30/05/2017

Le rapport sur le futur avion de combat !

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Berne, le DDPS présentait aujourd’hui, le tant attendu rapport du groupe d’experts et d’accompagnement sur le développement et la modernisation de nos Forces aériennes. 

Un rapport complet précis : 

Ce rapport est à l’image du nouveau chef du DDPS, claire, complet précis (voir le lien). Les grandes lignes du projet d’acquisition du nouvel avion de combat sont exprimés de manières détaillées, tout comme les besoins connexe du futur système de Défense Sol-Air (DSA20).  Sous le titre « Avenir de la défense aérienne », les quatre grands thèmes du projet sont détaillés :

 

1 Conduite moderne de la guerre aérienne.

2 Protection de l’espace aérien suisse.

3 Développement des Forces aériennes à moyens et long termes.

4 Evaluation et acquisition.

Chacun de ces éléments sont développés avec des sous-chapitres, de quoi renseigner au mieux le lecteur lambda sur un sujet aussi complexe que celui-ci.  Pas moins de 202 pages forment le document le plus communicatif jamais publié pour une acquisition par le DDPS. 

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Mesures immédiates préconisées :

Demander un crédit « études de projets, essais et préparatifs d’achats (EEP) » relatif à l’acquisition d’un nouvel avion de combat dans le message sur l’armée 2017.

Poursuivre le projet visant à prolonger la durée d’utilisation des F/A-18C/D (programma armement 2017).

Abandonner provisoirement la mise hors service des F-5 Tiger.

Un travail d’experts et de politiques :

Pour élaborer cette «  feuille de route » le DDPS a  mandaté des représentants des quatre partis gouvernementaux, des membre du DDPS, d’armasuisse et de l’industrie.  L’objectif étant de présenter le projet sous l’ensemble de ses angles (motivations, besoins, finances, offsets, technologie) et permettre d’apporter une série de recommandations.

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Le dernier mot :

Ces recommandations de travail doivent servir de base pour arriver à un projet complet final. Mais contrairement à ce que nous pouvons lire dans la presse sur le sujet. Le chef du DDPS et ses conseillers auront le dernier mot et pourront très bien présenter un projet final qui diffère sensiblement des quatre variantes proposées. Je ne présente pas ici les quatre variantes, car celles-ci ne représentent que des idées substantielles pouvant être sujet à modification. 

En effet, les variantes proposées ont toutes des points forts et des faibles, par ailleurs, les coûts sont évalués avec ce qui est disponible sur le marché et représente une moyenne en matière de chiffres. Hors, chaque avionneur pourra adapter ses offres en fonction de ses possibilités moyennant des ristournes plus ou moins importantes (Saab avait offert jusqu’à 20% sur le Gripen). De plus, entre les aéronefs les moins chers disponibles (Gripen E, Super Hornet et éventuellement le F-16 Viper) et les plus onéreux (F-35, Eurofighter, Rafale) la différence sur le prix à l’acquisition pour un même nombre d’avions pourra varier de l’ordre de 1,1 à 1,8 milliards de nos francs. Il faudra également tenir compte des coûts à l’heure de vol, qui sont également très différents d’un avion à l’autre et auront un impact non négligeable sur la décision.

Quoi qu’il en soit, il faut espérer que notre ministre de la défense sera bien conseiller, soutenu dans sa décision finale et que nos politiques se montreront plus courageux qu’en 2014 ! A voir certaines réactions de certains partis, la partie n'est pas gagnée!

Analyse: 

Je ne vais pas vous faire ici une cinquième recommandation, cependant voici ce à quoi il faut tenir compte : le choix doit privilégier le nombre d’avions. Ayant dirigé une unité de feu de DCA « Rapier », l’expérience terrain m’a montré deux choses : un système sol-air est un outil peu utilisable en temps de paix, sauf pour appuyer une conférence et ceci avec des limites importantes (proximité de la population). Seul un avion peu mener une interception dans le cadre de la police du ciel. De plus, notre topographie limite fortement les radars au sol et diminue parfois fortement la capacité d’engament des moyens DCA. Ce qui n’est pas le cas avec un avions qui survole les massifs montagneux. De plus un avion de combat peu voir non seulement en avant mais également au-dessous de lui et surveiller les intrusions dans les vallées. (Fig 10, page 75 du rapport)

En conséquence, l’achat d’un nombre important d’avions de combat au minimum 55 (voir plus) et un système sol-air de moyenne portée pouvant couvrir dans un premier temps le plateau, soit le secteur étant le mieux adapté pour lui. L’aviation et la DCA légère assumant la couverture sur les cîmes (Fig15, page 90 du rapport). Dans la seconde étape DSA20, il faudra remplacer les système « STINGER » très probablement par un système monté sur une jeep doté d’un armement en binôme missiles et canons voir un laser et couplés à des censeurs, permettra de combler les zones d’ombres du système moyenne portée.

Lien sur le rapport complet :

https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/4844...

 

 

 

 

19/05/2017

Les Hornet suisses engagés pour l’Arctic Challenge Exercise !

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Dans le cadre de la coopération nordique de défense, la Finlande, la Norvège et la Suède unissent leurs forces pour un grand exercice aérien avec l'aide des Pays-Bas, de la Belgique, de la Grande-Bretagne, du Canada, de la France, de l'Allemagne et de la Suisse, des bombardiers américains B-52H seront également de la partie.

Une délégation des Forces aériennes suisses participe une nouvelle fois à l’exercice international de défense aérienne Arctic Challenge Exercise ACE 2017 qui se déroule à Luleå-Kallax, en Suède.

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L'exercice mettra en vedette des avions de combat de plusieurs pays, des avions de guerre électronique, des aéronefs aéroportés et des avions de contrôle aérien avancé, et une défense aérienne terrestre «aux fins de la gestion de crise » selon un scénario spécifique à la situation internationale actuelle.

Les pays scandinaves restent neutres, mais ont vu leur espace aérien et leurs eaux territoriales qui sont régulièrement violées par des avions russes. Ils s’agit ici, d’entraîner les forces aériennes alliées à la collaboration internationale pour surmonter des situations de crise actuelles et d’entraîner, dans le cadre de scénarios complexes, l’engagement commun de différents moyens de mener une guerre aérienne, d’améliorer la capacité à coopérer avec leurs partenaires, tant sur les plans opérationnel et technique que logistique (interopérabilité), et enfin, de comparer leurs capacités tactiques et logistiques propres (benchmarking)

L'événement promet de rassembler les meilleures plates-formes aériennes de l'aviation de l'Ouest. Avec notamment : F /A-18, F-16 et F-15, Gripen, Rafale et Eurofighter. Pour compléter le tableau, un B-52H et un B-2 Spirit seront engagés par l’US Air Force. L'exercice se déroulera du 22 mai au 2 juin.

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Photos : 1 Hornet suisse arrivant en Suède 2 Hornet finlandais et Gripen suédois @ACE2017

 

24/04/2017

Nouvelle interception aérienne ce dimanche !

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Les Forces aériennes suisses ont dû intervenir dimanche dans le cadre du service de police aérienne (PA24) en raison d’un jet d’affaires circulant sans liaison radio. L’avion en provenance de Beyrouth se dirigeait vers Paris.

L’Armée de l’air italienne a informé dimanche matin à 10h20 la centrale d’engagement de la défense aérienne des Forces aériennes suisses qu’un jet d’affaires se trouvait sans liaison radio dans l’espace aérien du Tyrol du Sud. L’avion avait décollé de Beyrouth et volait en direction de Paris. Suite à cette information, la centrale d’engagement des Forces aériennes suisses a déclenché une hot mission afin d’éclaircir la situation dans les airs. Comme l’avion ne réagissait pas aux multiples appels passés sur la fréquence internationale d’urgence, et vu la tenue en France du premier tour de l’élection présidentielle, la centrale d’engagement a immédiatement informé les armées de l’air française et allemande.

A 10h31, un F/A-18 des Forces aériennes suisses a décollé de Payerne pour accomplir un service de police aérienne. Dans l’intervalle, la sécurité des vols de Zurich a réussi à rétablir les communications radio avec l’appareil. Toutefois, vu la situation actuelle en matière de politique de sécurité, la centrale d’engagement de défense aérienne a pris la décision de poursuivre la hot mission. A 10h38, l’avion de combat a établi le contact visuel avec le jet d’affaires au-dessus de la Suisse centrale et l’a ensuite accompagné jusqu’à la frontière. L’Armée de l’air française a exprimé ses remerciements pour le traitement du cas mais a renoncé à prendre elle-même d’autres mesures. (Sources DDPS)

Photo : Exercice d’interception avec un Challenger de la Luftwaffe @ Swiss Air Force

30/07/2016

50'000 heures de vol pour la flotte d’EC635 !

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Hier en fin de journée, la flotte des hélicoptères de type EC635 (Airbus H635) a atteint le seuil des 50 000 heures de vol. Il y a quelques semaines les hélicoptères de type Super Puma et Cougar ont par ailleurs dépassé les 100’000 heures de vol.

La flotte d’hélicoptère Airbus Helicopters EC635 a atteint les 50 000 heures au compteur, depuis la mise en service en 2010 au sein des Forces aériennes suisses. L’éventail des tâches accomplies par l’EC635 comprend en particulier le transport de personnes et les vols avec charge. L’EC635 est également utilisé dans le cadre d’engagements de recherche et de lutte contre le feu ainsi que pour des vols de surveillance et des engagements d’appui au profit des autorités civiles.

Rappel :

Les 20 hélicoptères de type EC 635 font partie du programme d’armement 2005. Ce sont eux qui ont progressivement remplacés les Alouette III La flotte des 20 Airbus Helicopters (ex Eurocopter) se compose de 18 EC635, 2 EC-135 soit 1 aéronef école et 1 VIP en remplacement du Dauphin du Conseil Fédéral.

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Une machine exceptionnelle :

Equipé de deux turbines Pratt & Whitney 206B2 au bénéfice d'un régulateur de puissance (FADEC) de dernière génération, les visites moteurs de 50 et 100 heures ont été supprimées et la charge de travail des visites de 400 et 800 heures s'en trouve allégée. Aujourd'hui, la première inspection sur un EC-635/135 est requise à 400 heures de vol, un fait unique dans sa catégorie. Question cellule, Airbus a fait appel à 95% de matériaux composites qui allient légèreté et solidité, tout en réduisant les contrôles. Son rotor principal non articulé silencieux ne nécessite aucune maintenance. De plus, l'EC-635/135 est la machine la moins gourmande en kérosène et la moins bruyante de sa catégorie avec un bruit inférieur de 7db aux normes OACI actuelles.

 

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Photos : 1 EC635 @ Milan Rohrer 2 cockpit 3 en vol @ Swiss Air Force

24/07/2016

L’école de pilotes s’entraine en Pologne !

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Du 22 au 29 juillet 2016, l’école de pilotes des Forces aériennes suisses effectuera des vols de navigation et d’entraînement à Deblin en Pologne dans le cadre du programme de perfectionnement sur l’avion école Pilatus PC-21.

Dans le cadre de ce module de formation, la délégation suisse, composée de 22 personnes (11 pilotes et 11 collaborateurs de l’équipe au sol) et disposant de 6 appareils, entraînera l’organisation et la planification de vols à l’étranger ainsi que la navigation dans un environnement inconnu. Les bonnes conditions d’entraînement qu’offre la Pologne donnent aussi la possibilité d’effectuer des vols à basse altitude, contrairement à la Suisse où de tels vols sont limités par égard pour la population.

La suite du programme:

Du 2 au 5 août, les PC-21 s'entraîneront dans les autres secteurs d'entraînement en Suisse Du 8 au 28 août, l'école de pilotes bénéficiera de vacances.

Le service de vol des PC 21 reprendra normalement dans l'espace aérien suisse le 29 août.

Rappel :

L’instruction d’un pilote militaire de carrière dure environ 5 ans et 4 mois. 3 ans et 4 mois d‘études en aéronautique avec une instruction de pilote de ligne intégrée sont d’abord nécessaires. L’instruction au vol militaire proprement dite dure deux ans: 30 semaines sur un Pilatus PC-7 Turbo-Trainer et 45 semaines sur le PC-21. Pendant ces 45 semaines d’instruction, des cours sont donnés sur des sujets tels que la reconversion technique, la formation au vol dans les nuages (IFR), le vol en formation, la navigation, les attaques air-sol, le service de police aérienne et le combat aérien. 210 missions sont prévues pour chaque élève.

 

Photo : PC-21 @ Swiss Air Force