10/01/2019

Record de livraisons pour Airbus & Boeing !

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Le duopole Airbus/Boeing a battu des records de livraisons durant l’année 2018 avec un total de 1606 appareils. L’avionneur européen a amélioré sa capacité de production en se rapprochant de son concurrent américain qui détient toujours le plus haut niveau de livraison. En terme de commande Boeing engendre une amélioration et dépasse Airbus.  

Les livraisons en détails :

Airbus a livré 800 avions commerciaux à 93 clients en 2018. L’entreprise réalise ses objectifs pour l’année et établit un nouveau record, les livraisons ayant dépassé de 11% le record de 2017 (718 appareils). Airbus augmente ainsi pour la 16e année consécutive le nombre d’avions commerciaux livrés sur un an.

Les livraisons 2018 comprennent :

  • 20 A220 (depuis que l’appareil a été intégré à la Famille Airbus en juillet 2018) ;
  • 626 appareils de la Famille A320 (contre 558 en 2017), dont 386 A320neo (contre 181 NEO en 2017) ;
  • 49 A330 (contre 67 en 2017), dont les trois premiers A330neo ;
  • 93 A350 XWB (contre 78 en 2017) ;
  • 12 A380 (contre 15 en 2017).

 « Malgré d’importants défis opérationnels, Airbus a poursuivi la hausse de ses cadences de production et livré un nombre d’avions record en 2018. Je tiens à féliciter nos équipes aux quatre coins du monde, qui ont travaillé jusqu’à la fin de l’année pour honorer nos engagements », a déclaré Guillaume Faury, Président d’Airbus Commercial Aircraft. « Je suis également satisfait du bon niveau des prises de commandes, qui témoignent de la vigueur sous-jacente du marché des avions commerciaux et de la confiance que nous accordent nos clients. Je leur suis extrêmement reconnaissant pour leur soutien continu. » Et d’ajouter : « En vue de poursuivre l’amélioration de notre efficacité industrielle, la digitalisation de nos activités demeurera une priorité. »

Et chez Boeing :

Avec un carnet de commandes de sept ans, Boeing a augmenté la production du populaire B737 mi-2018 à 52 avions par mois. Près de la moitié des 580 livraisons de l'année provenaient de la famille MAX plus économe en carburant et à plus long rayon d'action, y compris des premiers avions MAX 9. Dans le même temps, Boeing a continué à construire le B787 « Dreamliner » au taux de production le plus élevé pour un avion à deux couloirs, afin de répondre à la forte demande du biréacteur. Le programme « Dreamliner » s'est terminé avec 145 livraisons pour l'année.

Les livraisons de divers modèles B777, B767 et B747-8 ont complété le total de 806 avions pour l’année. 767 livraisons comprennent le transfert de 10 avions 767-2C à Boeing Defence, Space & Security pour le programme de ravitailleurs KC-46 de l’US Air Force.

Plus de commandes pour Boeing :

En ce qui concerne les commandes, Boeing a enregistré des succès commerciaux sur l'ensemble de son portefeuille d'avions avec 893 commandes nettes évaluées à 143,7 milliards de dollars selon les prix affichés. Alors que le carnet de commandes augmentait pour presque tous les programmes, la société a montré une force particulière dans la catégorie des allées doubles avec 218 commandes de gros porteurs l’an dernier.

De son côté Airbus engendre un carnet de commande 747 commandes nettes en 2018 contre 1 109 en 2017. Fin 2018, le carnet de commandes d’avions commerciaux d’Airbus atteignait un nouveau record pour l’industrie de 7 577 appareils, dont 480 A220, contre 7 265 fin 2017.

Photos : B787 & A350

09/01/2019

Pas de F-16 israéliens pour la Croatie !

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Washington s’est opposé au transfert de technologies sensibles concernant la vente de F-16 israéliens d’occasions à la Croatie. La Croatie, membre de l'OTAN, se préparait à acheter à Israël 12 chasseurs F-16 « Barak » de seconde main, pour 500 millions de dollars. Pour la Croatie, l'accord lui aurait permis d'obtenir un avion de combat assez moderne pour remplacer sa flotte vieillissante de MiG-21, un modèle soviétique entré en service en 1959.

Les discussions entre les deux pays ont débuté l'année dernière et les États-Unis se sont joints à celles-ci en juin, alors que Washington doit accepter toute vente à des tiers d'équipements fabriqués aux États-Unis. Les négociations se sont poursuivies jusqu’en décembre, lorsque le Département d’Etat est intervenu pour bloquer la vente, craignant qu’Israël ne prévoit de transférer des technologies qu’il n’était pas autorisé à transférer. Les Etats-Unis ont déclaré qu'Israël devait retirer des jets les améliorations apportées au fil des ans avant le transfert de l'avion.

En effet, Israël a modernisé ses F-16 avec des systèmes électroniques et radar sophistiqués d'origine autochtone comme le système Elta L-8240 entre autres. un élément essentiel de la décision de la Croatie d'acheter des F-16 à Israël plutôt qu'aux États-Unis.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, désireux de vendre des avions, a personnellement abordé la question avec le secrétaire d’État Mike Pompeo lors de sa réunion au Brésil plus tôt ce mois-ci, mais il n’a pas pu changer la position américaine, selon les médias israéliens.

Les Croates, pour leur part, craignent maintenant que l'annulation de l'accord de 500 millions de dollars ne réduise considérablement leurs dépenses de défense, qui représentent moins d'un milliard de dollars par an. Cela pourrait placer le pays dans le collimateur de l'administration Trump et de l'OTAN, qui ont tous deux réclamé une augmentation des dépenses de défense. Zagreb consacre actuellement environ 1,2% de son PIB à la défense, ce qui est bien en deçà de l'objectif de 2% fixé par l'OTAN.

Zagreb se tourne vers la Suède :

Zagreb semble maintenant revenir en direction de la Suède en ce qui concerne l’offre de l’avionneur Saab avec le JAS-39 C/D Gripen qui était proche de l’offre israélienne, un responsable croate a suggéré que ce pays pourrait être le favori.

En effet, le gouvernement suédois avait soumis une offre comprenant la vente de douze ou de huit Gripen C/D de la dernière génération. L'offre comprenait également un accord de support et d'entraînement pour les techniciens et les pilotes. Dans le but d'assurer que les Forces aériennes croates restent opérationnelles sans interruption lorsque leurs MiG-21 actuels seront mis hors service.  Saab proposait un ensemble de coopération industrielle. Sur la base des expériences et des ressources combinées de son important réseau industriel, Saab et la base de fournisseurs Gripen offrent à la Croatie un partenariat à travers un programme de défense et de coopération industrielle de nouvelle génération. Saab est prêt à s'engager dans une obligation de coopération industrielle évaluée à 100 pour cent de la valeur du contrat.

 

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Photos : 1 F-16 C Block 40 « Barak » @ Georges Caravatos JAS-39 Gripen C @ Flygvapnet

 

08/01/2019

Hornet d’occasions, la polémique enfle au Canada !

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Le gouvernement canadien a conclu un accord pour l'achat d’avions de combat Boeing F/A-18 « Hornet » d’occasions australiens. Le premier des 25 avions à réaction de seconde main devrait arriver ce printemps, a confirmé le ministère de la Défense nationale canadienne.

Le gouvernement Trudeau a annoncé en 2017 qu'il achèterait 18 F-18 australiens usagés à titre de mesure provisoire pour renforcer l'armée de l'air jusqu'à ce que toute la flotte canadienne de CF-18 soit remplacée, à compter du milieu des années 2020. Les sept autres jets australiens achetés seront utilisés pour les tests et les pièces de rechange.

Les représentants du MDN affirment que les deux premiers avions arriveront ce printemps. Le ministère a indiqué que les premiers arrivants pourraient être opérationnels d'ici l'été, tandis qu'un deuxième groupe d'avions pourrait arriver plus tard cette année.

Le coût total du projet d’acquisition (améliorations, salaires et plan d’urgence) sera plus proche de 500 millions de dollars. 

Dans l’attente du futur avion :

Le ministre de la Défense canadien, Harjit Sajjan, a annoncé son intention d’acheter les avions d’avion australiens et a lancé en parallèle un concours pour remplacer les CF-18 « Hornet » canadiens.  Sajjan a déclaré que les avions à réaction utilisés sont nécessaires pour combler le "fossé de capacité urgent" du Canada et que le Canada ne dispose pas d'assez d'avions pour respecter ses engagements vis-à-vis de l'OTAN et du Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (Norad) en même temps.

Une mauvaise solution : 

Cette solution de remplacement en attendant mieux n’est pourtant pas forcément une bonne idée. En effet, il faut se rappeler que l’US Navy va progressivement retirer ses « Hornet » à partir de 2023. De fait, Boeing ne livrera plus de mises à jour des logiciels à cette date. Un problème d’obsolescence va venir se poser rapidement pour ces avions en service. De plus, le potentiel cellule arrivant en fin de vie, il faudra à la Royal Canadian Air Force les utiliser avec une extrème économie, qui prendra d’autant plus raison, si le nouvel avion tarde à être choisi. Du côté de l’opposition c’est l’insatisfaction qui prédomine. En effet, l’argent investit aurait pu être mieux utlisés dans l’achat d’un nouvel avion. Pour de nombreux observateurs, les vieux « Hornet » australiens souffent déjà de nombreuses pannes et problèmes techniques, en cause le vieillissement des avions.

Pour certains, cette solution permet au gouvernement Trudeau de jouer la montre avec l'achat du futur avion et surtout évite de reparler du contrat F-35. 

Photo :Hornet australiens @RAAF

07/01/2019

Sukhoi & MiG modernisés pour l’Ukraine !

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L’armée ukrainienne a souffert ces 20 dernières années, de sous-investissements chroniques, en matière de budget militaire. Depuis les hostilités avec la Russie, ce manque de capacité s’est fait sentir à tous les niveaux. La flotte aérienne a particulièrement souffert et de nombreux aéronefs de type MiG-29, Su-27, Su-24 et Su-25 étaient devenus inapte au vol.

En 2018, les entreprises du groupe de construction d'aéronefs de l'entreprise d'État "Ukroboronprom" ont transféré les premiers avions de type Sukhoi Su-27, Su-24 Su-25 et MiG-29, aux forces armées ukrainiennes, renouvelant ainsi leur parc aérien et le renforçant avec des aéronefs modernisés. 

Au cours de l’année dernière, des pilotes ukrainiens ont reçu des avions de combat Su-27 et MiG-29, des avions d’attaque Su-25, des chasseurs-bombardiers Su-24. Ce résultat a été rendu possible grâce au travail personnalisé des sociétés aéronautiques d’Ukroboronprom, qui a exécuté en 2018 l’ordre de défense de l’État.

L’Ukraine a entreprit de réparer et moderniser, près de 40 avions de combat.  Mais d’autres aéronefs vont subir une modernisation progressive, sur un total de 161 MiG-29 que compte la Force aérienne Ukrainienne, 90 d'entre eux (deux brigades) du modèle MiG-29S (conception du bureau 9-13) pourront être modernisés au standard SMT.  En parallèle, les Su-25 «Frogfoot» vont progressivement être dotés d’un nouveau système de visée et de navigation. On parle de 40 aéronefs sur les 60 encore disponibles. 

L’Ukraine prévoit également de moderniser 50 Sukhoi Su-27 «Flanker». Si, 25 Sukhoi Su-24 «Fencer» sont encore en service, le pays prévoit d’en réactiver environ 40, sur les 95 machines actuellement stockées.

Le Su-27 amélioré «1M», est équipé d'un nouveau radar qui augmente de 30% la portée de la détection des cibles aériennes, d'une nouvelle avionique. Le Su-27-1M est également capable d'effectuer des missions conjointes avec les forces alliées.

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Les spécialistes zaporozhiens lors de la modernisation du Su-25 au niveau de M1K effectuent des réparations majeures et installent du matériel supplémentaire de production ukrainienne. Un viseur analogique est en train d'être remplacé par un nouveau viseur numérique, intégré au système d'observation et de navigation de l'avion. L'avion reçoit un nouveau contrôle et un nouvel enregistrement des données de vol, ainsi qu'une station de radio modernisée.

Un travail important est en cours pour assurer la protection des Su-25M1K, le système de protection "Adros" de STC "Progress" a été installé. Ce système augmente de temps en temps la protection thermique des missiles, ferme les têtes autoguidées et lance des leurres thermiques spéciaux.

Odessa Aviation Plant et l'USIN NARP ont lancé le développement d'une profonde modernisation du Su-24. La tâche principale de ce développement consiste à élargir considérablement les capacités de cet avion grâce à des systèmes numériques modernes et à l’installation d’équipements embarqués de pointe.

 

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Photos : 1 Sukhoi Su-27 Flanker ukrainien 2 MiG-29 Fulcrum  ukraine 3 Sukhoi Su-24 Fencer @ Povitryani Sily

 

06/01/2019

Air2030, la grande farce du Parti Socialiste !

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Le Parti Socialiste veut donner de la voix en ce qui concerne le projet Air2030. Pour lui, le modèle proposé par le DDPS est trop cher et ne correspond pas à une armée moderne. Pour cela, le PS propose son propre modèle et nous allons voir, que celui-ci est en soi une vaste fumisterie. Il semble donc bien que PS qui trouvait que la police du ciel était inutile, il y a peu, a retourné sa veste histoire de plaire en vue des prochaines élections Fédérales.

La proposition socialiste :

Pour le PS les avions proposés dans le cadre du projet Air2030 sont trop chers et surtout dépassés ! De fait, les socialistes proposent d’évaluer les avions suivants : le M-346 de l’italien Leonardo, l’Aerovodochody L-159 et le sud-coréen KAI T-50. Ces avions coûtent entre 10 et 20 millions d'euros chacun. À titre de comparaison: les jets que la Suisse souhaite acheter (Rafale, Eurofighter, Gripen, F-35, Super Hornet) coûtent 100 millions et plus chacun selon, le PS. On notera que le PS cherche également à faire patienter jusqu’à l’arrivée des futurs avions comme le Scaf et le Tempest. Le nombre de jets légers devant être achetés "dépend également du type acheté", explique le responsable de la sécurité du PS Zurich, Priska Seiler Graf. "L'ordre de grandeur est une douzaine visant à assurer la sécurité de l'espace aérien dans la force aérienne en attendant le départ à la retraite des F/A-18.

En ce qui concerne le système sol-air, le PS préconise un achat limité à 1,2 milliards de nos francs. Pour ce faire, le SP s’appuie sur une défense aérienne au sol bien plus grande que celle prévue par Parmelin. "Deux cloches de protection" doivent être installées: une pour 1,1 milliard d'euros et distribuée dans tout le pays, à courte et moyenne portée. En outre, une artillerie antimissile guidée d’une portée de 200 kilomètres et pour environ 1,2 milliard de dollars. Au total, le concept de SP coûterait 4 milliards.

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Rappel des besoins pour Air2030 :

L’ensemble de la flotte doit être mesure de réaliser les prestations suivantes : 

  • fournir les prestations journalières de police aérienne, 24 heures sur 24, et imposer les restrictions d’utilisation de l’espace aérien suisse.
  • lors de tensions accrues, intervenir dans un délai de quelques minutes (QRA) dans l’ensemble de l’espace aérien suisse avec des avions de combat en cas de violation de l’espace aérien par des avions civils non coopératifs, des avions militaires de transport, des drones et des avions de combat pénétrant dans l’espace aérien.
  • en situation de défense, en combinaison avec la défense sol-air, empêcher un adversaire, pendant une durée limitée, d’obtenir la supériorité aérienne et, dans le même temps, appuyer l’armée avec du feu opératif au-delà de la portée de notre propre artillerie et avec de la reconnaissance aérienne.

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Données servant de base de calcul pour le dimensionnement de la flotte : la taille de la flotte doit permettre :

  • en situation normale, d’assurer le service journalier de police aérienne ainsi que l’instruction et l’entraînement.
  • lors de tensions accrues, de maintenir une présence permanente dans les airs d'au moins quatre avions pendant au moins quatre semaines.
  • en cas d'attaque armée, d'engager, parallèlement à l’accomplissement des tâches de défenseaériennedes avions de combat pour la reconnaissance aérienne et pour frapper des objectifs au sol. 

Exigences relatives à l’acquisition du prochain avion de combat et d’un nouveau système de défense sol-air. Le paquet logistique doit être dimensionné au minimum pour : 

  • assurer en permanence le service de vol lorsque les frontières sont ouvertes et que l’approvisionnement en pièces de rechange à partir de et vers l’étranger peut être garanti ; 
  • assurer la souveraineté sur l’espace aérien pendant approximativement six mois, de même que l’instruction et l’entraînement lorsque les frontières sont fermées et que l’approvisionnement en pièces de rechange à partir de et vers l’étranger ne peut pas être garanti. 

Les deux systèmes (avions/système sol-air) doivent pouvoir communiquer à travers la fusion des données et permettre de contrer les aéronefs modernes, drones divers, appareils furtifs, missiles balistiques.

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La défense sol-air de grande portée doit être en mesure, seule ou en combinaison avec les avions de combat, de protéger des secteurs et, ce faisant, de combattre en premier lieu des objectifs dans l’espace aérien moyen ou supérieur. La surface à couvrir doit être de 15’000 km système doit disposer d’une grande portée, c’est-à-dire atteindre une altitude d’engagement de plus de 12’000 m (verticalement) et une portée supérieure à 50 km (horizontalement). 

L’affabulation socialiste :

Au vue des exigences du cahier des charges qui est en parfaite adéquation avec les nouvelles menaces, le modèle socialiste est une énorme farce. Pourquoi ?

Les aéronefs proposés par le PS sont issus d’avions formateurs et ne sont pas des intercepteurs multirôle. De plus, ces appareils en version combat  (light attack) sont spécialisés pour l’attaque au sol légère et dans certains cas l’interception à courte distance. Par ailleurs, ces appareils ne disposent pas de radars modernes AESA avec une portée suffisante. Pires, ces avions écoles ne possèdent pas la postcombustion et encore moins le nouveau mode « supercroisière ». Le manque de puissance électronique et de capteurs ne permet pas une une redondance adaptée en mode « Electronic Warfare » 

Incapable d’effectuer la police du ciel !

Les avions proposés par le PS sont incapables de faire la police du ciel en temps de paix, car trop lent, ils ne peuvent rejoindre un avion civil à haute altitude. Le KAI T-50 le pourrait, mais de manière limitée, car sont radar ancien, serait insuffisant dans des conditions climatiques hivernales par exemple.

Exemples concrèts :

Pour Leonardo le concepteur du M-346 LCA (Light Combat attack) l’avion ne peut effectuer la police du ciel que face à aéronefs lents comme des hélicoptères et des avions de tourismes.

Aux Philippines le FA-50, soit la version armée du T-50 de KAI n’est utilisée que pour la lutte antiguerrilas islamistes. Pour la police du ciel, Manille prévoit d’acquérir, des Gripen ou des F-16. 

En résumé :

Les avions proposés par le modèle socialiste sont incapables d’assurer :

Le police du ciel en temps de paix face à des avions civils à réaction.

Incapable de défendre l’espace aérien en temps de crise et de guerre, ils seraient détectés et abattus avant même que le pilote ne puisse voir l’ennemi.

Incapable d’assurer une sécurité aérienne en binôme avec le système sol-air, par manque de puissance électronique.

Ne peuvent assurer une protection en matière de cyberguerre en terme liaison.

Un vol en binôme avec des drones.

Les PS détourne la théorie McCain :

Selon le PS, feu le Sénateur McCain a posé la théorie qu’il faut  un "mélange intelligent" dans la Force aérienne: d'un côté, de gros avions de combat coûteux et de l’autre d’avions légers et peu coûteux.

Ce que le PS ne dit pas, vient du fait que McCain parlait de l’Armée américaine. Hors la Suisse n’a pas le budget militaire des USA et ne participent pas à des « opérations extérieurs ». La comparaison s’arrête là. Quant aux avions légers, le Sénateur McCain faisait allusion aux appareils de type turbopropulseurs spécialisés dans la lutte antiguérillas. Quel intérêt pour notre pays ? Aucun !

En ce qui concerne le système sol-air :

Le PS propose d’acquérir pour 1,2 milliards de nos francs un système sol-air proposé par le DDPS. Sauf que le PS semble ne pas connaître les prix. En effet, pour acheter un système minimal qui comprend 4 lanceurs de missiles et deux centrales radars, il faut compter entre 1,8 et 3 milliards  en fonction du système choisi. Même en choisissant le moins onéreux la facture sera sensiblement plus élevée que celle proposée par les socialistes 

Exemple : La Suède a choisi le plus cher,  soit le Raytheon Patriot PAC-3, soit une facture en Chf de 2,8 milliards.

Le Air2030 ne prend pas encore en compte la défense sol-air courte portée, soit le remplacement des missiles Stinger et radar «PSTAR ». Et pour cause ce remplacement est prévu à partir de 2025 pas avant. Mais les socialistes proposent 1,1 milliards pour ce remplacement, sauf que les systèmes de remplacement ne pourront être testés avant 2023, car ils ne sont pas encore disponibles sur le marché.

Le PS prétend offrir une plus grande protection aérienne sol-air que celle proposée par le DDPS. Mais c’est faux. D’une part, par le manque de moyens financiers et de l’autre un décalage technique par rapport aux systèmes de courte portée encore indisponibles. Le PS néglige également la topographie spécifique de la Suisse qui de part ses montagnes et collines réduisent les capacités de détection en profondeur des radars au sol des systèmes de DSA. Sans oublier que la DSA est une arme de guerre, elle ne peu remplacer la flexibilité d’un avion de combat multirôle.

Le « low cost » inefficace, donc trop cher :

Au total, le concept de parti Socialiste coûterait 4 milliards selon ses dires. Ce modèle « low cost » s’avère inapplicable, inefficace, car ne remplissant pas les exigences même minimales du cahier des charges. Pires, ce modèle serait voué à un échec en terme de fonctionnement et rimerait avec une perte financière.  

La leçon :

La proposition socialiste est doublement dangereuse, d’une part elle pourrait séduire des citoyennes et citoyens qui n’ont pas de connaissance suffisantes dans le domaine aérien, ni en ce qui concerne la culture militaire. Un double danger en vue du futur vote sur l’achat d’avion. De l’autre, il s’agit pour le PS de faire croire que celui-ci est un acteur fiable dans le domaine de la sécurité et ceci en vue des votations fédérales de 2019. Il n’en est rien, le PS a toujours comme but de supprimer l’armée, ce modèle est un trompe l’œil. Par contre, il renforce la conviction que le projet Air2030 est bon et doit être poursuivi sans délai, car celui-ci permet une réelle protection de l'espace aérien tout temps et répond aux besoins de la guerre hybride.

 

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Photos : 1 Hornet & F-5 @ Marc Wenger 2L-39NG, M-346FT, FA-50 du PS3Les avions proposés par le DDPS Rafale, Gripen E, Super Hornet, Eurofighter, F-35