13/06/2017

Les Eurofighter Saoudiens au complet !

 

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BAe Systems et le Consortium Airbus DS ont complété les livraisons d’Eurofighter « Typhoon II » en Arabie Saoudite, avec l’arrivée du 72ème et dernier avions. Les derniers « Typhoon II » monoplaces n° 8023 et 8024 (séries britanniques ZK622 et ZK623 respectivement) ont quittés les installations de BAe pour rejoindre la Royal Saoudi Air Force (RSAF).

L'Arabie saoudite a commandé un total de 72 avions Eurofighter « Typhoon II » T2 en 2007. Le contrat est estimé à près de 41 milliards de dollars, ce fut l'un des plus importants contrats de passation de marchés jamais signés.

 

L’Eurofighter « Typhoon II » est un avion de combat polyvalent extrêmement agile, doté de capacités en réseau et conçu pour les opérations multi-rôle dans des scénarios complexes de combat air-air et air-sol. Il est capable d’effectuer des missions de combat supersonique au-delà de la portée visuelle, combat rapproché subsonique, interdiction aérienne, destruction de défense antiaérienne et attaque maritime et littorale. L’Eurofighter est le couronnement de la coopération technologique britannique, allemande, italienne et espagnole en termes d’avionique, aérodynamique, matériaux, techniques de production et motorisation. En janvier 2013, plus de 350 aéronefs avaient déjà été livrés. La tranche T3A va débuter prochainement.

Les Airbus DS Eurofighter T3 Block15 vont disposer des nombreuses nouvelles améliorations en comparaison des versions et standards antérieurs. L’Eurofighter T3 Block15 disposera du capteur IRST de série, il permettra la mise en oeuvre du missile air-air très longue portée « Meteor » de MBDA, le Koweït compte utiliser la nacelle de désignation "Sniper", ainsi que les missiles antichars MBDA « Brimstones II » et des bombes à guidage laser GBU-12. Par ailleurs, la Force aérienne koweitienne a opté pour le missile air-air courte portée Diehl BGT Iris-T. En matière de radar, les Thyphoon koweïtiens seront les premiers à l’exportation à recevoir le nouveau radar de type AESA antenne à balayage électronique CAPTOR-E de Selex-ES.

 

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Photos : Eurofighter T2 de la RSAF @ Airbus DS

 

 

08/06/2017

Le Canada pourrait acheter jusqu’à 100 avions de combat

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Nouveau revirement au sein du gouvernement Trudeau. Celui-ci ne vuet plus 65 mais nouveaux avions de combat avec la possibilité de monter à 100 appareils. Cette décision fait suite à la nouvelle stratégie de la défense nationale présentée mercredi dernier à Ottawa.

Nouvelle stratégie :

Cette nouvelle stratégie prévoit une augmentation des investissements militaires de 70 % sur 10 ans, passant de 18,9 milliards de dollars en 2016-2017 à 32,7 milliards en 2024-2027. Ottawa a justifié cette hausse par les changements de la situation internationale, notamment le retrait des États-Unis de son rôle traditionnel de gardien de l'ordre. Les besoins criants des Forces armées canadiennes et les pressions exercées par ses partenaires de l'OTAN sont aussi évoqués. Le gouvernement s'est ainsi réjoui que la part des investissements militaires passe de 1,19 % à 1,4 % du PIB national d'ici à 2025, se rapprochant ainsi de l'objectif de 2 % établi par l'OTAN.

Jusqu’à 100 avions de combat :

 Avec l’acquisition de 88 nouveaux avions de combat dans un premier temps, le gouvernement change radicalement de vision et donc de doctrine. Car une montée en puissance avec au final 100 avions en cas de besoins pourrait permettre au Canada de devenir un acteur bien plus actif en matière d’engagement interntional à l’avenir.

Il semble donc que le comité sénatorial canadien pour la défense et qui recommandait un achat massif au lieu des 18 Boeing « Super Hornet » à fait mouche. L’idée étant de ne pas acheter un petit nombre d’avion provisoire, mais d’investir dans un nombre cohérent d’avions de combat.

 

Photo : CF-18 Canadiens @ Greg Hume-Powel

 

12/05/2017

Canada : fronde contre l’achat de Super Hornet !

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Ottawa, le feuilleton du nouvel avion de combat semble prendre une nouvelle tournure. En effet, des politiciens canadiens ont recommandé que le pays annule son projet d'acquisition de 18 Boeing F/A-18E/ F « Super Hornet », décrivant le plan comme une «décision politique» qui ne peut servir ni l'aviation ni les contribuables.

Un comité sénatorial canadien pour la défense s’est créé pour refuser la décision du gouvernement Trudeau d’acquérir le « Super Hornet » en tant que mesure provisoire. Le Canada prévoit d’acquérir le standard BlockII du « Super Hornet ». Celui-ci pourrait également à l’avenir évoluer au BlockIII, soit « L’Advanced Super Hornet ». En matière de coûts, le gouvernement canadien estime qu’un « Super Hornet » standard se négocie aux allentours de 65 millions de dollars US. En fonction des options choisies, le coûts total pourrait attendre les 90 millions de dollars US, soit une facture encore très inférieure à celle du F-35.

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Ce comité de sénateurs indique dans un rapport nommé « Réinvestir dans les Forces armées canadiennes » publié au début du mois de mai, que le déménagement sera coûteux, entre 5 et 7 milliards de dollars et limitera la capacité de la Royal Canadian Air Force (RCAF) à être totalement interopérable au sein du NORAD et de l'OTAN. Il cite une lettre écrite par 13 anciens officiers supérieurs de l'ARC qui soutient que l'acquisition d'une telle flotte, partageant seulement des points communs limités avec ses combattants actuels sera inutilement coûteuse. Ce comité demande au gouvernement à d'entamer "immédiatement" un concours pour sélectionner le remplacement des FC-18, avec une décision à prendre avant le 30 juin 2018.

Analyse :

En fait ce n’est pas tant le « Super Hornet » qui est visé, mais bien l’idée d’une acquisition provisoire. Il faut se rappeler que le gouvernement Trudeau avait assuré avant d’être élu, qu’il combattrait le choix du Lockheed-Martin F-35. Avec cette décision d’achat du « Super Hornet » le nouveau gouvernement ne fait que satisfaire à court terme son électorat. Mais la vraie question n’a pas été résolue pour autant, le Canada devra un jour ou l’autre se décider pour l’achat en nombre suffisant d’un nouvel avion de combat et ne pourra pas continuellement se retrancher derrière une solution « provisoire ». Le gouvernement Trudeau se retrouve aujourd’hui face à son devoir de décision.

 

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Photos : 1 Le Canadian Solo Display 2017 @ RCAF 2 Super Hornet @ Boeing 3 F-35@ Lockheed-Martin

 

 

 

15/03/2017

Le Canada prépare l’achat de Super Hornet !

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Le Canada vient de franchir une nouvelle étape dans sa volonté d’acquérir une flotte transitoire composée de 18 Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » avec une lettre de demande d’information au gouvernement américain.

Le Canada attend une réponse des États-Unis pour cet automne, indique un communiqué de presse du gouvernement du 14 mars. De fait, nous assistons à la première partie des négociations entre le gouvernement du Canada, le gouvernement américain et l’US Navy pour déterminer les besoins canadiens pour ces appareils, les configurations possibles et ce qui sera inclus dans le «package» final.

Le Canada prévoit d’acquérir le standard BlockII du « Super Hornet ». Celui-ci pourrait également à l’avenir évoluer au BlockIII, soit « L’Advanced Super Hornet ». En matière de coûts, le gouvernement canadien estime qu’un « Super Hornet » standard se négocie aux allentours de 65 millions de dollars US. En fonction des options choisies, le coûts total pourrait attendre les 90 millions de dollars US, soit une facture encore très inférieure à celle du F-35.

Par ailleurs, on apprend que Boeing et le nouveau gouvernement américain s’engagent à appliquer la politique des avantages industriels et technologiques à cette acquisition potentielle, ce qui oblige les fournisseurs à faire des investissements au Canada égaux à 100% de leur valeur contractuelle.

 Les États-Unis et le Canada pourraient conclure un accord officiel sur la flotte de « Super Hornet » au début de 2018.

 

Photo: Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » @ USN

23/11/2016

Le Canada opte pour le Super Hornet !

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Je vous en parlais dans un article en juin dernier, le gouvernement fédéral a trouvé une solution alternative à l’ambigu problème du remplacement de la flotte de Boeing CF-18. Le gouvernement du Canada a confirmé son intention d'acheter 18 avions de combat Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » pour faire face à ce qui, selon lui, est une lacune dans les capacités de défense du pays.

Le ministre libéral de la Défense Harjit Sajjan a fait cette annonce ce mardi à Ottawa, en rappelant que cet achat est une mesure «provisoire».

Le Canada entamera bientôt des négociations avec le gouvernement des États-Unis et Boeing pour l'achat de l'avion intérimaire. A noter que la ministre des approvisionnements, Judy Foote, a refusé de préciser ce que l'achat proposé coûterait aux contribuables. Elle a noté que le gouvernement doit encore négocier l'achat avec Boeing. Dans l’attente de cette «flotte provisoire», M. Sajjan a annoncé une série de mesures visant à prolonger encore la vie active des actuels CF-18 qui sont toujours en service, notamment avec le recrutement et la formation d'employés de maintenance.

Pour autant le Canada ne lâche pas le F-35 :

Mais les responsables de la défense canadienne ont également apaisé l’avionneur Lockheed-Martin et l'industrie américaine de la défense, avec l'assurance que le Canada continuera à être membre du programme F-35 « Joint Strike Fighter ».

Un nouveau camouflet pour les européens :

Le ministre de la Défense Harjit Sajjan avait affirmé en mai dernier, que les vieux CF-18 doivent être « remplacés maintenant », pour répondre aux missions effectuées avec les alliés. De plus, en raison de l'alliance canado-américaine dans le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD), le pays doit de se doter d'avions américains. C'est ce qui impose le choix des « Super Hornet », puisque les autres chasseurs similaires sont européens. On peut donc s’interroger sur les derniers propos de ce gouvernement, qui parlait il y a encore quelques mois, d’une compétition honnête et ouverte à tous !

Une décision très politique :

La confirmation du gouvernement Trudeau d’opter pour le « Super Hornet » lui permet de rassurer son électorat. En effet, lors de la campagne le futur premier Ministre avait marteler qu’il fera tout pour ne pas acheter le F-35. Pourtant, cette solution est-elle véritablement la bonne ? Visiblement les accords passés par l’ancien gouvernement Harper lient plus que jamais le pays (participations financières et industrielles) au programme F-35. Ne pouvant donc pas annuler la commande, le gouvernement actuel temporise avec cet achat, qui ne permettra pas de moderniser suffisamment la Royal Canadian Air Force.

Le Canada risque bien à terme de se retrouver avec deux types d’avions de combat, le « Super Hornet » et le F-35. Une situation qui va compliquer le cursus de formation et la gestion de la maintenance et augmenter les coûts d’exploitation.

A retenir : selon les estimations de la Cour des comptes canadienne le F-35 coûterait 175 millions de dollars, contre 65 millions de dollars pour le Super Hornet. Ces prix sont calculés sans armement ni pièces de rechange ni modules de formation.

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Photos : 1 Boeing F/A-18 « Super Hornet » @ USN 2 Image de synthèse F-35 canadien @ Lockheed- Martin