20/11/2013

Le Koweït cherche un nouvel avion de combat !

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La Force aérienne du Koweït (KAF) envisage d'augmenter ses capacités aériennes et terrestres. L’objectif étant de compléter la flotte actuelle de Boeing F/A-18C/D «Hornet» avec un appareil complémentaire.

 

En parallèle à cette décision, le Koweït va lancer un programme de modernisation de sa flotte actuelle de F/A-18C/D (32 F/A-18C et 8 F/A-18D). Les Hornet de la KAF ont été livrés à partir de 1993 et n’ont pas été modernisés à ce jour. Ce programme prendra en compte la modernisation de l’avionique, les logiciels, les systèmes de guerres électroniques ainsi que l’armement. Il s’agira notamment de remplacer les actuels missiles AIM-9L par l’AIM-9X avec dotation d’un viseur de casque et le remplacement des missiles «Sparrow» par des AIM-120 AMRAAM. 

 

 

Trois appareils en concurrences : 


 

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Les informations concernant les besoins de la KAF, font mentions d’un appareil bimoteurs multirôle doté d’un radar AESA. Le nombre (peut-être 18 à 22) et le budget ne sont pas pour l’instant rendu publiques. Si une telle demande n’est pas foncièrement nouvelle, la confirmation de l’avancée de la compétition a été confirmée, lors du dernier Salon aéronautique de Dubaï.


 

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C’est donc tout naturellement que l’on retrouve en compétition le Boeing F/A-18E/F «Super Hornet», le Cassidian Eurofighter «Typhoon II» T3 Block15 et le Dassault Aviation Rafale F3.04T.

Aux dernières nouvelles, le Koweït vient de terminer la première phase d’évaluation des trois appareils. Les différents lobbying s’activent, depuis un certain temps en coulisses pour faire valoir leurs produits. La pression américaine se fait très forte avec dans l’idée la complémentarité qu’offre les systèmes entre le «Hornet» et le «Super Hornet». Côté français, une percée avait été réalisée à l’époque du gouvernement Sarkosy. Pour l’Eurofighter, la campagne de promotion est assurée par le tandem des anglais de BAe et des italiens d’ Alenia Aermacchi.


 

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Photos : 1 F/A-18C koweïtien @ KAF 2 Super Hornet @ USN 3 Eurofighter Saudi Arabia@ RSAF 4 Rafale B @ Armée de l’air


28/08/2013

Boeing satisfait de l’Advanced Super Hornet !

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ST. LOUIS,  il y a quelques semaines, je vous avais parlé du début des essais en vol de l’Advanced Super Hornet (ASH) de Boeing. Cette campagne de testes en vol, vient de s’achever et le constructeur Boeing, nous transmet quelques informations relatives à cette modernisation.

Durant trois semaines, Boeing et son partenaire Northrop-Grumman ont testé en vol le démonstrateur du F/A-18 Advanced Super Hornet. Selon les premières informations disponibles, l’avion a démontré qu’il est en mesure de surpasser les menaces pour les décennies à venir et ceci avec l’aide d’améliorations qui le rendent beaucoup plus difficile à détecter pour les radars.


 

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Les essais ont eu lieu, sur le célèbre polygone de la base de Patuxent River, dans le Maryland. La première étape consistait à valider les réservoirs de carburant (CFT) et les nouveaux pylônes d’armement (EWP), dont le design permet de réduire la signature radar de l’avion. Ces deux éléments peuvent être ajoutés sur n’importe quel F/A-18E/F «Super Hornet» existant.

Selon Boeing, la signature ainsi corrigée du «Super Hornet», permet d’être diminuée de l’ordre de 50%, par rapport, à la variante actuelle en service au sein de l’US Navy. Les tests ont également montrés que les CFT augmentent le rayon d'action du jet jusqu'à 130 miles nautiques, pour un rayon d'action total de plus de 700 miles nautiques.

La seconde phase d’essais, qui débutera à une date pour l’instant confidentielle, doit permettre de valider un nouveau cockpit, un moteur amélioré et valider l’IRST.

Pour Boeing, ces améliorations doivent permettre au «Super Hornet» de rester opérationnel au-delà de 2030. 

 

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Photos : Essais en vol de l’Advanced Super Hornet @ Boeing

06/07/2013

Premier catapultage électromagnétique !

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Patuxent River, Maryland, L'US Navy vient de réussir le lancement d’un F/A-18 «Super Hornet» à l’aide d’une catapulte électromagnétique. La technologie EMALS (Electromagnetic Launch Aircraft System) doit  remplacer les catapultes à vapeur des porte-avions de la Navy à terme.

 

Ce test marque la 2ème phase des essais de lancement d’avions pilotés. Le développement du système EMALS est prévu pour être achevé à la fin de 2015. Il sera intégré sur les futurs porte-avions nucléaires de la classe Gerald R. Ford.

Une nouvelle génération de catapulte : 

Les catapultes à vapeur actuelles actuelles, utilisent environ 615 kg de vapeur pour chaque lancement d’avion, laquelle est habituellement livrée par canalisation à partir du réacteur nucléaire. Il faut y ajouter l’hydraulique requis et les huiles, l’eau nécessaire pour freiner la catapulte et des pompes associées, les moteurs et les systèmes de contrôle. Cela représente un système lourd, et un entretien intensif, avec des chocs soudains qui peuvent raccourcir la durée de vie de la cellule du porte-avions.


 

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Le système EMALS :

L’EMALS (système de lancement avec appareil Electro-Magnétique) utilise une méthode analogue à un canon sur rail électro-magnétique pour accélérer la vitesse du sabot qui lance l’aéronef. Cette approche fournit un lancement plus lisse, tout en offrant jusqu’à 30% d’énergie supplémentaire au lancement notamment pour les avions lourds. Ce système occupe aussi moins d’espace et réduit les besoins d’entretien car il dispense de la plupart des tuyauteries pour la vapeur de la catapulte, mais aussi les pompes, les moteurs, et les systèmes de contrôle, et à terme un personnel plus restreint.

Le générateur du système EMALS pèse plus de 80.000 livres, et mesure 13,5 pieds de long, pour 11 pieds de large et près de 7 pieds de haut. Il est conçu pour délivrer jusqu’à 60 mégajoules d’électricité, et 60 mégawatts maximum. En 3 secondes, il doit délivrer une quantité d’énergie équivalente à celle de 12.000 foyers pour lancer un seul avion sur le pont. Or, chaque nouveau porte-avions de la classe Gerald R. Ford devra posséder 12 générateurs EMALS.

Ce système marque un gros changement, mais c’est une technologie essentielle pour l’US Navy qui souhaite livrer sa nouvelle classe de porte-avions dans les délais et le budget prévus et tenir les promesses de réduction des coûts du programme CVN-21. 


 

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Photos : 1 & 2 Premier catapultage d’un Super Hornet avec EMALS 2 Image de synthèse @ US navy 

11/01/2013

Canada, première compétition en coulisse !

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OTTAWA, le gouvernement n’a pas encore officiellement lancé la compétition dans le but de trouver une éventuelle alternative au choix du Lockheed-Martin F-35 « Lightning II », que les constructeurs susceptibles de concourir, se préparent déjà en affûtant leurs arguments.

 

 

Rencontre avec le parlement :

 

Il y a quelques jours, des représentants d’EADS/Cassidian Allemagne pour l’Eurofighter Typhoon II et des membres suédois de Saab Gripen ont proposés leurs appareils pour le remplacement des Boeing CF-18A/B « Hornet ». Les deux sociétés ont argumenté le fait, que leurs appareils répondaient au cahier des charges canadien et coûtaient très nettement moins cher que le F-35.

 

Du côté du constructeur suédois, on annonce déjà la possibilité de fournir 65 JAS-39Gripen E maintenance incluse pour un coût inférieur à 6 milliards de dollars, soit 3 milliards de moins que le coût d’achat actuel des F-35 auxquels, il faut ajouter encore les frais d’entretien qui ne sont pas fixes  pour l’instant et loin d’être connu avec l’avion américain.

Bien que plus en retrait pour l’instant, le nouveau PDG de Dassault Eric Trappier, se dit convaincu des chances de son avion de chasse, le Rafale. Il le présente comme « l'une des meilleures solutions de rechange » au F-35 de son concurrent Lockheed Martin.

Du côté de chez Boeing, on s’active (discrètement) également pour  mettre sur les rangs le F/A-18 E/F « Super Hornet ».

Pourtant rien n’est joué :

L’actuel gouvernement maintien encore la carte du F-35, alors que l’opposition annonce clairement une véritable compétition en cas d’élection avec à la clef l’annulation du contrat F-35. Le gouvernement actuel pourrait donc bien céder à la pression et annoncer d’ici ce printemps un appel d’offre permettant d’apaiser les esprits, du moins en apparence !

Lien :

 http://psk.blog.24heures.ch/archive/2012/12/17/rcaf-une-v...

 

Photo : maquettes de Rafale, Gripen et Eurofighter

23/10/2011

La RAAF reçoit son vingtième Super Hornet !

 

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Amberley, Queensland, quatre nouveaux Boeing F/A-18E/F Super Hornet ont rejoint la Royal Australian Air Force (RAAF) sur la base aérienne d’Amberley, il ne reste plus que quatre appareils a être livré et la flotte de la RAAF sera au complet.

L'arrivée à la base a été marquée D’Amberley de quatre nouveaux F/A-18 E/F Super Hornet a été marqué par un survol de celle-ci avec les vingt machines dorénavant en opération au sein de la RAAF. 

Premier escadron avec le Super Hornet :

La livraison du15e en début d’année du 15e appareils avait permis de mettre en œuvre le premier escadron opérationnel de la RAAF sur le Super Hornet, basé sur les installations de Amberley. Boeing à par ailleurs livré les quinze appareils avant la date prévue et dans le cadre des budgets prévus.Les Super Hornet remplacent les F-111 au sein de la RAAF. Les Super hornet australiens sont tous câblés pour permettre l’installation de « pod » de guerre électronique.

Rappel :

Le gouvernement australien avait annoncé en Mars 2007, qu’il désirait acquérir 24 Super Hornet dans la version avancées Bloc II qui est équipée du radar APG-79 de Raytheon est doté d’une antenne active AESA (Active Electronically Scanned Array).

Le Boeing F/A-18 E/F Super Hornet est une version à grand rayon d’action dérivée de la version C/D. Il est capable d’effectuer toutes les missions de supériorité aérienne ainsi que l’ensemble des missions dans un spectre tactique qui couvrent la lutte en surface et la suppression des défenses aériennes ennemies.

Plus lourd d'environ 25%, le nouveau chasseur fut désigné F/A-18E (version monoplace) et F/A-18F (version biplace) et baptisé Super Hornet par le constructeur. Extérieurement, le Super Hornet se différencie du Hornet par ses entrées d'air rectangulaires par rapport aux ovales des premières versions du chasseur d'attaque américain. La motorisation a, elle aussi, été revue par Mc Donnell Douglas. Les turboréacteurs F404-GE-400 du F/A-18C laisse la place au tout nouveau F414-GE-400. Le nouvel avion gagne 30% de puissance. Le premier F/A-18E a été présenté au public lors de sa première sortie le 18 septembre 1995. Quelques semaines plus tard, le 29 novembre de la même année, le Super Hornet effectuait son premier vol.

A ce jour, Boeing a livré plus de 440 F/A-18E/F à l'US Navy.

 

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Photos : 1 Les vingt premiers Super Hornet de la RAAF  2 En vol  Super Hornet et Hornet @ Boeing/RAAF

 

23:04 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : raaf, boeing, super hornet, fa-18ef |  Facebook | |