05/01/2018

Le premier PC-21 destiné à l’Empire Test Pilots’School !

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Le premier avions école avancé Pilatus PC-21 n°310 HB-HYX (G-ETPA) destiné à l’Empire Test Pilots’School (ETPS) & QinetiQ a débuté ses essais au sol. Au total l’ETPS disposera de deux PC-21 au sein de sa flotte en remplacement de deux Embraer EMB-312 "Tucano".

L’Empire Test Pilots' School (ETPS) :

L’Empire Test Pilots School est géré par le ministère de la Défense Britannique et la société QinetiQ en vertu d'un accord à long terme. C’est en 1943, que le maréchal de l'Air Sir Ralph Sorley  à formé le "Flight Training Test Pilots" après que de nombreux pilotes furent tués en testant de nombreux avions et prototypes introduits lors du début de la Seconde Guerre mondiale.

Le 21 Juin 1943, l'unité devient l'école des pilotes d'essai et d'armement expérimental (A & AEE) à Boscombe Down.  L'école devant fournir une formation approfondie leur permettant d’être en mesure de tester des appareils et des systèmes de nouvelles générations afin d’en déterminer les qualités et défauts. En juillet 1944 l’école change de nom et devient  l’Empire Test Pilots School.

L'école des pilotes d'essai de l'Empire a été la première de son genre et fut suivie par d'autres écoles similaires, telles que l'École de l'US Air Force Test Pilot à Edwards Air Force Base, en Californie, en 1944, le United States Naval Test Pilot School dans le Maryland en 1945 et l'EPNER en France (École du Personnel Navigant d'Essais et de Réception) en 1946. Certaines de ces écoles fonctionnent avec des programmes d'échange, qui élargissent la gamme d'aéronefs que les élèves ont à leur disposition pour acquérir une expérience de test en vol plus large.

En plus de ces échanges d'étudiants, les Britanniques, Français et Américains partagent l'accès aux écoles de leur avion, de sorte que les élèves peuvent éprouver un large éventail de types d'aéronefs au cours de leurs cours respectifs.

Le Pilatus PC-21 : 

Le PC-21 permet une formation complète des élèves pilotes et ceci avec des possibilités offrant une nouvelle dimension. En effet, il s’agit là, d’un système d’écolage en vol performant, qui remplace totalement la transition sur avion école à réaction de type Hawk ou Alpha jet. En effet, le PC-21 offre la possibilité unique au monde d’assurer une transition directe, vers des chasseurs modernes, tels que les F/A-18, Rafale, Gripen, Eurofighter, F-35 pour ne citer que ceux-là. Il est également possible d’opter pour une combinaison en binôme avec un jet école, dans ce cas la formation sur jet peut être réduite en nombre d’heure. Les coûts de formation, de maintenance sont très largement diminués, sans oublier la réduction significative des nuisances sonores et de l’optimisation de la consommation de kérosène. L'avion permet une simulation complète et ceci sans armement, car ceux-ci sont simulés grâce à une interface spécialement développée pour l’avion.

Pays utilisateurs:

  •  Force aérienne Saoudienne: 55 commandés en 2014.
  • Royal Australian Air Force: 49 commandés, premières livraisons en février 2017.
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  •  Emirat Arabe Unis: 25 appareils.
  • Armée de l'air: 17 commandés en 2016 via Babcok.
  • Force aérienne Jordanienne: 8 commandés en avril 2016 + 2 commandés fin 2016. 
  • Force aérienne du Qatar:  24 en service , première livraison en 2014, dernière en février 2017. 
  • Empire Test Pilot'School: 2 commandés fin 2016.
  • Force aérienne de Singapour: 19 en service.
  • Force aérienne Suisse: 8 (2 en options). 

Photo : Le premier PC-21 ETPS/QinetiQ @ Stephan Widmer

28/12/2017

Un rapport anglais critique le programme F-35 !

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Après le Danemark en novembre dernier, c’est au tour du Royaume-Uni de s’interroger sur le programme de l’avion de combat Lockheed-Martin F-35 et de son acquisition par le pays.

Le Comité de défense de la Chambre des communes (HCDC) a mené une enquête sur l'acquisition par le Royaume-Uni des chasseurs furtifs Lockheed-Martin F-35B « Lightning II ». Cet organe de surveillance du Parlement britannique a publié un rapport détaillé et critique. D’une part il s'est dit déçu par les réponses obtenues lors des témoignages écrits et oraux de l’avionneur Lockheed-Martin et des responsables du ministère de la Défense britannique (MoD). Le rapport a été publié quelques jours avant que le 14e F-35B destiné au Royaume-Uni soit livré en Caroline du Sud, où le premier escadron britannique travaille sur le nouvel avion.

Défaillances à répétition et surcoûts :

L'enquête du HCDC a été motivée par de sérieuses défaillances du programme et des augmentations de coûts. En effet, du côté anglais, on a commencé à s’inquiéter des révélations signalées aux Etats-Unis par les récents rapports du Directeur des tests opérationnels et de l'évaluation (DOT & E) et du Government Accountability Office (GAO).

Selon ce rapport, le HCDC a déclaré que dans l'ensemble, ses préoccupations "n'ont pas été atténuées" par Lockheed-Martin et le ministère de la Défense. Le comité a déclaré que "l'incapacité du MoD à fournir des estimations de coûts adéquates pour ses achats de F-35 ... est totalement insatisfaisante."

Par ailleurs, le rapport révèle que le F-35B ne pourra pas communiquer avec en terme de liaison de données avec les futurs bâtiments de la Navy ni avec les Eurofighter « Typhoon II ». De fait, le

ministère de la Défense va devoir financer un programme permettant au F-35 de transmettre des informations de son Advanced DataLink (MADL) multifonctionnel sécurisé en direction des « Typhoon » , et aux bâtiments de surface.

Cyberguerre et ALIS :

Le rapport confirme également les craintes déjà mentionnées par les Israéliens en ce qui concerne les risques de pouvoir « hacker » le système de maintenance ALIS  (Autonomic Logistics information System) centralisé aux Etats-Unis.

Cependant, le rapport du comité concède que «les assurances concernant le niveau rigoureux de cyber-tests du logiciel ALIS du F-35 sont les bienvenues, tout comme l'assurance que le Royaume-Uni aura une utilisation complète et sans entrave. Mais le rapport demande à Lockheed-Martin de clarifier le niveau de protection en place pour les données techniques recueillies par ALIS par rapport à la flotte de F-35 du Royaume-Uni, y compris, si ces données relèvent de la licence de droits illimitées du gouvernement des États-Unis.

Limitation de la flotte :

Le Royaume-Uni recevra trois autres F-35B à Beaufort l'année prochaine, et un de plus, son 18ème au total au début de l’année 2019. Certains de ces avions voleront au Royaume-Uni l'été prochain.

Par ailleurs le Royaume-Uni conserve trois F-35B d'essai et d'évaluation à Edwards AFB, durant les trois prochaines années.

À ce jour, le Royaume-Uni n'a acheté que 18 F-35B. Cependant, en janvier 2017, le ministère de la Défense a prévu 30 autres avions qui doivent normalement être livré entre 2020 et 2025. La provision était de 3 milliards de livres, soutien initial compris, soit près de 134 millions de dollars par avion au taux de change actuel. Les 18 premiers avions pour le Royaume-Uni semblent avoir coûtés plus de 150 millions de livres sterling (200 millions de dollars) chacun.

Initialement le Royaume-Unis prévoyait d’acquérir 138 F-35. Mais, Il semble aujourd’hui que cela soit improbable. Le mois prochain, le ministère de la Défense devrait révéler une nouvelle série de réductions de personnel et d'équipement, 26 mois seulement après qu'un examen stratégique de la défense et de la sécurité (SDSR) ait établi un budget qui devait durer cinq ans au départ.

De fait, le Royaume-Uni pourrait économiser à la fois sur les coûts d'acquisition et d'exploitation en achetant des versions conventionnelles du F-35A. Cela a longtemps été le désir de la Royal Air Force, en raison de la plus grande portée et la charge d'armes du F-35A par rapport au F-35B. Lockheed Martin a promis de réduire le coût récurrent de l'unité (URFC) du F-35A à environ 80 millions de dollars. De l’autre, les réductions de budget devraient également réduire le nombre de F-35 qui seront au final achetés par le Royaume-Unis.

 

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Photos : F-35B aux couleurs de la RAF @ MOD.UK

 

04/11/2017

Le Brimstone validé sur l’Eurofighter !

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La série finale de tirs en direct du missile de frappe de précision BAe Brimstone depuis un avion de combat Eurofighter « Typhoon II » a été achevée avec succès.

Les essais, menés à partir du Military Air & Information de BAE Systems à Warton dans le Lancashire, au Royaume-Uni, font partie d'un programme des nouvelles améliorations qui seront déployées à travers la Royal Air Force (RAF), pour compléter les capacités de l’Eurofighter.

L'intégration du missile Brimstone II est une exigence unique du Royaume-Uni dans le cadre du projet Centurion de la Royal Air Force. Le projet intégrera les trois principales armes terrestres qui équipent le Panavia Tornado GR4, sur le « Typhoon II », soit la bombe guidée « Paveway IV » de Raytheon a été intégrée sur Typhoon à travers la mise à niveau P1E. Puis, ce fut l’adaptation du missile MBDA Storm Shadow qui a été intégré dans le paquet P2E avec le Meteor. Maintenant c’est au tour du « Brimstone II » de venir compléter l’arsenal de l’avion. Les mises à niveau ne s'appliquent qu'aux modèles de la Tranche 2 et 3 du « Typhoon II ».

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L’intégration du Brimstone fait partie du package P3E (Phase 3 Enhancement) qui inclut également le système de mission et les mises à niveau des capteurs. Le P3E est la dernière partie du Projet Centurion pour assurer une transition en douceur des capacités du Tornado GR4 vers le « Typhoon II » pour la RAF.

Le MBDA Brimstone : 

Le missile Brimstone air-sol britannique est fabriqué par MBDA sur commande de la Royal Air Force. Il est équipé d'un guidage laser et d'un radar millimétrique, ceci afin de le rendre plus efficace contre des cibles mobiles. 

Photos : Tirs du Brimstone depuis un Eurofighter de la RAF@ Airbus DS

01/10/2017

Les RC-135W de la RAF au complet !

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La Royal Air Force (RAF) a reçu son troisième et dernier avion oeing RC-135W « Airseeker » de renseignement, surveillance et de reconnaissance (RSR). L'avion n°ZZ666 est arrivé à sur la base de Waddington dans le Lincolnshire quelques mois avant l'annonce. Au total la RAF a payé près de 1 milliard de dollars pour le mise en place du programme « Airseeker » du Royaume-Uni.

De nombreuses améliorations : 

Depuis la livraison du premier « Airseeker »  à la RAF en en 2014, plus de 60 améliorations ont été intégrées sur la flotte, allant de la mise à niveau des systèmes de mission à l'amélioration des moteurs en vue d’une efficacité accrue en terme de consommation et de durabilité. 

Le RC-135W :

Le Boeing RC-135 est la base d'une famille d'avions de reconnaissance électronique conçue à partir du C-135. Le RC-135V/W « Rivet Joint « est l'avion de type SIGINT (Renseignement électromagnétique  et électronique) de l'US Air Force. Il surveille à la fois les communications radio et les signaux électroniques émis par les radars adverses. Il dispose par ailleurs de capacités de brouillage de ces signaux.

Photo :RC-135W de la RAF @ Global Aviation

14/09/2017

Saab présente une version « Agressor » du Gripen !

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L’avionneur Saab a présenté une nouvelle version de son Gripen C, qui, selon lui, doit répondre aux futurs besoins de formation au combat aérien du Royaume-Uni et des États-Unis.

La maquette à l’échelle 1/1 du Gripen « Agressor » a été dévoilée lors de l'exposition DSEI à Londres le 12 septembre dernier. Pour l’avionneur suédois le Gripen « Agressor » est une pour l'exigence de l'assistance aérienne britannique à l'entraînement opérationnel de défense (ASDOT) et l’unité de formation de l’US Air Force ADAIR.

ADAIR & ASDOT :

Aux USA, l’ADAIR (ADversarial Air Response) et un programme de combat qui permet d’organiser des comabt aérien de grande envergure avec également des unité de batterries de missiles sol-air. En Angleterre, la RAF à mis au point le programme de soutien aérien et de formation opérationnelle de la Défense (ASDOT) qui vise à répondre à la composante de formation du soutien aérien du Royaume-Uni à travers les commandes de la Force aérienne, de la Marine, de l'Armée et des Forces armées à partir de 2020.

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La réponse suédoise :

Le Gripen « Agressor » est un développement du Gripen C et s'adresse directement aux exigences futures de formation complète en matière de guerre aérienne. A ce jour, les unités d’Agressor sont constituées d’avions anciens tels : le A-4 « Skyhawk », F-5 E « Tiger II », F-16 A/B et quelques F-15 A/B. Ces appareils offrent de très bons résultats en combat air-air rapprochés et une certaine capacité en combat BVR pour les F-15 et F-16 A/B bien que vieillissants. Mais les celà, reste insuffisant en terme de combat de profondeur. Le projet « Agressor » suédois doit permettre d’engager des tactiques de combat avancées.

Le Gripen « Agressor » propose d’offrir un remplacement des armes en direct par une capacité de simulation de tirer des missiles air-air de type AMRAAM et Meteor et d'ajuster une structure fictive à la place de son canon actuel. L’avion serait doté du radar Saab PS-05 Mk IV couplé à une nacelle d’enregistrement du combat aérien en direct. Pair ailleurs, l’avion conservera ses capacités de manoeuvrabilité et d’engagement et ses fonctionnalités de liaison de données Link 16.

 

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Photos : Gripen Agressor @ Saab