27/11/2019

L’Espagne a choisi le Pilatus PC-21 !

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L’information transpirait depuis quelques jours, ce matin le ministère espagnol de la Défense a finalement confirmé  officiellement le choix de l’avion école avancé de fabrication suisse Pilatus PC-21, pour venir remplacer la flotte de jet CASA C-101.

Pilatus est le lauréat du marché public avec une offre qui comprend 24 avions et équipements au sol, deux simulateurs de poste de pilotage et deux simulateurs de vol en réseau, ainsi qu'un package logistique. 

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Le meilleur rapport coût/efficacité :

Selon le ministère espagnol de la Défense, le choix du Pilatus PC-21 est la résultante du meilleur rapport coût/efficacité. Le futur PC-21 espagnol permettra aux pilotes de se familiariser au mieux avec leurs futures unités opérationnelles.

Les six premiers appareils doivent être livrés en mars 2020. Au sein l’Ejército del aire, le PC-21 sera nommé E-27. Les concurrents du PIlatus PC-21 étaient : le PZL-130 Orlik Turbo, le KAI KT-1, le Super Tucano EMB-314 d'Embraer pour les aéronefs avec un turbopropulseur. Et à réaction: le Leonardo M-345 et l'Aero-Vodochody L-39NG.

La génération PC-21:

Le PC-21 permet une formation complète des élèves pilotes et ceci avec des possibilités qui offrent de nouvelles dimensions. En effet, il s’agit là, d’un système d’écolage en vol performant, qui remplace totalement la transition sur avion école à réaction de type Hawk ou Alpha jet. En effet, le PC-21 offre la possibilité unique au monde d’assurer une transition directe vers des chasseurs modernes, tels que les F/A-18, Rafale, Gripen, Eurofighter et F-35 pour ne citer que ceux-là. Il est également possible d’opter pour une combinaison en binôme avec un jet école, dans ce cas la formation sur jet peut être réduite en nombre d’heure. Les coûts de formation, de maintenance sont très largement diminués, sans oublier la réduction significative des nuisances sonores et de l’optimisation de la consommation de kérosène. L'avion permet une simulation complète et ceci sans armement, car ceux-ci sont simulés grâce à une interface spécialement développée pour l’avion.

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Neuvième client pour le PC-21 :

C’est un nouveau succès pour l’avionneur suisse avec l’Espagne qui n’a jamais été cliente des avions formateurs suisses. L’école de la Force aérienne espagnole sera le dixième client pour le PC-21 avec 24 appareils. Arabie Saoudite : 55, Australie : 49, EAU : 25, France : 17, Jordanie : 10, Qatar : 24, Angleterre : Empire Test Pilots’School : 2, Singapour : 19 et la Suisse : 8

Photos : 1 PC-21 Swiss Air Force en vol 2 CASA-101 @ FAE 3 Cockpit @ Pilatus

22/11/2019

Climat, Airbus lance le projet « Fello’fly » !

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Dubaï Airshow, l’avionneur Airbus a dévoilé son projet «  Fello’fly » de démonstration inspiré par le biomimétisme, destiné à améliorer les performances environnementales des avions commerciaux et à avoir un impact significatif sur la réduction des émissions de l’industrie aéronautique.

Réduire l’impact des long-courriers :

Le projet « Fello’fly » d’Airbus vise à démontrer la viabilité technique, opérationnelle et commerciale de deux avions volant ensemble pour des vols long-courriers. Grâce à «  Fello’fly », un avion suiveur récupérera l’énergie perdue dans le sillage d’un avion leader en volant dans le courant ascendant lisse qu’il crée. Cela procure une portance à l'avion suiveur lui permettant de réduire la poussée du moteur et donc de réduire la consommation de carburant de l'ordre de 5 à 10% par voyage.

La solution technique sur laquelle travaille Airbus implique des fonctions d'assistance au pilote afin de garantir que les aéronefs qu'ils pilotent restent en toute sécurité dans le sens ascendant de l'aéronef qu'ils suivent, tout en maintenant la même distance, à une altitude constante.

En termes de solution opérationnelle, Airbus travaille, en collaboration avec les compagnies aériennes et les fournisseurs de contrôle du trafic aérien (ATC), à identifier les besoins opérationnels et les solutions appropriées pour la planification et l’exécution des opérations  « Fello’fly ». Cela souligne l'importance qu’Airbus attache à la conduite d'activités à l'échelle de l'industrie pour atteindre les objectifs de réduction des émissions définis par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et le Comité pour la protection de l'environnement en aviation (CAEP).

Airbus doit débuter les essais en vol avec deux avions de type A350 en 2020. Compte tenu du potentiel élevé d'impact sur l'environnement pour le secteur, Airbus vise un calendrier ambitieux pour un système d'entrée en service contrôlé, qui devrait avant le milieu de la prochaine décennie.

Ce nouveau projet de démonstration visant à optimiser le fonctionnement de l’avion renforce la position d’Airbus dans un domaine dans lequel elle investit déjà beaucoup et concentre ses efforts de recherche sur le développement, l’innovation et la valorisation des technologies émergentes, contribuant directement à la réduction durable des émissions en réduisant l’empreinte environnementale de la société et l’industrie aéronautique dans son ensemble.

Pour l’avionneur européen, l’objectif « zéro Carbone 2050 » peut être atteint, selon les directives de réduction des émissions définis par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et le Comité pour la protection de l'environnement en aviation (CAEP). Il faut pour cela conjuguer de nombreuses solutions techniques. Le défis est grand, mais tellement motivant pour l’industrie aéronautique.

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Photos : Principe du Fello’fly inspiré par les oiseaux @Airbus

 

21/11/2019

GlobalEye & A330MRTT additionnels pour les EAU !

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Salon aéronautique de Dubaï, les Émirats Arabes Unis (EAU) ont annoncé l’intention de doubler la flotte de transporteurs ravitailleurs Airbus A330 MRTT et d'ajouter deux avions d’alerte précoce Saab « GlobalEye ».

Plus de GlobalEye :

La première intention, concerne un avenant au contrat, d’une valeur d’environ 1,018 milliard de dollars, pour une paire supplémentaire de « GlobalEyes », qui viendrait s’ajouter à la commande actuelle de trois.

Basé sur une cellule de jet d’affaires Global 6000, le «GlobalEye» offre les plus récentes technologies, cet impressionnant biréacteur peut relier Paris à Tokyo sans escale avec huit passagers et de trois à quatre membres d’équipage (en mode jet privé). Il peut franchir 6’000 milles marins (11’100 km) à Mach 0,85 avec jusqu’à huit passagers. De son côté la Société de Défense et de la sécurité Saab a installé sa nouvelle version du système de radar Saab « Erieye ER » intégrant la technologie GaN (nitrure de gallium), le système « Swing Role Surveillance System » (SRSS) capable de détection simultanée et le suivi des cibles multiples dans les airs, sur terre et en mer.

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Le système AEW&C « GlobalEye » dispose donc de la nouvelle version du radar « Erieye ER », le SRSS de type AESA qui offre une détection supérieure à 600 kilomètres. Les caractéristiques du système comprennent, la production d'onde adaptative (y compris la compression numérique, codées en phase d'impulsion), le traitement du signal et de poursuite de cible (TWS) tout au long de la couverture angulaire du système à l’aide de fréquences basses et moyennes. Le système permet une capacité de détection avant et en arrière du cap de l'avion.

En matière de détection maritime, le système est couplé avec le radar Leonardo 7500E AESA en bande I (8 à 12,5 GHz) ventral et d’une tourelle électro-optique. Le « GlobalEye » est capable de détecter des navires à environ 400 km et même des contacts plus petits, comme par exemple un jet ski et des bateaux gonflables (CPCR) et un périscope de sous-marin à très longue portée au-delà des 100 nautiques miles. L’ensemble du système est capable de fonctionner dans un environnement de guerre-électronique et de cyberguerre. L’identification de piste aérienne est facilitée par un IFF Mode 5 (ou norme nationale du client).

Flotte d’A330 MRTT doublée :

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La seconde annonce concerne l’acquisition de trois autres Airbus A330 MRTT pour s’ajouter aux trois appareils déjà en service au sein de la Force aérienne des Emirats Arabes Unis. La flotte actuelle a beaucoup travaillé ces dernières années pour appuyer les déploiements opérationnels et de formation à l’étranger.

L’A330 MRTT (Multi Role Tanker Transport) d’Airbus Military est le seul avion stratégique de ravitaillement et de transport de nouvelle génération, actuellement disponible et opérationnel au monde. L’importante capacité d’emport carburant de base (111 tonnes) de l’avion de ligne A330-200, dont il est dérivé, permet à l’A330 MRTT d’exceller dans les missions de ravitaillement en vol, sans l’adjonction de réservoir supplémentaire. L’A330 MRTT est proposé avec un choix de systèmes de ravitaillement incluant la perche caudale ARBS (Aerial Refuelling Boom System) d’Airbus Military et/ou une paire de nacelles tuyau/panier sous voilure et/ou un système ventral tuyau/panier FRU (Fuselage Refuelling Unit).

Grâce à son large fuselage, l’A330 MRTT peut également servir d’avion de transport capable de transporter 300 soldats ou 45 tonnes de charge utile. Il peut également être décliné en version d’évacuation sanitaire (EVASAN) et recevoir jusqu’à 130 civières.

Photos : 1 &2 GlobalEye EAU @ Saab 3 A330MRTT EAU @ Airbus DS

easyJet s’engage davantage pour le climat !

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Le transporteur «  low cost » easyJet  s’est engagé à 100% des émissions carbone de ses vols. De plus, la compagnie a signé un engagement avec l’avionneur européen Airbus en vue d’une initiative en matière de recherche et développement (R&D) d’un futur avion hybride électrique. Cette nouvelle action complète l’initiative engagée en 2018 avec Wright Electric, dans le but de travailler sur un moteur électrique pouvant convenir à un aéronef de neuf places.

Continuer à réduire les émissions de CO2 :

L’innovation et l’avant-gardisme ont toujours été au cœur de la stratégie de la compagnie aérienne. Et ceci malgré les accusations portées sur le mode de vol de la compagnie. Depuis 2000, easyJet a réduit ses émissions de CO2 par passager et par kilomètre de plus de 32%.

Afin d’augmenter son action en vue d’une aviation commerciale toujours plus respectueuse de l’environnement, easyJet propose désormais des « vols zéro carbone » sur l’ensemble de son réseau. La compagnie compense ses émissions à travers des programmes accrédités Gold Standard et VCS (Verified Carbon Standard), soit deux normes particulièrement strictes. En contrepartie, des actions vont être engagées sur la reforestation, les énergies renouvelables et les programmes communautaires.

 Cependant, la Direction d’easyJet précise que la compensation des émissions de carbone n’est qu’une mesure provisoire en attendant que de nouvelles technologies soient mises au point. L’objectif étant de pouvoir à terme, offrir des vols ayant un impact quasi-nul sur l’environnement  à mesure que de nouvelles technologies émergent.

Engagement avec Airbus :

Pour permettre l’émergence de nouvelles technologies, easyJet a signé avec son fournisseur d’aéronefs Airbus, un protocole d’accord en vue de la recherche conjointe et le développement d’un  avion hybride électrique. Pour ce faire, trois projets distincts vont être lancés :

Le premier doit permettre de définir les impacts et exigences nécessaires à l’introduction à grande échelle d’avions durables de nouvelle génération (avions hybrides).

Le second vise a stimulé l’innovation dans le cadre directe de la réduction des émissions de carbones et la neutralisation de celles-ci.

L’utilisation de carburants durables pour l’aviation (SAF - sustainable aviation fuels) dès qu’ils seront disponibles en suffisance et commercialement viables.

En parallèle, easyJet travaille à l’introduction de nouvelles technologies à court terme, comme le roulage sur piste sur charge électrique, l’utilisation d’unités auxiliaires d’alimentation électrique ainsi que la réduction des émissions carbone provenant des activités au sol, grâce par exemple à l’utilisation d’énergies renouvelables.

Réduction de carbone, les faits :

Depuis 2000, easyJet a réduit de plus d’un tiers (33,67%) les émissions carbones pour chaque kilomètre parcouru par passager. Autres initiatives : l’introduction de chariots, tapis et sièges plus légers, le roulage sur piste avec un seul moteur et le retrait des manuels en papier des avions. En 2015, easyJet s’est fixé un objectif renforcé de réduction de ses émissions carbone par passager/kilomètre à savoir, atteindre une réduction de 10% des émissions carbone par passager/kilomètre d’ici 2022 par rapport à 2016. Johan Lundgren, PDG d’easyJet, a déclaré avoir « besoin que les gouvernements soutiennent les efforts pour la décarbonation de l’aviation en réformant la fiscalité appliquée à notre industrie, en encourageant les initiatives positives, en finançant la recherche et le développement de nouvelles technologies et enfin en s’assurant que les pionniers ne soient pas pénalisés ».

Guillaume Faury, PDG d’Airbus, ajoute de son côté : « La performance environnementale est une priorité absolue d’Airbus et nous sommes fiers d’avoir easyJet comme partenaire pour notre recherche sur les avions hybrides et électriques. Airbus s’engage à atteindre les objectifs de décarbonation de l’aviation. En concentrant nos efforts de recherche sur les technologies de propulsion hybride et électrique, nous jouons un rôle de premier plan, aux côtés de nos clients, dans le développement de technologies propres et sûres pour l’avenir durable de notre industrie ».

Photo : Projet d’avion hybrides avec Airbus @ Airbus

17/11/2019

Le Rafale jusqu’en 2070 ?

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Avec le développement du programme ScaF, des inquiétudes sont apparues en ce qui concerne l’évolution et la longévité de l’avion de combat Rafale. Pour ce faire, l’Armée de l’air et l’avionneur Dassault ont expliqué en fin de semaine dernière comment maintenir les avions de combat multirôle en service aérien et naval jusqu’en 2070 environ.

S'exprimant lors de la conférence internationale IQPC sur les avions de combat à Berlin, le général de division Frédéric Parisot, chef d'état-major adjoint chargé des plans et des programmes de l'armée de l'air française a déclaré qu'il y aurait probablement quatre autres phases de mise à niveau destinées au programme Rafale. La plateforme allant au-delà de la dernière configuration F3R en cours de déploiement et prévoyant que le Rafale envisage de servir de multiplicateur de force aux côtés du chasseur de nouvelle génération (NFG) en cours de développement avec l'Allemagne et l'Espagne dans le cadre plus large du Futur Combat Système aérien (ScaF / Système de combat aérien futur (SCAF).

La configuration F3R actuelle du Rafale comprend d’importantes mises à niveau logicielles et matérielles, notamment l’intégration du missile air-air hors de portée visuelle MBDA Meteor (BVRAAM) et la dernière version à guidage laser du modèle Sagem Armement Air-Sol Modulaire (AASM). ) arme de précision air-sol modulaire, le radar AESA (RNA) à balayage électronique actif RBE2 de Thales, la nacelle de ciblage aéroporté à longue portée TALIOS de Thales (ainsi que la nacelle SNIPER) et le système automatique d'évitement de collision au sol (Auto-GCAS), un module de ravitaillement « copain-copain » amélioré ainsi que le système de guerre électronique Spectra.

La norme « F4 » prévoit de fonctionner entre 2023 et 2030 et apporte des améliorations au radar AESA (RNA2), ainsi qu’aux modules TALIOS et de reconnaissance Reco NG. La mise à niveau de la suite de communications de l’avion, l’affichages de casque de pilote améliorés, une nouvelle unité de contrôle moteur et la capacité de transporter de nouvelles armes telles que le missile air-air Mica Next-Generation (NG) et le MSAA de 1 000 kg. Outre les améliorations logicielles et matérielles, la mise à niveau F4 comprendra une antenne satellite, ainsi qu'un nouveau système d'aide au pronostic et au diagnostic conçu pour introduire des capacités de maintenance prédictive.

Puis, il y aura deux autres programmes de mise à jour, le F5 et le F6. Si, aucune information n’a été donnée en ce qui concerne ces deux futurs standards, ceux-ci seront directement impliqués pour permettre à l’avion de combat Rafale de fonctionner en lien avec le programme ScaF. Et même si le Rafale ne devait pas allez si loin, son avenir reste assuré !

 

Photo : Le Rafale, un avion qui n’a pas encore pris une ride@ Dassault