29/03/2015

L’AESA recommande 2 personnes dans le cockpit !

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Faisant suite à la tragédie du vol 4U9525 de Gemanwings de cette semaine, l’Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) a recommandé la présence en permanence de deux personnes  dans le cockpit. 

 

Mise en application :

Cette recommandation édictée vendredi est temporaire, elle pourrait être revue à la lumière de nouvelles informations concernant l’enquête sur le crash. Plusieurs compagnies aériennes ont déjà modifié leurs règles: Air Canada, Norwegian, Air Berlin, Belair, AirBaltic, Icelandair, Swiss, Virgin Atlantic, Monarch et Thomas Cook, Air France et KLM. 

 

Première réaction: 

 

A noter que le puissant syndicat français des pilotes considère que cette recommandation a été décidée dans la précipitation, sans attendre un diagnostic suffisamment complet de l’accident et sans mesure d’impact ». Selon le SNPL, les circonstances de la catastrophe aérienne du mardi 24 mars connaissent encore des zones d’ombre et les causes de l’accident ne sont pas formellement confirmées. 

 

L’AESA : 

 

L'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) est l'autorité compétente pour la sécurité de l'aviation en Europe. L’Agence a étendu progressivement au fil des ans ses compétences à tous les domaines aéronautiques (normes techniques, exploitation des aéronefs et infrastructures), de sorte que les normes et exigences réglementaires touchant les pilotes, les dirigeants de compagnies aériennes, le personnel d'entretien, les contrôleurs de la circulation aérienne et les exploitants d'aéroport seront appelées à évoluer régulièrement. A travers ces pages, l'OFAC entend fournir de manière simple et directe aux milieux de l'aviation toutes les informations et documents utiles à ce sujet.

 

L'AESA est chargée par la Commission européenne d'harmoniser les normes de sécurité de l'aviation en Europe. A ce titre, elle va prochainement mettre en place plusieurs réglementations, notamment dans le domaine des opérations aériennes, du service de la navigation aérienne et des aérodromes. La Suisse faisant partie de l'AESA, ces réglementations toucheront également ses entreprises et ses citoyens. L'instauration des normes de l'AESA étant un processus extrêmement dynamique associé à une procédure complexe et parfois longue, l'OFAC entend offrir aux acteurs de l'aviation suisses un panorama aussi complet que possible. On trouvera dans les pages suivantes tous les documents et informations utiles de même que les liens vers les principaux textes disponibles sur le site Internet de l‘AESA. L'OFAC publie également sur son site Internet les prises de positions en réaction aux propositions de réglementation de l'AESA (ToR, NPA, CRD). 

 

germanwings, aesa

07/02/2015

Nouvelle norme pour le suivi des aéronefs !

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L’Association du transport aérien international (IATA) a salué la recommandation formulée à l’issue de la deuxième conférence de haut niveau sur la sécurité (HLSC/2) de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) en vue de l’adoption d’une norme axée sur le rendement pour le suivi à l’échelle mondiale des aéronefs commerciaux, soutenue par un exercice d’évaluation multinational visant à mesurer l’impact et à orienter la mise en œuvre. 

« Cela ira dans le prolongement des succès obtenus par l’industrie dans son travail de collaboration avec les gouvernements en vue d’améliorer la sécurité par une harmonisation mondiale. Nous allons tous dans la même direction. Les conclusions de la conférence devraient rassurer tous les voyageurs sur le fait que la sécurité demeure la priorité absolue de l’aviation », a déclaré M. Tony Tyler, directeur général et chef de la direction de l’IATA. 

Ce qui va changer : 

Essentiellement, la recommandation de l’OACI préconise que les aéronefs signalent leur position toutes les quinze minutes durant une situation de vol normale. Cela s’applique aux régions éloignées qui ne sont pas sous la surveillance des services de la circulation aérienne. Le groupe de travail sur le suivi des aéronefs coordonné par l’IATA a souligné dans son rapport que le suivi dans les espaces aériens éloignés et au-dessus des océans pourrait être effectué avec les moyens existants et que de nouvelles technologies spatiales pourraient jouer un rôle clé dans l’avenir. 

La recommandation de la conférence HLSC/2 de l’OACI vise une approche axée sur la performance plutôt que prescriptive. Cela signifie que les compagnies aériennes dans le monde seraient en mesure de s’y conformer en recourant aux technologies disponibles et planifiées et aux procédures qu’elles jugent adéquates. 

« Plusieurs compagnies aériennes font déjà le suivi de leurs aéronefs. Nous accueillons favorablement le projet de mise en œuvre d’une norme axée sur le rendement, qui permettra aux compagnies aériennes d’utiliser des technologies existantes ou nouvelles pour le suivi des aéronefs. Grâce à un effort concerté de tous les intervenants, nous pouvons établir des modalités axées sur le rendement, fondées sur des recherches appropriées et sur l’expérience.

 

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Photos : 1 A340 Iberia 2 B737-400 Copa Airlines @ Fabricio Jimenez

13/08/2013

Un radar pour diminuer les risques aviaires !

 

 

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Les oiseaux ont inspiré l’homme dans sa quête du vol, mais ceux-ci peuvent malheureusement provoquer de graves avaries lorsqu’ il y a collision. Les impacts d’oiseaux représentent 40% des incidents aériens chaque année.

 

Chaque aéroport dispose d’une équipe chargée d’éloigner les oiseaux, en effet, les dégâts causés par des collisions entre des avions et des oiseaux coûtent des centaines de millions de francs aux compagnies aériennes et aux armées de l’air. Les statistiques de l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI) indiquent une moyenne de 8'458 impacts par année. On sait par expérience qu'en fait, ce chiffre est au moins quatre fois supérieur, soit près de 34'000 collisions par année, c'est-à-dire 93 impacts par jour.

L'aviation commerciale n'a pas eu à déplorer d'accidents très graves ces dernières années (le crash de l'Hudson aurait pu être autrement catasthrophique). Cependant, il convient de rester attentif à ce phénomène et de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour garantir la sécurité des avions et de leurs passagers. Toute espèce d'animaux, même de petite taille, peut être à l'origine de dommages importants sur un avion. Toutefois, il s'avère difficile de nuancer clairement si une espèce donnée constitue un danger potentiel pour l'aviation, dans son sens le plus large.

 

 

aéroports,risques aviaires,sécurité aérienne

 

 

Une nouvelle solution :

 

L’objectif étant d’éloigner les oiseaux pour permettre les atterrissages et décollages en toute sécurité, divers moyens sont utilisés aujourd’hui (pétards, images et cris de prédateurs par exemple). La société XSight qui a développé un système de détection d’oiseaux, le BirdWize, soit un logiciel pour la réduction des impacts d'oiseaux par un suivi plus efficace des menaces au niveau du sol. Le système est construit autour d'un radar à ondes millimétriques et radar de pointe avec un traitement d'image pour détecter les dangers au sol. BirdWize inclut également une bande de données complètes qui documente tous les oiseaux.

Le but étant d’alerter de manière plus rapide les équipes au sol des aéroports et permettre une intervention préventive plus efficace. Car protéger les avions, préserve aussi les oiseaux !

 

Photos : 1 le risque aviaire peut avoir de graves conséquences. 2 Dégats sur le bord d'attaque d'une aile.

 

 

03/03/2013

2012 l'année la plus sécuritaire en matière de transport aérien !

 

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MONTREAL,  L’Association du transport aérien international (IATA) a annoncé qu’en 2012, le taux mondial d’accidents avec d’avions à réaction de fabrication occidentale a été le plus faible de l’histoire de l’aviation. Jamais, le transport aérien n’avait été aussi sûr !

 

  •        En 2012, le taux d’accidents des avions à réaction de fabrication occidentale (mesuré en pertes de coque par million de vols) a été de 0,20, ce qui représente un accident pour 5 millions de vols.
    •        Il s’agit d’une amélioration de 46 % par rapport à 2011, alors que le taux d’accidents était de 0,37, soit un accident pour 2,7 millions de vols.
    •        Aucun accident d’avion à réaction de fabrication occidentale avec perte de coque n’a été enregistré chez les quelque 240 compagnies aériennes membres de l’IATA.
    « Le niveau de sécurité de l’industrie en 2012 constitue un record historique. Chaque jour, environ 100 000 vols atteignent leur destination en toute sécurité. Les compagnies aériennes, les aéroports, les fournisseurs de services de navigation aérienne, les avionneurs et les autorités réglementaires en matière de sécurité travaillent de concert pour rendre chaque vol aussi sûr que possible. Leur volonté à toute épreuve et leur coopération ont rendu les voyages aériens remarquablement sûrs. Néanmoins, il reste du travail à accomplir. Chaque accident est un accident de trop, et chaque décès est un drame humain. Le premier vol aérien commercial a été effectué le 1er janvier 1014. Depuis lors, l’industrie aérienne a fait de l’amélioration continue de la sécurité sa priorité absolue », a déclaré M. Tony Tyler, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

    La sécurité en chiffres :


•    Près de 3 milliards de personnes voyagent en toute sécurité sur 37,5 millions de vols (29,8 millions par avion à réaction, 7,7 millions par turbopropulseur).
•    Il y a eu 75 accidents (tous types d’aéronefs confondus, de fabrication orientale et occidentale), par rapport à 92 en 2011.
•    Il y a eu 15 accidents mortels (tous types d’aéronefs confondus), contre 22 en 2011.
•    On déplore 6 accidents avec perte de coque pour les avions à réaction de fabrication occidentale, contre  11 en 2011.
•    Parmi ces 6 accidents, 3 ont causé des décès, par rapport à 5 en 2011.
•    Il y a eu 414 décès en 2012, contre 486 en 2011.
•    Le taux de décès a légèrement augmenté, atteignant 0,08 par million de passagers, par rapport à 0,07 en 2011, pour les vols d’avions à réaction de fabrication occidentale.
•    Chez les compagnies aériennes membres de l’IATA, le taux d’accidents est inférieur à la moyenne de l’industrie pour tous les types d’aéronefs (0,71 accident par million de vols, par rapport à 2,01), ce qui représente 13 des 75 accidents.

IOSA :


Les transporteurs aériens qui figurent au registre du système d’audit de la sécurité des opérations de l’IATA (IOSA) n’ont eu à déplorer aucun accident avec perte de coque pour les avions à réaction de fabrication occidentale. Le taux total d’accidents (tous types d’aéronefs confondus) chez les transporteurs inscrits à l’IOSA a été 4,3 fois meilleur que chez les transporteurs non inscrits à l’IOSA (0,96 contre 4,11). À ce jour, 381 compagnies aériennes sont inscrites au registre IOSA . L’IOSA est une condition obligatoire d’adhésion pour les quelque 240 membres de l’IATA. Le fait que quelque 140 compagnies non membres de l’IATA figurent au registre IOSA indique clairement que l’IOSA est devenu la référence mondiale en matière de gestion de la sécurité de l’exploitation des compagnies aériennes.

« L’IOSA a encore démontré son effet positif sur la sécurité de l’aviation. Les transporteurs inscrits au registre IOSA ont enregistré un taux d’accidents plus de 4 fois meilleur que ceux qui ne sont pas inscrits au registre. Non seulement les transporteurs IOSA ont un taux d’accidents plus faible, mais les accidents qu’ils subissent sont moins graves, quant au nombre de décès et aux dommages aux aéronefs » a expliqué M. Tyler.

En 2012, l’IATA a poursuivi son travail en collaboration avec les compagnies membres en vue de mettre au point un système IOSA amélioré. L’IOSA amélioré comporte une dimension supplémentaire relative au programme interne d’assurance qualité des compagnies aériennes, afin que ces dernières mettent en œuvre une méthode d’autoaudit fondée sur les principes de l’IOSA.

Les Faits    

Les régions qui suivent ont obtenu des résultats meilleurs que le taux mondial de pertes de coque pour les avions à réaction de fabrication occidentale (0,20) : Communauté des États indépendants (CÉI) (0,0); Europe (0,15); Moyen-Orient et Afrique du Nord (0,0); Amérique du Nord (0,0); et Asie du Nord (0,0).
•    Les régions qui suivent ont enregistré une amélioration de leur performance de sécurité en 2012, par rapport à 2011 : CÉI (de 1,06 à 0,00); Amérique latine et Caraïbes (de 1,28 à 0,42); Moyen-Orient et Afrique du Nord (de 2,02 à 0,0); et Amérique du Nord (de 0,10 à 0,0).
•    Les régions suivantes déplorent une dégradation des performances de sécurité en 2012, par rapport à 2011 : Afrique (de 3,27 à 3,71); Asie-Pacifique (de 0,25 à 0,48); et Europe (de 0,0 à 0,15).
•    La région Amérique latine et Caraïbes a enregistré une amélioration pour la deuxième année consécutive (0,42 contre 1,28), mais le taux d’accidents de la région demeure plus élevé que la moyenne mondiale.
•    L’Afrique a enregistré un taux d’accidents plus élevé, passant de 3,27 en 2011 à 3,71 en 2012, et demeure de loin la région affichant la pire performance.

Sécurité en Afrique  :


En Afrique, le taux d’accidents avec perte de coque des avions à réaction de fabrication occidentale a été plus élevé en 2012 qu’en 2011 (3,71 contre 3,27). Le taux d’accidents de la région, tous types d’aéronefs confondus, a plus que doublé (12,44 accidents par million de vols, plutôt que 6,17 en 2011), soit 13 accidents en 2012 (en hausse, par rapport à 8 accidents en 2011).


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Les compagnies africaines inscrites au registre IOSA n’ont subi aucun accident.
« L’Afrique est un continent divisé en ce qui concerne la sécurité. Les compagnies aériennes inscrites au registre IOSA ont des résultats équivalents ou supérieurs à la moyenne de l’industrie. Mais la performance globale du continent est loin d’être satisfaisante. On devrait pouvoir voyager en Afrique avec autant de sécurité que dans n’importe quelle autre partie du monde », affirme M. Tyler.

En mai 2012, l’IATA, l’Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et plusieurs autres organisations se sont engagées à mettre en place un Plan d’action stratégique pour l’amélioration en Afrique, en vue de s’attaquer aux lacunes en matière de sécurité et de renforcer la surveillance réglementaire dans la région d’ici 2015. Le Plan a été adopté en juillet dans le cadre de la Déclaration d’Abuja lors de la rencontre ministérielle sur la sécurité et la sûreté de l’aviation de l’Union africaine, et entériné par l’Assemblée de l’Union africaine en janvier 2013.
« Les intervenants sont unis dans leur engagement visant à procurer à toute l’Afrique un niveau de sécurité de classe mondiale par l’adoption de normes globales. L’adoption de la Déclaration d’Abuja est une étape clé de cette démarche », explique M. Tyler. L’imposition de l’IOSA par les États d’Afrique est essentielle à la réussite de ce plan.

Analyse des accidents :


Les sorties de piste, c'est-à-dire lorsqu’un aéronef quitte la piste lors de l’atterrissage ou du décollage, représentent le type d’accidents le plus courant en 2012 (28 % du total des accidents). La majorité des sorties de piste (82 %) surviennent après une approche stable lorsqu’un aéronef touche la piste plus loin que le point normal d’atterrissage, ou lorsque les freins ne sont pas actionnés assez rapidement, ou parce que le contrôle directionnel n’est pas maintenu après l’atterrissage.

Ce type d’accidents constitue toujours un problème pour l’industrie. Malgré une augmentation du taux de sorties de piste en 2012, la tendance sur cinq ans demeure à la baisse (28 en 2008; 23 en 2009; 20 en 2010; 17 en 2011; 21 en 2012). En 2013, l’IATA va poursuivre ses efforts auprès des partenaires de l’industrie pour appuyer les séminaires régionaux sur la sécurité des pistes et pour mettre à jour la trousse de réduction des risques de sortie de piste de l’IATA (RERR). De plus, l’IOSA exige maintenant que les compagnies aériennes utilisent les programmes d’Analyse des données de vol (FDA) qui peuvent aider à repérer les signes précurseurs des sorties de piste.

Perte de contrôle en vol :


Les pertes de contrôle en vol (LOC-I) ne constituent pas la catégorie d’accidents la plus fréquente (en 2008, il y a eu 14 accidents associés à des LOC-I, puis : 9 en 2009, 10 en 2012, 8 en 2011 et 6 en 2012). Toutefois, les accidents associés à des LOC-I sont ceux qui causent le plus de décès (43 % de tous les accidents mortels et 60 % des décès de 2008 à 2012). L’IATA travaille avec ses partenaires de l’industrie pour mettre en place un programme mondial de prévention des LOC-I qui aidera les exploitants à mieux comprendre les facteurs contribuant à ces événements. De plus, le programme offrira des orientations en vue d’une meilleure formation des pilotes et établira un processus de rétroaction pour l’Initiative de formation et de qualification de l’IATA (ITQI).

Partage de l’information :


Le partage de l’information est essentiel pour identifier les tendances qui pourraient révéler des problèmes de sécurité. En 2009, l’IATA a inauguré le Centre mondial d’information sur la sécurité (GSIC). Ce centre compile les renseignements sur l’exploitation et la sécurité provenant de sept bases de données différentes. Cela comprend les données sur les accidents, les rapports sur la sécurité opérationnelle, les recommandations des audits du système IOSA et du Système d’audit de la sécurité des opérations au sol de l’IATA (ISAGO), les données du système Flight Data eXchange (FDX), le contenu d’une base de données sur les dommages au sol subis par les aéronefs, ainsi que le contenu d’une nouvelle base de données sur les rapports concernant la sécurité opérationnelle en cabine. Plus de 460 organisations dans le monde alimentent le GSIC en information. Poursuivant le travail du GSIC, l’IATA met en place une nouvelle initiative de gestion des données d’exploitation, comprenant les données du GSIC et étendant la gestion des données à d’autres domaines, tels que les opérations et les infrastructures.

« La cueillette et l’analyse des données est à la base de tous les efforts en matière de sécurité Plus nous comprenons comment surviennent les accidents et les incidents, mieux nous pouvons identifier les facteurs de risque. Cela nous permet d’adopter des mesures de mitigation avant que les risques deviennent des problèmes de sécurité pouvant causer des accidents », soutient M. Tyler.
« Sur une durée correspondant à un peu plus d’une vie humaine, les voyages aériens sont passés d’une activité à haut risque à un acte courant de la vie quotidienne. Alors que l’aviation commerciale se prépare à entrer dans son second siècle d’existence, nous devons être à la hauteur des idéaux des pionniers de l’industrie et renouveler notre engagement de rendre l’aviation toujours plus sûre », a conclu M. Tyler (IATA).

 

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Photos : 1 A340 Iberia 2 A318 Mexicana 3 B727 cargo @ Fabricio Jimenez

 

07/03/2012

Le Transport aérien a été plus sûr en 2011 !

 

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Montréal, L'International Air Transport Association (IATA), le taux d'accidents des avions à réaction de fabrication occidentale est tombé en 2011 à son niveau le plus bas, battant le record établi en 2010,

Le nombre total de décès dans les accidents d'avion, toutes catégories d'aéronefs confondues, a connu lui aussi une chute importante, à 486 contre 786 en 2010. Pour les avions à réaction de fabrication occidentale, le taux mondial a été de 0,37 accident pour un million de vols, soit un accident pour 2,7 millions de vols, a indiqué l'organisation rassemblant les transporteurs aériens. En 2010, le même indice correspondait à un accident pour 1,6 million de vols. Il s'agit des accidents avec perte de coque, dans lesquels l'avion est détruit ou fortement endommagé, de sorte qu'il ne sera pas réparé. L'année passée en a vu 11, contre 17 en 2010.

Toutefois sur tous types d'appareils confondus, quelle que soit leur origine, l'IATA a enregistré l'année dernière 92 accidents, une diminution modeste par rapport aux 94 accidents en 2010. Le nombre d'accidents mortels sur tous types d'aéronefs a été de 22 contre 23 en 2010.

«Prendre l'avion est l'une des choses les plus sûres qu'une personne puisse faire», a déclaré le directeur général et chef de la direction de l'IATA Tony Tyler, évoquant les efforts de tous les intervenants du transport aérien pour améliorer la sécurité.

 

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Selon les chiffres de l'IATA, 2,8 milliards de personnes ont volé en toute sécurité l'année dernière à bord de 38 millions de vols (dont 30 millions de vols d'avions à réaction et 8 millions d'appareils à hélices).

Des différences marquées ont été enregistrées entre les différentes régions du monde. Si la moyenne mondiale est de 0,37 accident par million de vols, l'Asie-Pacifique (0,25), l'Europe (0,0), l'Amérique du Nord (0,10) et l'Asie du Nord (0,0) affichent une performance meilleure, tandis que la Communauté des États indépendants (ex-URSS moins les Pays Baltes) enregistre un taux de 1,06 contre 0,0 un an plus tôt.

La région de l'Amérique Latine et des Caraïbes en est à 1,28 (contre 1,87 en 2010) et le Moyen-Orient/Afrique du Nord à 2,02 (contre 0,72).

La région la plus touchée par les accidents demeure l'Afrique, même si son taux s'est amélioré de 56%, passant de 7,41 en 2010 à 3,27 en 2011. Le nombre d'accidents en Afrique est tombé de 18 à 8. Ce sont surtout les transporteurs africains non inscrits au registre IOSA, programme de vérification de la sécurité de l'IATA, qui sont touchés.

Enfin, ce sont les sorties de piste qui sont l'accident le plus fréquent (18% du nombre total). 88% de ce type d'incident arrivent à l'atterrissage. Viennent ensuite les dommages au sol avec 16%.

Les trois crashes les plus graves de l’année 2010 sont ceux d’Air India Express (158 morts à Mangalore le 22 mai), d’Air Blue (152 morts à Islamabad le 28 juillet) et d’Afriqiyah Airways (103 morts à Tripoli le 12 mai).

L'IATA représente quelque 240 transporteurs totalisant 84% du trafic aérien mondial.

 

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Photos : 1 A320 TACA 2 B757 Continental 3 B737 Aeromexico @ Fabricio Jimenez