27/01/2014

WEF/Genève II, les limites du F-5 Tiger II !

 

 

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Nouveau volet concernant les besoins d’acquisition du Gripen E, cette fois-ci, c’est l’actualité qui nous en apporte une preuve supplémentaire.

Nos Forces aériennes ont dû armer les Tiger de la Patrouille Suisse pour sécuriser les deux dispositifs. « Pa capona » : nos ambassadeurs ailés ont donc été armés de missiles « bons de guerre » ! Parce que 32 F/A-18 ne suffisent pas pour protéger une conférence de paix et un forum international accueillis simultanément sur notre sol. Cela, même en collaborant avec d’autres forces aériennes.

Plusieurs opposants à l'achat du Gripen affirment que la solution pour ne pas « gaspiller des milliards » dans ces avions, réside dans la collaboration avec les pays voisins. Collaborer ? Sans avoir de quoi collaborer effectivement, dès lors qu'une frange politique de ce pays refuse que l’armée investisse, sur son budget ordinaire alloué par le Parlement, dans une aviation efficace au-delà de quelques jours ?

 

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Ces appels à la collaboration, c'est de la sculpture sur nuages ! Certes, nos Forces aériennes ont su faire face durant le WEF et Genève 2. Mais avec un manque cruel de moyens efficaces, en étant obligées d’armer leurs vénérables ambassadeurs pour faire le job. En Suisse, des prétendus « experts militaires » de gauche, maqués avec le Groupe pour une Suisse sans armée, n’ont cure du maintien de notre capacité de défense. Une capacité qui ne pourra être reconstruite du jour au lendemain une fois qu’on y aura renoncé le 18 mai prochain.

La situation du F-5 Tiger II :

 Les Northrop F-5E/F Tiger des Forces aériennes suisses ont une conception datant de la fin des années 60. La Confédération a acquis dès 1978 110 Tiger au total avec une mise hors service prévue à l’origine pour 2010. La flotte actuelle qui comprend moins de 50 appareils peut accomplir diverses missions, mais elle ne peut absolument pas se mesurer avec des avions de combat modernes des 4e et 5e générations.

Les derniers F-5E/F encore en service sont, non seulement limités du point de vue des capacités, ne pouvant par exemple, pas voler de nuit ou par mauvais temps, mais ceux-ci doivent également être guidés, depuis les stations radar au sol jusqu'à l’objectif. De plus, le vieillissement des cellules et des équipements de bord imposent soit un retrait des appareils les plus anciens, soit une augmentation annuelle des heures de maintenance et donc des coûts d’exploitation.

 

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Jusqu'à présent les F-5 destinés à la Patrouille Suisse n’étaient pas engagés lors d’opérations telles que le WEF ou des conférences du type Genève II, d’ailleurs les F-5 de la PS n’ont plus de canons de bord opérationnels, dont la partie arrière a été remplacée, par le système permettant de former les fumigènes. Mais l’attrition de la flotte de F-5 est aujourd’hui telle, qu’il fallut se résoudre à puiser dans l’effectif des F-5 destinés à la Patrouille Suisse. Le dispositif fumigène ayant été démonté pour réinstaller les canons de bord.

A l’évidence la situation de la flotte de F-5 devient complexe, il devient nécessaire de remplacer ces appareils par le Gripen E. Non seulement pour assurer dignement la souveraineté de notre espace aérien, mais aussi pour assurer l’avenir de la Patrouille Suisse !

Texte : François Monney/ Pascal Kümmerling

Photos : 1 & 3 F-5E PS armé@ René Gogniat 2 Aim-9P Sidewinder sur un F-5 E de la PS @ Neo Falcon

 

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OUI le 18 mai à la loi sur le financement du Gripen !

 

Lien sur les articles du dossier :

Gripen, un besoin fondamental :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

Gripen, les mensonges des référendaires :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/22/gripen-un-...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22/01/2014

Gripen, un besoin fondamental !

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Ce second volet sur l’acquisition de l’avion de combat Gripen E a pour but d’expliquer, quels sont les besoins de nos Forces aériennes et de replacer cette acquisition dans un contexte opérationnel.

 

Contexte de l’actualité :

 

L’actualité nous donne un excellent reflet des situations auxquelles nos Forces aériennes doivent faire face. Les deux évènements que sont le WEF et la conférence sur la Syrie II qui débutent aujourd’hui ne sont possibles que grâce aux engagements de l’armée et à la forte contribution de notre aviation. Deux zones d’exclusion sont actuellement activées au-dessus des deux régions concernées, ce qui implique une capacité de surveillance et de réaction 24/24. Nos bons vieux F-5E/F participent à la surveillance, mais ne peuvent être engagés que de jour et par beau temps, de plus leur capacité de détection radar reste limitée. Par conséquent, la flotte de F/A-18 « Hornet » est quasi seule à pouvoir assurer de manière efficace cette tâche. Sachant que les équipages doivent continuer à s’entraîner en parallèle et qu’un certain nombre de Hornet n’est pas disponible étant en maintenance. Certes, cette situation ne va pas durer, mais clairement les limites imposées, par la petite flotte d’avions tout-temps dont nous disposons aujourd’hui !

 

Le rôle des Forces aériennes :

 

Dans le réseau sécuritaire suisse, les forces aériennes avec leurs moyens de transport et de défense aérienne, la défense aérienne basée au sol ainsi que les ressources de surveillance et de conduite de l'espace aérien, sont d'une grande importance.

 

Face aux menaces immédiates et aux attaques contre la Suisse, d’après le rapport de politique de sécurité de 2010, les forces aériennes sont nécessaire et efficace dans les quatre domaines de sécurité: dans le maintien de la supériorité aérienne comme action policière (zone A), dans la détection précoce et de sauvetage (B), dans le transport aérien et la reconnaissance (C) et dans leur tâche principale (D), la défense de l’espace aérien en cas d’attaque.

 

 

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Pour les Forces Aérienne, il n'existe aucun substitut dans leur domaine d'activité. Aucune autre organisation, aucun autre moyen ne peut couvrir leurs besoins et domaines d’intervention, même lors d’événements et de menaces bien en dessous du seuil de guerre. En outre, le principe de subsidiarité ne s’applique pas aux forces aériennes. En dehors des forces aériennes, rien ni personne ne peut assumer la surveillance, la protection ni la défense de l'espace aérien suisse.

Les Forces aériennes sont donc bien plus qu'un simple moyen militaire, elles jouent aussi un rôle fondamental dans les secteurs civils et, autant en temps de paix que dans les périodes de tensions temporaires et à risque. Il est donc essentiel pour la Suisse d'avoir des forces aériennes d’un niveau qualitatif élevé, ainsi que des équipements quantitativement suffisants, utilisables de manière opportune et efficace, pour n'importe quelle situation, quelles que soient les conditions et pour tout événement et menace imaginable.

 

Aux besoins urgents des forces aériennes, s’ajoute évidemment la capacité d’intervention QRA (Quick Reaction Alert) des Forces aériennes, l’organisation d’alerte reconnue et adoptée par le parlement comme une nécessité, sur une durée de 24 heures et par tous les temps. Si aujourd’hui, les FA ne volent pas le week-end, il en sera autrement d’ici 2016 avec la mise en activité permanentes QRA. Pour cela il nous faut une flotte moderne tout temps avec une dotation minimum en temps de paix de 5 escadrilles soit 3 sur F/A-18C/D et 2 sur Gripen E.

 

Ce bon vieux F-5 :

 

 

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Les F-5 E/F  « Tiger II », déjà trentenaires, ne répondent plus aux exigences requises actuellement pour mener à bien des opérations. Le remplacement partiel des Tiger (remplacement de l’ensemble de la flotte des Tiger par un plus petit nombre d’avions de combat plus performants) combiné aux 33 F/A-18, qui pourront être exploités jusqu’en 2030 environ, doit permettre à l’armée de protéger l’espace aérien suisse dans toutes les situations. En outre, les capacités de base permettant la reconnaissance aérienne tactique et l’appui aux Forces terrestres dans des engagements air-sol, qui ont été temporairement laissées de côté avec la mise hors service du Hunter en 1994 et du Mirage-IIIRS en 2004, doivent être rétablies. On notera que nous ne somme pas les seuls à remplacer les F-5, le Brésil, la Thaïlande, la Malaisie, Corée du Sud sont autant d’exemples.

 

 

Evolution des menaces aériennes :

 

 

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La grande majorité des forces armées sont actuellement en phase de modernisation et certaines s’activent à se doter de capacités de frappes à grandes distances. De fait, avec de nouveaux avions combinés aux missiles balistiques, l’acquisition de porte-avions pour certains et de sous-marins lanceurs de missiles, nous nous trouvons progressivement vers une menace croissante pour les populations, le territoire et les forces déployées en Europe. Plus de trente pays disposent déjà ou font actuellement l'acquisition de technologies de missiles balistiques qui pourraient, à terme, être les vecteurs non seulement de charges conventionnelles mais aussi d'armes de destruction massive. La prolifération de ces capacités n'implique pas nécessairement l'existence d'une intention immédiate d'attaquer nos voisins et indirectement notre pays, mais elle signifie que nous devons en tenir compte dans le cadre des missions de l’armée.

 

Un nouveau visage pour les FA :

 

En conséquence, l’acquisition du nouvel avions de combat Gripen E et des nouvelles capacités techniques qu’il offre, font partie d’une modernisation plus large de nos Forces aériennes. Notre armée de l’air s’apprête à connaître une profonde modernisation avec le programme DCA20. Les actuels systèmes de défense contre avions de type Rapier et canons de 35mm ainsi que les conduites de tir Skyguard vont être remplacés, par un nouveau système d’ici 2020. Ce futur système doit être doté d’une capacité de défense antimissile balistique (BMD) pour mener à bien la mission essentielle de défense collective et offrir à terme avec le Gripen E, une défense multicouche active contre les aéronefs, hélicoptères, drones, les avions bimoteurs civils kamikazes, porteurs ou non de charges rudimentaires et missiles balistique. Sachant que les FA vont augmenter la capacité de reconnaissance avec un nouveau drone et celle offerte avec le Gripen E.

 

Un achat nécessaire :

 

En remplaçant partiellement ses Tiger, les Forces aériennes seront de nouveau aptes à mener à bien les reconnaissances aériennes tactiques et à combattre des cibles terrestres.

En cas de défense du pays, les Forces terrestres dépendent des FA, lorsqu’elles doivent engager leurs armes lourdes. Mais cela n’est possible que dans la mesure où :

 

• la protection offerte dans les airs est garantie ;

• la reconnaissance aérienne est assurée (avions et drones) ;

• des cibles terrestres peuvent être combattues depuis les airs.

 

Les Forces aériennes sont la seule institution étatique permettant de veiller à la sécurité dans la troisième dimension. Elles seules ont la compétence et les moyens d’y effectuer des missions de surveillance, de contrôle, d’aide, d’avertissement et d’intervention. Cette tâche ne peut pas être déléguée.

L’achat de nouveaux avions de combat est pertinent en termes de politique de paix, car ainsi nous préservons notre responsabilité et notre neutralité.

 

L’achat de nouveaux avions de combat est justifié en termes de politique de sécurité, car ainsi nous assurons notre liberté, notre indépendance et notre autodétermination.

 

L’achat de nouveaux avions de combat est logique en termes de politique économique, car les F-5 vieillissent et coûtent de plus en plus cher sans offrir de nouvelles capacités.

 

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Lien :

 

Premier volet : Gripen les mensonges des référendaires :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2014/01/14/gripen-les...

 

 

Photos : 1 & 3 Gripen F de développement @ Saab 2 F-5E et Gripen C en Suisse @ DDPS

 

14/01/2014

Gripen, les mensonges des référendaires !

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Dans le cadre de la campagne en vue de la votation sur le "fond Gripen", je vous propose une série d'articles, dans le but de clarifier les choses. Arguments, chiffres, nous passerons progressivement en revue ces éléments, tout comme, je reviendrais sur l'avion et les derniers développements disponibles.

 

Des mensonges pour des signatures :

 

Pour obtenir des signatures dans le cadre du référendum sur le "fond Gripen", les opposants (constitués du camps rose-vert et par le Groupe pour une Suisse sans Armée, GSsA) ont argumentés la récolte de la manière suivante :

 

"Pour la totalité de la période d’exploitation, les nouveaux avions de combat coûteront plus de 9 milliards de francs."! et d'ajouter : "ce gaspillage de milliards" qui pourraient être "mieux utilisés ailleurs" !

 

Un chiffre falsifié :

 

Premièrement, le chiffre avancé par les anti-avions, s'obtient en ajoutant au coût d'acquisition, les coûts d'entretien, de maintenance ... et d'exploitation de l'avion, du moins en théorie !

 

En effet,  en ajoutant au coût d'acquisition, les coûts d'entretien, de maintenance et d'exploitation de l'avion, l'enveloppe globale, financée sur le budget ordinaire de l'armée, rappelons-le, ne se montera pas à 9 milliards de francs, mais bien à 7,5 milliards !

Sachant que ce coût est quantifié selon les données du Gripen F, avion biplace et plus lourd,  de développement, alors qu'il n'y aura que des Gripen E monoplaces plus légers, les coûts d'exploitations seront par ailleurs sensiblement inférieurs et le chiffre de 7,5 milliards devra être revu à la baisse.


 

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Haute technologie et coûts inférieurs:

 

Le Gripen E offrira non seulement un apport de haute technologie pour nos forces aériennes et ceci au-delà du temps d'exploitation des F/A-18C/D "Hornet" actuelles, mais l'avion sera par ailleurs plus économe en ce qui concerne l'exploitation!

Les anti-avions, se sont entre autre basés sur les coûts du «Hornet» pour comparer le Gripen E, hors, le nouvel avion plus petit et mono-réacteur et plus moderne coûtera également moins cher en terme d'exploitation.


 

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Concernant la seconde affirmation :

 

Les coûts d'acquisition du Gripen (3,1 milliards) comprennent les 22 appareils et leurs accessoires, l'équipement d'instruction et de maintenance, les armes et les munitions, ainsi que les pièces de rechange pour 10 ans !

 

L'achat du Gripen ne constitue pas un prétendu "gaspillage de milliards" qui pourraient être "mieux utilisés ailleurs" : le Gripen est exclusivement financé sur le budget ordinaire alloué à l'armée.

 

Le 18 mai prochain, nous voterons uniquement sur le fait de permettre à l'armée de réserver, sur 10 ans, 300 millions de francs par année pour financer l'achat du Gripen ! Si ces 300 millions de francs par an - soit le 6,4% du budget ordinaire de l'armée (4,7 milliards jusqu'en 2016) ou le 0,5% des dépenses ordinaires de la Confédération (61,7 milliards en 2012), sur 10 ans, ne sont pas utilisés par l'armée pour financer le remplacement des 54 Tiger par 22 «Gripen», l'armée les allouera à d'autres acquisitions.

Faire accroire que l'acceptation du référendum permettra d'investir ces milliards au profit de l’AVS, de la formation et de la recherche, des infrastructures publiques et du développement des énergies renouvelables c'est tromper nos concitoyen(ne)s en leur faisant prendre des vessies pour des lanternes !

 

En d'autres termes :

 

La loi sur le fonds Gripen règle le financement des 22 avions de combat. Celle-ci prévoit que l’armée prélève chaque année, entre 2014 et 2024, en moyenne près de 300 millions de francs sur son budget annuel global, qui s’élève actuellement à 4,7 milliards de francs, pour les verser dans un fonds de financement des jets. L’armée n’obtient donc pas 3,126 milliards de francs supplémentaires des finances fédérales : elle finance l’acquisition des 22 jets sur son budget ordinaire. Si la loi sur le fonds Gripen venait à être refusée, l’armée ne pourrait pas acheter ces 22 avions de combat, mais cela n’aurait strictement aucune influence sur son budget annuel. Comme à l’accoutumée, les modifications d’allocation des dépenses interviennent dans le cadre du processus budgétaire annuel.

 

Un avion qui ne vole pas :


 

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Toujours selon les référendaires, le Gripen ne vole pas ! Hors c'est faux, le Gripen F de développement reprend TOUS les systèmes et l'architecture de la version proposée à notre pays, ainsi qu'à la Suède et au Brésil. L'ensemble des systèmes sont aujourd'hui en phase d'industrialisation à taux faible ce qui préfigure la fabrication à large échelle. Par conséquent, plus aucun système n'est à l'état de prototype, l'affirmation comme quoi le Gripen est un avion de "papier" est mensongère !

 

Saab ne versera pas d'argent :

 

Nouvelle fausse information des anti-avions, l'avionneur suédois Saab ne versera pas un centime pour soutenir la campagne au sein de notre pays, le constructeur ne peut s'immiscer dans la campagne et d'ailleurs s'y refuse catégoriquement pour des questions d'éthique. Par contre, l'avionneur Saab tient à disposition toutes les informations nécessaires concernant l'avion, le contrat, les offsets à titre de transparence.


 

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NON au référendum du mensonge, OUI aux avions !

 

Photos : 1, 3, 4 Gripen F en Suisse @ Swiss Air Force 2 Gripen F dans une halle à Emmen @ Pascal Kümmerling.  * Selon le site Jane's les coûts d'exploitation de la famille "Gripen" sont les plus bas du marché!