07/10/2009

Pilotes de ligne : Grosse fatigue!

 

 

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Depuis le début de cette semaine, les pilotes de lignes européens et le personnel de cabine dénonce ouvertement les risques de fatigue rencontrée dans leur profession et tirent la sonnette d’alarme, sur les risquent encourut.


Toujours pas d’harmonisation européenne :

Cela fait bientôt plus d’un an que Bruxelles tente de mettre en application une harmonisation des législations des divers pays membres de l’union sans réel résultat.

Il s’agit en fait de limité les temps de vol des équipages, selon les dernières études scientifiques en lieu et place d’une réglementation actuelle basée sur les profits.

Selon les résultats de l’étude médicale, commandée par l’agence de sécurité aérienne (AESA), on notera les points suivants devant être modifiés :

  • Le vol de nuit doit être limité à 10H00 en lieu et place des 11H45 actuelles.
  • La limite actuelle des 13/14 heures de prestation ininterrompue dépasse les limites du raisonnable et doit impérativement être diminués.
  • Pour les vols longs et très longs courriers, les équipages doivent être renforcés par une équipe de pilotes additionnel permettant un réel repos.
  • Les temps de garde en aéroport doivent dorénavant être compté en heures de prestations.
  • Siège réservé exclusivement aux membres d’équipage.
  • Le siège de repos doit être placé dans un lieu aéré, dont l’éclairage est réglable, isolé du cockpit, des passagers, du fret, des patients et du bruit excessif.


A noter qu’à l’heure actuelle, certains pays on déjà renforcé leur législation concernant ce type de revendications, mais ils restent minoritaires. Côté américain, il semble que l’autorité   en la matière, soit la Federal Aviation Administration (FAA) a déjà pris le taureau par les cornes par la mise en consultation d’une modification de la législation, pouvant entrer en vigueur au tout début 2010.

 

 

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La fatigue, une cause d’accident:

En effet, la liste des accidents et autres incidents graves dans lesquels la fatigue a été clairement identifiée comme un facteur clef de causalité est longue. Les dernières études médicales additionnées des résultats d’enquêtes de divers accidents d’avions ont mis en parallèle, que même lorsque la fatigue n’est pas le facteur principal, elle affecte directement la capacité de l’équipage à réagir correctement face à une situation d’urgence.

La fatigue est un problème physiologique qui ne peut être surmonté directement, et ne peut non plus être correctement auto évaluer de manière fiable. Celle-ci ralentit la prise de décision et agit directement sur les réponses physiques et cognitives.

l’OFAC et l’AESA :

La Suisse fait partie de l’AESA depuis 2006 en vertu de l’accord bilatéral sur le transport aérien conclu avec l’UE. Notre pays, via l’Office Fédéral de l’Aviation Civil (OFAC) applique depuis cette date, toutes les réglementations en vigueur décidée avec l’AESA en remplacement des normes JAA(Joint Aviation Authorities). Notre pays applique donc déjà les nouvelles normes de temps de service de vol et les règles applicables aux temps de repos (RS 748.127.8).

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Photos : 1 B757-23A Fischer Air. 2 ERJ-145 Lot 3 MD-82. @ Piotr Zdunek

 

14/08/2009

Exercice Epervier 09

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Je vous l’avais signalé fin mai dans un précédent billet, les Forces aériennes se sont entraînées en Corse à Solenzara du 25 mai au 5 juin. Retour sur cet exercice avec deux photos et badje !

 

Trois nations engagées :

 

Ce sont sept Hornet qui ont fait le déplacement sur la base de Solenzara avec un total de 49 personnes dont 14 pilotes. Les pilotes suisses ont retrouvé comme partenaire d’exercice les Mirage 2000-5 (11 avions) de la célèbre escadre 01.002 « Cigognes » basée à Dijon. Le groupe franco-suisse fut ensuite rejoint par  huit F-16 A/B Belges du 2ème wing basé à Florennes.

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Combat BVR :

 

Les trois Forces aériennes se sont entraînées conjointement au combat aérien longue portée BVR (Beyond Visual Range = hors de portée visuelle) enchaînant des missions simples 1 vs 1 puis plus complexes 4 vs 4 et 6 vs 8 ! Ce type de combat nécessite la connaissance et la maîtrise du fonctionnement du radar et du guidage de missile de portée moyenne  (AMRAAM AIM 120 pour les Hornet suisses).

 

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Photos : F/A-18 & Mirage 2000 en Corse lors d’Epervier 09. @ Forces aériennes suisses.

 

 

Lien billet antérieur :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/05/26/f-a-18-a-solenzara-echange-avec-la-navy.html

 

 

11/08/2008

Contrefaçon des pièces d’avion !

 

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Septembre 1989, Un Convair (cargo) reliant Oslo à Hambourg s’abîme en mer, l’enquête démontra l’origine douteuse de certaines pièces ! Et ce n’est là qu’un triste exemple !! Certes, la contrefaçon de pièces détachées d’avion, n’est en rien comparable à celle de l’automobile, des médicaments et encore moins d’articles de luxe qui sont la panacée !

Pourtant, la situation s’est avérée suffisamment préoccupante pour la FAA (Federal Aviation Administration) lance une campagne de sensibilisation auprès des Compagnies aériennes à la fin les années nonante !

Les  menaces :

On distingue trois types de menaces : les pièces dites « vérolées » qui ont été réparées à moindre coût, sans respecter les spécifications du constructeur. Les pièces récupérées frauduleusement sur des avions accidentés voir « crashés »  et  remises sur le marché. Puis les pièces neuves mais,  dites « copies » qui ne respectent en aucun cas les normes de fabrication et de résistance de la pièce originale (plaquettes de freins, câblages divers, pièces de réacteur et même des instruments de vol) !

Par exemple : une pièce coûteuse à travailler comme un rivet en titane dont le prix et d’environ Chf 375.- à pour copie une même pièce pouvant coûter 8 fois moins cher !!

Ces fléaux touchent l’ensemble de l’aviation, un procès est actuellement en cours en Russie, mettant en cause une société qui prélevait des pièces d’avions de combat MIG-29 usagées et tentait de les revendre « comme neuves » à des Forces aériennes utilisatrices de ce chasseur !

Une puce anti contrefaçon :

A fin de lutter contre ce fléau, Airbus & Boeing en tête, ont adopté un système de puce spécialement adapté aux normes de l’aviation, notamment une résistance aux changements de température que subit un aéronef en vol ! Par ailleurs, la dite puce est directement apposée sur la pièce par un procédé spécial évitant toute falsification !

Ces puces réduiront également le petit jeu de certaines compagnies aériennes  qui consiste à échanger des pièces d’un avion à l’autre et de faire croire en falsifiant les documents d’entretien, que l’avion a été réparé, et du coup « bon pour le vol » Si si cela existe !!

Par ailleurs l’arrivée de ce nouveau procédé permet une meilleure gestion des stocks dans les unités de maintenance. De plus, il possible de suivre les modifications apportées à une pièce d’un bout à l’autre de son cycle de vie. Les informations de maintenance, de dépannage, de conditionnement, y compris le lieu de production, sont fixées directement sur la pièce. Cela permet d’accélérer et d’alléger la charge administrative liée au suivi des pièces et d’éliminer le risque d’erreurs lié aux saisies manuelles. D’autre part, en favorisant le suivi automatique des pièces dès leur sortie d’usine, cette application va aider les constructeurs d’avions à renforcer la sécurité de leurs avions en luttant plus efficacement contre la contrefaçon. Ce système et également applicables pour les aéronefs militaire.

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l'utilisation de pièces ou d'instrument contrefaits ont des conséquences dramatiques !