02/02/2018

L’US Air Force rejette le Scorpion !

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L'US Air Force a exclu l'avion d'attaque légère Textron Aviation Scorpion dans le cadre du programme d’essais d’avion d’attaque au sol léger OA-X. Le choix de l’US Air Force se fera en direction de l'AT-6 « Wolverine » de Beechcraft et de l’Embraer A-29 « Super Tucano ».

La nouvelle est un coup dur le « Scorpion » de Textron Aviation visant à obtenir l'approbation de l'US Air Force. Un éventuel choix aurait facilité d’éventuelles exportations. Au lieu de cela, les turbopropulseurs AT-6 et A-29 sont «les deux avions d'attaque légers les plus prometteurs», a déclaré la secrétaire de la Force aérienne, Heather Wilson.

L'AT-6 et l'A-29 participeront à la deuxième phase de l'expérience OA-X de mai à juillet prochain sur  à l'aérodrome de Davis-Monthan en Arizona. La deuxième phase était prévue à l'origine comme une démonstration dans une zone de combat.

Encore faudra-t-il un budget ?

Mais le véritable soutien en ce qui concerne un avion d’attaque légère pour l’US Air Force est aujourd’hui difficile à juger. Il faudra attendre le mois de février pour savoir si l'Administration Trump optera pour un budget.

 

L’AT-6 « Wolverine :

 

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Basé sur la cellule de son avion d’entraînement militaire AT-6, Beechcraft a développé une version d’attaque au sol & surveillance pour répondre aux besoins d’appui au sol des unités antiguérillas et de lutte contre les narcotrafiquants. Cette solution devrait convenir selon son constructeur d’évoluer à proximité directe des Forces au sol et ceci de manière plus proches que les actuels A-10.  La réalisation de l’AT-6 Light Attack est la conclusion de nombreux essais effectués entre le constructeur et  l’Air National Guard Reserve Command Test de l’Arizona. L’appareil intègre un système de gestion NetCentric  de combat dérivé de l’A-10, permettant l’utilisation d’un viseur de casque, une tourelle FLIR couplée à un armement complet. La cellule est renforcée et permet de résister aux impacts d’armes légères. L’AT-6 dispose également d’une turbine plus puissante que sont petit frère, une Pratt & Whitney PT6A-68D de 1600 chevaux.L’appareil doit donc pouvoir évoluer et surveiller les frontières, ainsi que les secteurs proches d’unités au sol. Permettre de détecter tout mouvement adverse et d’apporter si besoin une réponse armée.

Le A-29 « Super Tucano :

 

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Le « Super Tucano » A-29 est doté d’un turbopropulseur Pratt & Whitney Canada PT6A-68C deux fois plus puissant que celui du Tucano de base et dispose d’une hélice Hartzell à cinq pales. Son fuselage est également plus long et deux mitrailleuses de 12,7mm Herstal M3P sont incorporées dans des ailes, dotées d’un nouveau profil. Effectuant fréquemment des missions à basse altitude et donc exposé à des tirs terrestres, l’habitacle du « Super Tucano » est protégé par un blindage en Kevlar. Un train d’atterrissage renforcé permet d’utiliser des pistes sommairement aménagées. L’appareil possède 5 points d’accrochage, dont un sous le fuselage, permettant d’emporter jusqu’à 1’500 kg d’armement selon diverses combinaisons. Ainsi, un canon de 20 mm peut être installé sous le fuselage, auquel s’ajoute, soit des bombes en chute libre ou guidées, des roquettes ou des missiles de types : AIM-9 Sidewinder, des MAA-1 Piranha ou des Python 3/4. Des réservoirs extérieurs de carburant peuvent également être utilisés pour augmenter l’autonomie de l’appareil. 

 

Photos : 1 Textron Scorpion@ Textron 2 AT-6 @ Beechcraft 3 A-29 @ Embraer

28/01/2018

L’USAF relance la production d’ailes pour le A-10 !

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L'US Air Force prévoit de rouvrir un contrat pour produire de nouvelles ailes pour venir équiper les Fairchild Republic A-10 « Thunderbolt II » et préserver au moins quelques-uns des trois escadrons de combattants actuellement en préretraite en l'absence d’un véritable remplaçant.

Rappel :

En 2016, pour maintenir la flotte de A-10 en service, un contrat devait accélérer les travaux de maintenance. Diverses pièces devaient être usinées et Boeing aurait dû continuer à produire de nouvelles ailles pour l’avion. En effet, une partie de la flotte de A-10 a déjà reçu une nouvelle paire d’ailes. Mais il fallait encore remplacer les ailes les plus critiques, des A-10 encore services. Les ailes des A-10 ont été mises à lourde contribution, lors des nombreux déploiements sur divers théâtres opérationnels et de nombreuses fissures ont été décelées. 

Des retards :

Selon le dernier rapport de l’USAF, le contrat de remplacement des ailes arrive à son terme et une centaine d’avions n’ont pas été équipés. La raison de ce retard vient du fait que l’avionneur Boeing va fermer prochainement son usine de Macon, en Géorgie, où les nouvelles ailes des A-10 sont assemblées, avec les panneaux d'aile externes fournis par Korea Aerospace Industries. De plus, le contrat avec Boeing n’était selon l’avionneur, pas rentable.

De fait, l’USAF, prévoit d'acheter plus d'ensembles d'ailes pour l'A-10 avec des fonds disponibles dans le budget actuel et dans la demande de budget pour l'exercice 2019 qui sera publiée en février prochain. L'USAF devra créer une nouvelle chaîne de montage et sélectionner un entrepreneur différent pour terminer le travail de rééquipement des A-10.

Moins de A-10 que prévu :

Ce contretemps pourrait avoir comme conséquence une diminution du nombre de A-10. En effet, L'USAF n'a pas décidé combien des 109 A-10 seront au final doté de nouvelles ailes. Il se peut donc que certains appareils dont les ailes n’ont pas été remplacées soit finalement retiré.

 

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Photos : A-10 Thunderbolt II @ USAF

22/12/2017

Première certification pour le KC-46A!

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La Federal Aviation Administration (FAA) a accordé au ravitailleur Boeing KC-46A « Pegasus » sa certification (ATC) civile. Il s’agit là d’une première étape importante avant la de recevoir la certification militaire.

Cette certification concerne le B767-2C, et permet de confirmer que la conception fondamentale du ravitailleur KC-46 est sûr et fiable. Le B767-2C est une version modifiée du B767 commercial avec une structure, un câblage modifié. 

Pour recevoir la certification, l'équipe de Boeing, qui comprenait des avions commerciaux et de la défense, le personnel Espace & Sécurité, a réalisé une série d'analyses en laboratoire, au sol et des essais en vol qui mettaitent l'accent sur les capacités fondamentales de l'avion, y compris l'avionique, le vol automatique et l'environnement systèmes, ainsi que son nouveau système de carburant. Les données résultantes validées attestent que tous les systèmes fonctionnent comme prévu. 

L'ATC est l'un des deux certifications de navigabilité de la FAA requise pour le programme KC-46. Une équipe composée d’ingénieurs de Boeing, de spécialistes de l’Air Force travaille au sur le second certificat de type supplémentaire (STC), qui englobe les systèmes militaires qui sont installés sur le B767-2C pour en faire avion ravitailleur. 

Photo : KC-46A @ Boeing

 

06/12/2017

Vol inaugural pour le KC-46A de série !

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Everett, le premier Boeing KC-46A de série a terminé avec succès son premier vol. L’avion a décollé de Paine Field at 10:32 PST et s’est posé trois heures et demie heures plus tard. 

« Le vol d'aujourd'hui est une autre étape importante pour l'équipe Boeing et de l’US Air Force et nous aide à nous rapprocher de la livraison des avions opérationnels », a déclaré le colonel John Newberry, de l’US Air Force. 

Pendant le vol, les pilotes d'essais de Boeing ont pris atteint une altitude maximale de 39.000 pieds et effectué des contrôles opérationnels sur les moteurs, les commandes de vol et les systèmes environnementaux dans le cadre de la Federal Aviation Administration (FAA). Ce premier avion ravitailleur de série sera livré au début de 2018 à l’US Air Force.

Le KC-46A «New Generation Tanker»:

Le KC-46A Pegasus «New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 «Dreamliner». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le «New Gen Tanker» se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le «New Gen Tanker» met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le «New Gen Tanker» dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).

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Photos : le KC-46A de série @ Boeing

 

07/11/2017

Avions de combat : bientôt dotés de laser ?

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Le Laboratoire de recherche de l'US Air Force (AFRL) a attribué à Lockheed Martin un contrat de 26,3 millions de dollars pour la conception, le développement et la production d'un laser à haute puissance pour être testé depuis un avion de combat.

Le Laboratoire de recherche de l'US Air Force prévoit de tester le laser sur un avion de chasse tactique d'ici 2021. Le contrat fait partie du programme de démonstrateur de laser à haute énergie d'autoprotection SHiELD (Self-Protect High-Energy Laser Demonstrator) de l’AFRL, et représente une avancée majeure dans la maturation des systèmes de protection laser aéroportés.

Le programme SHiELD :

Le programme SHiELD comprend trois sous-systèmes:

La Recherche dans les effets aérodynamiques (STRAFE), le système de contrôle du faisceau, qui dirigera le laser sur la cible et le pod monté sur le chasseur tactique, qui alimentera et refroidira le laser.

Lockheed-Martin va se concentrer sur le développement d'un laser compact à haut rendement dans des contraintes de taille, de poids et de puissance. L’objectif étant de produire un démonstrateur d’arme laser en plate-forme d'essai aéroportée suffisamment petit pour venir s’intégrer dans un avion. Le développement de systèmes laser à haute puissance, tels que le SHiELD montrent que les technologies des systèmes d'armes laser deviennent réelles et qu'elles sont prêtes à être produites, testées et déployées sur des avions, des véhicules terrestres et des navires.

Rappel :

En juin de cette année, un laser à haute énergie monté sur un hélicoptère d'attaque Boeing AH-64 « Apache » a acquis et atteint une cible sans pilote. Le test a été mené par l’équipementier Raytheon et le Bureau de gestion du programme « Apache » de l'armée américaine en collaboration avec le Commandement des opérations spéciales des États-Unis à White Sands Missile Range, au Nouveau-Mexique.

Une réalité d’ici 20 à 25 ans :

Un mélange d’armes laser et d’armes classiques devrait profondément changer l’espace de bataille d’ici 20 à 25 ans selon l’US Air Force. Les armes à laser dirigent des faisceaux de lumière très concentrés sur leurs objectifs seront dans un premier temps surtout engagées à courte distance face à des drones. Ouis sur des cibles toujours plus gtrandes et à des distances plus importantes. Le principe du fonctionnent d’une arme laser et de chauffer la cible à des températures élevées, ce qui les enflamera presque instantanément. Au vue de la complexité d’un tel système, les premières générations d’armes laser seront principalement défensives.

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Photos : image de synthèse d el’utilisation d’arme laser sur avions de combat @ USAF