16/03/2014

Gripen, Offsets sous garantie !


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Nouveau volet consacré à l’acquisition de l’avion de combat Gripen E, après les garanties du contrat offerts par le gouvernement suédois, je vous propose de découvrir les compensations industrielles et les garanties obtenues avec l’avionneur suédois Saab.

 

Compensations industrielles garanties par contrat :

 

Le contrat d’acquisition prévoit deux closes de sécurité pour notre pays et notre industrie, la première prévoit que l’avionneur suédois Saab doit apporter 10% de contrats de compensation à la conclusion du contrat Gripen. La seconde prévoit que l’avionneur dispose de 10 ans pour achever les 90% restant.

 

Si, dans 10 ans Saab n’a pas bouclé l’ensemble des 100% de compensation industrielle, l’avionneur devra alors payer de sa poche la différence à la Confédération.

 

Ce qui change : 

 

Pour la première fois nous avons la garantie sur contrat d’obtenir 100% de compensations industrielles.

 

Par le passé, les fournisseurs d’équipements militaires s’engageaient à fournir le plus possible de compensation, mais sans garantie. Trois exemples :

 

Boeing avec le F/A-18C/D : notre pays a obtenu 55% d’offsets.

Rheinmettall avec le char Leopard II : notre pays a obtenu 45% d’offsets.

Northrop avec l’avion F-5 Tiger II : notre pays a obtenu 15% d’offsets.

 

Les offsets étaient variables, car non garantie sur contrat.

 

Dès la remise de l’offre, la société Saab s’est engagée à compenser économiquement, par un programme industriel suisse, les flux financiers la concernant. En l’état actuel, le volume total est estimé à quelque 2,5 milliards de francs. Le programme industriel suisse porte sur toutes les parts de fournisseurs étrangers. Il s’agit des fabricants de missiles, en plus du fabricant des avions. Les parts de fournisseurs suisses et d’organes gouvernementaux ainsi que les acquisitions de moindre importance auprès de tiers ne sont pas prises en considération. Le crédit d’engagement demandé inclut toutes les taxes et redevances, aux taux actuellement connus. Pour les projets proposés, le renchérissement a été estimé jusqu’à la livraison complète du matériel et figure dans les demandes de crédit. Le renchérissement est fixé sur la base de l’indice des prix à la consommation et de l’évolution des prix des matières premières.

Le solde des affaires de participation directe et indirecte de l’industrie suisse devra être négocié après la signature du contrat, comme cela est usuel. Les affaires s’étendront sur une période d’environ 10 ans.


 

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Le principe de compensations sur 10 ans : 

 

  • Implications de l’industrie suisse dans le programme Gripen E.
  • Intégration plus forte de l’industrie suisse dans la base des fournisseurs de Saab et de ses partenaires.
  • Promotion des exportations suisses à travers le réseau industriel de Saab.
  • Accroissement des capacités de l’industrie suisse grâce à des transferts de savoir-faire et de technologie.

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Notre industrie participera directement à la fabrication de divers éléments du Gripen E, non seulement pour les 22  appareils destinés à notre pays, mais également pour les 60 Gripen E suédois, la première tranche de 36 Gripen E brésiliens et les suivantes (soit près de 100), il faut ajouter toutes les commandes qui pourront être passées par d’autres clients sur 10 ans.

 

Mais au final l’ensemble de notre industrie bénéficiera des contrats de compensation. D’ailleurs la majorité de ceux-ci reviendra à l’industrie civile.

 

Position de l’industrie suisse des machines, des équipements électriques et des métaux (SWISSMEM) :

 

Les affaires compensatoires (également appelées affaires offset) constituent un instrument important pour les entreprises suisses dans leurs efforts de participation à des programmes industriels internationaux.

 *Si la Suisse renonçait unilatéralement aux affaires compensatoires, ceci entraînerait des dé-savantages qu’on ne pourrait pas compenser par rapport à la concurrence internationale.

*Les affaires compensatoires permettent une collaboration à long terme avec des fabricants leaders des secteurs civil et militaire.

*Afin de pouvoir positionner les entreprises suisses de manière optimale et de permettre aux fournisseurs étrangers de connaître l’industrie suisse, il est important d’intégrer l’industrie suisse dès les premières négociations d’acquisition.

*Un «Offset Controlling» correct est important. Il s’agit de profiter du potentiel d’optimisation existant. C’est pourquoi armasuisse, Swissmem et le GRPM ont créé le bureau des affaires compensatoires. Ce bureau a pour tâche de vérifier la pertinence des réactions de notre industrie et d’établir les évaluations et rapports correspondants.

 

Environnement international et national : 

 

La majorité des pays utilisent la possibilité des affaires compensatoires comme instrument indispensable pour les participations industrielles de leur industrie.

 

Si la Suisse renonçait unilatéralement à la possibilité des affaires compensatoires, ceci cause- rait à l’industrie un désavantage économique impossible à compenser vis-à-vis des concurrents internationaux.Prise de position Swissmem: 

 

Avantages pour la place industrielle suisse :

 

Les affaires compensatoires génèrent des commandes et de l’occupation pour les industries de chaque canton. Elles offrent également de bonnes chances pour l’acquisition de savoir-faire grâce à la coopération avec d’autres industries, centres de recherche et universités. Outre les entreprises, ce sont également les salariés, le fisc et les autorités qui profitent des commandes et de l’occupation supplémentaire. 15 à 20 centimes pour chaque franc généré par l’exportation vont dans la caisse des communes, des cantons et de l’Etat.

 

Exemples importants couronnés de succès dans l’industrie suisse :

 

De nombreuses entreprises suisses ont réussi à placer leurs diverses capacités dans des affaires compensatoires internationales. Un grand nombre a également développé de nouvelles activités et noué de bons contacts d’affaires durables dépassant largement le cadre des affaires compensatoires initiales. Grâce à la conscience de la qualité, au savoir-faire, à la flexibilité ainsi qu’à la fiabilité des fournisseurs suisses, les entreprises suisses sont compétitives au niveau international. Parmi les his- toires de succès d’entreprises membres de Swissmem, nous trouvons plusieurs exemples qui ont été possibles grâce aux affaires compensatoires.

 

Exemples de contrats :

 

Saab doit donc fournir 10% des contrats à la signature d’acquisition par notre pays, des contrats sont déjà sur les rails, en voici quelques exemples :

 

*Saab a signé avec la société Ruag d’Emmen (LU) un contrat évalué à 68 millions de francs pour le développement et la production des pylônes du Gripen E. 15,5 millions de francs prennent effet immédiatement. Ruag a convenu d’exécuter le contrat en y associant des sous-traitants de taille petite et moyenne de la Suisse Romande et de la Suisse italienne.

*La société neuchâteloise Orolia Switzerland SA a remporté un contrat d'une valeur de CHF 8 millions attribué par le fournisseur de matériel de défense, de sécurité et d'électronique spatiale Selex ES, une société du groupe Finmeccanica. Selex ES construit également le radar, le système de détection et de poursuite à infrarouge (IRST) et le système d'identification ami-ennemi (IFF) pour l'avion de chasse Gripen E de Saab. 

*General Electric Aviation a conclu un contrat évalué à presque 29 millions de francs avec Sauter Bachmann, une société de Glaris. Entre 2009 et 2012, GE Aviation, un partenaire de Saab, a déjà acheté des composants de moteurs et des équipements à cinq entreprises suisses pour un montant approximatif de 140 millions de francs.

 

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Liens sur les articles du dossiers Gripen E : 

Les mensonges des référendaires : 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

Gripen, un besoin fondamental : 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

Anti-Gripen, un comité de pieds-nickelés :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/06/anti-gripe...

 

Gripen l’avenir des Forces Aériennes : 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/13/gripen-l-avenir-des-forces-aeriennes-855166.html

L’obligation d’une police 24/24:

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/02/17/l-obligati...

Gripen, un contrat béton : 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/03/02/gripen-un-...


 

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Photos : 1 Gripen F de développement en Suisse @ Swiss Air Force 2 Chaine de montage Gripen à Linköping en Suède @ Saab

27/01/2014

WEF/Genève II, les limites du F-5 Tiger II !

 

 

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Nouveau volet concernant les besoins d’acquisition du Gripen E, cette fois-ci, c’est l’actualité qui nous en apporte une preuve supplémentaire.

Nos Forces aériennes ont dû armer les Tiger de la Patrouille Suisse pour sécuriser les deux dispositifs. « Pa capona » : nos ambassadeurs ailés ont donc été armés de missiles « bons de guerre » ! Parce que 32 F/A-18 ne suffisent pas pour protéger une conférence de paix et un forum international accueillis simultanément sur notre sol. Cela, même en collaborant avec d’autres forces aériennes.

Plusieurs opposants à l'achat du Gripen affirment que la solution pour ne pas « gaspiller des milliards » dans ces avions, réside dans la collaboration avec les pays voisins. Collaborer ? Sans avoir de quoi collaborer effectivement, dès lors qu'une frange politique de ce pays refuse que l’armée investisse, sur son budget ordinaire alloué par le Parlement, dans une aviation efficace au-delà de quelques jours ?

 

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Ces appels à la collaboration, c'est de la sculpture sur nuages ! Certes, nos Forces aériennes ont su faire face durant le WEF et Genève 2. Mais avec un manque cruel de moyens efficaces, en étant obligées d’armer leurs vénérables ambassadeurs pour faire le job. En Suisse, des prétendus « experts militaires » de gauche, maqués avec le Groupe pour une Suisse sans armée, n’ont cure du maintien de notre capacité de défense. Une capacité qui ne pourra être reconstruite du jour au lendemain une fois qu’on y aura renoncé le 18 mai prochain.

La situation du F-5 Tiger II :

 Les Northrop F-5E/F Tiger des Forces aériennes suisses ont une conception datant de la fin des années 60. La Confédération a acquis dès 1978 110 Tiger au total avec une mise hors service prévue à l’origine pour 2010. La flotte actuelle qui comprend moins de 50 appareils peut accomplir diverses missions, mais elle ne peut absolument pas se mesurer avec des avions de combat modernes des 4e et 5e générations.

Les derniers F-5E/F encore en service sont, non seulement limités du point de vue des capacités, ne pouvant par exemple, pas voler de nuit ou par mauvais temps, mais ceux-ci doivent également être guidés, depuis les stations radar au sol jusqu'à l’objectif. De plus, le vieillissement des cellules et des équipements de bord imposent soit un retrait des appareils les plus anciens, soit une augmentation annuelle des heures de maintenance et donc des coûts d’exploitation.

 

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Jusqu'à présent les F-5 destinés à la Patrouille Suisse n’étaient pas engagés lors d’opérations telles que le WEF ou des conférences du type Genève II, d’ailleurs les F-5 de la PS n’ont plus de canons de bord opérationnels, dont la partie arrière a été remplacée, par le système permettant de former les fumigènes. Mais l’attrition de la flotte de F-5 est aujourd’hui telle, qu’il fallut se résoudre à puiser dans l’effectif des F-5 destinés à la Patrouille Suisse. Le dispositif fumigène ayant été démonté pour réinstaller les canons de bord.

A l’évidence la situation de la flotte de F-5 devient complexe, il devient nécessaire de remplacer ces appareils par le Gripen E. Non seulement pour assurer dignement la souveraineté de notre espace aérien, mais aussi pour assurer l’avenir de la Patrouille Suisse !

Texte : François Monney/ Pascal Kümmerling

Photos : 1 & 3 F-5E PS armé@ René Gogniat 2 Aim-9P Sidewinder sur un F-5 E de la PS @ Neo Falcon

 

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OUI le 18 mai à la loi sur le financement du Gripen !

 

Lien sur les articles du dossier :

Gripen, un besoin fondamental :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

Gripen, les mensonges des référendaires :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22/01/2014

Gripen, un besoin fondamental !

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Ce second volet sur l’acquisition de l’avion de combat Gripen E a pour but d’expliquer, quels sont les besoins de nos Forces aériennes et de replacer cette acquisition dans un contexte opérationnel.

 

Contexte de l’actualité :

 

L’actualité nous donne un excellent reflet des situations auxquelles nos Forces aériennes doivent faire face. Les deux évènements que sont le WEF et la conférence sur la Syrie II qui débutent aujourd’hui ne sont possibles que grâce aux engagements de l’armée et à la forte contribution de notre aviation. Deux zones d’exclusion sont actuellement activées au-dessus des deux régions concernées, ce qui implique une capacité de surveillance et de réaction 24/24. Nos bons vieux F-5E/F participent à la surveillance, mais ne peuvent être engagés que de jour et par beau temps, de plus leur capacité de détection radar reste limitée. Par conséquent, la flotte de F/A-18 « Hornet » est quasi seule à pouvoir assurer de manière efficace cette tâche. Sachant que les équipages doivent continuer à s’entraîner en parallèle et qu’un certain nombre de Hornet n’est pas disponible étant en maintenance. Certes, cette situation ne va pas durer, mais clairement les limites imposées, par la petite flotte d’avions tout-temps dont nous disposons aujourd’hui !

 

Le rôle des Forces aériennes :

 

Dans le réseau sécuritaire suisse, les forces aériennes avec leurs moyens de transport et de défense aérienne, la défense aérienne basée au sol ainsi que les ressources de surveillance et de conduite de l'espace aérien, sont d'une grande importance.

 

Face aux menaces immédiates et aux attaques contre la Suisse, d’après le rapport de politique de sécurité de 2010, les forces aériennes sont nécessaire et efficace dans les quatre domaines de sécurité: dans le maintien de la supériorité aérienne comme action policière (zone A), dans la détection précoce et de sauvetage (B), dans le transport aérien et la reconnaissance (C) et dans leur tâche principale (D), la défense de l’espace aérien en cas d’attaque.

 

 

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Pour les Forces Aérienne, il n'existe aucun substitut dans leur domaine d'activité. Aucune autre organisation, aucun autre moyen ne peut couvrir leurs besoins et domaines d’intervention, même lors d’événements et de menaces bien en dessous du seuil de guerre. En outre, le principe de subsidiarité ne s’applique pas aux forces aériennes. En dehors des forces aériennes, rien ni personne ne peut assumer la surveillance, la protection ni la défense de l'espace aérien suisse.

Les Forces aériennes sont donc bien plus qu'un simple moyen militaire, elles jouent aussi un rôle fondamental dans les secteurs civils et, autant en temps de paix que dans les périodes de tensions temporaires et à risque. Il est donc essentiel pour la Suisse d'avoir des forces aériennes d’un niveau qualitatif élevé, ainsi que des équipements quantitativement suffisants, utilisables de manière opportune et efficace, pour n'importe quelle situation, quelles que soient les conditions et pour tout événement et menace imaginable.

 

Aux besoins urgents des forces aériennes, s’ajoute évidemment la capacité d’intervention QRA (Quick Reaction Alert) des Forces aériennes, l’organisation d’alerte reconnue et adoptée par le parlement comme une nécessité, sur une durée de 24 heures et par tous les temps. Si aujourd’hui, les FA ne volent pas le week-end, il en sera autrement d’ici 2016 avec la mise en activité permanentes QRA. Pour cela il nous faut une flotte moderne tout temps avec une dotation minimum en temps de paix de 5 escadrilles soit 3 sur F/A-18C/D et 2 sur Gripen E.

 

Ce bon vieux F-5 :

 

 

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Les F-5 E/F  « Tiger II », déjà trentenaires, ne répondent plus aux exigences requises actuellement pour mener à bien des opérations. Le remplacement partiel des Tiger (remplacement de l’ensemble de la flotte des Tiger par un plus petit nombre d’avions de combat plus performants) combiné aux 33 F/A-18, qui pourront être exploités jusqu’en 2030 environ, doit permettre à l’armée de protéger l’espace aérien suisse dans toutes les situations. En outre, les capacités de base permettant la reconnaissance aérienne tactique et l’appui aux Forces terrestres dans des engagements air-sol, qui ont été temporairement laissées de côté avec la mise hors service du Hunter en 1994 et du Mirage-IIIRS en 2004, doivent être rétablies. On notera que nous ne somme pas les seuls à remplacer les F-5, le Brésil, la Thaïlande, la Malaisie, Corée du Sud sont autant d’exemples.

 

 

Evolution des menaces aériennes :

 

 

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La grande majorité des forces armées sont actuellement en phase de modernisation et certaines s’activent à se doter de capacités de frappes à grandes distances. De fait, avec de nouveaux avions combinés aux missiles balistiques, l’acquisition de porte-avions pour certains et de sous-marins lanceurs de missiles, nous nous trouvons progressivement vers une menace croissante pour les populations, le territoire et les forces déployées en Europe. Plus de trente pays disposent déjà ou font actuellement l'acquisition de technologies de missiles balistiques qui pourraient, à terme, être les vecteurs non seulement de charges conventionnelles mais aussi d'armes de destruction massive. La prolifération de ces capacités n'implique pas nécessairement l'existence d'une intention immédiate d'attaquer nos voisins et indirectement notre pays, mais elle signifie que nous devons en tenir compte dans le cadre des missions de l’armée.

 

Un nouveau visage pour les FA :

 

En conséquence, l’acquisition du nouvel avions de combat Gripen E et des nouvelles capacités techniques qu’il offre, font partie d’une modernisation plus large de nos Forces aériennes. Notre armée de l’air s’apprête à connaître une profonde modernisation avec le programme DCA20. Les actuels systèmes de défense contre avions de type Rapier et canons de 35mm ainsi que les conduites de tir Skyguard vont être remplacés, par un nouveau système d’ici 2020. Ce futur système doit être doté d’une capacité de défense antimissile balistique (BMD) pour mener à bien la mission essentielle de défense collective et offrir à terme avec le Gripen E, une défense multicouche active contre les aéronefs, hélicoptères, drones, les avions bimoteurs civils kamikazes, porteurs ou non de charges rudimentaires et missiles balistique. Sachant que les FA vont augmenter la capacité de reconnaissance avec un nouveau drone et celle offerte avec le Gripen E.

 

Un achat nécessaire :

 

En remplaçant partiellement ses Tiger, les Forces aériennes seront de nouveau aptes à mener à bien les reconnaissances aériennes tactiques et à combattre des cibles terrestres.

En cas de défense du pays, les Forces terrestres dépendent des FA, lorsqu’elles doivent engager leurs armes lourdes. Mais cela n’est possible que dans la mesure où :

 

• la protection offerte dans les airs est garantie ;

• la reconnaissance aérienne est assurée (avions et drones) ;

• des cibles terrestres peuvent être combattues depuis les airs.

 

Les Forces aériennes sont la seule institution étatique permettant de veiller à la sécurité dans la troisième dimension. Elles seules ont la compétence et les moyens d’y effectuer des missions de surveillance, de contrôle, d’aide, d’avertissement et d’intervention. Cette tâche ne peut pas être déléguée.

L’achat de nouveaux avions de combat est pertinent en termes de politique de paix, car ainsi nous préservons notre responsabilité et notre neutralité.

 

L’achat de nouveaux avions de combat est justifié en termes de politique de sécurité, car ainsi nous assurons notre liberté, notre indépendance et notre autodétermination.

 

L’achat de nouveaux avions de combat est logique en termes de politique économique, car les F-5 vieillissent et coûtent de plus en plus cher sans offrir de nouvelles capacités.

 

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Lien :

 

Premier volet : Gripen les mensonges des référendaires :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

 

Photos : 1 & 3 Gripen F de développement @ Saab 2 F-5E et Gripen C en Suisse @ DDPS

 

04/01/2014

Gripen dans les cieux slovène & islandais !

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Depuis le premier janvier, des avions de combat Saab JAS39 C/D hongrois assurent la police du ciel en Slovénie, de même que des Gripen C/D tchèques exécutent les mêmes tâches en Islandes.

 

En Slovénie, les Gripen hongrois viennent de remplacer les Eurofighter italiens et en Islande les Tchèques remplacent les Allemand qui assumaient ce travail et ceci, dans le cadre de la coopération des pays de l'OTAN, pour protéger l'espace aérien des pays qui ne disposent pas de leur propre force aérienne. 

Un petit nombre de pays ne disposent pas d’une force aérienne, on compte notamment 

l’Estonie, la Lituanie et la Lettonie. 

 

Pas d’avion, pas de souveraineté aérienne :

 

Cette actualité est l’occasion de rappeler qu’aucun pays ne peut se passer d’une force aérienne et que dans le cas où des pays ne peuvent pour des raisons financières et politiques assumer une telle mission, L’OTAN impose systématiquement une surveillance aérienne. Cette surveillance n’est pas gratuite, tant financière que politique. Le fait de sous-traiter la surveillance aérienne de son espace aérien diminue également la souveraineté de l’Etat en question. En effet, L’OTAN peut du même coup imposer ses vues et utiliser comme bon lui semble les voies aériennes qui traversent ces pays.

 

Voilà un élément à ne pas perdre de vue, lors de la prochaine votation en mai sur les Gripen en Suisse ! CQFD.


 

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Photos : 1 Gripen C hongrois @ Max Briansky 2 Gripen D tchèques @ Tchèque air forces

 

 

21/12/2013

Gripen E : intégration du Meteor !

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Saab va procéder suite à la commande de l’administration chargée des équipements de Défense, l’intégration définitive du missile Meteor de MBDA sur le Gripen E. Il s’agit là de la dernière phase d’installation qui fait suite aux nombreux essais. 

 

"La commande supplémentaire assure la mise en œuvre de l'intégration du missile Meteor sur le Gripen E », a déclaré Ulf Nilsson, chef de l'unité de produit Gripen de Saab. " Il confirme également la position du Gripen E, comme le premier système de combat avec une conception flexible qui offre de grandes possibilités d'intégrer de nouvelles fonctionnalités."

 

Phase finale : 


 

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L’intégration du missile Meteor sur le Gripen E arrive dans sa phase terminale. Le premier tir d’un Meteor «inerte» avait déjà été réalisé avec un Gripen A/B en 2005. Puis, en juillet de cette année, un Gripen C/D avait été le premier avion a tiré un Meteor «actif». Il fallait vérifier que le missile se sépare normalement de l’avion lanceur, contrôler le bon fonctionnement du système de transmission de données entre l’avion et le missile et s’assurer du parfait fonctionnement du radar du missile sur des cibles factices.

 

La famille «Gripen» C/D/E sera ainsi la première à bénéficier du nouveau missile européen. Elle sera ensuite rejointe par le Rafale puis l’Eurofighter et enfin, le F-35.

 

Le MBDA Meteor :


 

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Le missile Meteor produit par le MBDA  alimenté par statoréacteur est destiné à des missions de défense aérienne. Il va intercepter des cibles à très longue portée. Produit conjointement par l’Angleterre, la France, l’Italie, l’Espagne et la Suède, il est doté d’une zone d'interception assurée nettement supérieure à celle des missiles de même gamme actuellement en service.

 

Le Meteor sera prioritairement réservé aux missions d'interception à grande distance, au-delà de la portée optique (BVR) de tout type d'aéronefs. Son utilisation sera privilégiée pour les cibles de haute valeur telles que l'attaque à plus de 100 km d'avions radar ou de ravitailleurs.

Ce missile doit pouvoir assurer une efficacité de destruction à des distances aujourd'hui encore importantes, de l'ordre de 50 Nm (entre la cible et l'avion tireur au moment de l'impact). 

A cette fin, le système d'arme comporte :

 

 Un radar de bord qui doit fournir des informations précises sur la cible avant le départ du missile, et une liaison de données de type Link16 assurant les mêmes fonctions en retransmettant vers l'avion tireur les informations d'un capteur porté par un autre aéronef.

 

  1. Des systèmes d'identification des cibles à des distances compatibles avec la portée du missile.
  2. Une manœuvrabilité suffisante du missile dans toutes les phases de vol, pour toutes les distances de tir, qui doit lui assurer une grande probabilité de destruction des cibles. 

 

La propulsion de ce missile est également un défi technologique du fait du concept retenu : celui d'un statoréacteur. Ce statoréacteur à propergol solide et à poussée régulée (Throttleable Ducted Rocket ou TDR) dans sa phase de croisière comporte un accélérateur à poudre intégré dans la chambre de combustion, ce qui permet de donner une impulsion initiale suffisante pour atteindre une vitesse compatible avec le fonctionnement du statoréacteur.


 

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Photos : 1 Gripen F de développement à Emmen @ PK 2 Meteor sur JAS39A/B en 2005 3 Tir d’un Meteor actif en 2013 4 Montage de Meteor sur le Gripen F @ Saab