04/06/2020

Premier A320neo pour Wizz Air !

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La compagnie « low cost » d'Europe centrale Wizz Air a pris livraison de son premier Airbus A320neo, environ 15 mois après avoir reçu son premier A321neo. Il porte la flotte globale du transporteur à 122 avions, tous de type Airbus monocouloir.

Wizz Air prévoit de disposer de sept A320neo d'ici la fin de l'exercice en cours, bien que ce chiffre soit inférieur aux prévisions précédentes établies avant la crise des coronavirus. Les dernières données du carnet de commandes d'Airbus montrent que Wizz Air a un total de 65 A320neo en commande qui seront en service d'ici la fin de l'exercice 2026-2027. 

Il s’agit du 122e avion de Wizz Air une flotte entièrement en provenance d’Airbus. L'Airbus A320neo, le premier de son type dans la flotte WIZZ, intègre les dernières technologies de l'aviation et offre des avantages environnementaux significatifs, avec près de 50% de réduction de l'empreinte sonore, 20% de consommation de carburant et près de 50% de réduction de émissions d'oxyde d'azote par rapport aux avions de la génération précédente. En acceptant ce prochain avion équipé de moteurs Pratt & Whitney GTF ultra-modernes et efficaces, WIZZ renforce sa position comme l'une des compagnies aériennes les plus vertes du monde. La compagnie aérienne configure l'A320neo avec 186 sièges dans une configuration toute économie.

Parmi les compagnies aériennes à bas prix comptant au moins 100 appareils, Wizz Air exploite la flotte la plus jeune, avec un âge moyen de 5,43 ans. La flotte moderne et bien entretenue a joué un rôle clé dans le fait que Wizz Air a récemment été nommé parmi les dix transporteurs à bas prix les plus sûrs de 2020 par AirlineRatings.com. 

Des avions plus respectueux de l’environnement :

Les Airbus A320 et Airbus A320neo font partie des appareils les plus efficaces et durables actuellement disponibles sur le marché. Les émissions de dioxyde de carbone de Wizz Air étaient les plus faibles parmi les compagnies aériennes européennes au cours de l'exercice 2019 (57,2 gr / km / passager). Wizz Air possède le plus grand carnet de commandes de 267 appareils de la famille Airbus A320neo à la pointe de la technologie, ce qui permettra à la compagnie aérienne de réduire encore son empreinte environnementale de 30% pour chaque passager jusqu'en 2030.

Photo : A320neo de Wizz Air @ Airbus DS

02/06/2020

Les lignes directrices pour rétablir le transport aérien passagers !

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Nous l’avons vu dans des articles précédents, la reprise du trafic aérien passagers passe par une série de mesures en matière sanitaire. Les organisations tels que l’IATA, l’OACI disposent désormais d’un document cadre destiné aux opérations aériennes durant la crise de la COVID-19. Ce document permet aux acteurs du secteur aérien, ainsi qu’aux gouvernements de disposer des lignes directrices applicables pour réussir la reprise des vols passagers.

Des normes mondiales :

La mise en œuvre universelle de normes mondiales a fait de l’aviation un mode de transport sûr. Une approche semblable est essentielle durant cette période de crise afin de rétablir la connectivité aérienne à mesure que s’ouvrent les frontières et les économies. Les orientations du document « Takeoff »ont été élaborées avec la meilleure expertise des gouvernements et de l’industrie. Les compagnies aériennes les appuient sans réserve. Il faut maintenant une application des gouvernements.

« Takeoff » propose une approche par phases pour la relance de l’aviation et énonce un ensemble de mesures fondées sur le risque applicables à grande échelle. Selon les recommandations et les orientations des autorités de la santé publique, ces mesures vont réduire le risque de transmission de la COVID-19 durant les voyages.

Ces mesures sont les suivantes :

  • Distanciation physique dans la mesure du possible et mise en œuvre de « mesures adéquates fondées sur le risque quand la distanciation n’est pas possible, par exemple dans les cabines d’aéronef ».
  • Port du couvre-visage et du masque par les passagers et le personnel de l’aviation.
  • Assainissement et désinfection de toutes les zones comportant un potentiel de contacts humains et de contamination.
  • Surveillance de l’état de santé, ce qui pourrait inclure une autodéclaration avant et après le vol, ainsi que la surveillance de la température corporelle et l’examen visuel « par des professionnels de la santé ».
  • Suivi des contacts des passagers et des travailleurs : l’information à jour sur les contacts serait exigée dans le cadre de l’autodéclaration, et les interactions entre les passagers et les gouvernements se feraient au moyen des portails gouvernementaux.
  • Formulaire de déclaration de santé des voyageurs, incluant les autodéclarations conformément aux recommandations des autorités de santé publique compétentes. On devrait encourager l’utilisation d’outils électroniques pour éviter les documents papier.
  • Dépistage : si on peut obtenir des tests en temps réel, rapides et fiables. « Ces mesures à plusieurs niveaux devraient donner aux voyageurs et aux équipages la confiance nécessaire pour recommencer à prendre l’avion. Et nous sommes résolus à collaborer avec nos partenaires afin d’améliorer sans cesse ces mesures, en suivant l’évolution de la science médicale, de la technologie et de la pandémie elle-même ».

Ces mesures harmonisées à l’échelle mondiale et régionale, mutuellement reconnues, ne seront pas un fardeau économique indu et ne compromettront pas la sécurité et la sûreté de l’aviation civile. Le rapport mentionne aussi que les mesures d’atténuation du risque lié à la COVID-19 « devraient être souples et bien ciblées pour qu’une industrie aérienne dynamique et compétitive stimule la reprise économique ».

Les transporteurs très actifs :

Afin de préparer la relance du trafic passagers, les compagnies aériennes suivent les recommandations de l’OACI et de l’IATA. Mais de leur côté, les transporteurs préparent de programmes d’information spécifique destinés aux passagers. Ces initiatives doivetn permettre de rassurer les passagers à l’aide de guide facile de compréhension mettant en évidence les normes élevées de propreté, de santé et d'hygiène appliquées à chaque étape du parcours du passagers. Cela comprend l'hygiène culinaire dans les installations de restauration de la compagnie aérienne et le laboratoire d'analyse des aliments, le nettoyage en profondeur de la cabine de l'avion, l'enregistrement, le contrôle sanitaire, l'embarquement, l'expérience et le produit en vol, l'interaction de l'équipage, l'arrivée et le transport terrestre. Des informations complètes sur ces mesures de santé et d'hygiène de voyage sont disponibles sur les sites des compagnies aériennes. (Sources IATA/OACI)

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Photos : 1 A320 Air Asia 2 Passagers en Chine @ Reuters

 

 

26/05/2020

DESAER s’associe pour lancer l’ATL-100 !

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Le fabricant d’avion brésilien Desenvolvimento Aeronáutico (DESAER) s’est associé au centre portugais d'ingénierie et de développement de produits (CEiiA) pour poursuivre le développement et le lancement de l'avion multirôle bi-turbopropulseur léger ATL-100. Cet appareil doit à terme venir remplacer les Embraer « Bandeirante » en service au sein de la Force aérienne Brésilienne (FAB)

Le CEiiA conçoit, développe et exploite des produits dans les domaines automobile, mobilité urbaine, aéronautique, maritime et spatial. CEiiA a participé à une série de développements d'avions, y compris dont l’Embraer KC-390 « Millennium » et l'hélicoptère Leonardo AW159 « Wildcat », et a développé le véhicule aérien sans pilote (UAV) multimission à voilure fixe UAS30 avec la Force aérienne portugaise. CEiiA est également sous contrat avec l'Agence européenne de surveillance maritime (EMSA) pour surveiller la zone économique exclusive (ZEE) d'Islande avec le drone Elbit Systems Hermes 900 moyenne altitude longue endurance.

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Créé par d'anciens employés d'Embraer, DESAER est installé à Incubaero, un incubateur d'entreprises et de projets aéronautiques brésiliens. Le plan de l’entreprise est de transformer l’ATL-100 en réalité au cours des quatre prochaines années. L'un des objectifs de DESAER est d'opérer sur des marchés qui ont été abandonnés par Embraer dans le passé. Le nom ATL-100 est un acronyme portugais pour «avion de transport léger». Selon les données du fabricant DESAER, le modèle est conçu pour voler à une vitesse maximale de 430 km/h (et une vitesse de croisière de 380 km/h) il aura une autonomie d'environ 2’000 km (soit environ 570 km à pleine charge). L’avion offre une masse maximale au décollage de 7’500 kg, une longueur de 16 m, une hauteur de 6 m, une envergure de 20 m, une charge utile maximale de 2’500 kg.

L'ATL-100 sera disponible en versions civile et militaire. La version militaire jouera des rôles tels que le transport de troupes, le soutien logistique, la recherche et le sauvetage, la patrouille maritime de parachutistes, la liaison, la surveillance des frontières, l'évacuation médicale et les opérations spéciales.

L'avion à ses premiers stades de développement a été commandé par AGS Logística au Brésil, qui a signé un accord d'intention d'achat pour deux appareils avec une option pour trois autres.

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 Photos : Images de synthèse de l’ATL-100 en version militaire et civile @ DESAER

 

 

18/05/2020

Vol inaugural pour le Cessna SkyCourier !

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L’avionneur CessnaTextron Aviation Inc., a annoncé la réussite du premier vol de son nouveau turbopropulseur utilitaire le Cessna SkyCourier ce dimanche. Le vol marquant est une étape importante vers la mise en service de l'avion et il donne le coup d'envoi à l'important programme d'essais en vol qui valide les performances du Cessna SkyCourier.

Le prototype du Cessna SkyCourier a décollé de Beech Field Airport, piloté par Corey Eckhart, pilote d’essai principal, et Aaron Tobias, pilote d’essai en chef. Pendant le vol de 2 heures et 15 minutes, l’équipe a testé les performances, la stabilité et le contrôle de l’avion, ainsi que ses systèmes de propulsion, d’environnement, de commandes de vol et d’avionique.

Configurable pour les opérations de fret et de transport de passagers, le turbopropulseur à aile haute est conçu pour transporter une charge utile allant jusqu'à 6’000 livres avec une porte cargo de 87 pouces, un plancher plat et une cabine de près de 70 pouces de hauteur et de largeur pour accepter trois normes de conteneurs de fret aérien LD3. Dans une configuration de passagers, il pourra accueillir jusqu'à 19 passagers, avec une cabine arrière en filet pour les bagages et l'équipement. Il sera également disponible dans une combinaison mixte passagers / fret.

Le Cessna SkyCourier est conçu pour une utilisation élevée et offrira une combinaison de performances robustes et de coûts d'exploitation réduits. Cessna SkyCourier utilise la suite avionique  Garmin G1000 NXi et offrira des points forts tels qu'une vitesse de croisière maximale allant jusqu'à 200 ktas et une portée maximale de 900 nm. Les versions cargo et passagers du Cessna SkyCourier incluront en standard un ravitaillement en pression à un seul point pour permettre de réduire les temps  d’attente.  Le Cessna SkyCourier est doté de moteurs PT6A-65SC de Pratt & Whitney Canada.

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Photos : Le Cessna SkyCourier @ Cessna Textron

 

 

 

 

02/05/2020

Sans surprise le trafic passagers s’est effondré en mars !

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Selon le dernier bulletin de l’IATA, le trafic mondial de passagers pour le mois de mars 2020 a plongé de 52,9 % par rapport à mars 2019. C’est la baisse la plus importante de l’histoire récente de l’aviation commerciale.  La capacité en mars (mesurée en sièges-kilomètres offerts, ou ASK) a chuté de 36,2 % et le coefficient d’occupation des sièges a perdu 21,4 points de pourcentage pour s’établir à 60,6 %.

La demande est au même niveau qu’en 2006, mais avec des flottes et du personnel nécessaires pour le double. Pire encore, la situation s’est détériorée davantage en avril.

Marchés de passagers internationaux :

Le trafic de passagers internationaux en mars a diminué de 55,8 % comparativement à mars 2019. Ce résultat est bien pire que le déclin annuel de 10,3 % observé en février. Toutes les régions ont subi des baisses de trafic dans les deux chiffres. La capacité a chuté de 42,8 % et le coefficient d’occupation des sièges a perdu 18,4 points de pourcentage pour s’établir à 62,5 %.

Les transporteurs d’Asie-Pacifique ont subi le pire déclin, le trafic chutant de 65,5 % en mars, par rapport à la même période l’année précédente, ce qui représente plus du double de la baisse de 30,7 % observée en février. La capacité a diminué de 51,4 % et le coefficient d’occupation des sièges s’est effondré, perdant 23,4 points de pourcentage pour s’établir à 57,1 %.

Les transporteurs d’Europe ont enregistré une baisse de la demande de 54,3 % en glissement annuel. En février, le trafic était pratiquement inchangé par rapport à février 2019. La capacité a chuté de 42,9 % et le coefficient d’occupation a perdu 16,8 points de pourcentage pour s’établir à 67,6 %, soit le plus élevé parmi toutes les régions.

Les transporteurs du Moyen-Orient affichent une baisse de trafic de 45,9 % en mars, ce qui va à l’opposé de la hausse de 1,6 % enregistrée en février. La capacité a diminué de 33,5 % et le coefficient d’occupation a perdu 13,7 points de pourcentage pour s’établir à 59,9 %.

Les transporteurs d’Amérique du Nord ont vu le trafic chuter de 53,7 % par rapport à mars 2019, ce qui constitue une aggravation dramatique comparativement à la baisse de 2,9 % en glissement annuel enregistrée en février. La capacité a diminué de 38,1 % et le coefficient d’occupation des sièges a perdu 21,1 points de pourcentage pour s’établir à 62,8 %.

Les transporteurs d’Amérique latine ont subi une baisse de trafic de 45,9 % en mars, comparativement à mars 2019. En février, le déclin en glissement annuel était de 0,2 %. La capacité a diminué de 33,5 % et le coefficient d’occupation a perdu 15,3 points de pourcentage pour s’établir à 66,5 %.

Les transporteurs d’Afrique ont enregistré en mars une baisse de trafic de 42,8 %, soit une très grave détérioration par rapport au déclin de 1,1 % observé en février. La capacité a chuté de 32,9 % et le coefficient d’occupation des sièges a perdu 10,5 points de pourcentage pour s’établir à 60,8 %.

Trafic de passagers intérieurs :

Le trafic intérieur s’est contracté de 47,8 % en mars, par rapport à mars 2019, et tous les marchés ont enregistré des pourcentages de baisse dans les deux chiffres. En février, le déclin était de 21,3 % en glissement annuel. La capacité a diminué de 24,5 % et le coefficient d’occupation des sièges a perdu 26,0 points de pourcentage pour s’établir à 58,1 %.

Timide redémarrage en Chine :

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Les compagnies aériennes chinoises sont celles qui ont subi le pire déclin, la demande intérieure était en baisse de 65,5 % en mars, par rapport à mars 2019. La reprise s’amorce, en effet, cela constitue une amélioration par rapport à la chute de 85 % en glissement annuel observée en février dernier, le pays ayant commencé à rétablir le trafic intérieur. Le nombre de vols quotidiens sur les vols intérieurs a augmenté de 20,5% en mars. Cela représente 42% des capacités enregistrées avant la mise en place des mesures de restriction pour endiguer la propagation du coronavirus. (sources IATA/ICAO).

Photos : 1 flotte d’avions au sol 2 Timide redémarrage en chine @ Reuters