24/04/2019

Boeing à l’offensive après les chiffres du premier trimestre !

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Chicago, l’avionneur américain était attendu de pied ferme pour sa présentation des chiffres du premier trimestre de l’année. Les problèmes du B737MAX étaient au premier plan.

Petitrésumé des points forts :

  • Boeing s’engage auprès des autorités de réglementation et de ses clients du monde entier pour assurer la remise en service en toute sécurité du B737MAX.
  • Le Groupe annonce un chiffre d’affaires de 22,9 milliards de dollars reflétant 149 livraisons d’avions commerciaux et une hausse du volume d’activité dans la défense et les services.
  • Le bénéfice par action selon les normes comptables GAAP ressort à 3,75 dollars et le bénéfice par action non-GAAP à 3,16 dollars.
  • Le cash-flow opérationnel a atteint 2,8 milliards de dollars ; le Groupe a versé 1,2 milliard de dollars en dividendes.
  • Le carnet de commandes total s’élève à 487 milliards de dollars et compte plus de 5 600 avions commerciaux.
  • La trésorerie disponible et les titres négociables, pour un montant de 7,7 milliards de dollars, assurent une importante liquidité.
  • Les prévisions publiées antérieurement pour l’exercice 2019 ne tiennent pas compte des répercussions liées au B737 MA ; de nouvelles prévisions seront publiées à une date ultérieure.

Au premier trimestre 2019, Boeing a réalisé un chiffre d’affaires de 22,9 milliards de dollars, et annonce un bénéfice par action selon les normes comptables GAAP de 3,75 dollars et un bénéfice par action non-GAAP de 3,16 dollars, reflétant la baisse des livraisons de Boeing 737 partiellement compensée par une augmentation du volume d’activité dans la défense et les services. Boeing a généré un cash-flow opérationnel de 2,8 milliards de dollars et versé 1,2 milliard de dollars en dividendes.

Les prévisions financières annoncées précédemment pour l’exercice 2019 ne tiennent pas compte de la situation du B737 MAX et de ses répercussions. En raison des incertitudes qui entourent le calendrier et les conditions de remise en service de la flotte de B737 MAX, de nouvelles prévisions seront publiées à une date ultérieure. Boeing progresse régulièrement vers la certification finale de la mise à jour du logiciel utilisé sur les avions B737 MAX ; plus de 135 vols d’essai et de production de cette mise à jour ont été effectués. Le Groupe continue de travailler en étroite collaboration avec les autorités de réglementation internationales et les compagnies clientes en vue de tester le logiciel de façon exhaustive et de mettre au point un ensemble complet de moyens d’instruction et de formation.

« À tous les niveaux du Groupe, nous sommes concentrés sur la sécurité et la remise en service du 737 MAX dans le but de regagner et mériter la confiance de nos clients, des autorités de réglementation et des voyageurs du monde entier », a déclaré Dennis Muilenburg, Président-directeur général de Boeing. « Alors que nous travaillons d’arrache-pied pour traverser cette période difficile pour nos clients, nos partenaires et notre entreprise, notre attention reste pleinement concentrée sur l’excellence en matière de qualité et de performances, ainsi que sur la gestion d’une entreprise en croissance saine et durable qui repose sur des fondamentaux solides à long terme. »

Les performances opérationnelles du premier trimestre ont été marquées par des résultats clés dans le domaine de la défense, de solides performances et commandes sur le marché des avions gros-porteurs commerciaux, une croissance soutenue dans le secteur des services, ainsi que l’approbation des actionnaires d’Embraer concernant le projet de partenariat stratégique. (Communiqué officiel de Boeing).

Effet de l’interdiction des vols :

La suspension des vols de B737MAX à obligé Boeing à réduire son taux de production 42 avions par mois. En parallèle,  Boeing a enregistré une charge de 1 milliard de dollars. Cela a contribué à la perte de profit des avions commerciaux, pour atteindre 1,17 milliard de dollars au cours du trimestre se terminant en mars.

Prise de conscience :

Boeing se rend compte que suite aux accidents du B737MAX, l’avion ne peut pas regagner la confiance des passagers et des compagnies aériennes, sans avoir d'abord regagné la confiance des pilotes. Afin de regagner cette confiance, l’avionneur américain a lancé un programme de tests à grande échelle qui a pris en compte 90% des 50 transporteurs qui ont acheté le B7373MAX dans une série de tests en simulateur pour tester le correctif logiciel du système anti-décrochage défectueux (MCAS). Selon l’avionneur, les réactions ont été excellentes jusqu'à présent. Toujours selon Boeing,  cette étape est cruciale pour se diriger en direction d’une reconstruction de la confiance une fois que la Federal Aviation Administration  (FAA) et ses homologues de la réglementation dans le monde entier permettront à l'avion de revenir dans les airs. 

La réaction qui a séduit la bourse :  

Par ailleurs, l’avionneur a assuré que les difficultés du B737MAX n’affectent pas le développement des autres programmes du groupe. Le programme B777X poursuit son avancée normalement.

De plus, Boeing confirme les avancées sur le programme d’un nouvel avion, le NMA (New Model Aircraft) qui doit venir remplacer à terme les B757 et B767 en ce qui concerne le milieu du marché. Le lancement officiel sera effectué une fois que les discussions avec les clients potentiels seront terminées.

 

Photo : Assemblage de B737MAX@ Boeing

 

23/04/2019

Reprise des vols pour l’HJT « Sitara » !

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L’avionneur indien HAL a repris les essais en de avion avion école intermédiaire HJT-36 « Sitara » à partir de son centre de production à Bengaluru. « Ce premier vol a été parfait et son succès est une étape importante vers le programme IJT», déclare HAL.

Les essais en vol de l’HJT-36, conçus et développés par HAL pour l'entraînement de phase II des pilotes de l'IAF, ont été suspendus après que l'avion eut rencontré des problèmes lors d'essais en 2016.»  HAL a poursuivi ses efforts de R&D et entrepris la modification de l’appareil HJT LSP4 sur la base d’études approfondies en soufflerie.

L’HJT a une longue histoire troublée depuis sa création en 1999. Avant cela, en 2014, HAL avait fait appel à une aide extérieure pour réduire le poids de l'avion. A l’époque, le ministère indien de la Défense avait ouvertement critiqué le programme. En février 2014, il a lancé une demande d'informations concernant un nouvel entraîneur à jet intermédiaire. Des problèmes sont également apparus à l’époque en ce qui concerne des problèmes de maintenance du moteur russe

NPO Saturn AL-55I. Plus tard, des prototypes ont été victimes d'accidents en 2007 et 2008, dont l'un lors de l'édition 2007 du salon Aero India à Bengaluru.

Le  HAL HJT-36 Sitara :

Le HAL HJT-36 « Sitara » (Etoile) est un jet école intermédiaire destiné aux Forces aériennes indiennes. Le HJT-36 doit normalement venir remplacera le HAL HJT-36 « Kiran ». Doté d’ailes basses en flèche, un cockpit en tandem et de petites prises d’air pour le moteur de part et d’autre de son fuselage. Il est entré en production en série limitée en 2010, mais selon les représentants de l’armée de l’air indienne, il restait «inapte» au service en raison de problèmes technologiques.

Le HJT-36 utilise des alliages légers et des composites. Il comporte un train d'atterrissage de type tricycle à rétraction hydraulique.  L'avion dispose d’un siège élejectable Zvezda K-26LT. Les commandes de vol sont conventionnelles et manuelles.L’avionique est numérique fournie par Genenral Electric Systems. L'affichage tête haute et le répéteur sont produits par Elbit Systems.  L'avion dispose de cinq points durs externes pour l'entraînement aux armes. 

 

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Photos : HAL HJT-36 « Sitara » @ HAL

 

 

22/04/2019

Premier A330-900 pour Air Mauritius !

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Air Mauritius a réceptionné son premier A330-900, exploité dans le cadre d'un contrat de leasing auprès d'ALC, au cours d'une cérémonie qui s'est déroulée à Toulouse. La compagnie nationale de la République de Maurice est le premier opérateur de l'A330neo basé dans l'hémisphère sud et la première compagnie au monde à exploiter à la fois l'A330neo et l'A350 XWB.

Cet avion, baptisé Aapravasi Ghat en référence à l'histoire de Maurice, sera équipé d'une cabine présentant une configuration biclasse dotée de 28 sièges en classe affaires et 260 sièges en classe économique et bénéficiera de la rentabilité opérationnelle inégalée de l'A330neo et de la cabine primée Airspace. La compagnie déploiera cet appareil sur des lignes reliant Maurice à l'Europe (principalement Londres et Genève), ainsi que sur des liaisons vers l'Inde et l'Asie du Sud-Est et des destinations régionales, notamment Johannesburg, Antananarivo et l'île de la Réunion.

"Je suis ravi d'accueillir notre premier Airbus A330neo, qui représente un nouveau jalon dans le programme de modernisation de notre flotte.  Les deux A330neo qui rejoignent notre flotte nous offriront davantage de flexibilité et d’efficacité opérationnelle tout en soutenant notre stratégie de réseau. L'A330neo affiche des niveaux de confort similaires à ceux de l'A350 XWB, pour lequel nous avons reçu des avis très favorables de la part de nos clients. Je suis convaincu que, grâce à cet A330neo qui vient compléter notre flotte, Air Mauritius renforcera plus encore son orientation et son attachement vis-à-vis du client, qui constituent le centre même de notre business model”, a déclaré Somas Appavou, CEO d'Air Mauritius.

Air Mauritius exploite actuellement 9 avions Airbus (deux A350-900, trois A340-300, deux A330-200 et deux A319) sur ses services régionaux et long-courriers.

La famille A330neo représente la nouvelle génération d’A330 et se décline en deux versions : l'A330-800 et l'A330-900, qui affichent une similarité de 99 pour cent. Ces appareils bénéficient de la rentabilité, la polyvalence et la régularité technique reconnues de la famille A330, tout en affichant une réduction de la consommation de carburant de l'ordre de 25 pour cent par siège par rapport aux avions concurrents de génération précédente, ainsi qu’un rayon d'action inégalé. Les A330neo sont équipés de moteurs Trent 7000 de Rolls-Royce de nouvelle génération et d'une nouvelle voilure de plus grande envergure, dotée de dispositifs d’extrémité de voilure (Sharklets) inspirés par l'A350 XWB.

Avec un carnet de commandes s’élevant aujourd’hui à plus de 1700 appareils destinés à 120 clients, l'A330 représente la famille de gros porteurs la plus plébiscitée.

Photo : Livraison de l’A330-900neo d’Air Mauritius @ Airbus

 

 

19/04/2019

Hélicoptère Tigre, fin de crise en Australie !

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Le feuilleton des hélicoptères « Tigre » australiens à trouvé une fin heureuse. Airbus a obtenu une prolongation du contrat de soutien à la vie de l’hélicoptère de reconnaissance armé (ARH) « Tigre » de l’armée australienne par le ministère de la Défense australien.

Rappel :

En 2015, l’Australie avait signifié son mécontentement à Airbus en ce qui concerne sa flotte d’hélicoptères Tigre ARH. Unrapport annuel de la défense de l'Australie a montré que les hélicoptères Tigre avaient volé 3’000 heures dans une période de 12 mois, soit bien en dessous des 6.000 heures recherchés. L'armée dénoncait notamment que la motorisation des Turbomeca MTR de l'hélicoptère ont un coût plus élevé que prévu. L’australienne se plaingnait de la difficulté pour obtenir des pièces détachées et que plusieurs incidents impliquant de la fumée dans le cockpit avait été relevés. 

Menace de remplacement :  

N’obtenant pas satisfaction, Canberra avait en octobre dernier lancé une demande d'informations sur les "hélicoptères de reconnaissance" afin de soutenir les opérations spéciales. Le projet visant le remplacement de la flotte actuelle d’hélicoptères Airbus Tigre ARH de reconnaissance armée. Cette menace a eu les effets escomptés.

Réaction d’Airbus :

L’hélicoptériste a réagit à la menace en lançant un travail de profondeur dans le but d’améliorer les performances de la flotte australienne.

L'extension TLS couvrant le programme ARH jusqu'en 2025 comprend:

 

  • maintenance plus poussée des appareils et des composants;
  • maintenance opérationnelle des aéronefs affectés à la formation;
  • formation du personnel navigant et des techniciens, y compris la maintenance du matériel de formation;
  • services de conception, y compris incorporation de la conception OEM;
  • développement et test de systèmes et de logiciels;
  • Prise en charge complète des pièces, notamment MRO, achats, stockage et distribution;
  • publications techniques; politique de maintenance; et gestion de flotte.

 

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Photos :Tigre ARH australien @ RAAF

17/04/2019

Taïwan peut obtenir ses F-16 « Viper « !

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Le département de la Défense des États-Unis a approuvé un éventuel accord prévoyant la poursuite d'un programme de formation et de soutien destiné aux pilotes de Lockheed-Martin F-16 taïwanais à Luke AFB, en Arizona. Cette décision fait suite à une autre qui accorde la livraison des avions à l’île

Le forfait  de formation de 500 millions de dollars comprend la formation au pilotage, la participation à des exercices avec l’US Air Force.

Standardisation :

En plus de l’achat de 66 Lockheed-Martin F-16 « Viper » Block 70/75, Taïwan est en train de mettre à niveau 113 F-16 A/B vers la norme F-16V avec un nouveau radar à balayage électronique.

Selon l’armée de l’air taïwanaise (ROCAF), ce futur achat doit permettre de venir remplacer la flotte d’avions de combat Northrop F-5 E/F « Tiger II » de la base aérienne de Zhi-Hang, dans le comté de Taitung. Les 66 appareils F-16V devraient ainsi venir renforcer la défense de la région contre les navires de guerre chinois et autres menaces.

L’armée taïwanaise a commencé à travailler sur l’achat de F16 « Viper » neufs en août, et le ministère de la Défense nationale espère demander un devis aux États-Unis d’ici à la fin de l’année, d’après le dernier communiqué. De leurs côtés, les États-Unis devant confirmer le prix et la disponibilité au milieu de 2019. Des paiements seraient alors effectués par le biais du budget du ministère de la Défense nationale pour 2020. .

Les États-Unis sont ouverts à la possibilité de concéder à Taiwan une licence sur la propriété intellectuelle et l’expertise en matière de chaîne de production relative à la production de F-16V, offrant ainsi une opportunité pour le développement de l’industrie et de l’emploi taïwanais, selon des rapports.

Selon les prix internationaux, la vente de 66 chasseurs F-16 « Viper » neufs représenterait environ 10 milliards de dollars américains (avec armement, pièces détachées et simulateurs). Le prix serait plus élevé si Taiwan décide de mettre en place une chaîne de montage sur place. 

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Photos : F-16 « Viper » @ Lockheed-Martin