13/07/2017

Incendie d’un F-35, personnel trop confiant !

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L’enquête de l'US Air Force concernant le l’incendie qui s’est déclaré, lors du démarrage du moteur d’un Lockheed-Martin F-35A le 23 septembre 2016 sur la base aérienne de Mountain Home dans l’Idaho a rendu ses conclusion.

Rappel :

L’incendie s’est déclaré lors du démarrage du moteur le 23 septembre 2016 sur la base aérienne de Mountain Home dans l’Idaho. L'avion endommagé était l'un des sept F-35A de l'escadron 61 basé à Luke en déplacement à Mountain Home. Le pilote a pu évacuer l’avion, mais a été traité à l’hôpital pour des brûlures, ainsi que trois militaires de l’équipe au sol.

Les faits :

Selon le rapport d’enquête, le feu s’est déclaré lors du démarrage du moteur par un fort vent arrière. En effet, un fort vent de 30kt était actif pendant que le moteur Pratt & Whitney F135 a commencé une séquence de démarrage, forçant un retour de l'air chaud dans l'entrée de la tuyère de l’avion.

À mesure que la température de l'air augmentait, pendant que l’APU continuait d’alimenter le démarrage de la turbine en énergie électrique, une série de dysfonctionnements s'est produite. La densité inférieure de l'air produisait un couple insuffisant nécessaire au moteur, ce qui a ralentit la rotation de la section de la turbine.

Dans le même temps, le carburant a continué à alimenter le moteur à un rythme croissant, ce qui a poussé à un feu de moteur avec les gaz d'échappement. Le vent arrière a permis à l’incendie de se propager rapidement à travers l'avion et a causé des dommages importants à l’arrière de celui-ci.

Les conclusions du rapport :

Le rapport reproche un manque de sensibilisation et de formation aux pilotes et aux mécaniciens en ce qui concerne les conditions de vent arrière lors d'un démarrage du moteur. Une liste de contrôle du pilote comprenait un avertissement que les vents arrières forts peuvent pendant le démarrage d'un moteur provoquer une panne de l’APU. Cependant, la check-list du constructeur ne précisait pas la limite de vent arrière à ne pas dépasser. Le processus de démarrage du moteur du F-35A est fortement automatisé a conduit le pilote à croire que l'avion pouvait traité la plupart des procédures de départ de manière autonome. De plus, les données du moteur sont restées au « vert » et le pilote a supposé qu'il n'y avait aucun problème pour ce démarrage.

Les faits démontrent que si le pilote avait été mieux formés et que les limites de démarrage avec un fort vent arrière avait connues, le pilote et les mécaniciens au sol auraient pu identifier le problème plus tôt. L’équipe a par ailleurs eu trop confiance dans les systèmes de l’avion.

Selon le colonel Dale Hetke, de l'USAF, qui a mené l'enquête. "Cette conscience vague a conduit à une formation insuffisante pour les démarrages de moteurs avec un vent arrière. La formation a également entraîné une complaisance et une dépendance excessive à l'automatisation des aéronefs ».

Le service n'a pas encore déterminé les coûts totaux, mais estime que les dommages a l’avion coûteront plus de 17 millions de dollars.

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Photos : 1 F-35A au démarrage 2 Une partie des dégâts de l’incendie du 23 septembre@ USAF

 

11/06/2017

Le KC-46A entrera en service en 2018 !

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L'US Air Force s'attend à ce que Boeing fournisse le premier des nouveaux ravitailleurs KC-46A à la fin de la fin de 2018, soit plusieurs mois après une date prévue précédemment en septembre 2017.

À la suite d'une évaluation annuelle du risque de planification concernant le programme KC-46A au début de cette semaine, l'USAF a déterminé que des progrès plus lents que prévus dans le programme de test en vol et la capacité de Boeing à obtenir les certifications de l'Administration fédérale de l'aviation américaines retarderaient la première livraison de plusieurs mois. Boeing prévoit de sécuriser les approbations de conception restantes en juillet prochain 

"Je ne suis pas frustré", a déclaré le lieutenant général Arnold Bunch aux journalistes le 7 juin. "Bien, que je n'aime pas les retards. Boeing a lancé des ressources et fait tout son possible pour avancer, c'est la partie sur laquelle je suis très optimiste".

Les responsables de Boeing ont convenu avec l'USAF que des risques existent encore, mais disent qu'ils travaillent étroitement avec le service pour livrer des avions la plus rapidement possible

Le KC-46A «New Generation Tanker»:

Le KC-46A Pegasus «New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 «Dreamliner». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le «New Gen Tanker» se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le «New Gen Tanker» met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le «New Gen Tanker» dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).

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Photos : KC-46A @ Boeing

28/05/2017

Les A-10 et U-2 resteront en service !

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Washington, les besoins de l’US Air Force sont si importants, que les flottes de Fairchild A-10 et Lockheed U-2 devrait rester en service plus longtemps que prévu. En effet, la publication de la demande budgétaire du président pour 2018, ne prévoit pas la mise à la retraite des célèbre A-10 « Warthog » ni du vénérable avion espion U-2, ont annoncé cette semaine des responsables de la Force l’US Air Force.

"Le monde a changé, alors nous essayons de maintenir nos capacités d’engagement »a déclaré le général James Martin, sous-secrétaire adjoint de la Force aérienne pour le budget. "En ce qui concerne l'U-2, nous prévoyons de garder cette plate-forme encore longtemps. ... Il n'y a pas de date de retraite. »

Une porte-parole de la Force aérienne a confirmé que la retraite de la flotte de A-10 avait également été supprimée indéfiniment, faute de moyens de remplacement.

Ce que prévoit le budget :

Les documents du budget 2018 de l’USAF montrent un financement intégral de l'ensemble de la flotte des 283 Fairchild A-10 « Warthog » tout en étendant le service des avions espions Lockheed U-2. Cette décision est une victoire majeure pour le Congrès, qui refusé à plusieurs reprises les tentatives de retirer l'A-10 et l'U-2 du service.

Selon le dernier rapport opérationnel de l’USAF, les experts estime qu’il n’est pas possible pour la force aérienne de continuer son rythme opérationnel actuel sans l'U-2 et les A-10.

Selon la dernière estimation les A-10 resteront au minimum en service jusqu'en 2021. C’est seulement à cette date qu’une nouvelle estimation des besoins devra être faite afin de déterminer de l’avenir des A-10.

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Combler le futur départ :

Pour l’Air Strategic Combat de l'US Air Force, ces cinq petites années vont permettre de réfléchir à une solution de rechange, afin de combler les déficits du Lockheed-Martin F-35. Avec le retrait de la flotte de A-10, l’US Air Force se retrouvera avec une perte de capacité en matière d’appui aérien rapproché. Hors les récent conflits ont démontré un besoin crucial de pouvoir soutenir les forces au sol. Dans un rapport récent, le général Herbert Carlisle a fait allusion à la possibilité d'une nouvelle plate-forme. Les drones actuels de part leur fragilité, ne peuvent assumer ce rôle, par conséquent, si l’A-10 n’est pas remplacé par un aéronef spécialement conçu à cet effet, l’USAF perdra une capacité importante en matière d’appuis tactique au sol. Cette lacune aura donc des conséquences graves pour les troupes au sol. 

Le Lockheed-Martin U-2 : 

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Le Lockheed U-2 est un avion de reconnaissance à haute altitude qui fut utilisé intensivement durant la Guerre Froide pour observer les territoires de l’ex-URSS. La caractéristique principale de l'U-2 est sa capacité à voler à haute altitude (70 000 pieds, soit environ 21 000 mètres, deux fois plus haut que les avions de ligne) pour être hors de portée des défenses anti-aériennes. Il dispose d'un important rayon d'action, mais d'une vitesse relativement limitée.

Techniquement, l'U-2 pourrait être considéré comme un "planeur propulsé" en raison de ses énormes ailes qu'on retrouve sur les planeurs. L'atterrissage et le décollage de cet avion étaient très délicats : en effet, le Lockheed U-2 dispose d'un train avant et d'un train arrière en tandem (à l'inverse des autres avions qui ont deux trains arrières et un train avant), auxquels sont rajoutées des roulettes de stabilisation aux extrémités des deux ailes. Ces roulettes tombent au décollage, allégeant l'avion, mais rendant l'atterrissage d'autant plus difficile et impose que du personnel au sol intervienne à chaque atterrissage.

Les premiers vols d'espionnage du Lockheed U-2 ont lieu en 1956. Testé depuis la Zone 51. Le premier objectif était de repérer et de photographier les sites de missiles stratégiques intercontinentaux dans le cadre des programmes de reconnaissance aérienne.

Photos : 1 & 2 A-10 @ USAF 3 U-2@ USAF

 

 

 

11/05/2017

L’US Air Force teste le Talon HATE !

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L’US Air Force en collaboration avec Boeing ont récemment démontré que plusieurs aéronefs et stations terrestres peuvent communiquer efficacement et de manière sécurisée en utilisant le système de réseau aérien Talon HATE développé par Boeing.

Lors des essais en vol depuis la base de Nellis AFB, le système de communication Talon HATE installé sur deux avions de combat F-15C ont permis aux utilisateurs d'échanger des informations via les satellites SATCOM et la liaison 16 8Link16), Common Data Link et Wide Satellites Global de l'armée. Les tests ont également validé les capacités de réseau de liaison de données intra-vol utilisées par les avions de type F-22.

Les pilotes utilisant le système peuvent transmettre rapidement des informations entre le F-15C et d'autres appareils et systèmes d'armes de la Force aérienne, ce qui permet un partage efficace de l'information en temps réel.

Boeing effectuera des tests supplémentaires plus tard cette année avec des capteurs avancés, ce qui offrira des capacités améliorées de ciblage d'aéronef.

Le Talon HATE :

Développé initialement au sein du très secret bureau d’étude Phantom Works, la nacelle Talon HATE est un système qui combine une capacité d'échange de données secrète et un capteur infrarouge intégré de type Infrared Search-and-Track (IRST). Le système doit permettre d’assimiler en temps réel de nombreuses informations en créant une meilleure image opérationnelle commune pour la conscience tactique entre les flottes de F-15 et de F-22.

 

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Photo : F-15C doté du Talon HATE@ Boeing

 

02/05/2017

Le 6ème KC-46A a rejoint les essais !

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Everett, Washington, le 6ème avion ravitailleur de nouvelle génération KC-46A a rejoint les essais. L’avion va ainsi permettre d’élargir la finalisation des tests en vue de l’obtention de la certification.

Ce nouvel avion de ravitaillement en vol KC-46, fait partie du deuxième plan de production initiale à faible taux. L’avion avait effectué son premier vol le 29 avril dernier. L’avion va participer aux essais électromagnétiques produits par les radars, les tours de radio et d'autres systèmes.

Rappel :

À ce jour, les avions d'essai du programme ont complété plus de 1’600 heures de vol et plus de 1’200 « contacts » pendant le ravitaillement en vol avec des aéronefs de types : F-16, F/A-18, AV-8B, C-17, A-10 et KC-10. Boeing prévoit de construire 179 appareils dans son usine Everett. 

Le KC-46A «New Generation Tanker»:

Le KC-46A Pegasus «New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 «Dreamliner». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le «New Gen Tanker» se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le «New Gen Tanker» met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le «New Gen Tanker» dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).

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Photos : 1 Le 6ème KC-46A 2 Essai de ravitaillment avec un C-17 @ Boeing