02/04/2017

Premières infos sur le nouveau Su-30SME !

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On en sait un peu plus sur la nouvelle variante d'exportation Sukhoi Su-30SME « Flanker » lancée au début de l’année 2016. Le président d'Irkut Corporation Oleg Demchenko a révélé des spécifications sur les performances du Su-30SME qui sera un dérivé à l’exportation du Su-30SM.

 

Le Su-30SME destiné à l’exportation :

Le Sukhoi Su-30SME a un poids normal au décollage de 26’090 kg et un poids maximal au décollage de 34’000 kg. L’avion pourra atteindre une vitesse de 1,75 Mach avec un poids de carburant normaux / maximaux de 5,270/ 9,300 kg, respectivement. Il a une portée opérationnelle de 1’280 km au niveau de la mer et à une vitesse de 800 km/h. Il pourra selon Irkut atteindre les 3’000 km de rayon d’action volant à haute altitude avec une vitesse de 900 km/h.

Le Su-30SME est doté de deux moteurs à réaction avec postcombustion Saturn AL-31FP avec contrôle vectoriel de poussée. Ils combinent une poussée c de 25 000 kg, et offrent au Su-30SME une charge utile de combat qui peut atteindre jusqu'à 8’000 kg sur 12 points d’emports.

La suite avionique du Su-30SME a été mise à niveau et l'avion a été équipé avec un ciblage à visée infrarouge et par laser pour l'acquisition et l'engagement des cibles au sol. Le nouveau radar de contrôle à antenne à balayage électronique (AESA) de type Zhuk-AE du fabricant russe Phazotron

peut acquérir et suivre 15 cibles aériennes simultanément tout en pouvant attaquer quatre à la fois. Les autres caractéristiques comprennent un capteur de ciblage électro-optique intégré couplé à un système de navigation inertielle laser, un désignateur de cible monté sur casque et un système de navigation par satellite compatible avec les formats GLONASS et NAVSTAR.

 

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Photos : 1 Le Su-30SME sera une version dérivée du Su-30SM 2 Maquette du Su-30SME@ Irkut

 

 

27/02/2017

La Russie recevra plus de 200 avions et hélicoptères cette année !

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Moscou, les Forces aérospatiales russes recevront 160 avions et hélicoptères pour l’année 2017 selon un communiqué du Ministère de la défense. Selon le commandant en chef des Forces aérospatiales russes, général Viktor Bondarev, l’état des Forces aériennes s’améliorent avec un taux de 55% appareils neufs.

La modernisation de l’aviation russe se poursuit à grand pas, l’année dernière ses ont 139 nouveaux avions de combat qui sont entrés en services. Cette année l’Armée de l’air devrait recevoir 140 nouveaux avions et une vingtaine d’hélicoptères.

Il faut ajouter à cela les nouveaux appareils qui vont venir moderniser l’aviation embarquée, soit presque autant d’avions et d’hélicoptères.

En parallèle à la livraison de nouveaux aéronefs, la Russie poursuit la modernisation de son parc de bombardiers stratégiques avec notamment les Tupolev Tu-22M et le Tu-160 « Blackjack » et la relance de la production de celui-ci.

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70% de l’armée doit être moderne en 2020 :

L’objectif de l’armée russe : toutes forces comprises, devra comporter 70% de systèmes modernes en 2020. En ce qui concerne les Forces aérospatiales russes, elles opèrent une incontestable remontée en puissance. Avec l’arrivée en service ces dernières années des appareils de types Su-35, Su-34, Su-30SM, en attendant celle du T-50 PAK FA prévu en 2018, ces nouveaux aéronefs ont redonner un tonus indéniable aux escadrons de chasse. Les pilotes, qui bénéficient pour leur formation de l'entrée en service d'un nouveau jet école le Yak-130, retrouvent par ailleurs des taux horaires d'entraînement proches, voire supérieurs dans certains cas, à ceux de l'OTAN. Avec la modernisation d'une partie des MiG-31, Su-24, Su-27, les Forces aériennes russes se dirigent indéniablement à l'horizon 2020-2025 vers une capacité accrue et particulièrement moderne. Le repositionnement de près de 260 avions de combat en Crimée, en plus, de ceux déjà présents, le long de la frontière avec les pays nouvellement membres de l’Otan lui donne une capacité très supérieure à celle que peut lui opposer aujourd’hui l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord.

Deux points faibles :

A ce jour, il reste encore deux points faibles qui devront être comblés au sein des Forces aérospatiales russes, il s’agit d’une part de combler le manque d’avions ravitailleurs. L’autre point concerne les drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) et HALE (Haute Altitude Longue Endurance) dont elles sont dépourvues à ce jour. Mais ces deux points faibles vont être progressivement comblés d’ici 2020.

 

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Photos : 1 Su-30SM @ Fyodor Borisov 2 MiG-29K @ RACMIG 3 Tu-160@VVS

 

 

19/01/2017

Le Sukhoi T-50 aux mains des pilotes russes !

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Le Sukhoi T-50 « PAKFA » va subir une série de tests aux mains des pilotes de la Force aérienne russe. Les Forces aériennes et aérospatiales russes (VKS) ont déclaré que cinq avions de type T-50 vont être testés en vol.

Au total se sont donc cinq Sukhoi T-50 qui vont être transférés à la base de Chkalov VKS State Flight Test Center n ° 929 à Akhtubinsk. Une fois au centre de Chkalov, l'avion sera soumis à un programme en deux étapes. Le «State-Joint Flight Testing» permet dans un premier temps aux pilotes militaires de prendre progressivement la main sur l’avion en vue de sa validation. Ce programme d'essais conjoints est en théorie le dernier processus auquel l'avion en tant que prototype est soumis avant de pouvoir recevoir le feu vert pour la production en série.

Dans cette première étape du programme, les pilotes d’essais de Sukhoi vont formés les pilotes des Forces aériennes et aérospatiales russes (VKS). Puis dans la seconde étape les pilotes de la VKS voleront l’avion et devront valider si celui-ci satisfait aux exigences opérationnelles du service. Alors viendra l’autorisation de production.

Une fois sorti de la chaîne de production et mis en service, le premier avion de série T-50 devrait être livré au 4ème Centre national de formation du personnel aéronautique et des essais de combat du ministère russe de la Défense à Lipetsk. À ce stade, les pilotes de la VKS qui ont complété le programme d'essais conjoints de l'État créeront un cadre de pilotes instructeurs tirés des unités de combat prévues pour être les premiers opérateurs du T-50.


Des questions restent ouvertes :

Deux questions sont encore en suspends en ce qui concerne ce projet, d’une part, le radar AESA SH121 N035 Irbis NIIP du T-50 russo-indien est encore en développement par le centre INPI Tikhomirov, ce radar fonctionnera en bande X (N036B) et comprend également deux antennes en bande « L » implantées dans les bords d'attaque de voilure (N036L) et dispose d’éléments internes basés sur l'arséniure de Gallium couplé à des technologies en nano-hétérostructures. Les Russes confirment l’incorporation de modules à électroluminescences (AESA MMIC). De l’autre la motorisation actuelle composée du moteur à réaction Saturn 117S ST1 doit être à terme remplacée par la version ST2 qui n’est pas encore opérationnelle. En conséquence les premiers T-50 seront-ils produits et modernisés par la suite ou le Ministère de la Défense russe, attendra-t-il la mise au point définitive de ses deux systèmes avant de passer commande du nouvel avion ?

 

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Photos : Sukhoi T-50 PAK-FA @VKS

 

30/12/2016

Nouvelle livraison de Sukhoi Su-34 « Fullback » !

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Moscou, l’avionneur Sukhoi a livré un nouveau groupe bombardiers de première ligne Su-34 « Fullback » ai ministère russe de la Défense. Les avions (nombre non spécifié) ont décollé de l'aérodrome de la succursale de la compagnie Sukhoi à Novossibirsk et se sont dirigés vers le lieu de leur déploiement sur une bases aériennes des forces aériennes et spatiales russes. Cette livraison clos l'Ordre de Défense d'Etat pour 2016 en ce qui concerne ce type d’avion.

Le contrat d'État avec le ministère de la Défense de la Fédération de Russie pour les fournitures de Su-34 aux forces aériennes et spatiales russes continue jusqu'en 2020.

Modernisation prévue :

Le porte-parole des forces aériennes et spatiales russes a également profité d’annoncer que la flotte de Su-34 « Fullback » sera modernisée prochainement. Sans donner plus d’information, la mise à jour concernera principalement nouveaux systèmes d'armement et de systèmes de guerre électronique plus avancés.

Le Sukhoi Su-34 «Fullback» : 

Le Su-34 « Fullback »peut  attaquer des cibles terrestres, maritimes et aériennes, de jour comme de nuit et par tous les temps, en utilisant l’ensemble des types de munitions en service en Russie. En termes de capacités opérationnelles, il s'agit d'un appareil de génération 4+. Son système de sécurité active avec les nouveaux ordinateurs, fournit des capacités supplémentaires pour le pilote et le navigateur, pour effectuer des bombardements précis et à manœuvrer sous le feu ennemi. L’excellente aérodynamique de l’avion, les grands réservoirs de carburant de capacité interne, la nouvelle génération de moteurs plus économe en carburant, doté d’une commande numérique. Font que le Su-34 de bombardement tactique, se trouve très proche de la catégorie de bombardier stratégique de classe moyenne. L’avion dispose d'un système de brouillage numérique Khibiny L175V / KS418 grâce auquel l'avion peut être utilisé comme un brouilleur de combat aérien. Les deux radars (avant et arrière) sont couplés à un système de ciblage électro-optique qui est capable de capturer et de surveiller de façon continue plusieurs cibles simultanément.

Le Su-34 dispose également d’un système de communication et le système d'échange d'informations de type liaison16 (Link16) lui permettant une interface avec des troupes terrestres et des navires de surface, ainsi qu’avec d’autres aéronefs. Les caractéristiques du Su-34 incluent un rayon d’action jusqu'à 4000 km, une vitesse maximale de 1900 km/h, et une charge utile de jusqu'à 8 tonnes. L'espace entre les sièges du cockpit permet de se coucher dans le couloir, le cas échéant. Un office et un WC sont situés derrière les sièges de l'équipage.

 

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Photos : 1 Su-34 @ Dmitry Terekhov 2 Su-34 en vol Dmitri Barashev

 

 

 

29/12/2016

La Chine a reçu ses premiers Sukhoi Su-35 !

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Beijing, la Force aérienne de l'Armée populaire de libération de la Chine (PLAAF) a pris livraison de ses quatre premiers avions de combat Sukhoi Su-35 « Flanker-E » fabriqués en Russie. Au total se sont 24 avions de combat de ce type qui viendront équiper l’Armée de l’air chinoise.

Les quatre avions sont arrivés le 25 décembre sur la base aérienne de Cangzhou dans la province du Hebei, au nord-est de la Chine. Selon l’avionneur russe Sukhoi, les Su-35 destinés à la Chine sont produit au sein de l’usine de Komsomolsk-sur-Amur (KnAAPO). Les livraisons vont s’étendre jusqu’en 2018.

Le contrat avait été signé en novembre 2015 par le conglomérat de défense russe Rostec. La Chine devient ainsi le premier contractant étranger pour le Su-35, soit un des avions les plus moderne du moment.

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Le Sukhoi Su-35 « Flanker-E » :

Le Su-35 « Flanker-E » est un appareil de la génération 4++.  Les caractéristiques de l'avion comprennent une nouvelle avionique numérique avec fusion des données, un nouveau réseau d'antennes radar progressive avec une longue portée de détection et de cibles aériennes. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques, dispositifs de commutation et de l'information. Le pilote dispose de deux écrans MFI affichage multi-fonctions de 9x12 pouces et une résolution de 1400x1050 pixels.

Le noyau du Su-35 dispose de deux doubles radars en bande X en réseau, à antennes progressives Irbis-E, soit un N-12 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant le N-12 est monté sur une unité de commande hydraulique à deux étapes (en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scanne par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60°. L'unité d'entraînement en deux étapes électro-hydraulique tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes jusqu’à une portée maximale de 400 km. Le tout avec une nouvelle génération d'optique frontale.

La durée de vie de la cellule est de 6’000 heures de vol, soit un cycle de vie de 30 années d'exploitation. La durée de vie assignée des moteurs AL-117S dérivé de l’AL-31F avec poussée vectorielle est de 4’000 heures. L’avion dispose d’une vitesse maximale de Mach 2,25 à 11’000 m (36 089 pi), un taux de montée de 16’800 m/min au niveau de la mer, une charge utile de combat de 8’000 kg et un rayon d’action maximum avec un carburant interne de 1’529 km (niveau de la mer).

 

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Photos : 1 Su-35 en essais en configuration chinoise 2 & 3 Su-35 russes @ Sukhoi