07/10/2013

Inde, les MiG-21 jusqu’en 2025 ?

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NEW DELHI, l’Armée de l'air indienne (IAF) envisage d'exploiter les chasseurs MiG-21 «Bison» jusqu'en 2025 et se prépare à cette éventualité. La nouvelle a de quoi surprendre et pourtant, elle est intimement liée aux négociations du contrat Rafale. 

Le Rafale dans l’impasse : 

Le commandant en chef des Forces aériennes indiennes, le Maréchal Anil Kumar Brown confirme que les négociations sur le contrat de livraison de 126 Rafale français étant actuellement dans une impasse, il devient nécessaire d’envisager sérieusement une alternative. Celle-ci consiste dans le maintien d’une partie de la flotte de MiG-21 datant de 1963. Selon le planning initial, les vieux MiG-21 devaient rester en service jusqu’en 2019, date à laquelle les Rafale seraient pleinement opérationnels. 

C’était sans compter sur de difficiles négociations au niveau du contrat Rafale qui aurait du être signé depuis un certain temps. Mais voilà, plusieurs problèmes sont venus se greffer avec notamment des difficultés en ce qui concerne les responsabilités de construction, des lenteurs administratives et la complication de l’intégration de missiles russes KH1 et Brahmos, dont l’adaptation semble une opération plus complexe que prévu.

Comme si les choses n’étaient déjà compliquées pour Dassault, voilà que la semaine dernière le négociateur indien pour le compte du ministère indien de la Défense, M. Arun Kumar Bal est en effet décédé d’une crise cardiaque. Hors selon les officiels indiens son remplaçant ne sera pas connu avant trois voir quatre mois. 

De plus, l’année 2014 est signe d’élection en Inde et l’on ne peut dire aujourd’hui, si l’actuel gouvernement pourra finaliser à temps le contrat ou si celui-ci ne sera pas, tout simplement reporté à une date ultérieure.

On comprend dès lors, mieux l’anticipation de l’Armée de l’air indienne à envisager ce qui aurait pu ressembler à une mauvaise farce, il n’y a pas si longtemps.


 

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Photos : 1 MiG-21 «Bison» indien @ IAF  2 Image de synthèse Rafale aux couleurs indienne @ Dassault Aviation

05/04/2013

L’AASM laser qualifié sur Rafale !

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Le kit de guidage laser de l’AASM est qualifié pour les tirs depuis les avions de combat Rafale.  La version laser complète la gamme AASM qui comprend déjà une version inertie-GPS et une version infrarouge, toutes deux en service dans les forces françaises et utilisées par les avions Rafale de l’armée de l’air et de la marine.

L’AASM laser allie à une capacité de tir « stand off » la capacité d’atteindre avec une précision métrique des cibles rapides et manoeuvrantes, terrestres ou navales. L’illumination des cibles peut être réalisée par un désignateur aéroporté tel que le pod « Damocles » qui équipe le Rafale, ou par des contrôleurs avancés au sol. Un tir de qualification effectué en décembre 2012, sur le site de Biscarrosse de DGA Essais de missiles, a démontré l’aptitude de l’AASM laser à détruire des cibles mobiles.

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 L’AASM est constitué d’un kit de guidage et d’un kit d’augmentation de portée, permettant de transformer des corps de bombe standard en armements guidés de précision. Son propulseur lui confère une portée supérieure à 50 km, lui permettant d’être tiré à distance de sécurité. Autonome après le largage, il peut être mis en œuvre à basse altitude et franchir des reliefs, ou offrir un fort dépointage par rapport à l’avion tireur.

Modulaire, l’AASM s’adapte à différents corps de bombe (125, 250, 500 et 1000 kg) et dispose de plusieurs kits de guidage en fonction des missions : INS/GPS, INS/GPS/Infrarouge et INS/GPS/Laser. La version à imageur infrarouge permet de s’affranchir des erreurs de coordonnées par un recalage terminal avant l’impact. La version laser permet de frapper des cibles à forte mobilité.

 

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Photos : 1 & 3 Rafale avec AASM laser@  DGA 2 AASM @ SAFRAN

11/01/2013

Canada, première compétition en coulisse !

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OTTAWA, le gouvernement n’a pas encore officiellement lancé la compétition dans le but de trouver une éventuelle alternative au choix du Lockheed-Martin F-35 « Lightning II », que les constructeurs susceptibles de concourir, se préparent déjà en affûtant leurs arguments.

 

 

Rencontre avec le parlement :

 

Il y a quelques jours, des représentants d’EADS/Cassidian Allemagne pour l’Eurofighter Typhoon II et des membres suédois de Saab Gripen ont proposés leurs appareils pour le remplacement des Boeing CF-18A/B « Hornet ». Les deux sociétés ont argumenté le fait, que leurs appareils répondaient au cahier des charges canadien et coûtaient très nettement moins cher que le F-35.

 

Du côté du constructeur suédois, on annonce déjà la possibilité de fournir 65 JAS-39Gripen E maintenance incluse pour un coût inférieur à 6 milliards de dollars, soit 3 milliards de moins que le coût d’achat actuel des F-35 auxquels, il faut ajouter encore les frais d’entretien qui ne sont pas fixes  pour l’instant et loin d’être connu avec l’avion américain.

Bien que plus en retrait pour l’instant, le nouveau PDG de Dassault Eric Trappier, se dit convaincu des chances de son avion de chasse, le Rafale. Il le présente comme « l'une des meilleures solutions de rechange » au F-35 de son concurrent Lockheed Martin.

Du côté de chez Boeing, on s’active (discrètement) également pour  mettre sur les rangs le F/A-18 E/F « Super Hornet ».

Pourtant rien n’est joué :

L’actuel gouvernement maintien encore la carte du F-35, alors que l’opposition annonce clairement une véritable compétition en cas d’élection avec à la clef l’annulation du contrat F-35. Le gouvernement actuel pourrait donc bien céder à la pression et annoncer d’ici ce printemps un appel d’offre permettant d’apaiser les esprits, du moins en apparence !

Lien :

 http://psk.blog.24heures.ch/archive/2012/12/17/rcaf-une-v...

 

Photo : maquettes de Rafale, Gripen et Eurofighter

17/10/2012

Le Rafale tire le Meteor !

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L’avion de combat de Dassault aviation vient de franchir une étape importante  avec le tir d’un missile Meteor. Ce premier tir du missile à très longue portée depuis une plateforme Rafale confirme l’avancée du programme de missile européen de demain.

 

Le Rafale no : B301 opérant à partir de la base aérienne de Cazaux dans le centre sud-ouest de la France, à réussi avec succès le tir d’un missile Meteor (BVRAAM) le 10 octobre dernier.

 

Le Meteor : 

 

Le missile Meteor produit par le MBDA  alimenté par statoréacteur est destiné à des missions de défense aérienne. Il va intercepter des cibles à très longue portée. Produit conjointement par l’Angleterre, la France, l’Italie, l’Espagne et la Suède, il est doté d’une zone d'interception assurée nettement supérieure à celle des missiles de même gamme actuellement en service.

 

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Il sera prioritairement réservé aux missions d'interception à grande distance, au-delà de la portée optique (BVR) de tout type d'aéronefs. Son utilisation sera privilégiée pour les cibles de haute valeur telles que l'attaque à plus de 100 km d'avions radar ou de ravitailleurs.

Ce missile doit pouvoir assurer une efficacité de destruction à des distances aujourd'hui encore importantes, de l'ordre de 50 Nm (entre la cible et l'avion tireur au moment de l'impact). 

A cette fin, le système d'arme comporte :

 

1. Un radar de bord qui doit fournir des informations précises sur la cible avant le départ du missile, et une liaison de données de type Link16 assurant les mêmes fonctions en retransmettant vers l'avion tireur les informations d'un capteur porté par un autre aéronef 

 

  1. Des systèmes d'identification des cibles à des distances compatibles avec la portée du missile.
  2. Une manœuvrabilité suffisante du missile dans toutes les phases de vol, pour toutes les distances de tir, qui doit lui assurer une grande probabilité de destruction des cibles. 

 

La propulsion de ce missile est également un défi technologique du fait du concept retenu : celui d'un statoréacteur. Ce statoréacteur à propergol solide et à poussée régulée (Throttleable Ducted Rocket ou TDR) dans sa phase de croisière comporte un accélérateur à poudre intégré dans la chambre de combustion, ce qui permet de donner une impulsion initiale suffisante pour atteindre une vitesse compatible avec le fonctionnement du statoréacteur.

 

La capacité européenne :

 

L’Europe peut se targuer de disposer de trois avions de combat qui dans leur standard respectif le plus élevé soit le Rafale F3-04T, l’Eurofighter DA7 tranche 3 et le Gripen E sont à la pointe de la technologie de demain. Ces trois appareils disposeront également de ce qui se fait de mieux en matière de missile de nouvelle génération, le METEOR.

 

Le tir d’un missile Meteor à partir d’un Rafale vient compléter le premier tir d'essai du missile Météor qui avait été effectué depuis un Gripen C en 2006 (Vidsel, Suède). En ce qui concerne l’Eurofighter, il a terminé sa première série d’essais le 20 juin 2011 (Aberporth, Royaume-Uni), consistant en des tirs de séparation. 


 

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Photos : 1 & 2 Meteor sur le Rafale @ Dassault Aviation 3 Le Meteor @ MBDA

 

02/10/2012

La DGA reçoit le premier RAFALE AESA!

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Le Rafale  standard F3-04T est le premier avion de combat européen en service à bénéficier de la technologie AESA (Active Electronically Scanned Array) qui a fait l’objet d’études et de démonstrations antérieures, et qui traduit l’aboutissement de plus de 10 ans d’efforts de R&D sur les antennes actives. Elle permet d’améliorer significativement sa portée de détection. Immatriculé C137, et destiné à l’armée de l’air, il rejoindra dans les prochains jours la base aérienne de Mont-de-Marsan.

Le développement du radar RBE2 AESA a été décidé dans le cadre d’un programme d’amélioration des capteurs du Rafale, qui comprend également un détecteur de départ missile amélioré et une optronique secteur frontal de nouvelle génération en mode allégé (sans l'Infra-rouge), deux systèmes équipant aussi le Rafale C137.

Le Rafale est le premier appareil de chasse omnirôle, c'est-à-dire qu’il peut, au cours du même vol et de façon pratiquement simultanée, assurer différents types de missions, par exemple l’attaque au sol et la défense aérienne. Totalement polyvalent, le Rafale assure toute la gamme de missions dévolues à un avion de chasse: supériorité et défense aérienne, attaque d’objectifs terrestres ou maritimes, appui-feu rapproché de troupes au sol, reconnaissance, frappe nucléaire. C’est aussi le premier appareil conçu dès l’origine pour opérer aussi bien à partir d’une base terrestre que depuis un porte-avions. Il est mis en œuvre par l’armée de l’air et la marine.

 A ce jour, 180 avions de série ont été commandés par la DGA et 111 appareils livrés dans ses 3 versions : 36 monoplaces embarqués « M » pour la marine, 38 biplaces « B » et 37 monoplaces «C» pour l’armée de l’air. 


 

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Photos : 1 Rafale Solo Display lors du meeting de Lens @ Paul Marais-Hayer  2 Le Rafale doté de son antenne AESA @ Dassault/Thales