de 17,200lb de poussée. L’avion a été développé par Scaled Composites, filiale de Northrop-Grumman et spécialisée en matière de prototypage. Le N4400NT avait effectué des essais en vol, mais là encore, aucune information n’a filtré. On remarquera que le N400NT ressemble beaucoup à l’actuel T-38 de Northrop. Il est vrai que l’avionneur avait annoncé un appareil dérivé de l’actuel T-38.

Photo : Prototype du N400NT @ Northrop-Grumman

 

 

28/01/2017

US Air Force, nouvelle commande de KC-46A !

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Everett, Washington, L’US Air Force a passé une nouvelle commande, ce vendredi, pour 15 avions ravitailleurs Boeing KC-46A « Pegasus » pour un montant de 2,1 milliards de dollars. La commande prévoit également des moteurs de rechange et des kits pour les ailes, ainsi que des gousses de ravitaillement.

Cette commande est la troisième à taux faible de production pour Boeing. Les deux premières commandes dateent d’août 2016 avec 7 et 12 avions, respectivement, ainsi que des pièces de rechange. Au total l’avionneur américain prévoit de construire 179 de ravitaillement basé sur la cellule du B767 pour la Force aérienne afin de remplacer sa flotte actuelle de KC-135 et KC-10. Les premières livraisons vont débuter cette année.

Le KC-46A «New Generation Tanker»:

Le KC-46A Pegasus «New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 «Dreamliner». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le «New Gen Tanker» se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le «New Gen Tanker» met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le «New Gen Tanker» dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).

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Photos : Le KC-45A Pegasus @ Boeing

Le F-35 et Air Force One sous l’œil de la Maison-Blanche !

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Washington, le nouveau secrétaire américain à la Défense James Mattis a ordonné une révision immédiate des programmes de recapitalisation du F-35 de Lockheed Martin et du futur Air Force One de Boeing en vue de réduire les coûts des deux plates-formes.

Concernant Air Force One :

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Dans le cadre du réexamen de la recapitalisation des avions présidentiels dérivé du Boeing B737-800 « Intercontinental », le Bureau militaire de la Maison Blanche et le secrétaire adjoint doivent déterminer les domaines précis où les coûts pourraient être réduits. Cela pourrait inclure des opérations autonomes, la production d'énergie des aéronefs, le refroidissement, la capacité de survie et les capacités de communication.

Par ailleurs, l’équipe du président D. Trump confirme ne pas vouloir annulé ce programme et poursuivre le développement du futur « Air Force One » mais avec un contrôle des coûts efficient. Vendredi, un représentant de Boeing a déclaré que la société fournissait des informations à l'administration Trump depuis quelques semaines et s'engageait à fournir des équipements militaires à des prix aussi abordables que possible.

Le F-35C en danger :

Bien les critiques portent sur l'intégralité du programme F-35, l'examen prendra uniquement en considération la variante « C », qui représente la plus petite part du programme enregistré par Lockheed-Martin. En effet, en cas d’abandon, le Super Hornet a besoin d'une catapulte pour se lancer à partir d'un bâtiment et ne pourrait pas remplacer la variante «B» du F-35 à atterrissage vertical.

Parallèlement, le sous-secrétaire de la Défense supervisera un examen comparant les capacités opérationnelles des F-35C et F/A-18E/F et évaluera l'étendue des améliorations possible sur F/A-18E /F. On parle ici de la variante Advanced Super Hornet, qui pourrait donc bien devenir une alternative au F-35C.

La bataille F-35 vs Super Hornet :

La décision d’opposer le F-35 au « Super Hornet » n’est finalement pas nouveau, le Canada a annoncé que le gouvernement achèterait 18 Boeing F/A-18 « Super Hornet » comme solution provisoire remplacer sa flotte vieillissante de CF-18. Le nouveau gouvernement américain ne fait que reprendre cette même logique en vue de réduite les coûts déjà largement dépassés du programme F-35.

Analyse :

Pour autant, une décision de stopper la variante « C » du F-35 aurait également comme première conséquence une augmentation significative des coûts pour l'US Air Force, le Marine Corps et les partenaires internationaux impliqués dans le programme conjoint. En d’autres termes il n’est pas évident que la nouvelle administration puisse se permettre d’annuler cette version du F-35. Sauf, peut-être si Lockheed-Martin arrivait à réduire les coûts des versions A & B de 20 à 25% ce qui n’est pas encore gagné. La dernière alternative serait de ne plus commander de F-35 une fois le 400ème appareils livrés.

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Photos : 1 F-35C@ USN 2 le futur Air Force One 3 Advanced Super Hornet@ Boeing

 

26/01/2017

T-100, Leonardo/Raytheon abandonnent la compétition du T-X !

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C’est une petite bombe qui vient secouer la compétition du T-X du futur avion école destiné à l’Us Air Force, l’association de l’avionneur européen Leonardo et de l’américain Raytheon avec le T-100 (M346) a volé en éclat.

La compagnie de défense italienne Leonardo, quitte la compétition pour construire l'entraîneur T-X de la prochaine génération destiné à la Force aérienne des États-Unis, invoquant des difficultés pour parvenir à un «accord commercial» avec son partenaire Raytheon. Les rapports de désaccord entre les deux principaux entrepreneurs de défense ont commencé à émerger l'année dernière. Les compagnies américaines et italiennes avaient un "désaccord" sur certains détails commerciaux au sujet du T-100. Les discussions ont sur le partage du travail entre les deux sociétés n’ont pas semble-t-il trouvé de solution.

Leonardo seul ?

La question se pose aujourd’hui sur une éventuelle participation de Leonardo en tant qu’avionneur unique pour le remplacement des T-38 « Talon ». Selon Filippo Bagnato, directeur de la division des aéronefs de Leonardo, l’entreprise évalue comment exploiter les capacités et le potentiel fort du T-100, dans le meilleur intérêt de l'armée de l'air des Etats-Unis. Mais concourir seul aux Etats-Unis sans pouvoir compter sur l’appuis et les liens d’une entreprise américaine dans cette compétition ne laisse vraisemblablement aucune chance à l’avionneur. Par ailleurs, trouver un partenaire américain dans l’urgence, alors que la compétition vient de démarrer est en soi quasi impossible.

 

Photo : le T-100 (M346 destiné initialement au concours T-X@ Leonardo

 

 

 

07/01/2017

Un B-52 perd un moteur en vol !

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L’incident à eu lieu lors d'un exercice qui se déroulait dans l'État du Dakota du Nord aux États-Unis, un bombardier Boeing B-52 « Stratofortress » a perdu en vol l'un de ses moteurs. L’avion a pu atterrir sans dommages quelques minutes plus tard. Le moteur a été retrouvé à 40 kilomètres au nord-est de la base de Minot au fond d’une rivière.

Concernant la cause de l'incident, l'armée n'est pas pour le moment en mesure de la déterminer précisément. Toujours est-il que les militaires précisent qu'à bord du bombardier, il n'y avait pas d'armes au moment du vol.

La question de la remotorisation :

Cet incident soulève à nouveau la question d’une remotorisation du vieux bombardier au sein de l’US Air Force. Cependant, le budget actuel de la Défense ne permet pas une accélération du programme de modernisation de la motorisation de la flotte de B-52. Dans son dernier discours à Washington le 6 janvier dernier, la Secrétaire de l’Air Force Deborah Lee James a déclaré que le récent accident n’augmentait pas l'urgence d’une remotorisation. Par contre, la Secrétaire a confirmé l’intérêt d’un programme dans le remplacement des moteurs Pratt & Whitney TF33 du bombardier.

De son côté l’US Air Force à lancer une nouvelle étude destinée à comparer les coûts en vue d’une prochaine modernisation de la motorisation du bombardier.

Modernisation :

Pour pouvoir rester en service actif, les B-52 n’ont cessé de subir de nombreuses modifications, cellule, avionique, équipements électronique et de survie. La dernière modernisation en date concerne la mise en réseau du système avec l’adjonction du système CONECT, installé sur les B-52, qui permet une liaison numérique avec l’ensemble des éléments de l’US Air Force, des centres de commandement et de contrôle, ainsi qu’avec les diverses forces terrestres. Ce système intégré et entièrement codé et protéger contre les éventuelles tentatives de pénétration électronique. Ces nombreuses modifications et modernisation doivent permettre à USAF et Boeing de garder le B-52 en service jusqu’en 2040. La question des moteurs du B-52 reste pour l’instant en suspend.

 

Photo : B-52 en vol g USAF