23/11/2016

Le Canada opte pour le Super Hornet !

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Je vous en parlais dans un article en juin dernier, le gouvernement fédéral a trouvé une solution alternative à l’ambigu problème du remplacement de la flotte de Boeing CF-18. Le gouvernement du Canada a confirmé son intention d'acheter 18 avions de combat Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » pour faire face à ce qui, selon lui, est une lacune dans les capacités de défense du pays.

Le ministre libéral de la Défense Harjit Sajjan a fait cette annonce ce mardi à Ottawa, en rappelant que cet achat est une mesure «provisoire».

Le Canada entamera bientôt des négociations avec le gouvernement des États-Unis et Boeing pour l'achat de l'avion intérimaire. A noter que la ministre des approvisionnements, Judy Foote, a refusé de préciser ce que l'achat proposé coûterait aux contribuables. Elle a noté que le gouvernement doit encore négocier l'achat avec Boeing. Dans l’attente de cette «flotte provisoire», M. Sajjan a annoncé une série de mesures visant à prolonger encore la vie active des actuels CF-18 qui sont toujours en service, notamment avec le recrutement et la formation d'employés de maintenance.

Pour autant le Canada ne lâche pas le F-35 :

Mais les responsables de la défense canadienne ont également apaisé l’avionneur Lockheed-Martin et l'industrie américaine de la défense, avec l'assurance que le Canada continuera à être membre du programme F-35 « Joint Strike Fighter ».

Un nouveau camouflet pour les européens :

Le ministre de la Défense Harjit Sajjan avait affirmé en mai dernier, que les vieux CF-18 doivent être « remplacés maintenant », pour répondre aux missions effectuées avec les alliés. De plus, en raison de l'alliance canado-américaine dans le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD), le pays doit de se doter d'avions américains. C'est ce qui impose le choix des « Super Hornet », puisque les autres chasseurs similaires sont européens. On peut donc s’interroger sur les derniers propos de ce gouvernement, qui parlait il y a encore quelques mois, d’une compétition honnête et ouverte à tous !

Une décision très politique :

La confirmation du gouvernement Trudeau d’opter pour le « Super Hornet » lui permet de rassurer son électorat. En effet, lors de la campagne le futur premier Ministre avait marteler qu’il fera tout pour ne pas acheter le F-35. Pourtant, cette solution est-elle véritablement la bonne ? Visiblement les accords passés par l’ancien gouvernement Harper lient plus que jamais le pays (participations financières et industrielles) au programme F-35. Ne pouvant donc pas annuler la commande, le gouvernement actuel temporise avec cet achat, qui ne permettra pas de moderniser suffisamment la Royal Canadian Air Force.

Le Canada risque bien à terme de se retrouver avec deux types d’avions de combat, le « Super Hornet » et le F-35. Une situation qui va compliquer le cursus de formation et la gestion de la maintenance et augmenter les coûts d’exploitation.

A retenir : selon les estimations de la Cour des comptes canadienne le F-35 coûterait 175 millions de dollars, contre 65 millions de dollars pour le Super Hornet. Ces prix sont calculés sans armement ni pièces de rechange ni modules de formation.

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Photos : 1 Boeing F/A-18 « Super Hornet » @ USN 2 Image de synthèse F-35 canadien @ Lockheed- Martin

 

 

17/06/2016

L‘Advanced Super Hornet à maturité !

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Pour l’avionneur américain Boeing, le développement de son projet « Advanced Super Hornet » a atteint sa pleine maturité. Le concept « Advanced Super Hornet » qui a été lancé en 2013 et testé en vol, peut officiellement être proposé à la vente.

Réussir à vendre :

Boeing lorgne maintenant les exigences de divers pays pour tenter de placer son « Advanced Super Hornet ». Les marchés potentiels sont : le Canada, la Finlande, la Belgique, l'Espagne, le Koweït et l’Australie.

Les discussions sont engagées avec la Marine américaine pour adapter le concept sur les flottes de « Super Hornet » et de « Growler ». Pour Boeing, cette solution aurait de nombreux avantages. L’augmentation de vie des cellules déjà en service et permettrait de compenser les retards de livraison du F-35. Les mises à jours offriront une meilleure connectivité entre les appareils en service. Le concept « Advanced Super Hornet » permet de réduire la signature radar des appareils et augmente le rayon d’action.

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L’Advanced Super Hornet :

Le projet «Advanced Super Hornet» est basé selon le constructeur Boeing sur le même principe que le F-15 « Silent Eagle ». L’objectif étant de répondre aux besoins anticipés de la crise à des fins de coût-efficacité améliorés concernant des technologies de furtivité. Cette solution permet avec un coût abordable, de répondre aux futurs besoins de survie d’un avion de combat. Tout comme sur le « Silent Eagle », on appliquer une amélioration de la furtivité des revêtements et de la signature radar de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité résident dans le fait, qu’il est possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnelle.

Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la  cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar. L’adjonction de réservoirs de carburant supplémentaires sur l’épine dorsale de l’avion en augmente le rayon d’action, permet de supprimer les réservoirs sous le ailes pour de l’armement additionnel, le cas échéant.

Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs.

Avec ce concept, Boeing peut directement équiper les flottes de « Super Hornet » existantes ou fabriquer directement de nouveaux avions, ce qui permettrait de maintenir la chaine de montage au-delà de 2018.

 

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Photos : Advanced Super Hornet @ Boeing

 

07/06/2016

Des Super Hornet pour le Canada ?

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Ottawa, le gouvernement fédéral aurait-il trouvé une solution alternative à l’ambigu problème du remplacement de la flotte de Boeing CF-18 ?

Il semble que le nouveau gouvernement, qui je vous le rappelle ne veut pas du Lockheed-Martin F-35 (du moins pour l’instant), soit sur la voie d’une solution transitoire qui puisse satisfaire, tant la Royal Canadian Air Force (RCAF) que le grand voisin américain.

Une flotte de F/A-18 E/F « Super Hornet » :

Le gouvernement du libéral Justin Trudeau travaille à l’acquisition d’une flotte de Boeing F/A18 E/F « Super Hornet » qui devra remplacer partiellement les actuels CF-18 « Hornet ». L’équipe gouvernementale planche sur cette question en ce moment et prépare la manière de présenter officiellement cette solution. Cette transaction s'effectuerait en attendant de choisir la prochaine génération de jets de combat.

Un nouveau camouflet pour les européens :

Le ministre de la Défense Harjit Sajjan a affirmé en mai dernier, que les vieux CF-18 doivent être « remplacés maintenant », pour répondre aux missions effectuées avec les alliés. De plus, en raison de l'alliance canado-américaine dans le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD), le pays doit de se doter d'avions américains. C'est ce qui impose le choix des « Super Hornet », puisque les autres chasseurs similaires sont européens. On peut donc s’interroger sur les derniers propos de ce gouvernement, qui parlait il y a encore quelques mois, d’une compétition honnête et ouverte à tous !

Commentaire :

Sans grande naïveté, on pouvait s’attendre à cette décision, même si l’idée d’ouvrir le choix à des aéronefs européens, semblait ce printemps encore possible, d’un moins dans la langue des politiques.

Cette solution, si elle se concrétise permettra au gouvernement Trudeau de gagner un peu de temps vis-à-vis de ses promesses politiques. D’une part la RCAF pourra disposer de nouveaux avions à court moyen terme. Mais cette solution permettra surtout au gouvernement de se donner une marge de manœuvre pour régler l’épineux dossier des F-35. En effet, le remplacement partiel des CF-18 par le « Super Hornet » laisse la porte ouverte au F-35, mais un peu plus tard.

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Photos : 1 Boeing F/A18 E/F « Super Hornet » @ US NAVY 2 CF-18 @ RCAF

22/02/2016

Intégration de la variante C1 du JSOW sur le Super Hornet !

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Les essais opérationnels de la nouvelle variante du missile Raytheon AGM-154 Joint Stand-off (JSOW) sur avion de combat Boeing F/A-18 « Super Hornet » ont débuté avec un tir réussi.

Un Boeing Marine F/A-18F « Super Hornet » a réalisé un coup direct, contre une cible navale dans le cadre de l’intégration de la variante C1 du missile AGM-154. Cette nouvelle variante de l'arme ajoute la possibilité de lutter contre des cibles mobiles maritimes, en plus de cibles terrestres.

L'AGM-154 Joint Standoff Weapon « JSOW », est une bombe planante fabriquée par Raytheon. Elle est le fruit d'une collaboration entre l'US Navy et l'US Air Force visant à produire une arme standardisée de précision à moyenne portée, plus particulièrement destinée à engager les cibles bien défendues tout en restant à bonne distance des systèmes de défenses antiaériennes classiques. L'AGM-154 est une famille de bombes planantes appartenant à la classe des 454 kg. Destinées à être des armes hautement létales et à faible coût, elles apportent à leur utilisateur des capacités « Standoff » (tirs effectués à distance de sécurité), permettant d'atteindre des cibles à des distances d'environ 22 km (largage à basse altitude) et allant jusqu'à plus de 120 km (largage à haute altitude). De par ces caractéristiques, la JSOW peut être utilisée en toute sécurité contre de très nombreux types de cibles, même bien défendues. La nouvelle version AGM-154C est dotée d’une liaison de données et dispose d’une capacité à engager des cibles maritimes en mouvement. Elle devrait être délivrée aux forces à partir de 2016.

 

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Photos : 1 JSOW sur un super Hornet 2 Frappe sur un navire en mouvement @ USN

 

 

07/02/2016

L’US Navy veut le maintien du Super Hornet !

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L'US Navy veut maintenir la chaine de production du Boeing F/A-18 « Super Hornet » à St Louis, car celle-ci est « vitale » pour surmonter les déficits et les retards du Lockheed-Martin F-35C. La flotte actuelle de F/A-18C/D « Hornet » vieillit plus vite que prévu de fait de sa surexploitation dans les longues campagnes au Moyen-Orient. Par ailleurs, des problèmes similaires sont actuellement rencontrés l'US Marine Corps avec ses « Hornet » et sa flotte de AV-8B « Harrier ».

Pour la marine américaine, il est devenu impératif de commander un minimum de 16 «Super Hornet» & « Growler » avec l’exercice financier 2016. Mais, il en faudra encore 35 d’ici 2020 pour combler les besoins opérationnels, mais également de formation des pilotes. Avec le retrait progressif des F/A-18C/D « Hornet » à partir de 2023, il faudra non seulement combler le départ de ceux-ci, mais également palier à la lente mise en opération de la flotte de F-35, dont l’US Navy semble perdre confiance.

Produire des «Super Hornet » :

Le secrétaire américain à la défense Ashton Carter a confirmé à la Marine qu’il faudra plus de F/A-18 « Super Hornet » que prévu précédemment. De plus, d’ici 2030 la force de frappe de la Marine reposera essentiellement avec le binôme « Super Hornet » & F-35 à la condition que ce dernier puisse recevoir l’ensemble de ses validations opérationnelles.

 

Les craintes opérationnelles du F-35 :

Une fois de plus, la problématique est connue et touche le programme du F-35. Le dernier rapport de la Direction des tests opérationnels et d’évaluation datant de la fin 2015 est tout simplement clair : « L'avion de chasse furtif ne sera pas prêt pour l'échéance de juillet 2017 » ! "Les problèmes importants sont bien connus, ils incluent l'immaturité du système d'information logistique autonome ainsi, que le système d’identification des pannes « Autonomic Logistic Information »(ALIS) qui continue d’échouer à identifier les pannes, sans oublier l'instabilité du logiciel avionique du Block 3F qui représente le squellette de l’avion et plusieurs problèmes concernant la fiabilité et la maintenabilité du moteur de l'avion", a ajouté le responsable du rapport Michael Gilmore.

Du côté de la Marine, la perplexité gagne du terrain avec le système de simulation qui doit permettre d’évaluer l’avion dans des environnements très complexes, difficiles à reconstituer dans la réalité, est lui-même en panne, car confronté à des difficultés informatiques. Le rapport pointe un nouveau problème qui concerne la question de l’échauffement de la soute à munitions qui dépasserait dans plusieurs cas de figure les limites fixées. Au sol, par forte chaleur à 32°C ou à grande vitesse et moyenne altitude (de 500 à 600 kt sous 25.000 ft pour le F-35A de l’USAF). La solution proposée par l’avionneur consiste à ouvrir la soute pour la refroidir et ceci même en vol. Problème, en mission de pénétration furtive, cette action rend tout simplement l’avion pleinement visible par les radars adverses. Toujours sur cette question, le refroidissement de la cellule et des soutes est obtenu sur le F-35 en utilisant le carburant comme dissipateur de chaleur (idem sur d’autres avions) mais ne donne pas de résultat satisfaisant sur le F-35. Cette problématique a été identifiée dès le début des premiers vols, il y a près de dix ans, mais à ce jour aucune solution n’est proposée.

 

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Photos :1 le F/A-18 E/F « Super Hornet @ USN 2 F-35 soutes ouvertes @ Lockheed-Martin