23/08/2015

Nouveau missile antinavire pour le Super Hornet !

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L'US Navy a commencé à intégrer le nouveau missile antinavire à longue distance Lockheed-Martin LRASM (Long Range Anti-Ship Missile) sur le Boeing F/A-18E/F « Super Hornet ». Les premiers essais de vols vont débuter prochainement.

Les premiers essais d’intégration du missile LRASM sont actuellement réalisés sur le site de test de la base de Patuxent River, dans le Maryland. Ces premiers tests doivent permettre de préparer la première phase de certification de navigabilité, puis les essais en vol débuteront, d’ici un mois.

 

Le Lockheed-Martin LRASM :

Le LRASM (Long Range Anti-Ship Missile) a déjà été intégré sur le bombardier Boeing B-1B de l'US Air Force. Ce nouveau missile antinavire est furtif, il doit a terme devenir le remplaçant de l’actuel missile « Harpoon » au sein de l’US Navy.

Contrairement aux missiles antinavires actuels le LRASM sera capable de mener un ciblage entièrement autonome. Il devra être capable d’identifier des cibles et d’engager avec précision des navires ennemis dans un environnement extrêmement hostile. Le missile est conçu avec des contre-contre-mesures avancées.

 

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Le LRASM est basé sur la plateforme AGM-158B « JASSM-ER », mais intègre un capteur multi-mode à fréquence radio, une nouvelle liaison de données et d'un altimètre, un système d'alimentation revalorisée. Il peut être dirigé pour attaquer les navires ennemis depuis sa plate-forme de lancement, et recevoir des mises à jour via sa liaison de données, ou d'utiliser des capteurs  de bord pour trouver sa cible. LRASM volera vers son objectif à moyenne altitude, puis descendra basse altitude pour une approche au ras de l’eau pour contrer les défenses anti-missiles. Selon le DARPA, sa portée est supérieure à 200 milles nautiques (370 km).

La marine espère mettre ne œuvre le LRASM sur le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » en 2019.

 

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Photos : 1 & 3 LRASM et Super Hornet 2 le LRASM @ Lockheed-Martin

09/06/2014

La Belgique s'informe sur le successeur du F-16!

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Bruxelles, cette fois l’information est confirmée, le ministère de la Défense a adressé à cinq avionneurs, une première demande d'informations dans le but de préparer le lancement de la compétition en vue du remplacement des avions de combats Lockheed-Martin F-16A/B Block15 «Fighting Falcon» en service depuis 1980.

Le 15 mai dernier, la Belgique avait anticipé le long processus d’évaluation en se lançant dans une dernière mise à jour de sa flotte de F-16, celle-ci doit permettre à l’avion de tenir une dizaine d’années, le temps de voir venir le nouvel appareil. Les F-16 belges auront atteint la limite d’âge en 2023, mais le nouvel appareils débuter son entrée en service en 2020.


 

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Premières sélections : 

Cette première demande d’informations n’engage en rien l’administration belge dans un premier temps va permettre d’évaluer les coûts en vue de l’établissement d’un budget. Puis une seconde demande plus affinée servira à établir une «Short List» qui conduira progressivement à la sélection finale d’un avion de combat. 

Cinq concurrents potentiels : 


 

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Rien de vraiment nouveaux, on retrouve tout naturellement les principaux avionneurs occidentaux, avec deux américains : Lockheed-Martin et le F-35, Boieng avec le F/A-18E/F «Super Hornet» et trois européens : Dassault avec le Rafale F-3R, Airbus Group avec l’Eurofighter T-3 Block20/25 et le Saab avec le Gripen E MS21.

On ne peut qu’espérer une compétition à la loyale et que la tentative de faire passer le F-35 aux forceps sera abandonnée, afin de donner une chance raisonnable à chacun. On se rappelle l’épisode de septembre 2013 dans lequel, le ministre de la Défense Pieter De Crem envisageait de proposer l'acquisition de chasseurs F-35 «Lightning II» pour remplacer la flotte de F-16 A/B «Fighting Falcon» et ceci sans compétition aucune. 


 

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Photos : 1 F-16C belge @ Force aérienne belge 2 F-35 @ Lockheed-Martin 3 Rafale@ Armée de l’air 4 Eurofighter de la RAF @ RAF

 

20/11/2013

Le Koweït cherche un nouvel avion de combat !

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La Force aérienne du Koweït (KAF) envisage d'augmenter ses capacités aériennes et terrestres. L’objectif étant de compléter la flotte actuelle de Boeing F/A-18C/D «Hornet» avec un appareil complémentaire.

 

En parallèle à cette décision, le Koweït va lancer un programme de modernisation de sa flotte actuelle de F/A-18C/D (32 F/A-18C et 8 F/A-18D). Les Hornet de la KAF ont été livrés à partir de 1993 et n’ont pas été modernisés à ce jour. Ce programme prendra en compte la modernisation de l’avionique, les logiciels, les systèmes de guerres électroniques ainsi que l’armement. Il s’agira notamment de remplacer les actuels missiles AIM-9L par l’AIM-9X avec dotation d’un viseur de casque et le remplacement des missiles «Sparrow» par des AIM-120 AMRAAM. 

 

 

Trois appareils en concurrences : 


 

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Les informations concernant les besoins de la KAF, font mentions d’un appareil bimoteurs multirôle doté d’un radar AESA. Le nombre (peut-être 18 à 22) et le budget ne sont pas pour l’instant rendu publiques. Si une telle demande n’est pas foncièrement nouvelle, la confirmation de l’avancée de la compétition a été confirmée, lors du dernier Salon aéronautique de Dubaï.


 

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C’est donc tout naturellement que l’on retrouve en compétition le Boeing F/A-18E/F «Super Hornet», le Cassidian Eurofighter «Typhoon II» T3 Block15 et le Dassault Aviation Rafale F3.04T.

Aux dernières nouvelles, le Koweït vient de terminer la première phase d’évaluation des trois appareils. Les différents lobbying s’activent, depuis un certain temps en coulisses pour faire valoir leurs produits. La pression américaine se fait très forte avec dans l’idée la complémentarité qu’offre les systèmes entre le «Hornet» et le «Super Hornet». Côté français, une percée avait été réalisée à l’époque du gouvernement Sarkosy. Pour l’Eurofighter, la campagne de promotion est assurée par le tandem des anglais de BAe et des italiens d’ Alenia Aermacchi.


 

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Photos : 1 F/A-18C koweïtien @ KAF 2 Super Hornet @ USN 3 Eurofighter Saudi Arabia@ RSAF 4 Rafale B @ Armée de l’air


28/08/2013

Boeing satisfait de l’Advanced Super Hornet !

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ST. LOUIS,  il y a quelques semaines, je vous avais parlé du début des essais en vol de l’Advanced Super Hornet (ASH) de Boeing. Cette campagne de testes en vol, vient de s’achever et le constructeur Boeing, nous transmet quelques informations relatives à cette modernisation.

Durant trois semaines, Boeing et son partenaire Northrop-Grumman ont testé en vol le démonstrateur du F/A-18 Advanced Super Hornet. Selon les premières informations disponibles, l’avion a démontré qu’il est en mesure de surpasser les menaces pour les décennies à venir et ceci avec l’aide d’améliorations qui le rendent beaucoup plus difficile à détecter pour les radars.


 

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Les essais ont eu lieu, sur le célèbre polygone de la base de Patuxent River, dans le Maryland. La première étape consistait à valider les réservoirs de carburant (CFT) et les nouveaux pylônes d’armement (EWP), dont le design permet de réduire la signature radar de l’avion. Ces deux éléments peuvent être ajoutés sur n’importe quel F/A-18E/F «Super Hornet» existant.

Selon Boeing, la signature ainsi corrigée du «Super Hornet», permet d’être diminuée de l’ordre de 50%, par rapport, à la variante actuelle en service au sein de l’US Navy. Les tests ont également montrés que les CFT augmentent le rayon d'action du jet jusqu'à 130 miles nautiques, pour un rayon d'action total de plus de 700 miles nautiques.

La seconde phase d’essais, qui débutera à une date pour l’instant confidentielle, doit permettre de valider un nouveau cockpit, un moteur amélioré et valider l’IRST.

Pour Boeing, ces améliorations doivent permettre au «Super Hornet» de rester opérationnel au-delà de 2030. 

 

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Photos : Essais en vol de l’Advanced Super Hornet @ Boeing

06/07/2013

Premier catapultage électromagnétique !

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Patuxent River, Maryland, L'US Navy vient de réussir le lancement d’un F/A-18 «Super Hornet» à l’aide d’une catapulte électromagnétique. La technologie EMALS (Electromagnetic Launch Aircraft System) doit  remplacer les catapultes à vapeur des porte-avions de la Navy à terme.

 

Ce test marque la 2ème phase des essais de lancement d’avions pilotés. Le développement du système EMALS est prévu pour être achevé à la fin de 2015. Il sera intégré sur les futurs porte-avions nucléaires de la classe Gerald R. Ford.

Une nouvelle génération de catapulte : 

Les catapultes à vapeur actuelles actuelles, utilisent environ 615 kg de vapeur pour chaque lancement d’avion, laquelle est habituellement livrée par canalisation à partir du réacteur nucléaire. Il faut y ajouter l’hydraulique requis et les huiles, l’eau nécessaire pour freiner la catapulte et des pompes associées, les moteurs et les systèmes de contrôle. Cela représente un système lourd, et un entretien intensif, avec des chocs soudains qui peuvent raccourcir la durée de vie de la cellule du porte-avions.


 

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Le système EMALS :

L’EMALS (système de lancement avec appareil Electro-Magnétique) utilise une méthode analogue à un canon sur rail électro-magnétique pour accélérer la vitesse du sabot qui lance l’aéronef. Cette approche fournit un lancement plus lisse, tout en offrant jusqu’à 30% d’énergie supplémentaire au lancement notamment pour les avions lourds. Ce système occupe aussi moins d’espace et réduit les besoins d’entretien car il dispense de la plupart des tuyauteries pour la vapeur de la catapulte, mais aussi les pompes, les moteurs, et les systèmes de contrôle, et à terme un personnel plus restreint.

Le générateur du système EMALS pèse plus de 80.000 livres, et mesure 13,5 pieds de long, pour 11 pieds de large et près de 7 pieds de haut. Il est conçu pour délivrer jusqu’à 60 mégajoules d’électricité, et 60 mégawatts maximum. En 3 secondes, il doit délivrer une quantité d’énergie équivalente à celle de 12.000 foyers pour lancer un seul avion sur le pont. Or, chaque nouveau porte-avions de la classe Gerald R. Ford devra posséder 12 générateurs EMALS.

Ce système marque un gros changement, mais c’est une technologie essentielle pour l’US Navy qui souhaite livrer sa nouvelle classe de porte-avions dans les délais et le budget prévus et tenir les promesses de réduction des coûts du programme CVN-21. 


 

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Photos : 1 & 2 Premier catapultage d’un Super Hornet avec EMALS 2 Image de synthèse @ US navy