19/11/2018

La Finlande entame les discussions avec les avionneurs en concours !

 

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La Finlande a entamé les négociations avec les cinq candidats potentiels pour le concours H-X visant à remplacer la flotte de 62 avions de combat  Boeing F/A-18C/D actuellement en service. Le chef de projet Lauri Puranen, a déclaré que les cinq candidats étaient maintenant invités à participer au "dialogue préalable à la candidature".

Selon lui, cela devait permettre aux deux parties de mieux comprendre les paramètres du contrat et la compensation industrielle proposée pour l'industrie finlandaise. En effet, selon la demande du gouvernement finlandais, il existe une obligation de participation industrielle au programme HX Fighter: le programme HX prévoit l'obligation pour les soumissionnaires de participer à l'industrie à un minimum de 30% de la valeur totale du marché. Cela suffira à garantir l'implication significative de la branche de production nationale, à garantir une sécurité d'approvisionnement suffisante et à renforcer les assises technologiques et industrielles de la défense en Finlande

Les cinq candidats :

On retrouve une nouvelle fois les grands classiques du moment, avec le Lockheed-Martin F-35 «Lightning II», le Saab JAS-39 Gripen E MS21,  l’Eurofighter «Typhoon II» T3A/B Block20 et le Dassault Rafale F3-R, ainsi que le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ».

Le Parlement finlandais a décidé qu'il dépenserait jusqu’à 7 à 10 milliards d'euros pour l’achat de nouveaux avions, ce qui fera de cette acquisition le plus gros achat jamais effectué par la Finlande.

Situation des candidats :

Peu d’information a transpirés jusqu’ici en ce qui concerne les offres et la qualité de celles-ci. Cependant, comme il fallait s’y attendre, les avions en course sont très proches les uns des autres du point de vue technique. Selon le ministère finlandais de la Défense, les premières évaluations montrent qu’il n’y pas de favori parmi les candidats et qu’aucun des candidats n'a un statut meilleur ou pire qu’un autre.

Par ailleurs, les avionneurs ont pris très au sérieux la demande finlandaise  et se sont efforcés jusqu’ici de fournir à la Finlande le meilleur package global possible.

La suite du programme :

Des offres préliminaires sont attendues pour la fin janvier 2019, les offres améliorées ayant abouti à une décision finale en 2021. Les livraisons devraient débuter en 2025.

Les grandes lignes du projet :

Le gouvernement finlandais a créé un groupe de travail industriel chargé d'identifier les opportunités de sous-traitance et de co-investissement pour les entreprises locales du secteur de la défense, des technologies de l'information et de la sécurité associées le programme HX. L’initiative gouvernementale vise à mettre en contact les entreprises finlandaises de technologie de pointe avec les possibilités de coopération en matière de sous-traitance et d’investissement dans le cadre des contrats HX-FP.

Le ministère de la Défense devrait assurer la liaison avec les forces de défense finlandaises afin de déterminer comment les sociétés nationales peuvent optimiser leur avantage technologique individuel pour remporter des contrats liés aux besoins de maintenance du cycle de vie des chasseurs.

En particulier, le ministère de la Défense souhaite constituer un vivier d'experts dans les domaines technologiques spécialisés nécessaires à la maintenance et au service des nouveaux avions de combat, en plus de leurs armes et de leurs systèmes d'information.

La Finlande cherche à élargir ses relations de défense avec les États-Unis et d’autres partenaires potentiels.

La Finlande a besoin d'un nombre suffisant soit égal au nombre actuel d’avions, dotés d'une vitesse, d'une portée et d'une puissance de feu suffisantes. Le nombre et les capacités des combattants doivent être suffisants pour pouvoir opérer dans tout le pays, même pendant de longues périodes.

Les opérations aéroportées, la protection de cibles d'importance nationale et les frappes air-sol sont essentielles à la mise en œuvre des opérations des forces de défense. Pour effectuer ces tâches, il faut au moins le nombre actuel de combattants multi-rôles.

Les combattants à rôles multiples jouent un rôle important dans la défense de la Finlande.Ils constituent un moyen de dissuasion pour le recours à la force par l'armée ou une attaque contre la Finlande.

En temps normal, les combattants sont utilisés pour surveiller et sécuriser l'intégrité territoriale de la Finlande. Les chasseurs multirôles protègent l'espace aérien finlandais et défient la suprématie aérienne de l'ennemi. Le contrôle de l'espace aérien finlandais est important, sinon la société sera à la merci des attaques aériennes de l'ennemi.

Les combattants protègent les troupes des forces de défense contre les menaces aériennes. Ils permettent de disperser la flotte de chasseurs et de protéger les unités lors de la mobilisation.

Les capacités des combattants polyvalents en matière de frappes air-sol et air-mer, ainsi que les capacités de surveillance et de renseignement apporteront une valeur ajoutée non négligeable à notre système de défense. Ces capacités vont ralentir et affaiblir l'ennemi et s'attaquer à leurs vulnérabilitéscritiques.

De nombreux facteurs influereont sur la décision finale. Les éléments suivants ont été définis comme des domaines d’importance clé pour la prise de décision:

  • Capacités : La capacité du système à gagner des combats.
  •  Pouvons-nous nous permettre d'acheter, d'utiliser et de développer le système tout au long de son cycle de vie?
  • Sécurité d'approvisionnement et rôle de la branche de production nationale. La facilité d'utilisation du système en temps de paix et de guerre.
  • Impacts de la politique de sécurité et de défense.Impacts potentiels de la sélection sur la coopération de la Finlande en matière de sécurité et de défense.

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Photos : 1 Hornet finlandais @ Ilvoimat 2 les concurrents @ Gérard Famérée

09/11/2018

Le standard F3-R du Rafale prêt pour la livraison !

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C’est une grande étape qui qui se met en place pour l’avion de combat français Rafale avec la qualification du nouveau standard F3-R. La mise en chantier en vue d’adapter les mises à jour à débuté en octobre des 144 Rafale actuellement en service au sein de l’Armée de l’air et la Marine. Les dix premiers avions Rafale F3-R, dont quatre seront livrés avant la fin de l’année, pour parfaire leur appropriation opérationnelle, déjà amorcée aux côtés des équipes d’essais de la DGA.

Une mise à jour importante : 

A l’instar des standards précédents, le nouveau standard F3-R apporte des évolutions logicielles et matérielles majeures.

En particulier, deux nouvelles capacités changent profondément la donne dans le domaine de l’aviation de combat :

- L’association du nouveau missile air-air à très longue portée  « Meteor » avec le radar à balayage électronique « RBE2 » à antenne active.

- L’arrivée de la nacelle de désignation de nouvelle génération « Talios » qui  améliore considérablement les capacités dans le domaine de la détection, de la reconnaissance et de l’identification de cibles, de jour comme de nuit en vue de frappes air-sol de grande précision. 

En terme de capacité air-sol, le pilote pourra sélectionner le mode d'impact de la bombe guidée laser/GPS AASM. Par ailleurs, le Rafale sera aussi capable de tirer la bombe guidée laser GBU-16 Paveway II, dont le kit de guidage se monte sur un corps de bombe Mk 83. D'un poids de 500 kg, dont la charge explosive est de 200kg, elle est aujourd'hui utilisée par les M2000D uniquement. Son intégration permettra au Rafale de frapper des cibles faiblement durcies et d'une taille petite à moyenne.

Dans le cockpit et de manière moins visible, le Rafale disposera d'un nouvel IFF mode 5/S, le système SPECTRA se renforce avec de meilleures capacités de guerre électronique et le système de communication cryptée OTAN, la Liaison L16, sera amélioré. En outre, le radar RBE2-AESA (antenne active, ou Active Electronically Scanned Array) sera modernisé et le Rafale dispose d'un système AGCAS (Automatic Ground Collision Avoidance System) qui permet de récupérer l'avion en cas d'une perte de contrôle.

On retrouvera aussi le système SAASM (Selective availability anti-spoofing module). Ce dernier permet, entre autres, d'éviter le brouillage électronique du GPS par l'adversaire. Les Rafale Marine disposeront pour le ravitaillement en vol  du système « buddy-buddy » qui sera effectué avec la nacelle NARANG (Nacelle de ravitaillement nouvelle génération).

Le nouveau standard F3-R prend également en compte les retours d’expérience opérationnelle, notamment pour l’armement air-sol modulaire (AASM), l’interopérabilité et les exigences réglementaires. La démarche d’amélioration continue du Rafale se poursuit donc en renforçant le caractère omni-rôle de l’avion.

A noter que la prochaine étape du Rafale concerne le standard F4 disponible en 2025. Ce standard permettra notamment de rentre l’avion encore plus efficient en matière de connectivité.

Missile MICA NG : 

En parallèle au standard F3-R, l’avion sera également doté dès 2026 de la nouvelle génération du missile « MICA ». Développés en deux versions avec autodirecteur infrarouge (IR) et électromagnétique (EM) ces missiles innovants dans les domaines des autodirecteurs et de la propulsion permettent de conserver l’avantage opérationnel face à l’évolution des menaces. Outre MBDA, les industriels participant à ce projet sont en particulier Thales, Safran et Roxel, pour les autodirecteurs et la propulsion.

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Photos : 1 Rafale F3-R 2 MICA NG @ Dassault /DGA

 

 

07/11/2018

Rafale & Eurofighter, la bonne et la mauvaise nouvelle !

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Les temps sont durs pour les avionneurs européens face à la pression américaine avec le F-35. Les Etats n’ayant pas les mêmes vues stratégiques en matière d’acquisition d’avions de combat, ce qui donnent des sueurs froides aux fabricants du vieux continent. 

La mauvaise nouvelle :

Dans le cadre du remplacement de la flotte de Boeing CF-18 A/B « Hornet » canadiens (article du 31.10.18), l’avionneur français Dassault Aviation a annoncé ce matin se retirer du concours. En effet, selon  Dassault Aviation, il ne serait pas convaincu de pouvoir répondre aux exigences de sécurité requises et ceci en ce qui concerne les systèmes de communications. La France n'appartient pas à l'alliance des "Five eyes" (les "Cinq yeux") formée entre les services de renseignement des Etats-Unis, de l'Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni, ce qui  complique les opérations en matière d’interopérabilité avec  les forces américaines. L’adaptation de ce système sur le Rafale est doublement problématique, d’une part en ce qui concerne d’éventuels surcoûts d’intégration, mais également du côté politique. 

Par ailleurs, il semble bien qu’un avion américain serait à priori privilégié par les canadiens selon Dassault Aviation. Les anglais semblent  maintenir l’offre de l’Eurofighter étant eux-mêmes membres du Club  « Five Eyes ». Reste l’avionneur suédois Saab, qui annonce ce soir être prêt pour l'intégration " 5-Eyes". Mais celà sera-t-il suffisant ?  

La bonne nouvelle :

Les nouvelles en provenance d’Allemagne sont par contre positives en ce qui concerne une nouvelle tranche portant du l’Eurofighter au nouveau standard « T3 ». En effet, le Parlement allemand prépare un programme doté d’un montant de départ de 2,5 milliards d’euros, qui sera complété jusqu’en 2029, en vue de l’acquisition du dernier standard de l’avion européen. L’objectif étant de venir remplacer les derniers Panavia Tornado en service. Le gouvernement allemand semble donc avoir tranché en faveur du jet européen au lieu du Lockheed- Martin F-35A qui était un temps sur les rangs.

Cette décision aura également comme conséquence, le maintien de la ligne de production allemande qui était jusqu’ici menacée de fermeture et portera à un peu plus de 140 le nombre d’Eurofighter en service au sein de la Luftwaffe. Avec une possible nouvelle commande de l’Espagne (article du 4.11.18) l’avenir de l’Eurofighter semble se diriger en direction d’un ciel plus clément.

Photo : Rafale & Eurofighter @ Armée de l’air

22/09/2018

Dassault clarifie sa position en Inde !

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Nous assistons à un nouvel épisode dans le feuilleton de l’acquisition de l’avion de combat Dassault Rafale. Je vous en avais parlé en août dernier, à propos des accusations portées contre l’accord de gouvernement à gouvernement comprennent un manque de transparence sur les détails et un coût qui serait beaucoup plus élevé que ce qui a été négocié début 2012. Cette année-là, le Rafale est devenu le vainqueur du programme d'avions de combat MMRCA. Les négociations par le congrès n'ont pas été poursuivies en raison de problèmes non résolus concernant le transfert de technologie et les compensations entre Dassault et Hindustan Aeronautics Ltd.Hors la polémique enfle depuis avec notamment les propos de l’ancien président fançais François Hollande.

Pour l'ancien président français, François Hollande, la France n'a pas eu le choix du partenaire indien du constructeur Dassault lors de la vente de Rafales en Inde.

"Nous n'avions pas notre mot à dire à ce sujet", a déclaré l'ancien président de la République française (2012-2017) François Hollande à Mediapart, dans un article mis en ligne vendredi. "C'est le gouvernement indien qui a proposé ce groupe de services et Dassault qui a négocié avec Ambani".

Rappel : 

Les frais des appareils fournis par Dassault Aviation sont désormais inférieurs à ceux négociés il y a six ans, mais pour les politiciens indiens le problème vient des missiles. En effet, selon eux, les missiles Meteor et Scalp ainsi que l’adaptation aux spécifications nucléaires indiennes ont faits grimper les prix. Cette différence est devenue, ces dernières semaines, un sujet de controverse en Inde.

De son côté, le chef des forces aériennes indiennes (IAF), le Général Birender Singh Dhanoa, a constamment défendu l'accord comme "n'étant ni trop cher ni controversé" et tient compte des adaptations voulues et négociées par l’Inde. En effet, L’Inde aura mis Paris et Dassault aviation au pied du mur pour obtenir une forte réduction du prix. La transaction s’élève à environ 7,87 milliards d'euros (8,6 milliards de francs suisses) pour 36 avions Rafale. 

L'Inde a également négocié un accord de compensation de 50% et la livraison des Rafale dans les cinq ans. La phase de compensation commence une fois que le contrat a été signé et que les compensations doivent être honorées sur une base annuelle et doivent être achevées dans un délai de sept ans, selon les termes du contrat.

L'opposition a accusé la société privée Reliance Infrastructure, connue du Premier ministre, d'avoir été  choisie par le gouvernement indien pour être le partenaire compensateur de Dassault. "C'est l'OEM et non le gouvernement qui choisit le partenaire de compensation indien qui peut être une entreprise publique ou privée selon la politique d'approvisionnement de défense 2016", a déclaré un responsable de la défense indien pour justifier la décision.

Dassault précise sa position : 

A propos du contrat signé en 2016 avec l’Inde pour la fourniture de 36 avions de combat Rafale, Dassault Aviation rappelle les points suivants :

  1. Ce contrat est établi de gouvernement à gouvernement.
    Il prévoit un contrat séparé aux termes duquel Dassault Aviation s’engage à réaliser des offsets (investissements compensatoires) en Inde à hauteur de 50 % de la valeur du marché.
  2. Ce contrat d’offsets est exécuté selon les règles du DPP 2016 (Defence Procurement Procedure 2016). Dans ce cadre, et pour s’inscrire dans la politique du Make in India, Dassault Aviation a décidé de conclure un partenariat avec le groupe indien Reliance. Cette décision est le choix de Dassault Aviation, comme l’avait déjà expliqué Eric Trappier (PDG de Dassault Aviation) dans une interview publiée par le journal MINT le 17 avril 2018. Ce partenariat a conduit à la création de la JV Dassault Reliance Aerospace Ltd (DRAL) en février 2017. Dassault Aviation et Reliance ont construit à Nagpur une usine pour produire des pièces de Falcon et de Rafale. Le choix du site de Nagpur a été motivé par la disponibilité de terrains avec accès direct à une piste d’aéroport, condition essentielle à toute activité aéronautique.
  3. Des partenariats ont également été signés avec d’autres entreprises indiennes telles que BTSL, DEFSYS, Kinetic, Mahindra, Maini, SAMTEL,… Des négociations sont en cours avec une centaine d’autres partenaires potentiels.
  4. Dassault Aviation est très fier de la sélection du Rafale par les autorités indiennes.

©  Dassault Aviation – Droits Réservés 

Analyse : 

Le choix du Rafale en Inde ne souffre d’aucune discussion, certes l’Inde est un pays compliqué en terme de négociation. Si d’aventure des avantages avaient été faits en direction du gouvernement socialiste de F. Hollandes, cela ne remet en rien en cause le choix de l’avion et la bonne foi de l’avionneur. Le contrat a été négocié en des termes acceptés par les deux parties. La polémique en Inde est principalement voulue par l’opposition qui tente de renverser le pouvoir actuel. Le choix ou l’imposition de certains industriels indiens dans le contrat, ne remettent en aucun cas le choix de l’avion français en cause. Le reste n’est que politique politicienne.

 

Photo : Rafale aux couleurs de l’Inde @ Dassault

 

 

06/07/2018

Demandes d’offres envoyées pour le nouvel avion de combat !

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Cette fois nous sommes entrés de plein pied dans le lancement de l’évaluation du futur avion de combat, qui doit venir remplacer les derniers Northrop F-5 E/F « Tiger II » et les Boeing F/A-18 C/D « Hornet ». La demande d’offre doit permettre aux avionneurs d’entrer ou non dans la compétition. Les avionneurs doivent pour celà rendre leurs copies d’ici à fin janvier 2019.

Sur la base des exigences publiées par le DDPS le 23 mars 2018, armasuisse a, le 6 juillet 2018, envoyé la demande d'offre des prochains avions de combat aux organismes gouvernementaux des cinq constructeurs concernés: l’Allemagne (Airbus Eurofighter), la France (Dassault Rafale), la Suède (Saab Gripen E) et les Etats-Unis (Boeing F/A-18 Super Hornet, Lockheed-Martin F-35A). Après prise de contact par leur organisme gouvernemental, les constructeurs ont la possibilité de soumettre leur offre à armasuisse jusqu’à fin janvier 2019.

Les offres doivent notamment contenir les éléments suivants:

  • calcul du nombre d’avions requis selon le constructeur pour accomplir les missions de l’armée de l’air suisse (et notamment de faire voler quatre avions en permanence pendant quatre semaines) 
  • prix pour 40 et 30 avions, frais logistiques et armement compris comme base pour la détermination ultérieure du nombre requis.
  • informations et propositions de coopération entre forces armées et autorités de passation des marchés.
  • indication quant à la possibilité de compensations.

Evaluation et analyse des coûts/de l’utilité :

Puis, les indications des constructeurs seront analysées dans le détail. Pour ce faire, le DDPS a défini une pondération des quatre critères d'évaluation principaux concernant l’utilité du système:

  • efficacité (opérationnelle, autonomie)  55%
  • assistance produit (facilité d’entretien, autonomie dans l’assistance)  25%
  • coopération  10%
  • compensations directes  10%

Cette pondération vaudra aussi pour le système de défense sol-air (DSA) pour lequel la demande d'offre devrait être envoyée à la fin de l’été.

Cette fois-ci, la comparaison des candidats pour le nouvel avion de combat et le nouveau système de défense sol-air se basera, en plus de l’utilité globale, sur les coûts d’achat et d’exploitation.

Etapes suivantes :

De mai à juillet 2019, les avions de combat passeront les uns après les autres des essais en vol et au sol à Payerne, après quoi une deuxième demande d’offre sera envoyée par armasuisse en novembre 2019 avec des réponses attendues pour fin mai 2020. Les constats effectués pendant les essais en vol et au sol, ainsi que l’évaluation de la première offre seront intégrés dans cette deuxième demande d'offre. Celle-ci demandera aux constructeurs de proposer une offre la plus avantageuse possible pour la Suisse.

Le rapport d’évaluation sera établi de juin à fin 2020 pour ensuite être soumis au Conseil fédéral en même temps que celui du système de défense air-sol afin de décider du modèle. (sources DDPS).

Ce à quoi il faut s’attendre :

Le renouvellement de notre flotte aérienne intéresse au plus au point les avionneurs qui doivent vendre absolument. Nous pouvons déjà être assurés de la participation des avions européens (Rafale, Gripen, Eurofighter). L’avionneur américain Boeing étati un peu en retrait ces derniers mois, mais il semble bine que la politique d’exportation de l’administration Trump permette cette-fois à l’avionneur de répondre par la positive. Rien n’est jouer par contre pour le F-35, dont certains critères (maintenance et codes sources) ne répondent pas à la demande suisse.

Fortes compensations :

Je reviendrais sur les crittères techniques au moment venu, mais pour l’emporter les avionneurs doivent « garantir 100% » de compensations industrielles. Pour tenter de remporter le contrat en Suisse, les avionneurs vont rivaliser d’offres toutes plus avantageuses les unes que les autres ,avec probablement des garanties supérieurs à 100%. Mais là encore, nous aurons l’occasion d’y revenir.