07/06/2016

Des Super Hornet pour le Canada ?

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Ottawa, le gouvernement fédéral aurait-il trouvé une solution alternative à l’ambigu problème du remplacement de la flotte de Boeing CF-18 ?

Il semble que le nouveau gouvernement, qui je vous le rappelle ne veut pas du Lockheed-Martin F-35 (du moins pour l’instant), soit sur la voie d’une solution transitoire qui puisse satisfaire, tant la Royal Canadian Air Force (RCAF) que le grand voisin américain.

Une flotte de F/A-18 E/F « Super Hornet » :

Le gouvernement du libéral Justin Trudeau travaille à l’acquisition d’une flotte de Boeing F/A18 E/F « Super Hornet » qui devra remplacer partiellement les actuels CF-18 « Hornet ». L’équipe gouvernementale planche sur cette question en ce moment et prépare la manière de présenter officiellement cette solution. Cette transaction s'effectuerait en attendant de choisir la prochaine génération de jets de combat.

Un nouveau camouflet pour les européens :

Le ministre de la Défense Harjit Sajjan a affirmé en mai dernier, que les vieux CF-18 doivent être « remplacés maintenant », pour répondre aux missions effectuées avec les alliés. De plus, en raison de l'alliance canado-américaine dans le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD), le pays doit de se doter d'avions américains. C'est ce qui impose le choix des « Super Hornet », puisque les autres chasseurs similaires sont européens. On peut donc s’interroger sur les derniers propos de ce gouvernement, qui parlait il y a encore quelques mois, d’une compétition honnête et ouverte à tous !

Commentaire :

Sans grande naïveté, on pouvait s’attendre à cette décision, même si l’idée d’ouvrir le choix à des aéronefs européens, semblait ce printemps encore possible, d’un moins dans la langue des politiques.

Cette solution, si elle se concrétise permettra au gouvernement Trudeau de gagner un peu de temps vis-à-vis de ses promesses politiques. D’une part la RCAF pourra disposer de nouveaux avions à court moyen terme. Mais cette solution permettra surtout au gouvernement de se donner une marge de manœuvre pour régler l’épineux dossier des F-35. En effet, le remplacement partiel des CF-18 par le « Super Hornet » laisse la porte ouverte au F-35, mais un peu plus tard.

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Photos : 1 Boeing F/A18 E/F « Super Hornet » @ US NAVY 2 CF-18 @ RCAF

09/04/2016

Canada, crispation à propos du F-35 !

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Ottawa, l’ombre du F-35 hante encore les politiciens canadiens dans la difficile question du remplacement de la flotte de Boeing CF-18 « Hornet ». En effet, le nouveau gouvernement semble être moins défavorable à l’achat du Lockheed-Martin F-35 que lors de la campagne électorale.

Changement de ton :

En effet, lors de la campagne électorale, Justin Trudeau avait promis de « remplacer les Boeing CF-18 « Hornet » actuels par des aéronefs plus abordables que les F-35 », en ouvrant un nouvel appel d'offres. En effet, celui-ci estimait que l'abandon des F-35 de Lockheed-Martin pouvait permettre d'économiser « des dizaines de milliards de dollars pour les prochaines décennies, tout en favorisant d’autres domaines d’acquisition pour les Forces armées canadiennes ».

Hors, il semble que le ton du gouvernement se modère de mois en mois. Le nouveau ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan, se montre moins ferme sur cet engagement et n’écarte même plus l’idée d’acheter au final le F-35 et ceci, après avoir pourtant promis de mettre fin à la commande du précédent gouvernement pour se procurer des aéronefs plus abordables.

Une compétition avec le F-35 :

Le nouveau ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan va débuter le processus d'examen de la politique de défense avec une table ronde à Vancouver le 27 avril prochain, dans le but d’examiner les différente options en ce qui concerne la relance de la compétition en vue du remplacement des CF-18. Si les avionneurs européens sont invités à proposer leurs aéronefs, deux éléments sont incontournables dans le choix de l’avion final :

  • Les avantages économiques liés aux entreprises canadiennes seront un facteur de décision important.
  • L’avion choisi doit continuer à permettre l’interopérabilité entre les forces armées du Canada et des Etats-Unis.

L’impact du choix canadien :

La décision finale du Canada sur l’achat ou non des 65 avions de combat Lockheed-Martin F-35 aura un impact direct sur le prix de celui-ci. En effet, en cas de refus canadien les coûts du programme du F-35 prendront à nouveau l’ascenseur, avec comme effet un prix augmenté de l’ordre un million de dollars par appareil. Inutile de préciser que la décision du Canada crispent déjà les représentants du gouvernement des Etats-Unis et des pays déjà engagés dans le programme.

 

Photo : Image de synthèse du F-35 aux couleurs canadiennes @ Lockheed-Martin

 

 

 

 

24/12/2015

Canada, Embraer propose le KC-390 !

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L’avionneur brésilien Embraer se positionne avec une offre en vue du remplacement des « bons vieux » De Havilland Canada CC-115 « Buffalo » (DHC-5) de recherche & sauvetage en service au sein de la Royal Canadian Air Force (RCAF).

 

Rappel :

Le Canada cherche activement un remplaçant pour sa flotte de CC-115 « Buffalo » et de ses C-130 recherche et de sauvetage. Jusqu’ici, trois concurrents étaient annoncés pour cette compétition, avec le C-27J « Spartan » d’Alenia-Aermacchi, le C-295 d'Airbus Military et le V-22 « Osprey » de Boeing/Bell. Le projet de remplacement est estimé à près de 1,55 milliards de dollars pour l'acquisition de 17 aéronefs à voilure fixe à partir de 2018.

 

Embraer, le quatrième concurrent :

L’avionneur brésilien confirme Embraer qu'il va répondre à la demande ASAR du gouvernement canadien, dont la demande d’offre a été lancée en en mars. La limite d’offre a été fixée au 11 janvier 2016. Pour Embraer, le KC-390 est parfaitement adapté pour les missions SAR dans des environnements les plus exigeants. De plus, selon le nouveau calendrier de l’avionneur, le KC-390 doit être certifié au début de 2017 et pourrait, donc, débuter les livraisons l’année suivante, selon les exigences du Canada.

 

L’Embraer KC-390 :

Le KC-390 est doté d’une avionique avec double affichage tête haute, avec un système de mission complet. L’avion est également doté d’un système complet d'autoprotection. Les pilotes disposeront de commandes «fly-by-wire» avec système de contrôle de vol et des fonctions optimisées, qui assureront d’excellentes performances avec un équipage réduit. L’équipage disposera de quatre grands écrans reconfigurables et de deux manches latéraux, le KC-390 permettra des utilisations sécurisées à partir de pistes semi-préparées. L’avion offre une capacité de décollage d’environ 72 tonnes avec une charge maximale de 20 tonnes. D’une longueur de 33,4 mètres et d’une hauteur de 11,4 mètres l’avion dispose d’une envergure de 33,9 mètres. Doté d’une porte cargo à l’arrière, l’avion pourra être également être aménagé rapidement pour le ravitaillement en vol, ainsi que pour des missions spécifiques, comme l’écoute électronique par exemple. Le KC-390 est motorisé par deux IAE V2500-A5.

 

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Photos : 1 KC-390 aux couleurs canadiennes 2 prototype du KC-380 @ Embraer

24/07/2015

Canada, renaissance du 401 Escadron !

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L'Aviation royale du Canada (ARC) a annoncé que le 401e Escadron d'appui tactique basé à Cold Lake, en Alberta, a été réactivé le 20 juillet dernier. L’escadron avait été dissous en 1996.

 

Le commandant de la 1re Division aérienne du Canada, le major-général Dave Wheeler, ainsi que le commandant de la 4e Escadre Cold Lake (Alberta), le colonel Eric Kenny, ont participé à une cérémonie en l’honneur de remise en service du 401e Escadron d’appui tactique.

Le 401e Escadron a été dissous le 23 juin 1996 après 55 ans d’opérations. Avant sa plus récente dissolution, le 401e Escadron volait sur le CH-136 Kiowa depuis les installations de  SaintHubert (Québec). Grâce à son rétablissement, le 401e Escadron devient le cinquième escadron de l’Aviation royale canadienne (ARC) à piloter l’avion de chasse CF-18 « Hornet ».

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Le nouveau commandant de l’escadron, dont les membres sont surnommés les « Rams », est le lieutenant-colonel Joseph « Scotty » Mullins.

Le retour des quatre escadrons de chasse opérationnels et de l’escadron d’entraînement constitue un changement important pour l’Aviation royale canadienne.

« Le rétablissement du 401e Escadron permettra à la force de chasse de mener de façon plus efficace l’ensemble de ses missions, » a dit le colonel Kenny

« Le rétablissement de cet escadron est une sage décision. La force de chasse a participé de façon très active aux opérations au pays et à l’étranger. Le fait de disposer de quatre escadrons de chasse opérationnels – deux à Cold Lake et deux à Bagotville (Québec),  nous donne la souplesse et la capacité de respecter avec plus d’efficience nos engagements envers NORAD et la communauté internationale. »

Le major-général Dave Wheeler a présidé la cérémonie.

« Je suis très heureux de voir renaître un escadron empreint d’histoire et, en outre, à Cold Lake, le quartier général de la force de chasse », a-dit-il. « Grâce à ce quatrième escadron, l’ARC sera dotée d’une meilleure structure pour maintenir son efficacité et sa flexibilité opérationnelles. »

 La RCAF très active :

La Royal Canadian Air Force soutien actuellement plusieurs opérations internationales comme la  campagne aérienne contre le groupe de l’Etat islamique en Irak et en Syrie, et la protection de l’Europe de l’Est face aux incursions de bombardiers russes. La réactivation de cet escadron, doit permettre de soutenir les activités de la RCAF, mais également de maintenir la réactivité de celle-ci, dans l’attente du choix d’un nouvel avion de combat. En effet, la décision sur l’achat du Lockheed-Martin est pour l’instant retardée.

 

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Photos : 1 CF-18 « Hornet » @ Greg Hume-Powell 2 Le personnel du 401e @RCAF

21/06/2015

Le Canada accepte le Sikorsky CH-148 « Cyclone »!

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C’est fait, l'Aviation Royale du Canada (RCAF) a accepté officiellement la livraison de ses premiers six Sikorsky CH-148 « Cyclone » de patrouille maritime, marquant ainsi, une étape importante pour le programme de remplacement des  vieux « Sea King ».

 

Deux autres hélicoptères CH-148 doivent arriver à la base d'exploitation de Shearwater, en Nouvelle-Écosse en Décembre, et la pleine tranche des 28 Sikorsky CH-148 « Cyclone »  seront opérationnel d'ici 2021.

 

La fin d’un feuilleton :

 

Les six premiers CH-148 arrivent enfin et vont clore un ouragan de mécontentement. En effet, le programme de remplacement des « Ses King » dure depuis 2004. Le programme a subit de retard dû à des problèmes techniques, et la croissance des coûts. 

A l’origine, Sikorsky devait livrer les premiers exemplaires du CH-148 «Cyclone» en 2008,  mais des retards de développement et des différends contractuels ont reporté le programme de plusieurs années.

 

On note les problèmes suivants : 

 

Des complications dans le programme de construction (structures) des hélicoptères retardent l’entrée en service du premier hélicoptère Cyclones jusqu’en 2010.

•Depuis cette date, divers retards et problèmes de certification empêchent les Forces canadiennes de prendre possession de sa flotte.

 

Le Cyclone effectuera des missions de surveillance et de contrôle de surface et sous-marins, des missions utilitaires ainsi que des missions de recherche et de sauvetage. Comme avion de transport tactique, il contribuera aussi à assurer la sécurité à l’échelle nationale et à l’échelle internationale. Cet hélicoptère bimoteur est compatible avec les frégates de pointe les plus modernes et comprend de nombreux dispositifs de sécurité nouveaux. Sa cellule en aluminium et composite est dotée d’un système de protection contre la foudre et les impulsions de fréquence radio de haute intensité. L’aéronef comprend aussi des fonctions intégrées de tolérance aux déficiences et de confinement en cas d’éclatement du moteur.

 

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Le Sikorsky CH-148 «Cyclone» : 

 

Le Sikorsky CH-148 "Cyclone" (dérivé de la version civile S-92) est un hélicoptère de transport susceptible de remplacer les H-3 Sea King. Principalement utilisé pour le ravitaillement des plates-formes pétrolière et en mode de recherche et sauvetage, il a été commandé par les Forces armées canadiennes au nombre de 28 exemplaires sous la désignation CH-148 «Cyclone».

Le Cyclone peut voler de jour comme de nuit, dans presque toutes les conditions météorologiques et par des températures variant entre - 51 °C et + 49 °C. Grâce à sa vitesse maximale de croisière de 250 km/h, le CH-148 est environ 10 % plus rapide que le «Sea King». Le Cyclone peut aussi parcourir 450 km sans ravitaillement. Actuellement, près de 200 appareils volent dans le monde.

 

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Photos : Sikorsky CH-148 « Cyclone » de la RCAF @ RCAF