20/02/2011

F-35 & Super Hornet pour la Suisse ?

 

 

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Assisterons nous à un retour des avionneurs américains dans le cadre d’un futur achat d’avions de combat  en Suisse ? C’est du moins une des options possibles en fonction du calendrier, le Chef des Forces aériennes Markus Gygax ne l’exclut pas ! Analyse et vision :

Hier dans l’édition de la NZZ, notre Chef des Forces aériennes a exposé sa vision :

Pour le Patron de l’aviation militaire, les trois actuels candidats que sont le Rafale, le Gripen NG et l’Eurofighter sont d’actualité pour autant que le Conseil Fédéral lance l’acquisition d’une première tranche d’avions au plus tard d’ici 2015, passé ce délai, il faudra sérieusement envisager  d’ajouter deux autres appareils, soit le Lockheed-Martin F-35 et le F/A-18 E/F Super Hornet.

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Décision au plus tard en 2015 !

L’été, le Conseil fédéral a décidé que par  manque d'argent, il fallait retarder l'acquisition de nouveaux avions de combat. Une décision est attendue à l'automne 2015 au plus tard. A cette date,  L'évaluation préalable de trois fournisseurs ne devrait pas être obsolètes, déclare Markus Gygax, cependant une évaluation complémentaire devra être réalisé, celle-ci sera moins longue et moins coûteuse que la première. D’ailleurs, les crédits n’ayant été utilisé à ce sujet qu’à 50%, le problème ne se pose pas davantage.

Il faut noter que d’ici là, les trois fournisseurs européens auront l’occasion d’ajuster leurs offres, en tenant compte des évolutions technologiques du moment.

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Une nouvelle flotte opérationnelle d'ici 2021 :

À la fin de 2011, la Défense et le ministère des Finances ont présenté au Conseil fédéral un plan de financement, dans le but de pouvoir obtenir une nouvelle flotte à partir de 2020, dès lors les 54 avions de combat de type F-5 restant encore en service (110 au total) pourront être relevés de leurs fonctions. Les F/A-18 C/D Hornet continueront à être en service jusqu’en 2030, la nouvelle flotte prendra dès 2021 progressivement la relève en première ligne des Hornet et assureront au-delà de 2030 la suprématie aérienne pour notre pays.

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Prévoir les indécisions politiques :

Le Chef des Forces aériennes, anticipe donc un nouveau retard de choix éventuel de nos politiques et envisage donc, la possibilité d’ajouter de nouveaux candidats à l’évaluation en cas de  nouveau report. Le Lockheed F-35 arrivera alors à maturation et le Super Hornet disposera d’une modernisation avancée. Ces deux appareils pourraient donc devenir des concurrents sérieux !

Commentaires :

L’idée de notre Chef de l’aviation pourrait paraître paradoxale étant donné que Boeing s’était retirer de l’offre au printemps 2008. Pourtant, des signes montrent notamment avec le Brésil que les Etats-Unis semblent progressivement lâcher du lests en matière de transferts de technologies et surtout en matière de partenariat industriel.

Rappelons ici que notre pays à changer d’optique en matière d’achat militaire en remplaçant les compensations industrielles par des «Offsets» soit une entrée directe dans un partenariat de recherche & développement de l’appareil acheté. Ce système permet d’engranger un retour sur investissement nettement plus intéressant ! Pour exemple, l’achat de 22 avions de combat entre 3,5 et 4 milliards permet un retour de l’ordre de 5,5 à 8 milliards pour l’industrie suisse !

Le Patron de l’aviation anticipe donc non seulement le point de vue technologique mais politique et économique d’un tel achat ! Certes, reste encore à voir si les USA peuvent se montrer aussi généreux que nos voisins européens !

 

 

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Liens  nouvel avions de combat evaluations :

http://psk.blog.24heures.ch/tag/nouvel+avion+de+combat

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/01/16/nac-second...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/12/07/nac-les-en...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/08/26/avion-de-c...

 

Photos : 1 Lockheed-Martin F-35@ Lockheed-Martin 2 Boeing F/A-E/F Super Hornet@ Boeing 3 Rafale 4 Gripen 5 Eurofighter@ Hermann Keist.

 

23/06/2010

Rafale pour la Suisse, le programme de Dassault

 

 

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Troisième est dernier volet sur le sujet, je vous présente ici l’offre de Dassault concernant l’avion Rafale pour notre pays. Après les dernières informations sur l’offre du Gripen puis de l’Eurofighter, le tout agrémenté des régulières mises à jour sur le sujet politique il ne manquait plus que cet ultime opus. Retrouvez également en bas de sujet les différents liens triés sur ce copieux feuilleton.

Le partenariat industriel :

Les industriels du consortium Rafale International – constitué des sociétés Dassault Aviation, Snecma ( Groupe Safran ) et Thales –, MBDA et leurs sous-traitants sont en mesure de proposer à la Suisse une coopération industrielle et scientifique au bénéfice de l’ensemble de ses cantons.  Cette offre touche l’ensemble de la gamme des fournisseurs soit : le secteur militaire avec le RAFALE, mais aussi le secteur civil qui comprend : les programmes d’avions d’affaires Falcon, les moteurs civil de type CFM56 ainsi que l’avionique pour avions et hélicoptères.

Certains éléments du Rafale sont déjà produits en Suisse (vitre cockpit, réservoir de carburant additionnel et plus récemment des éléments du radar Thales RBE2).

L’offre prévoit la sous-traitance de nombreux éléments structuraux, l’assemblage final et la maintenance  en Suisse pour l’ensemble du programme Rafale ainsi que la recherche et le développement. La fabrication de l’armement (missiles MICA ) est également proposée ainsi que le développement du viseur de casque GERFAUT, sont également concernés les systèmes tel le système  d’auto-protection SPECTRA ainsi que l’OSF.

La France garantit à la Suisse un accès  à toutes les technologies mises en œuvre dans cet avion y compris les outils de développement, les codes sources et ainsi qu’aux données les plus sensibles.

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Optimisation pour la Suisse :

Selon Dassault le Rafale est l’avion qui convient le mieux à notre pays, car en tant que voisin la collaboration à la fois militaire et industriel en sont  favorisées. De plus, la version la plus récente (F3+) testée en Suisse a répondu à 95% au cahier des charges et offres les possibilités suivantes :

  • capacité de vol en mode « Supercruise».
  • Courte distance de décollage.
  • Rayon d’action et capacité de vol prolongé permettant de longues missions de surveillance.
  • Rapide mise en oeuvre notamment par de soldats de milice.
  • Facilité d’intégration sur les ouvrages déjà construits.

Système multisenseurs proposé :

La version du Rafale proposée à notre pays est la plus récente disponible soit le standard F3+ (parfois identifié F4) cette version n’est pas encore en service, mais a été commandée par l’Armée de l’air et la Marine fin décembre 2009 à 60 exemplaires. L’appareil dispose :

  • Radar Thales AESA RBE-2AA .
  • Système d’autopotection SPECTRA.
  • D’un OSF (Optique Secteur Frontal) nouvelle génération.
  • D’une liaison 16 (Link16) de dernière génération (MIDS).
  • Système de fusion des données NCW (Net Centric Warfare).

En matière de propulsion et en fonction des possibilités, il n’est pas exclut qu’une  version plus puissante du SNECMA M-88 soit disponible (a confirmer).

Coopération militaires pour l’entraînement :

La Suisse s’entraîne déjà régulièrement avec l’armée de l’Air française (ravitaillement en vol et exercice EPERVIER) dans le cas de l’acquisition du Rafale par notre pays, nos pilotes disposeraient également des simulateurs de vol ainsi que de plusieurs secteurs d’entraînement en territoire français. De plus, la base aérienne 113 de Saint-Dizier serait ouverte pour nos pilotes.

Commentaires :

Bien que n’étant pas favoris au début des essais, la version F3+ a su démontrer ses excellentes capacités et répondre de manière exemplaire au cahier des charges. De plus, les gens de Dassault ont su mener une remarquable campagne tant sur le plan technique que relationnel. Le Rafale dispose aujourd’hui de nombreux atouts qui pourraient très bien le faire remporter le marché Helvétique !

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Retrouvez les différents liens :

Liens offres Gripen & Eurofighter :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/01/25/gripen-pou...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/03/23/eurofighte...

Liens sur le sujet politique & industriel :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/06/06/avions-de-...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/10/26/avions-de-...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/05/17/avion-de-c...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/11/07/nouvel-avi...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/06/01/nac-remise...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/04/20/nac-second...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/06/17/nouvel-avi...

 

Les essais :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/11/18/nac-essais...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/11/06/arrivee-de...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/30/rafale-fin...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/09/nac-les-ra...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/08/19/fin-des-es...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/08/05/essais-du-...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/07/24/arrivee-de...

 

Photos : 1 Essais Rafale à Emmen ici en compagnie du Hornet. @Milan Rohrer. 2 De face  3 en duo @Dassault

 

17/05/2010

Avion de combat les enjeux économiques :

 

 

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Le programme de remplacement partiel de la flotte de F-5 (TTE) semble actuellement suspendu à la décision finale du Conseil Fédéral, qui pourraient tomber avant la fin de l’année. Deux options sont possibles, confirmation de l’achat dans les deux prochaines années ou report de l’acquisition et donc du choix d’ici 2015. Ce qui, dans cette configuration ne permettrait plus de parler de remplacement des F-5, mais bien de la préparation au départ progressif des F/A-18 d’ici 2025 ! Quoi qu’il en soit, voici le dernier volet de cette saga typiquement helvétique, consacrée aux enjeux économiques de ce futur contrat.

Avion de combat : un  moteur économique :

Si par le passé, le principe des compensations étaient de mise, cette fois-ci il s’agit de mettre en place un véritable partenariat industriel avec le constructeur et les nombreux équipementiers de l’avion choisit. De ce fait, les trois constructeurs ont dû étoffer leurs offres    d’un dossier complet à ce sujet et entreprendre, un travail de tissage de liens avec les divers industriels suisses. Car en effet, si la Confédération n’injectera pas directement le montant de la facture (probablement sensiblement supérieur aux 2,2 milliard) dans le secteur privé, les programmes visant le développement de l’avion ainsi que l’ensemble des possibilités offertes en parallèle dans le domaine de l’aéronautique seront largement supérieur à la facture. En effet, les montants garantit par les trois constructeurs sont très supérieurs, soit de 4,5 à 8 milliards !

En période de récession, ce marché important fait souffler un vent d’espoir sur l’industrie suisse, notamment aux PME de Suisse romande et du Tessin. Il est important de rappeler qu’il n’y aura pas de nouvel avion «Helvétisé», comme ce fut le cas pour le F/A-18. Le modèle qui sera retenu existera déjà et sera livré au niveau du standard technique le plus élevé et le même que  fournit  au pays constructeur.

C’est dans le domaine des participations industrielles indirectes que se situe l’enjeu. En effet, le cahier des charges transmis par Armasuisse aux trois avionneurs en lice (EADS, Gripen et Rafale) comprend une part de commandes de 45% devant être confiée à des entreprises de Suisse romande, le reste avec  la Suisse allemande  !

Un transfert technologique à haute valeur ajoutée :  matières métalliques, machines et mécaniques, électronique et électromécanique, optique, horlogerie (pour l’usinage de pièces non destinées aux montres, exemple), véhicules/ camions et chemin de fer, gomme et plastique, chimie et, cela va de soi, aéronautique.

De la recherche fondamentale à la production industrielle, on touche ici un vaste éventail de domaines: mécanique de précision, aérodynamique, simulations, robotique, électronique et optique, équipements industriels, machines-outils, automatismes, logiciels, composants spéciaux, etc. Ce programme permet d'utiliser le savoir-faire suisse afin de faire participer son industrie directement à la production, au soutien et aux développements futurs de l’avion choisit.

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Déjà des exemples concrets :

Les trois constructeurs ne livrent donc pas seulement une bataille aérienne, mais également en matière de partenariat commercial. Prenons par exemple, le cas de Dassault :  des accords de partenariat ont été signés avec les acteurs majeurs de l'aéronautique en Suisse (RUAG, PILATUS), mais aussi avec d'autres sociétés (PRECICAST, MECAPLEX, CONDOR, JEAN GALLAY, SAUTER BACHMANN ...), qui sont impliquées dès à présent dans les programmes du Rafale et de la gamme de jet privé  Falcon, ainsi que dans les programmes de moteurs d'avions et d'hélicoptères.

Ces perspectives s'adressent également aux acteurs incontournables du processus d'innovation qui se situent en amont de la phase d'industrialisation, à savoir : les instituts suisses de recherche comme l'ETH Zurich, l'EPF Lausanne. L'approche proposée contribue à renforcer le "Pôle d'Excellence Aéronautique", réseau d'entreprises industrielles et des centres de recherche franco-suisse, mis en place par les sociétés Dassault Aviation, Thales et Snecma.

 

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300 sociétés suisses concernées :

Au total, c’est plus de 300 sociétés suisses qui sont directement concernées par les programmes industriels qui découleront directement de l’achat de l’avion de combat. Sans oublier que chaque brevet pourra ensuite être utilisé dans d’autre programme aéronautique et spatial. On pense par exemple à des systèmes développés qui pourront ensuite trouver acquéreur chez d’autres constructeurs d’avions, sans oublier que des solutions trouveront également des débouchés dans l’automobile, les trains, la médecine et l’informatique de tous les jours. Notre pays a perdu beaucoup de places de travail dans les secteurs industriels comme le textile et la métallurgie, par contre les domaines de hautes technologies drainées par le développement de l’aéronautique et spatial dans notre pays sont en pleine expansion, ce projet donnera un sérieux coup-de-pouce pour l’avenir dans ce secteur très prometteur.

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Liens sur le nouvel avion de combat :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/01/25/gripen-pou...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/10/26/avions-de-...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/11/07/nouvel-avi...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/06/01/nac-remise...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/04/20/nac-second...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/20/nac-les-es...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/08/05/essais-du-...

 

Photos : 1 Les deux concurrents favoris (Gripen E/F, Rafale F3+) ici avec les couleurs suisses 2 Montage d’un Gripen 3 Carte des entreprises concernées 4 Travail sur  un réacteur.

 

12:47 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : nouvel avion de combat, programme tte |  Facebook | |

23/03/2010

Eurofighter pour la Suisse, le programme EADS

 

 

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A quelques jours de l’annonce du choix Suisse pour le remplacement partiel de la flotte de F-5 (TTE), je vous propose de poursuivre la mise  à jour des offres des candidats. Suite à l’évaluation j’ai publié plusieurs articles (voir liens) ainsi qu’un premier billet sur l’offre de SAAB et le Gripen (voir lien) voici le second volet consacré à l’Eurofighter, avant de terminer avec le Rafale.

La coopération industriel

La coopération industrielle repose sur le groupe formé par les sociétés partenaires du programme Eurofighter que sont Alenia Aeronautica (Italie), BAE Systems (Grande-Bretagne) et EADS (Allemagne et Espagne), responsables du développement et de la production de l'Eurofighter. La société responsable du développement du moteur de l’Eurofighter est EUROJET GmbH, dont les actionnaires sont Rolls-Royce (Grande-Bretagne), MTU Aero Engines (Allemagne) Avio SpA (Italie) et ITP Industria de Turbo Propulsores SA (Espagne). De plus le  consortium Eurofighter est complété par plus de 400 sous-traitants internationaux et par leurs sociétés mères ou affiliées. Les activités les plus importantes concernent les domaines industriels suivants :

  • l’industrie aérospatiale,
  • l’industrie de défense,
  • la sécurité intérieure,
  • la technologie des moteurs aéronautiques,
  • les technologies navales,
  • l’industrie électronique,
  • la construction d’installations,
  • les techniques de l’énergie,
  • la construction de centrales énergétiques,
  • la technologie des transports,
  • l’industrie automobile

 

EADS et  BAE Systems et  Alenia  ainsi que les nations utilisatrices de l’Eurofighter ont pris l’engagement de garantir à la Suisse le transfert de toute la technologie. Ce transfert fait partie intégrante de l’offre. De plus, le transfert de certaines tâches et de leur entière responsabilité à l’industrie suisse (principe de la source unique) sera le garant de l’égalité au sein du groupe.

 

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Optimisé pour la Suisse :

Selon EADS, l’Eurofighter un avion particulièrement adapté pour les missions en montagne et dans l’espace aérien particulier de la Suisse en répondant aux besoins suivants :

  • fortes pentes d’approche et de décollage des bases aériennes en altitude
  • distance de décollage extrêmement courte sans post-combustion, y compris à pleine charge
  • moins de nuisances sonores et de gaz d’échappement
  • capacité « Supercruise » (faculté d’atteindre la vitesse supersonique sans allumer la réchauffe), y compris à pleine charge
  • durée de vol prolongée dans les missions de police de l’air et de surveillance de l’espace aérien, ce qui permet de réduire la flotte nécessaire
  • arrivée extrêmement rapide dans la zone de mission.


Equipements :

Le système intégré de gestion de la mission et de l’armement de l’Eurofighter fusionne les données fournies par tous les divers senseurs et l’arrivée du radar AESA «CEASAR». L’interface homme-machine optimisée «Carefree Handling» le décharge de certaines tâches. De plus, les afficheurs multifonctions, différents modes de pilotage automatique et un système de commande vocale permettent au pilote de se concentrer entièrement sur sa mission.

Système multisenseurs proposés :

  • Radar AESA CAESAR.
  • système PIRATE (Passive Infrared Airborne Tracking Equipement).
  • MIDS/Liaison 16 (Multifunction-Information-Distribution-System).
  • DASS Chaff/Flares (Defensive Aids Sub-System).
  • Pod de contremesures électronique tracté.

L’Eurofighter permettra notamment une interopérabilité acec un grand nombre de systèmes utilisés par les F/A-18 soit :

  • l’Armement air-air actuel / complément d’équipement selon le choix Suisse (USA,Européen, Israélien).
  • planification de mission
  • simulateurs (possibilités d’interfaces)
  • cavernes

Coopération militaires pour l’entraînement :

Actuellement, les Forces aériennes suisses  s’entraîne déjà avec les nations utilisatrices de l’Eurofighter. L’Allemagne offre des zones d’entraînement à proximité immédiate de la Confédération. L’Italie propose également des zones d’entraînement intéressantes à la frontière de la Suisse et en Méditerranée.  Une autre nation utilisatrice de l’Eurofighter, l’Autriche, qui ne fait pas partie de l'Alliance atlantique, représente également un partenaire éprouvé pour la formation. 

Commentaires :

Tout comme l’offre de SAAB l’Eurofighter permet un vaste choix d’armement et peux reprendre l’équipement déjà en service sur les Hornet. Les deux points forts d’EADS réside dans le fait d’une puissante coopération dans diverses gammes du groupe non seulement militaire mais également civil  (Airbus, Casa, PZL) de plus les clients actuels du Thyphoon offrent leur espace aérien pour nos pilotes ce qui représente une grande variation de zones d’exercices. Le point noir résident dans les coûts d’achats et de maintenance particulièrement exorbitants !

 

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Lien sur   l’offre SAAB Gripen :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/01/25/gripen-pou...

Liens sur l’évaluation des trois candidats :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/10/26/avions-de-...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/11/07/nouvel-avi...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/10/23/avion-de-c...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/06/01/nac-remise...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/04/20/nac-second...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/11/06/arrivee-de...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/30/rafale-fin...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/20/nac-les-es...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/08/05/essais-du-...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/07/24/arrivee-de...

Photos : 1 Eurofighter espagnoles @ EADS. 2 Images Eurofighter aux couleurs suisses. @Armasuisse. 3 Eurofighter en test à Emmen en 08 @ Ermmann Keist

 

25/01/2010

Gripen pour la Suisse, SAAB se dévoile un peu plus !

 

 

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Si la décision sur le choix du remplacement partiel de la flotte des F-5 (TTE) n’est pas encore connue, dans l’attente de celle-ci, le constructeur SAAB dévoile une série d’ infos complémentaires, sur son site web,  concernant  l’offre pour la Suisse. Pas moins de 9 pages sont consacrées à celle-ci depuis ce Week-end ! Je vous propose ici une synthèse  des points les plus intéressants :

Les Coûts :

SAAB prévoit le coût de cycle de vie le plus faible pour une durée d’au moins 30 ans et ceci du fait que l’avion est un mono-réacteur. De plus, le coût d’achat de celui-ci reste inférieur à ses deux concurrents ce qui permettra d’acheter davantage d’appareils complètements équipés et de respecter l’enveloppe financière  établie.

  • les importants avantages en termes de coûts de maintenance et de consommation de carburant grâce à l’efficacité de la conception mono-réacteur,
  • le personnel relativement réduit nécessaire à la maintenance,
  • la taille du Gripen, qui correspond à celle du F-5 Tiger et permet d’utiliser les infrastructures existantes sans modifications onéreuses,
  • le temps moyen comparativement long entre deux pannes,
  • le temps moyen de réparation comparativement faible,
  • les mises à niveau techniques qui s’effectuent, pour la plupart, sur une base logicielle, n’entraînant que peu de modifications matérielles.

Le coût des 22 avions de combat Gripen, calculé sur l’ensemble de leur durée de vie, serait inférieur d’environ deux milliards de francs à celui d’une flotte comparable fournie par les concurrents.


Caractéristiques techniques :

Optimisé pour la Suède pour permettre sa mise en oeuvre par des soldats de milice, l’avion correspond parfaitement à la situation Helvétique. Le Gripen est de conception multi-rôles,  est permet l’ensemble de missions prévues dans le cahier des charges : police aérienne, opération air-air & air-sol ainsi que la reconnaissance. L’avion permet un développement en continu, il est validé pour l’ensemble des types de missiles occidentaux  et permet de ce fait le montage du même armement que sur les F/A-18 et sert actuellement de plateforme de tests pour le missile METEOR de prochaine génération. L’appareil sera développé et maintenu au niveau le plus avancé jusqu’en 2040 en collaboration avec la Suède et permettra l’ajout de nouvelles fonctions opérationnelles ainsi que de maintenance.

Le système d’armement du Gripen inclut des munitions de précision «intelligentes», telles que les bombes guidées par laser (LGB), et l’équipement de système infrarouge de détection par l’avant/illuminateur infrarouge (FLIR/LDP) qui leur est associé. Ces capteurs de cible avancés complètent les modes radar air-air et air-sol et la liaison de données tactique, donnant au Gripen une capacité d’attaque à la fois précise et souple.

Le Gripen est conçu et constamment mis à niveau en vue d’évoluer dans l’environnement de combat du 21e siècle, la guerre en réseau centrée (Net Centric Warfare – NCW). L’avion sera doté de nouveau de systèmes tactiques, tels que le radar à balayage électronique AESA, un nouveau système de communication satellitaire et un système électro-optique de détection des missiles en approche.

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Coopération Suisse/Suède :

La Suède fait les offres suivantes qui permettraient aux deux pays de réaliser des économies substantielles:

  • Entraînement conjoint de pilotes.
  • Maintenance conjointe des avions de combat.
  • Utilisation partagée des simulateurs.
  • Achats groupés d’armements.

L’armée de l’air suédoise met en outre à disposition une zone d’entraînement plus vaste que la Suisse dans le nord de la Suède, exempte de contraintes, notamment en ce qui concerne le bruit et les vols de nuit.

La Suède offre à la Suisse un partenariat dans le programme de mise en pool des pièces de rechange du Gripen qui se traduirait par de substantielles économies en termes de stockage et de maintenance.

Toutes ces opportunités de coopération qui s’ouvrent aux deux pays ne compromettent en rien leur neutralité et leur non-alignement.

Saab garantit des partenariats industriels et sauvegarde des emplois durables: Saab a présenté une offre de large partenariat avec l’industrie suisse et diverses institutions de recherche et de technologie. Si la Suisse optait pour le Gripen, Saab garantirait un volume d’affaires d’au moins 2,2 milliards de francs, ce qui correspond à la valeur du contrat d’acquisition de l’avion de combat. Ceci concerne, la recherche, le développement et l’industrialisation.

Ce programme de Saab, qui surpasse toutes les exigences d’armasuisse, permettrait de sauvegarder ou de créer des emplois dans plus de 300 entreprises dans tous les  cantons. Il bénéficierait non seulement aux industries de la défense, de l’aéronautique civile et du secteur spatial, mais aussi à des entreprises d’un grand nombre d’autres secteurs.

Commentaires :

Ces lignes ne changeront rien au choix de l’avion, mais il est intéressant de constater que les suédois à quelques jours ou semaines de la décision choisissent de se montrer plus communicatif du point de vue du public. Mieux, si vous avez lu mes précédent billets sur le sujet (voir liens), ces informations confirment  ce que j’avançais comme options sur cet avion en matière de proposition (équipements, radar, armements, développement) et qu’il s’agit bien pour SAAB de proposer une version très améliorée du Gripen actuel, qui fera référence en matière de modernisation.

Il serait intéressant que les deux autres constructeurs nous soumettent également de nouvelles infos.. !

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Liens :

Les nouvelles pages SAAB Gripen pour la Suisse :

http://www.gripen.com/fr/GripenFighter/Gripen_for_Switzer...

Le dossier des essais concernant les trois concurrents :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/10/26/avions-de-...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/11/07/nouvel-avi...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/10/23/avion-de-c...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/06/01/nac-remise...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/04/20/nac-second...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/01/16/nac-second...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/11/06/arrivee-de...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/30/rafale-fin...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/10/20/nac-les-es...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/08/05/essais-du-...

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/07/24/arrivee-de...

 

Photos : 1 Gripen C à Emmen lors des essais. @ Hermann Keist 2 Gripen & F/A-18 lors des essais @ Forces aériennes suisses. 3 Gripen D @ SAAB Gripen - Stefan Kalm.