20/04/2017

Boeing abandonne la compétition en Belgique !

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Boeing a renoncé hier à sa participation à la compétition en vue du remplacement des Lockheed-Martin F-16 A/B en Belgique. Dans un communiqué, la division « avions de combat » de l’avionneur américain a confirmé qu’elle ne participera pas à la conférence des soumissionnaires, et ne répondra pas à la demande de propositions de Bruxelles pour un nouvel avion de combat.

Les raisons de ce choix :

Pour Boeing, l’examen de la demande belge ne permet pas de concourir de manière égale. Clairement pour l’avionneur américain, le cahier des charges favoriserait l’un des concurrents. Sans le nommer, il semble bien que Boeing pense au F-35 de Lockheed-Martin.

Dans ce choix on ne peut que penser à la volonté du gouvernement belge au maintien de la capacité à l’engagement de la bombe nucléaire B61, qui n’est possible qu’avec le F-35.

La Finlande et la Suisse :

Ce choix va par contre permettre à Boeing de concentrer ses efforts et ses ressources sur le support de ses clients, de sécuriser de nouveaux ordres et d'investir dans la technologie et les systèmes requis pour faire face aux menaces d'aujourd'hui et de demain. Par ailleurs, l’avionneur se prépare sur deux autres opportunités de concours en Finlande et en Suisse. A noter, que pour l’instant Boeing n’est officiellement déclaré pas en course pour notre pays, l’avionneur attend de connaître le cahier des charges.

Et les autres ?

Après cette défection, il va être intéressant de voir combien de concurrents vont encore rester en course. On se rappelle le « coup de sang » d’Eric Trappier président-directeur général du groupe Dassault Aviation, en début d’année à propos justement d’une favorisation en Europe du F-35 américain au détriment du Rafale et d’une manière générale des avions européens.

 

Photo : F/A-18 E Super Hornet @ US Navy

 

15/03/2017

Le Canada prépare l’achat de Super Hornet !

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Le Canada vient de franchir une nouvelle étape dans sa volonté d’acquérir une flotte transitoire composée de 18 Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » avec une lettre de demande d’information au gouvernement américain.

Le Canada attend une réponse des États-Unis pour cet automne, indique un communiqué de presse du gouvernement du 14 mars. De fait, nous assistons à la première partie des négociations entre le gouvernement du Canada, le gouvernement américain et l’US Navy pour déterminer les besoins canadiens pour ces appareils, les configurations possibles et ce qui sera inclus dans le «package» final.

Le Canada prévoit d’acquérir le standard BlockII du « Super Hornet ». Celui-ci pourrait également à l’avenir évoluer au BlockIII, soit « L’Advanced Super Hornet ». En matière de coûts, le gouvernement canadien estime qu’un « Super Hornet » standard se négocie aux allentours de 65 millions de dollars US. En fonction des options choisies, le coûts total pourrait attendre les 90 millions de dollars US, soit une facture encore très inférieure à celle du F-35.

Par ailleurs, on apprend que Boeing et le nouveau gouvernement américain s’engagent à appliquer la politique des avantages industriels et technologiques à cette acquisition potentielle, ce qui oblige les fournisseurs à faire des investissements au Canada égaux à 100% de leur valeur contractuelle.

 Les États-Unis et le Canada pourraient conclure un accord officiel sur la flotte de « Super Hornet » au début de 2018.

 

Photo: Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » @ USN

09/03/2017

Belgique, bisbille à propos du remplacement des F-16 !

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Bruxelles, des politiciens s’inquiètent de la manière dont le cahier des charges du nouvel avion de combat a été validé. En effet, pour certains, le document a été avalisé par la Chambre des députés un peu trop vite et ceci, sans que les principaux intéressés puisse s’y pencher correctement.

Un vote rapide :

Les députés belges attendaient depuis plusieurs mois le cahier des charges du nouvel avion de combat qui doit permettre de fixer les bases du choix du futur remplaçant de la flotte de Lockheed-Martin F-16A/B Block15 «Fighting Falcon» en service depuis 1980. Le problème dénoncé par certains politiques vient du fait que le document est long, technique et en anglais. En conséquence, il est difficile à lire et il faut du temps pour un novice en matière d’aéronautique militaire d’en comprendre les principaux éléments.

Le précieux document est donc passé très vite entre les mains des députés pour un vote d’acceptation lui aussi très rapide. Hors les questions de base du projet n’ont mêmes pas été discutées lors du vote. Un député se plaignait ce matin, que les questions ayant attraits au maintien de l’emport de la charge nucléaire et des compensations économiques avaient tout simplement été évité.

Les questions de fond :

La réaction de certains politiques belges n’est pas anodine, j’en avais fait le centre d’un article en février de l’année dernière. En effet, des détails importants risquent de faire basculer la compétition en la rendant purement et simplement inutile.

Il faut se rappeler, que la Belgique jour un rôle important dans le cadre de l'OTAN, par conséquent le nombre d’avion en dotation minimale pour que la Belgique continue d’être un acteur important dans les opérations de l’OTAN et devrait normalement être supérieur à 40 unités. Hors, le choix primaire de n’acquérir que 34 aéronefs, va poser un sérieux problème en terme de dotation. De plus, le manque actuel de moyens aériens au sein l’OTAN est justement une faiblesse qu’il faut combler.

Le second problème posé par le remplacement du F-16 vient de la capacité de celui-ci à emporter la bombe nucléaire B-61 au profit de l’US Air Force. Les pilotes belges sont formés et disposent donc de cette compétence. Hors, la bombe B-61 n’est pas homologuée sur les Rafale, Eurofighter et Gripen. En d’autres termes, si, les politiques belges désirent que la force aérienne continue à disposer de la compétence au largage de la B-61, un seul choix s’impose : le F-35 de Lockheed-Martin. La compétition devient ainsi inutile, car biaisée par une décision politique. La crainte d’un cahier des charges qui favoriserait un concurrent est dans les esprits, on comprend mieux le désarroi et la réaction de certains aujourd’hui.

Les concurrents :

On retrouve tout naturellement les avions suivants: le Lockheed-Martin F-35A, Boeing avec le F/A-18E/F «Super Hornet» et trois européens : Dassault avec le Rafale F-3R, Airbus DS avec l’Eurofighter T-3 Block20/25 et Saab avec le Gripen E MS21.

 

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Photos : 1 F-16 Solo display @ Martin Melian 2 F-16B de la FAB @ Marco Papa

18/02/2017

Négociations en vue sur le Super Hornet !

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Les choses semblent se préciser en ce qui concerne une négociation sur l’achat potentiel de Boeing F/A-18 « Super Hornet » voir même la nouvelle version BlockIII. Lors de sa visite à Charleston pour la présentation du B787-10 (voir article précédent) le président D. Trump a annoncé vouloir négocier l’achat de « Super Hornet » en remplacement d’une partie des F-35 pour l’US Navy.

Un discours qui se précise :

Si l’affaire d’une relance du « Super Hornet » fait couler beaucoup d’encre ses dernières semaines, les choses semblent se préciser. Lors de son allocution en Caroline du Nord D. Trump à clairement mentionné sa volonté de négocier une commande de « Super Hornet ».

«Nous cherchons sérieusement une grosse commande. Le problème est que PDG de Boeing Dennis Muilenberg est un négociateur très dur, mais je pense que nous pouvons y arriver " a déclaré D. Trump.

L’US Navy intéressée :

De son côté l’US Navy semble très intéressée par cette option. Trois éléments interpellent la Marine américaine, d’une part la possibilité de réduire les coûts d’achat et de maintenance avec l’avion de Boeing. L’amélioration de la motorisation du « Super Hornet » avec une version plus puissante et la possibilité de pouvoir être doté du nouveau standard BlockIII du « Super Hornet ».

Il semble donc que la solution proposée par D. Trump satisfasse pleinement l’US Navy. L’idée est de remplacer en partie les « Hornet » par des F-35 les autres le seront avec le « Super Hornet » et probablement le BlockIII. A terme est selon les besoins, les actuels « Super Hornet » seront moderniser au nouveau standard et rien n’empêche de commander de nouveaux F-35 si celui les coûts sont à la baisse de manière acceptable.

 

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Voir le lien Boeing propose son Advanced Super Hornet comme alternative :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2017/02/14/boeing-pro...

 

Photos : 1Advanced Super Hornet BlockIII @ Boeing 2 Super Hornet @ USN

 

18/12/2016

L’aéronavale indienne veut un nouveau chasseur bimoteur !

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La Marine indienne a débuté un processus en vue de la sélection d’un futur avion de combat bimoteurs pour venir équiper son nouveau porte-avions. Le Tejas en version marine viendra équiper les bases navales terrestres et compléter les flottes actuelles qui équipent le premier porte-avions.

Selon les premières informations disponibles, la marine indienne désire se doter de 20 nouveaux avions de combat qui seront indépendants des plans «Make in India» en vigueur pour l’Armée de l’air.

A ce stade du projet, la Marine indienne étudie quatre types d’avions susceptibles de venir équiper le futur porte-avions. Il s’agit : du MiG-29K qui équipent déjà la Marine, du Sukhoi Su-30SM, du Dassault Rafale M et du Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ».

Le MiG-29K/KUB :

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Le MiG-29K/KUB est un appareil multirôles, destiné à assurer la maîtrise aérienne et à remplir différentes missions de combat de jour comme de nuit, dans toutes les conditions météorologiques et ceci depuis un porte-avions. Cette version navalisée du célèbre appareil russe, tant le monoplace «K» que le biplaces «KUB» font partie de la génération améliorée de la famille MiG-29.

Cette nouvelle génération de MiG se classe au sein des appareils dit : 4+ multirôles destinés à la défense aérienne des missions des forces navales, la supériorité aérienne gagne, la mer et au sol la destruction des cibles avec la haute précision guidée jour et nuit des armes et dans toutes les conditions météorologiques. La motorisation comprend deux moteurs Klimov RD-33MK avec puissance accrue, équipé d'une chambre de combustion sans fumée et le nouveau système de contrôle électronique (de type FADEC).

Les MIG-29K/KUB dispose d’un radar  multi-mode "pulse-Doppler" de type "Zhuk-ME" fabriqué par "Fazotron-INPI" Corporation. En comparaison avec les radars de la génération précédente, le  "Zhuk-ME" dispose d’un plus grand angle de balayage en azimut, offrant une portée de détection deux fois plus longue. Le  "Zhuk-ME" permet le suivi de 10 cibles aériennes avec quatre cibles en tirs simultané de missiles. Par la suite, les MiG-29K/KUB devraient recevoir le radar «Zhuk-AE» doté d’une antenne à balayage électronique (AESA). Les MiG-29K/KUB sont équipés d’un canal IRST et d’un système de désignation laser d’illumination, destiné aux cibles terrestres

A ce jour, l’Inde a passé commande pour 16 Mig-29K/KUB avec options pour 30 et la Russie pour 20 appareils.

Le Sukhoi Su-30SM :

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Une commande indienne du Su-30SM pourrait être additionnée avec un nouveau lot destiné à la marine russe. Les Su-30SM se différencient des Su-30MKI indiens par leurs équipements entièrement russes, leur système d'identification "ami/ennemi" et par d’autres éléments. Pour développer cette version, Sukhoi profita de son expérience avec le programme SU-35 en ce qui concerne par exemple l’avionique. Tout comme la version MKI, le SM dispose de plans canard et de tuyères à poussée vectorielle couplées aux moteurs Saturn Lyulka AL-31Fl.

L’appareil dispose d’un radar à antenne à balayage électronique (AESA) de type Zhuk-AE du fabricant russe Phazotron. L’antenne en bande X permet de suivre 30 cibles aériennes en mode piste, pendant l’exploration et d’engager 6 cibles simultanément en mode attaque. L’avionique est également de dernière génération avec écrans multifonctions (EFIS), système de positionnement par satellite GLONASS et un nouveau système de communication sécurisé.

L’armement est multiple pour permettre l’engagement air-air et air-sol mais également air-surface. L’option de dissuasion nucléaire est également possible avec capacité de frappe d’interdiction et la suppression des défenses antiaériennes.

Dassault Rafale M :

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Pour l’Inde, Dassault devrait logiquement offrir la version F3 marine qui dispose d’une nouvelle génération de détecteur infrarouge (DDM NG) de détection de départ de missile adverse, du radar RBE2 AESA  (Active Electronically Scanned Array) à antenne électronique.  Selon les chiffres officiels, celui-ci dispose d’une portée estimée à 200km avec un secteur angulaire de 120° à 140°, ce qui permet l’usage du missile Meteor. Le standard F3 confère au Rafale (Marine et Air) une polyvalence totale qui lui permet d’accomplir les missions suivantes : 

- interception et combat air-air avec canon de 30 mm et missiles Mica IR/EM (+ missiles Meteor à partir de 2018). 

- appui au sol avec canon de 30 mm, bombes guidées laser GBU-12/24, bombes guidées Hammer. 

- frappes dans la profondeur avec missiles de croisière Scalp. 

- attaque à la mer avec missile Exocet AM39 Block 2 et autres armements air-surface. 

- reconnaissance tactique et stratégique en temps réel avec nacelle Areos. 

- ravitaillement en vol d’un Rafale à un autre « Buddy-Buddy ». 

- dissuasion nucléaire avec missile ASMP-A.

Avec une commande de 36 Rafale pour l’IAF, Dassault pourrait être en pôle position pour la Marine indienne.

Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » :

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Le Boeing F/A-18E/F «Super Hornet» est un avion multirôle, capable d'effectuer pratiquement toutes les missions dans le spectre de tactiques, y compris la supériorité aérienne, de jour comme de nuit avec des armes à guidage de précision, chasseurs d'escorte, de soutien aérien rapproché, la suppression de défenses aériennes ennemies, de reconnaissance.  En comparaison du «Hornet» le «Super Hornet» permet des missions à très grand rayon d’action. Le «Super Hornet» est doté du radar AESA (Active Electronically Scanned Array) APG-79 de Raytheon.

 

Photos : 1 MiG-29K/KUB @ Marine indienne 2 MiG-29KUB russe@ Marine Russe 3 Su-30SM@ Sukhoi 4 Rafale M@ Marine Nationale 5 F/A-18 F « Super Hornet »@ USN