08/10/2014

Premier Rafale Marine rétrofité !

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La Direction Générale de l’Armement (DGA) a réceptionné le premier exemplaire des dix Rafale Marine prévu pour une modernisation. Ces appareils avaient été mis en cocon dans l’attente de cette importante modernisation. Ces dix Rafale (M1 à M10) avaient été produits à partir de la fin des années 1990 pour remplacer les F-8 «Crusader» qui assuraient la protection aérienne du groupe aéronaval depuis 1964.

 

L’opération concerne les dix premiers Rafale Marine (M1 à M10) livrés au standard F1 avec des capacités limitées aux missions de défense aérienne. D’un montant de près de 240 millions d’euros, cette opération consiste à les modifier en profondeur pour leur donner les mêmes capacités que les avions F3 actuellement produits. Le gain opérationnel apporté par le standard F3 se traduit par un panel de nouvelles missions réalisables par ces avions. Outre la défense aérienne, les capacités d’attaque au sol, de ravitaillement en vol, les Rafale Marine standard 3 disposent de capacités de lutte antinavires, de reconnaissance, de désignation laser et d’illumination autonome, et de frappe nucléaire. Les livraisons d’avions rétrofités prendront fin en 2017.

 

Le standard F3 confère au Rafale (Marine et Air) une polyvalence totale qui lui permet d’accomplir les missions suivantes : 

- interception et combat air-air avec canon de 30 mm et missiles Mica IR/EM (+ missiles Meteor à partir de 2018). 

- appui au sol avec canon de 30 mm, bombes guidées laser GBU-12/24, bombes guidées Hammer. 

- frappes dans la profondeur avec missiles de croisière Scalp. 

- attaque à la mer avec missile Exocet AM39 Block 2 et autres armements air-surface. 

- reconnaissance tactique et stratégique en temps réel avec nacelle Areos. 

- ravitaillement en vol d’un Rafale à un autre « Buddy-Buddy ». 

- dissuasion nucléaire avec missile ASMP-A.

 

 

Photo : Rafale Marine @ Aéronavale 

19/08/2014

Avions de combat, évaluation complémentaire !

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On vous l’avait dit avant la votation, un «Non» le 18 mai ne ferait que reculer l’inévitable, l'achat de nouveaux avions de combat reste à l'ordre du jour ! Je vous propose de faire le point sur la situation et la suite des évènements.

On ne modernise pas les F-5 : 

Les avions de combat Northrop F-5 E/F «Tiger II» ne seront pas modernisés, la raison est simple : on n’investit pas dans des technologies dépassées. Il faut savoir que d’un côté ses appareils devraient subir une cure complète en matière de cellule, car celles-ci sont aujourd’hui à bout de souffle et montre, depuis déjà un certain temps, des signes de fatigue avec notamment des fissures. De plus, une modernisation technique n’apporterait rien de concret, si ce n’est une fausse impression de moderne. Les deux seuls radars potentiellement capable d’être intégrés au F-5 sont le Selex ES Griffo anglais et l’Elta 1030 israélien. Hors, ces deux radars ont été conçus au début des années 90 et fonctionnent avec une antenne mécanique. A l’heure des radars à antenne électronique (AESA) ces deux systèmes sont déjà obsolètes.

Les derniers F-5 seront donc retirés progressivement du service d’ici 2016. La Patrouille Suisse volera probablement sur quatre F/A-18 «Hornet» dès 2017.

Complément d’évaluation : 

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La mise en route d’une police 24/24 est actuellement en route pour 2016, mais il faudra à terme, compléter le nombre de F/A-18C/D actuellement en service et qui arrivent déjà mi-vie. Pour cela, le DDPS va mettre en place un complément d’évaluation qui concernera les trois appareils déjà testés, soit les standards offerts : le Saab JAS-39E MS21«Gripen», l’Airbus Eurofighter T-3A/B Block25/30 «Typhoon II» et le Dassault Rafale F3-R.

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Rien ne dit que des essais auront lieu dans notre pays, ces tests se feront très certainement directement chez les avionneurs. Selon les dernières informations, les premiers appareils de nouvelle génération pourraient voler dès 2025 dans notre pays.


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Modernisation des Forces aériennes : 


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La modernisation des Forces aériennes, ne s’arrêtera pas là, l’achat du nouveau drone Elbit Hermes 900 se fera d’ici 2015 et les moyens de défenses contre avions de type missile «Rapier» et canons Oerlikon 35mm à conduite radarisée «Skyguard» seront remplacés par un ou deux nouveaux types de systèmes missiles de nouvelle génération.

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Photos : 1 Northrop F-5E «Tiger II» Patrouille Suisse à Emmen @ P.Kummerling 2 Saab Gripen E MS21 @ Saab 3 Airbus Eurofighter T3A/B bloc25/30@ Airbus 4 Rafale F3-04T @ Dassault 5 Hermes 900 à Emmen @P.Kummerling 6 Tir missile Rapier aux Hébrides en 2002 @P. Kummerling


20/07/2014

Eurofighter, Rafale et Gripen en embuscade face au F-35!

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Les ennuis du Lockheed-Martin F-35, pourraient à terme favoriser les trois avions européens. Le F-35 dont les américains espèrent qu’il deviendra comme son prédécesseur le F-16, l’avion clef des forces l’Otan pourrait voir son avenir s’assombrir.

 

Nouvelle situation :

 

L’image du F-35 est aujourd’hui au plus bas, la situation internationale ne cesse de se dégrader et nombres de forces aériennes vont devoir se moderniser en tenant compte de budgets serrés, mais aussi peut-être d’un nombre d’acquisition revu à la hausse. En conséquence, se doter d’un avion européen moins cher, mais sophistiqué et pouvant être livré rapidement d’ici 2020 devient prioritaire. A ce petit jeu les trois avionneurs européens que sont : Airbus Group, Dassault Aviation et Saab sont parfaitement susceptibles de répondre à la demande.

 

Concrètement : 


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Moderniser l'électronique est le moyen le plus efficace pour mettre à niveau une conception d’avion de chasse et les gouvernements européens et l'industrie investissent dans ces domaines, afin de maintenir leurs programmes compétitifs. 

 

Le programme le plus complet de modernisation d'avionique de combat en Europe est le tout nouveau capteur destiné au Saab JAS-39 Gripen E. Ses principales composantes produites par l’européen Selex-Es, dont le nouveau radar AESA  Raven ES-05 à balayage électronique (AESA) doublé du plateau cyclique qui offre une plage de détection inégalée  couplé au détecteur frontal  Skyward-G (IRST) de recherche infrarouge vont propulsé l’avion suédois aux avant postes de la technologie. 

On retrouve d’ailleurs Selex-Es avec une antenne AESA similaire pour équiper le radar CAPTOR-E de l’Eurofighter Typhoon T3 ainsi que l’IRST. La gamme offerte d’antenne radar offerte par Selex-Es pour le Gripen E et l’Eurofighter sera en mesure de générer des faisceaux de brouillage agiles et à haute puissance sur un large spectre. On retrouve également cette équivalence sur le Rafale F3-R de Dassault qui devrait entrer en service à partir de 2018/2020 et plus récemment sur le F3-04T qui comprend le radar balayage électronique (AESA) RBE2 et la DDM-NG. Pour les missions tactiques et stratégiques de reconnaissance, le F3-R comprendra  une relecture et une analyse de l'imagerie avec un nouveau pod de reconnaissance de Thales. Le pilote du Rafale ou l'exploitant du système d'armes seront en mesure d'examiner des images sans interrompre le processus de collecte de la nacelle. 

 

Saab travaille également sur ​​son expérience avec les liaisons de données pour améliorer les connexions qui sont possibles entre avion de type Gripen. En effet, le nouveau la famille Gripen C/D/E dispose de deux systèmes de liaison électronique. Le système Link16 de l’Otan qui rend les Gripen compatibles et un système unique à la famille «Gripen» le Link TAU qui permet une communication électronique sécurisée unique entre les avions suédois. 

 

L’arrivée prochaine des Rafale F3-R, Gripen E et Eurofighter T3 en production pour 2018 pourraient donc bien freiner un peu l’appétit de Lockheed-Martin. Reste évidemment la volonté politique en Europe de s’ouvrir aux offres européennes et de ne pas céder aux sirènes américaines.


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Photos : 1 Eurofighter  @ Airbus Group 2 Gripen E @ Saab 3 Rafale  @ Dassault Aviation

 

 

 

 

09/06/2014

La Belgique s'informe sur le successeur du F-16!

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Bruxelles, cette fois l’information est confirmée, le ministère de la Défense a adressé à cinq avionneurs, une première demande d'informations dans le but de préparer le lancement de la compétition en vue du remplacement des avions de combats Lockheed-Martin F-16A/B Block15 «Fighting Falcon» en service depuis 1980.

Le 15 mai dernier, la Belgique avait anticipé le long processus d’évaluation en se lançant dans une dernière mise à jour de sa flotte de F-16, celle-ci doit permettre à l’avion de tenir une dizaine d’années, le temps de voir venir le nouvel appareil. Les F-16 belges auront atteint la limite d’âge en 2023, mais le nouvel appareils débuter son entrée en service en 2020.


 

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Premières sélections : 

Cette première demande d’informations n’engage en rien l’administration belge dans un premier temps va permettre d’évaluer les coûts en vue de l’établissement d’un budget. Puis une seconde demande plus affinée servira à établir une «Short List» qui conduira progressivement à la sélection finale d’un avion de combat. 

Cinq concurrents potentiels : 


 

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Rien de vraiment nouveaux, on retrouve tout naturellement les principaux avionneurs occidentaux, avec deux américains : Lockheed-Martin et le F-35, Boieng avec le F/A-18E/F «Super Hornet» et trois européens : Dassault avec le Rafale F-3R, Airbus Group avec l’Eurofighter T-3 Block20/25 et le Saab avec le Gripen E MS21.

On ne peut qu’espérer une compétition à la loyale et que la tentative de faire passer le F-35 aux forceps sera abandonnée, afin de donner une chance raisonnable à chacun. On se rappelle l’épisode de septembre 2013 dans lequel, le ministre de la Défense Pieter De Crem envisageait de proposer l'acquisition de chasseurs F-35 «Lightning II» pour remplacer la flotte de F-16 A/B «Fighting Falcon» et ceci sans compétition aucune. 


 

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Photos : 1 F-16C belge @ Force aérienne belge 2 F-35 @ Lockheed-Martin 3 Rafale@ Armée de l’air 4 Eurofighter de la RAF @ RAF

 

14/04/2014

Falcon 7X, nEUROn et Rafale en patrouille !

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Dassault Aviation a réalisé le 20 mars dernier une grande première avec la réalisation d’un vol en patrouille du drone expérimental européen nEUROn avec un Rafale et un Falcon 7X. Il s’agissait là du premier vol d’un drone militaire en formation avec deux autres aéronefs.

 

Ce vol était particulièrement complexe à organiser,  pour chacune des figures à enchaîner, il faut que se retrouvent dans un même espace de travail, au même moment, des aéronefs venant de points d'attente distincts et affichant des performances de vol différentes, expliquent les ingénieurs de Dassault. Il a fallu se prémunir des risques d'interférences, comme les turbulences aérodynamiques des appareils entre eux, et des risques de perturbation dans les communications entre le nEUROn et sa station de contrôle au sol.

 

Ce vol durant lequel le drone a évolué avec deux avions avec des pilotes à bord est un défi technologique, qui a duré 1h 50mn au-dessus de la Méditerranée pendant plusieurs centaines de kilomètres. 


 

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21:24 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dassault aviation, neuron, rafale, falcon 7x |  Facebook | |