10/06/2014

Si le Canada optait pour un chasseur européen ?

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Ce n’est pas un secret, le gouvernement Harper tient mordicus à l’achat du Lockheed-Martin F-35 pour le remplacement de la flotte actuelle de 65 CF-18A/B « Hornet ». Ce choix est intimement lié (soutenu) aux liens tissés avec le voisin et l’allié américain. Mais ce choix ne fait pas l’unanimité au pays de la feuille d’érable. Nous avons vu notamment les différences d’appréciation en matière de coûts (voir lien), soit la plus grosse épine dans le pied dans le choix de l’avion de combat américain.

 

Sans les moteurs :

 

Il faut rappeler qu’avec ces coûts, il faut également tenir compte du supplément moteur, en effet, un contrat additionnel, doit être signé avec le motoriste Pratt & Whitney pour doter les appareils du standard moteur correspondant, soit : CRTR 6, 23 F-35A à 103 millions de dollars par appareil, tandis que 6 F-35B coûteront 109 millions de dollars chacun. Les 7 F-35C coûteront 120 de dollars millions par jet.

 

En ce qui concerne la CRTR7, sans l'inclusion du moteur est de 98 millions de dollars chacun pour les 24 avions de modèle F- 35A, 104 millions de dollars pour chacun des sept modèles de F- 35B et 116 millions de dollars par avion pour quatre avions F-35C.

L’industrie bâillonnée :

Mais il y a un autre problème dans le choix du F-35, et qui concerne la nouvelle stratégie d'approvisionnement de la défense et qui permet aux entreprises d'investir au Canada par le transfert de la propriété intellectuelle, la création d'emplois qualifiés, les activités liées à l'innovation et à l'exportation et au développement international. Hors le « système » mis en place par Lockheed-Martin n’est de loin, pas le plus intéressant. En effet, le principe d’avion « joint » nuit à la base industrielle et la diversité de celle-ci en réduisant la compétition et l’innovation. En matière de collaboration industrielle, le système fermé du F-35 rend les clients totalement dépendant du fournisseur.

L’alternative européenne :

A contrario, les offres de  Dassault avec le Rafale F-3R et Airbus Group avec l’Eurofighter T3 block20/25 permettent justement une ouverture en matière de collaboration et de développement. Les offsets sont larges et ne concernent pas uniquement l’avion mais d’autres produits de l’aéronautique ainsi que d’autres secteurs.

Une bataille de fond :

Partant de l’hypothèse que le Canada opte finalement pour l’Eurofighter ou le Rafale, permettrait par ailleurs de casser, la toute dominance américaine à vouloir imposer « son » avion. Jusqu’ici, (Australie, Italie, Turquie et d’autres) se sont simplement ralliés à l’offre US sans même étudier sérieusement les autres options européennes que représentent le Rafale, l’Eurofighter et le Gripen. Une telle décision au Canada pourrait avoir certaines répercutions en Belgique par exemple, mais ailleurs également.

 

La décision canadienne sur le F-35 ou non, concerne donc directement l’industrie aéronautique européenne et son développement à court et moyen terme. La volonté de casser cette industrie est en soi un objectif américain, le lobbying de couloir reste très actif de la part de Lockheed-Martin pour tenter se s’assurer le choix canadien.


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Lien :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/06/07/le-canada-devrait-opter-pour-le-f-35-856233.html




Photos : 1 Eurofighter aux couleurs du Canada @Airbus Groups 2 Rafale aux couleurs du Canada@ Dassault

 

 

 

05/01/2014

Confirmation pour le CH-148 «Cyclone» !

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Ottawa, le gouvernement canadien a décidé vendredi dernier, de poursuivre les livraisons de l'hélicoptère maritime Sikorsky CH-148 «Cyclone». La décision annoncée le 3 janvier met fin à des mois de débat interne, sur l'opportunité d'annuler la commande d’une valeur de 4,7 milliards de dollars, du nouvel hélicoptère fabriqué par Sikorsky.

 

A l’origine, Sikorsky devait livrer les premiers exemplaires du CH-148 «Cyclone» en 2008,  mais des retards de développement et des différends contractuels ont reporté le programme de plusieurs années.

 

On note les problèmes suivants : 

 

  • Des complications dans le programme de construction (structures) des hélicoptères retardent l’entrée en service du premier hélicoptère Cyclones jusqu’en 2010.
  • Depuis cette date, divers retards et problèmes de certification empêchent les Forces canadiennes de prendre possession de sa flotte.

 

Mais sans décision définitive, les premiers pilotes de la RCAF débutent l’entraînement sur le «Cyclone» en août 2013.


 

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Nouvel accord : 

 

Un nouvel accord entre Ottawa et Sikorsky datant du 31 décembre dernier, permettra à Sikorsky de fournir assez d’hélicoptères d'ici à 2015, afin de permettre aux forces armées canadiennes de mettre en retraite l’actuelle la flotte de CH-124 «Sea-King». De plus, les aéronefs en service continueront de recevoir les mises à jour, jusqu'à ce que la flotte de CH-148 soit considérée, comme pleinement capable, de répondre aux exigences canadiennes en 2018. De plus, il est stipuler dans le nouvel accord, que le Canada ne payera que lorsque l’ensemble des CH-148 seront livrés et jugés conformes.

 

Le Sikorsky CH-148 «Cyclone» : 

 

Le Sikorsky CH-148 "Cyclone" (dérivé de la version civile S-92) est un hélicoptère de transport susceptible de remplacer les H-3 Sea King. Principalement utilisé pour le ravitaillement des plates-formes pétrolière et en mode de recherche et sauvetage, il a été commandé par les Forces armées canadiennes au nombre de 28 exemplaires sous la désignation CH-148 «Cyclone».

Le Cyclone peut voler de jour comme de nuit, dans presque toutes les conditions météorologiques et par des températures variant entre - 51 °C et + 49 °C. Grâce à sa vitesse maximale de croisière de 250 km/h, le CH-148 est environ 10 % plus rapide que le «Sea King». Le Cyclone peut aussi parcourir 450 km sans ravitaillement. Actuellement, près de 200 appareils volent dans le monde.


 

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Photos : 1 Prototype du CH-148 «Cyclone» 2 Cockpit 3 CH-148 «Cyclone» @ RCAF

19:33 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sikorsky, ch-148 cyclone, rcaf |  Facebook | |

25/07/2013

La RCAF prépare sa formation sur CH-148 Cyclone !

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L'Armée de l'air canadienne (RCAF) est sur le point de commencer à former ses pilotes et membres d'équipages sur le nouvel hélicoptère Sikorsky CH-148 "Cyclone" de guerre anti-sous-marine (ASW), surveillance et recherche et sauvetage (SAR). La formation doit débuter au mois d'août avec les quatre hélicoptères déjà réceptionnés au sein de la RCAF. Ces appareils sont basés sur les installations de la base aérienne de Shearwater.

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Le Sikorsky CH-148 "Cyclone" : Le Sikorsky CH-148 "Cyclone" (dérivé de la version civile S-92) est un hélicoptère de transport susceptible de remplacer les H-3 Sea King. Le premier appareil a été livré en septembre 2004. Principalement utiliser pour le ravitaillement des plates-formes pétrolière et en mode de recherche et sauvetage, il a été commandé par les Forces armées canadiennes au nombre de 28 exemplaires sous la désignation CH-148 Cyclone.

 

Le Cyclone peut voler de jour comme de nuit, dans presque toutes les conditions météorologiques et par des températures variant entre - 51 °C et + 49 °C. Grâce à sa vitesse maximale de croisière de 250 km/h, le CH-148 est environ 10 % plus rapide que le Sea King. Le Cyclone peut aussi parcourir 450 km sans ravitaillement. Actuellement, près de 200 appareils volent dans le monde.

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23:08 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sikorsky, ch-148 cyclone, rcaf |  Facebook | |

11/02/2013

Canada, l’évaluation se précise !

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OTTAWA,  le gouvernement fédéral prépare activement la prochaine phase concernant l’évaluation des nouveaux avions de combat destinés à remplacer les Boeing CF-18A/B « Hornet ». Le Canada vient de confirmer les cinq constructeurs qui participeront à la compétition.

Les constructeurs en compétition ont déjà fournit les premières informations relatives concernant les fonctionnalités et les spécifications de leur avion. Le deuxième phase va comprendre l’envoi d’un questionnaire détaillés aux constructeurs, ce questionnaire est adapté en fonction des premières informations fournies par chacun des protagoniste et devra permettre d’approfondir les connaissances concernant chaque appareil. Si tout se passe comme prévu, le gouvernement fédéral enverra ce vendredi ses demandes d’informations complémentaires aux cinq constructeurs.

Les cinq constructeurs sont : Lockheed-Martin avec le F-35 « Lightning II»,  Boeing avec le F/A-18 E/F «Super Hornet»,   Saab avec le JAS-39E « Gripen », Dassault Aviation avec le Rafale F3 et d’EADS avec l’Eurofighter Typhoon II DA7.

 

Lockheed-Martin n’a pas dit son dernier mot :


 

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Le constructeur américain se voyait déjà avec un ciel dégagé pour emporter sans aucun concurrent le contrat canadien. Mais les turbulences de mise au point du F-35, associé à une décision gouvernementale bien trop acquise à la solution du voisin américain en ont décidé autrement. Le constructeur du chasseur américain F-35 a discrètement tenté la semaine dernière de redorer au Canada l'image de son appareil controversé.

Au cours des derniers jours, des dirigeants de l'entreprise Lockheed Martin ont organisé des rencontres sur le programme contesté, qui est devenu une épine dans le pied du gouvernement Harper. Lockheed Martin, tente désormais de contrer les nombreuses critiques du programme, y compris le prix des avions, les coûts d'entretien et l'échéancier du projet. Le vice-président du programme des F-35 de Lockheed Martin, Stephen O'Bryan, affirme que l'entreprise a coopéré avec le Canada et soutient ce pays, il a argué qu'il faudrait aller de l'avant avec le programme. Des estimations font état d'un coût atteignant les 45 milliards de dollars pour toute la durée de vie des appareils.

Photos : 1 CF-18B  canadiens @ RCAF  2 F-35A en vol @ Lockheed-Martin


09/02/2013

La RCAF prépare le retour du Chinook !

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La Royal Canadian Air Force (RCAF) se prépare au retour de l’hélicoptère lourd Boeing CH-47F « Chinook ». Cette préparation fait suite au contrat signé en 2009 par le gouvernement pour l’achat de 15 hélicoptères de transport lourd et de soutien de type CH-47F «Chinook». 

Wokka-Wokka : 

Cela fait 21 ans que le son du distinctif « wokka-wokka » des appareils canadiens Chinook n’a pas été entendu dans le ciel canadien. Les « Chinook »  canadiens seront stationnés sur la Base des Forces canadiennes de Petawawa, en Ontario.  Le 18 mai 2012, le ministre de la Défense Peter MacKay a annoncé la remise sur pied du 450e Escadron tactique d’hélicoptères qui accueillera la nouvelle flotte canadienne de 15 hélicoptères CH-147F Chinook ultramodernes. L’unité sera sous le commandement de la 1re Escadre Kingston, en Ontario, tout comme les autres escadrons d’aviation tactique de l’ARC.

Retour du Chinook : 

La remise en service de l’hélicoptère Chinook au sein des FC a débuté à la fin de 2005 lorsque le projet d’hélicoptère de transport moyen à lourd (HTML) a été créé (à l’origine sous le nom de capacité de transport aérien tactique ou de CTAT) en réponse à des initiatives gouvernementales. Le projet consistait à fournir une capacité d’hélicoptère de transport moyen à lourd pour soutenir les forces terrestres (Armée de terre) et d’autres capacités des FC.


 

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Les exigences opérationnelles liées à la capacité de transport de l’équipement plus récent de l’Armée en particulier les obusiers de 155 mm aérotransportables ont limité les prétendants potentiels de remplacement. En été 2006, le gouvernement a publié un préavis d’adjudication de contrat indiquant son intention de procéder à l’achat d’une flotte d’hélicoptères Chinook basés sur le CH-147F Chinook américain.

Les exigences opérationnelles spécifiques que les Chinook canadiens auraient à remplir pour appuyer la Stratégie de défense Le Canada d’abord englobent la capacité de :

  • circuler dans de vastes régions du territoire canadien, notamment l’Arctique, sans dépendre des caches à carburant, qui étaient auparavant disponibles, mais qui sont maintenant moins acceptables d’un point de vue environnemental;
  • fonctionner de manière fiable dans des régions éloignées et isolées avec de l’équipement de soutien technique de base;
  • opérer dans des conditions menaçantes où on pourrait s’attendre à la présence d’ennemis potentiels et de risques environnementaux.

Par conséquent, les CH-147F Chinook canadiens sont équipés de réservoirs de carburant à longue portée, d’un système électrique modernisé et de matériel de surviabilité des aéronefs sous forme de contremesures accrues d’autodéfense, d’aides visuelles à la navigation et de systèmes d’avionique de pointe. Ces capacités feront en sorte que le 450e Escadron sera capable de participer à des opérations dans l’ensemble du vaste territoire du Canada et à des opérations de combat à l’étranger.

En ce qui concerne les capacités de l’ARC, le personnel du 450e Escadron sera formé afin d’optimiser l’emploi, la maintenance et le soutien de ses propres CH-147F Chinook et d’être intégré à des opérations conjointes auxquelles participent d’autres unités de la 1re Escadre et d’autres capacités aériennes et aérospatiales de l’ARC.

Le CH-147F possède déjà d’impressionnantes capacités en soi, mais dans de nombreux scénarios, sa pertinence et son impact sur les effets généraux de la puissance aérienne ne seront atteints que dans le cadre d’un travail d’équipe avec d’autres ressources. Avec l’ajout du Chinook, l’entreprise d’aviation tactique canadienne continuera à jouer son rôle d’intégration au sein de l’Armée canadienne pour fournir une capacité aérienne de mobilité, de reconnaissance et de puissance de tir.


 

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Photos : 1 le premier CH-47F Chinook destiné à la RCAF 2 Simulateur du CH-47F 3 CH-47F en vol @ Boeing