18/12/2016

L’aéronavale indienne veut un nouveau chasseur bimoteur !

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La Marine indienne a débuté un processus en vue de la sélection d’un futur avion de combat bimoteurs pour venir équiper son nouveau porte-avions. Le Tejas en version marine viendra équiper les bases navales terrestres et compléter les flottes actuelles qui équipent le premier porte-avions.

Selon les premières informations disponibles, la marine indienne désire se doter de 20 nouveaux avions de combat qui seront indépendants des plans «Make in India» en vigueur pour l’Armée de l’air.

A ce stade du projet, la Marine indienne étudie quatre types d’avions susceptibles de venir équiper le futur porte-avions. Il s’agit : du MiG-29K qui équipent déjà la Marine, du Sukhoi Su-30SM, du Dassault Rafale M et du Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ».

Le MiG-29K/KUB :

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Le MiG-29K/KUB est un appareil multirôles, destiné à assurer la maîtrise aérienne et à remplir différentes missions de combat de jour comme de nuit, dans toutes les conditions météorologiques et ceci depuis un porte-avions. Cette version navalisée du célèbre appareil russe, tant le monoplace «K» que le biplaces «KUB» font partie de la génération améliorée de la famille MiG-29.

Cette nouvelle génération de MiG se classe au sein des appareils dit : 4+ multirôles destinés à la défense aérienne des missions des forces navales, la supériorité aérienne gagne, la mer et au sol la destruction des cibles avec la haute précision guidée jour et nuit des armes et dans toutes les conditions météorologiques. La motorisation comprend deux moteurs Klimov RD-33MK avec puissance accrue, équipé d'une chambre de combustion sans fumée et le nouveau système de contrôle électronique (de type FADEC).

Les MIG-29K/KUB dispose d’un radar  multi-mode "pulse-Doppler" de type "Zhuk-ME" fabriqué par "Fazotron-INPI" Corporation. En comparaison avec les radars de la génération précédente, le  "Zhuk-ME" dispose d’un plus grand angle de balayage en azimut, offrant une portée de détection deux fois plus longue. Le  "Zhuk-ME" permet le suivi de 10 cibles aériennes avec quatre cibles en tirs simultané de missiles. Par la suite, les MiG-29K/KUB devraient recevoir le radar «Zhuk-AE» doté d’une antenne à balayage électronique (AESA). Les MiG-29K/KUB sont équipés d’un canal IRST et d’un système de désignation laser d’illumination, destiné aux cibles terrestres

A ce jour, l’Inde a passé commande pour 16 Mig-29K/KUB avec options pour 30 et la Russie pour 20 appareils.

Le Sukhoi Su-30SM :

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Une commande indienne du Su-30SM pourrait être additionnée avec un nouveau lot destiné à la marine russe. Les Su-30SM se différencient des Su-30MKI indiens par leurs équipements entièrement russes, leur système d'identification "ami/ennemi" et par d’autres éléments. Pour développer cette version, Sukhoi profita de son expérience avec le programme SU-35 en ce qui concerne par exemple l’avionique. Tout comme la version MKI, le SM dispose de plans canard et de tuyères à poussée vectorielle couplées aux moteurs Saturn Lyulka AL-31Fl.

L’appareil dispose d’un radar à antenne à balayage électronique (AESA) de type Zhuk-AE du fabricant russe Phazotron. L’antenne en bande X permet de suivre 30 cibles aériennes en mode piste, pendant l’exploration et d’engager 6 cibles simultanément en mode attaque. L’avionique est également de dernière génération avec écrans multifonctions (EFIS), système de positionnement par satellite GLONASS et un nouveau système de communication sécurisé.

L’armement est multiple pour permettre l’engagement air-air et air-sol mais également air-surface. L’option de dissuasion nucléaire est également possible avec capacité de frappe d’interdiction et la suppression des défenses antiaériennes.

Dassault Rafale M :

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Pour l’Inde, Dassault devrait logiquement offrir la version F3 marine qui dispose d’une nouvelle génération de détecteur infrarouge (DDM NG) de détection de départ de missile adverse, du radar RBE2 AESA  (Active Electronically Scanned Array) à antenne électronique.  Selon les chiffres officiels, celui-ci dispose d’une portée estimée à 200km avec un secteur angulaire de 120° à 140°, ce qui permet l’usage du missile Meteor. Le standard F3 confère au Rafale (Marine et Air) une polyvalence totale qui lui permet d’accomplir les missions suivantes : 

- interception et combat air-air avec canon de 30 mm et missiles Mica IR/EM (+ missiles Meteor à partir de 2018). 

- appui au sol avec canon de 30 mm, bombes guidées laser GBU-12/24, bombes guidées Hammer. 

- frappes dans la profondeur avec missiles de croisière Scalp. 

- attaque à la mer avec missile Exocet AM39 Block 2 et autres armements air-surface. 

- reconnaissance tactique et stratégique en temps réel avec nacelle Areos. 

- ravitaillement en vol d’un Rafale à un autre « Buddy-Buddy ». 

- dissuasion nucléaire avec missile ASMP-A.

Avec une commande de 36 Rafale pour l’IAF, Dassault pourrait être en pôle position pour la Marine indienne.

Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » :

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Le Boeing F/A-18E/F «Super Hornet» est un avion multirôle, capable d'effectuer pratiquement toutes les missions dans le spectre de tactiques, y compris la supériorité aérienne, de jour comme de nuit avec des armes à guidage de précision, chasseurs d'escorte, de soutien aérien rapproché, la suppression de défenses aériennes ennemies, de reconnaissance.  En comparaison du «Hornet» le «Super Hornet» permet des missions à très grand rayon d’action. Le «Super Hornet» est doté du radar AESA (Active Electronically Scanned Array) APG-79 de Raytheon.

 

Photos : 1 MiG-29K/KUB @ Marine indienne 2 MiG-29KUB russe@ Marine Russe 3 Su-30SM@ Sukhoi 4 Rafale M@ Marine Nationale 5 F/A-18 F « Super Hornet »@ USN

 

 

23/11/2016

Le Canada opte pour le Super Hornet !

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Je vous en parlais dans un article en juin dernier, le gouvernement fédéral a trouvé une solution alternative à l’ambigu problème du remplacement de la flotte de Boeing CF-18. Le gouvernement du Canada a confirmé son intention d'acheter 18 avions de combat Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » pour faire face à ce qui, selon lui, est une lacune dans les capacités de défense du pays.

Le ministre libéral de la Défense Harjit Sajjan a fait cette annonce ce mardi à Ottawa, en rappelant que cet achat est une mesure «provisoire».

Le Canada entamera bientôt des négociations avec le gouvernement des États-Unis et Boeing pour l'achat de l'avion intérimaire. A noter que la ministre des approvisionnements, Judy Foote, a refusé de préciser ce que l'achat proposé coûterait aux contribuables. Elle a noté que le gouvernement doit encore négocier l'achat avec Boeing. Dans l’attente de cette «flotte provisoire», M. Sajjan a annoncé une série de mesures visant à prolonger encore la vie active des actuels CF-18 qui sont toujours en service, notamment avec le recrutement et la formation d'employés de maintenance.

Pour autant le Canada ne lâche pas le F-35 :

Mais les responsables de la défense canadienne ont également apaisé l’avionneur Lockheed-Martin et l'industrie américaine de la défense, avec l'assurance que le Canada continuera à être membre du programme F-35 « Joint Strike Fighter ».

Un nouveau camouflet pour les européens :

Le ministre de la Défense Harjit Sajjan avait affirmé en mai dernier, que les vieux CF-18 doivent être « remplacés maintenant », pour répondre aux missions effectuées avec les alliés. De plus, en raison de l'alliance canado-américaine dans le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD), le pays doit de se doter d'avions américains. C'est ce qui impose le choix des « Super Hornet », puisque les autres chasseurs similaires sont européens. On peut donc s’interroger sur les derniers propos de ce gouvernement, qui parlait il y a encore quelques mois, d’une compétition honnête et ouverte à tous !

Une décision très politique :

La confirmation du gouvernement Trudeau d’opter pour le « Super Hornet » lui permet de rassurer son électorat. En effet, lors de la campagne le futur premier Ministre avait marteler qu’il fera tout pour ne pas acheter le F-35. Pourtant, cette solution est-elle véritablement la bonne ? Visiblement les accords passés par l’ancien gouvernement Harper lient plus que jamais le pays (participations financières et industrielles) au programme F-35. Ne pouvant donc pas annuler la commande, le gouvernement actuel temporise avec cet achat, qui ne permettra pas de moderniser suffisamment la Royal Canadian Air Force.

Le Canada risque bien à terme de se retrouver avec deux types d’avions de combat, le « Super Hornet » et le F-35. Une situation qui va compliquer le cursus de formation et la gestion de la maintenance et augmenter les coûts d’exploitation.

A retenir : selon les estimations de la Cour des comptes canadienne le F-35 coûterait 175 millions de dollars, contre 65 millions de dollars pour le Super Hornet. Ces prix sont calculés sans armement ni pièces de rechange ni modules de formation.

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Photos : 1 Boeing F/A-18 « Super Hornet » @ USN 2 Image de synthèse F-35 canadien @ Lockheed- Martin

 

 

17/06/2016

L‘Advanced Super Hornet à maturité !

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Pour l’avionneur américain Boeing, le développement de son projet « Advanced Super Hornet » a atteint sa pleine maturité. Le concept « Advanced Super Hornet » qui a été lancé en 2013 et testé en vol, peut officiellement être proposé à la vente.

Réussir à vendre :

Boeing lorgne maintenant les exigences de divers pays pour tenter de placer son « Advanced Super Hornet ». Les marchés potentiels sont : le Canada, la Finlande, la Belgique, l'Espagne, le Koweït et l’Australie.

Les discussions sont engagées avec la Marine américaine pour adapter le concept sur les flottes de « Super Hornet » et de « Growler ». Pour Boeing, cette solution aurait de nombreux avantages. L’augmentation de vie des cellules déjà en service et permettrait de compenser les retards de livraison du F-35. Les mises à jours offriront une meilleure connectivité entre les appareils en service. Le concept « Advanced Super Hornet » permet de réduire la signature radar des appareils et augmente le rayon d’action.

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L’Advanced Super Hornet :

Le projet «Advanced Super Hornet» est basé selon le constructeur Boeing sur le même principe que le F-15 « Silent Eagle ». L’objectif étant de répondre aux besoins anticipés de la crise à des fins de coût-efficacité améliorés concernant des technologies de furtivité. Cette solution permet avec un coût abordable, de répondre aux futurs besoins de survie d’un avion de combat. Tout comme sur le « Silent Eagle », on appliquer une amélioration de la furtivité des revêtements et de la signature radar de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité résident dans le fait, qu’il est possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnelle.

Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la  cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar. L’adjonction de réservoirs de carburant supplémentaires sur l’épine dorsale de l’avion en augmente le rayon d’action, permet de supprimer les réservoirs sous le ailes pour de l’armement additionnel, le cas échéant.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs.

Avec ce concept, Boeing peut directement équiper les flottes de « Super Hornet » existantes ou fabriquer directement de nouveaux avions, ce qui permettrait de maintenir la chaine de montage au-delà de 2018.

 

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Photos : Advanced Super Hornet @ Boeing

 

07/06/2016

Des Super Hornet pour le Canada ?

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Ottawa, le gouvernement fédéral aurait-il trouvé une solution alternative à l’ambigu problème du remplacement de la flotte de Boeing CF-18 ?

Il semble que le nouveau gouvernement, qui je vous le rappelle ne veut pas du Lockheed-Martin F-35 (du moins pour l’instant), soit sur la voie d’une solution transitoire qui puisse satisfaire, tant la Royal Canadian Air Force (RCAF) que le grand voisin américain.

Une flotte de F/A-18 E/F « Super Hornet » :

Le gouvernement du libéral Justin Trudeau travaille à l’acquisition d’une flotte de Boeing F/A18 E/F « Super Hornet » qui devra remplacer partiellement les actuels CF-18 « Hornet ». L’équipe gouvernementale planche sur cette question en ce moment et prépare la manière de présenter officiellement cette solution. Cette transaction s'effectuerait en attendant de choisir la prochaine génération de jets de combat.

Un nouveau camouflet pour les européens :

Le ministre de la Défense Harjit Sajjan a affirmé en mai dernier, que les vieux CF-18 doivent être « remplacés maintenant », pour répondre aux missions effectuées avec les alliés. De plus, en raison de l'alliance canado-américaine dans le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD), le pays doit de se doter d'avions américains. C'est ce qui impose le choix des « Super Hornet », puisque les autres chasseurs similaires sont européens. On peut donc s’interroger sur les derniers propos de ce gouvernement, qui parlait il y a encore quelques mois, d’une compétition honnête et ouverte à tous !

Commentaire :

Sans grande naïveté, on pouvait s’attendre à cette décision, même si l’idée d’ouvrir le choix à des aéronefs européens, semblait ce printemps encore possible, d’un moins dans la langue des politiques.

Cette solution, si elle se concrétise permettra au gouvernement Trudeau de gagner un peu de temps vis-à-vis de ses promesses politiques. D’une part la RCAF pourra disposer de nouveaux avions à court moyen terme. Mais cette solution permettra surtout au gouvernement de se donner une marge de manœuvre pour régler l’épineux dossier des F-35. En effet, le remplacement partiel des CF-18 par le « Super Hornet » laisse la porte ouverte au F-35, mais un peu plus tard.

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Photos : 1 Boeing F/A18 E/F « Super Hornet » @ US NAVY 2 CF-18 @ RCAF

22/02/2016

Intégration de la variante C1 du JSOW sur le Super Hornet !

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Les essais opérationnels de la nouvelle variante du missile Raytheon AGM-154 Joint Stand-off (JSOW) sur avion de combat Boeing F/A-18 « Super Hornet » ont débuté avec un tir réussi.

Un Boeing Marine F/A-18F « Super Hornet » a réalisé un coup direct, contre une cible navale dans le cadre de l’intégration de la variante C1 du missile AGM-154. Cette nouvelle variante de l'arme ajoute la possibilité de lutter contre des cibles mobiles maritimes, en plus de cibles terrestres.

L'AGM-154 Joint Standoff Weapon « JSOW », est une bombe planante fabriquée par Raytheon. Elle est le fruit d'une collaboration entre l'US Navy et l'US Air Force visant à produire une arme standardisée de précision à moyenne portée, plus particulièrement destinée à engager les cibles bien défendues tout en restant à bonne distance des systèmes de défenses antiaériennes classiques. L'AGM-154 est une famille de bombes planantes appartenant à la classe des 454 kg. Destinées à être des armes hautement létales et à faible coût, elles apportent à leur utilisateur des capacités « Standoff » (tirs effectués à distance de sécurité), permettant d'atteindre des cibles à des distances d'environ 22 km (largage à basse altitude) et allant jusqu'à plus de 120 km (largage à haute altitude). De par ces caractéristiques, la JSOW peut être utilisée en toute sécurité contre de très nombreux types de cibles, même bien défendues. La nouvelle version AGM-154C est dotée d’une liaison de données et dispose d’une capacité à engager des cibles maritimes en mouvement. Elle devrait être délivrée aux forces à partir de 2016.

 

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Photos : 1 JSOW sur un super Hornet 2 Frappe sur un navire en mouvement @ USN