14/09/2011

Suisse : Le Rafale en grand favori ?

 

 

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Le Conseil National a voté ce jour le crédit nécessaire à l’acquisition de 22 nouveaux avions de combat, ce qui relance le programme d’achat! Je vous propose ici un petit rappel des trois concurrents ainsi que des offres de ceux-ci ! Les informations datent d’une année et il est évident que chacun des constructeurs pourra mettre à jour celles-ci, notamment en matière de technologie proposée et nous aurons l’occasion d’y revenir. Cependant, l’évaluation de 2008 reste valable et l’on peut aisément se baser sur elle.

Rappel :

Le processus d'appel d'offres en deux phases a commencé en janvier 2008 avec le premier appel d'offres envoyé par Armasuisse aux quatre avionneurs Boeing, Dassault, EADS et Saab. En avril 2008, Boeing a renoncé à présenter une offre (impossibilité de répondre en matière de transfert de technologie). Les essais en vol et au sol des trois candidats restant ont commencé en juillet 2008.

Les essais comportaient  une trentaine de vols par candidat. A cet effet, chaque fabricant met à la disposition d'Armasuisse deux biplaces dans la configuration souhaitée. Ces avions ont été pilotés par des pilotes d'essai d'Armasuisse et des Forces Aériennes, en présence d'un pilote d'essai du fabricant. Les appareils ont décollé généralement de l'aérodrome militaire d'Emmen. Les appareils ont également atterris sur les aérodromes militaires de Meiringen, Sion et Payerne. Les scénarios de tests étaient identiques pour les trois candidats avec comme objectif de tester ceux-ci en mode air-air, air-sol et «reco». L’intégration sur les infrastructures ainsi que le domaine de la maintenance ont été testés.

A propos du processus d’offsets :

Dans la phase d’évaluation des offres des concurrents pour la vente d’avions de combat, chaque fournisseur doit apporter des offres concrètes concernant les offsets. Ces portefeuilles d’offsets sont ensuite transmis aux entreprises suisses, complétés par Armasuisse en matière de prescriptions de sécurité et de politique d’acquisition.

Dans la phase de décision, les contrats d’acquisition et les contrats d’offsets sont préparés afin d’analyser la valeur des différentes offres. Cela influe l’évaluation globale de l’acquisition. Les flux des offsets directs et indirects sont fixés lors de cette phase.

Un programme d’offsets de plus de 2 milliards génère du travail pour 2.500 personnes durant de longues années. En ce qui concerne le Rafale, les offsets atteignent près de 6 milliards et le Gripen E/F 5,5 milliards et l’Eurofighter près de 8 milliards soit dans les trois cas un retour bien supérieur à la facture du nouvel avion de combat.

Résultats de l’évaluation :

Selon les résultats officiels transmis par Armasuisse le résultat des tests est le suivant :

1 Rafale

2 Eurofighter

3 Gripen C/D (le Gripen NG est proposé depuis, mais n’a pu participer à l’évaluation).

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Le Rafale en Favori :

Le partenariat industriel :

Les industriels du consortium Rafale International – constitué des sociétés Dassault Aviation, Snecma (Groupe Safra ) et Thales, MBDA et leurs sous-traitants sont en mesure de proposer à la Suisse une coopération industrielle et scientifique au bénéfice de l’ensemble de ses cantons.  Cette offre touche l’ensemble de la gamme des fournisseurs soit : le secteur militaire avec le RAFALE, mais aussi le secteur civil qui comprend : les programmes d’avions d’affaires Falcon, les moteurs civil de type CFM56 ainsi que l’avionique pour avions et hélicoptères. Certains éléments du Rafale sont déjà produits en Suisse (vitre cockpit, réservoir de carburant additionnel et plus récemment des éléments du radar Thales RBE2).

L’offre prévoit la sous-traitance de nombreux éléments structuraux, l’assemblage final et la maintenance  en Suisse pour l’ensemble du programme Rafale ainsi que la recherche et le développement. La fabrication de l’armement (missiles MICA) est également proposée ainsi que le développement du viseur de casque GERFAUT, sont également concernés les systèmes tel le système d’auto-protection SPECTRA ainsi que l’OSF deuxième génération.

Selon Dassault, le Rafale est l’avion qui convient le mieux à notre pays, car en tant que voisin la collaboration à la fois militaire et industriel en sont  favorisées. De plus, il faut savoir que la version la plus récente (F3+) testée en Suisse a répondu à 95% au cahier des charges et offres les possibilités suivantes :

  • capacité de vol en mode « Supercruise».
  • Courte distance de décollage.
  • Rayon d’action et capacité de vol prolongé permettant de longues missions de surveillance.
  • Rapide mise en oeuvre notamment par des soldats de milice.
  • Facilité d’intégration sur les ouvrages déjà construits.

Système multisenseurs proposé :

La version du Rafale proposée à notre pays est la plus récente disponible soit le standard 04T avec le câblage pour le missile METEOR, le pod Damocles XF et la nouvelle architecture IDM. L’appareil disposera :

  • Radar Thales AESA RBE-2AA .
  • Système d’autopotection SPECTRA.
  • D’un OSF (Optique Secteur Frontal) nouvelle génération.
  • D’une liaison 16 (Link16) de dernière génération (MIDS).
  • Système de fusion des données NCW (Net Centric Warfare).

En matière de propulsion et en fonction des possibilités, il n’est pas exclut qu’une  version plus puissante du SNECMA M-88 soit disponible (a confirmer en rapport avec le contrat des EAU).

 

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L’offre pour l’Eurofighter :

La coopération industriel

La coopération industrielle repose sur le groupe formé par les sociétés partenaires du programme Eurofighter que sont Alenia Aeronautica (Italie), BAE Systems (Grande-Bretagne) et EADS (Allemagne et Espagne), responsables du développement et de la production de l'Eurofighter. La société responsable du développement du moteur de l’Eurofighter est EUROJET GmbH, dont les actionnaires sont Rolls-Royce (Grande-Bretagne), MTU Aero Engines (Allemagne) Avio SpA (Italie) et ITP Industria de Turbo Propulsores SA (Espagne). De plus le  consortium Eurofighter est complété par plus de 400 sous-traitants internationaux et par leurs sociétés mères ou affiliées.

Selon EADS, l’Eurofighter un avion particulièrement adapté pour les missions en montagne et dans l’espace aérien particulier de la Suisse en répondant aux besoins suivants :

  • fortes pentes d’approche et de décollage des bases aériennes en altitude
  • distance de décollage extrêmement courte sans post-combustion, y compris à pleine charge
  • moins de nuisances sonores et de gaz d’échappement
  • capacité « Supercruise » (faculté d’atteindre la vitesse supersonique sans allumer la réchauffe), y compris à pleine charge
  • durée de vol prolongée dans les missions de police de l’air et de surveillance de l’espace aérien, ce qui permet de réduire la flotte nécessaire
  • arrivée extrêmement rapide dans la zone de mission.

Equipements :

Le système intégré de gestion de la mission et de l’armement de l’Eurofighter fusionne les données fournies par tous les divers senseurs et l’arrivée du radar AESA «CAPTOR-E». L’interface homme-machine optimisée «Carefree Handling» le décharge de certaines tâches. De plus, les afficheurs multifonctions, différents modes de pilotage automatique et un système de commande vocale permettent au pilote de se concentrer entièrement sur sa mission.

Système multisenseurs proposés :

  • Radar AESA CAPTOR-E.
  • Système PIRATE (Passive Infrared Airborne Tracking Equipement).
  • MIDS/Liaison 16 (Multifunction-Information-Distribution-System).
  • DASS Chaff/Flares (Defensive Aids Sub-System).
  • Pod de contre-mesures électroniques tractées.

 

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L’offre du Gripen :

Caractéristiques techniques :

Optimisé pour la Suède pour permettre sa mise en oeuvre par des soldats de milice, l’avion correspond parfaitement à la situation Helvétique. Le Gripen est de conception multi-rôles  et permet l’ensemble des missions prévues dans le cahier des charges : police aérienne, opération air-air & air-sol ainsi que la reconnaissance. L’avion apporte un développement en continu, il est validé pour l’ensemble des types de missiles occidentaux et autorise, de ce fait, le montage du même armement que sur les F/A-18 et sert actuellement de plateforme de tests pour le missile METEOR de prochaine génération. L’appareil sera développé et maintenu au niveau le plus avancé jusqu’en 2040 en collaboration avec la Suède et proposera l’ajout de nouvelles fonctions opérationnelles ainsi que de maintenance.

Le système d’armement du Gripen inclut des munitions de précision «intelligentes», telles que les bombes guidées par laser (LGB), et l’équipement de système infrarouge de détection par l’avant/illuminateur infrarouge (FLIR/LDP) qui leur est associé. Ces capteurs de cible avancés complètent les modes radar air-air et air-sol et la liaison de données tactique, donnant au Gripen une capacité d’attaque à la fois précise et souple.

Le Gripen est conçu et constamment mis à niveau en vue d’évoluer dans l’environnement de combat du 21e siècle, la guerre en réseaux centrés (Net Centric Warfare- NCW). L’avion sera doté d'un nouveau  systèmes tactiques, tels que le radar à balayage électronique AESA le «RAVEN ES-05», un nouveau système de communication satellitaire et un système électro-optique de détection des missiles en approche.

Commentaires :

A ce jour, le Rafale part en grand favori non seulement grâces à ses excellents résultats aux tests mais également par les offres en matière industrielles.  L’avion correspond à l’enveloppe budgétaire et offre d’excellentes perspectives de modernisation.  L’Eurofighter quant à lui s’améliore techniquement, mais souffre en matière de coûts ! Il est en effet le plus cher à l’achat et dépassera visiblement (selon le prix catalogue) le budget suisse, sa maintenance est également la plus onéreuse ! Le Gripen semblait très bien placé, mais la version C/D testée s’avère dépassée et le «NG» souffre pour l’instant de retard quant à sa mise au point et risque donc d’arriver trop tard, de plus il semblerait que l’offre industriel manque de garantie, du moins en apparences, l'offre suédoise reste très intéressante notamment avec l'adjonction du radar AESA et les possibilités de modernisation des appareils déjà en service !

Il faut néanmoins attendre la mise à jour des offres, mais il est vrai, que Dassault Aviation pourrait bien remporter l’offre et offrir à nos deux pays une nouvelle ère en matière de coopération aéronautique ! à Suivre ...

 

LES TROIS CANDIDATS SERONT EN DEMONSTRATION AU MEETING DE SION CE WEEKEND :

L’Eurofighter : le samedi 17 septembre à 16h30 et le dimanche 18  à 15h05.

Le Dassault Rafale : le vendredi 16 septembre à 14h35 et le samedi 17 à 15h00.

Le Gripen : le vendredi 16 septembre à 16h45 et le dimanche 18 à 13h30.

 

Mise à jour :

Le 30/09/11 (10H10) L’achat devant être porté d’ici au plus tard à 2014, les offres des trois candidats seront dès lors  échues (valable jusqu’à la fin de l’année). De fait, le Chef du DDPS va demander des offres retravaillées !
Chaque concurrent connaissant maintenant l’enveloppe de financement pourra donc ajuster selon ses possibilités ! Rien n’est dit, la bataille continue … !

Photos : 1 & 2 Le Rafale au Bourget @ Paul Marais-Hayer 3 L’Eurofighter au Bourget @ Paul Marais-Hayer 4 Gripen C/D à Emmen @ Hermann Keist


 

05/07/2011

Les Philippines cherchent un nouvel avion de combat !

 

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L’aviation militaire des Philippines doit se doter d’un avion de combat moderne d’ici 2015 ! C’est en ces termes que les responsables de l’aviation militaire se sont exprimés en fin de semaine dernière ! Les Forces aériennes du pays ne peuvent plus assurer elles-mêmes la surveillance de l’espace aérien sans l’aide des bâtiments de projection de l’US Navy qui assure régulièrement cette tâche avec un porte-avions dans la région.

 

 

Plus aucune  compétence air-air :

 

 Les Philippines ont mis à la retraite les sept derniers chasseurs Northrop F-5 A/B, en 2005 après 40 ans de service, actuellement l’appareil le plus moderne dans l’arsenal philippin est le SIAI Marchetti S-211, soit un appareil d’entrainement !

 

Le reste de la Philippine Air Force (PAF), outre, des hélicoptères Bell Huey  UH-1 se compose de «bons vieux» Bronco OV-10A servant essentiellement à l’appuis au sol des troupes.

 

Une petite flotte d’avions de combat modernes :

 

Les Forces armées des Philippines (AFP) son à court de moyens financiers et n’ont  d’autre choix que de faire avec les ressources existantes, y compris des chasseurs à réaction, cependant 

cette annonce intervient alors que les différents protagonistes de la mer de Chine du sud augmentent tous leurs dépenses militaire dans la région. La Chine et les Philippines revendiquent tous deux les îles Spratly. Les forces armées des Philippines ont d’ailleurs déclaré que neuf incursions « étrangères » ont été relevées dans les Spratly depuis février 2011.

 

De fait, le besoin de pouvoir assurer un minimum la  police aérienne au moins dans cette région est devenu nécessaire. Pour ce faire un cahier des charges, qui prévoit l’acquisition de 6 chasseurs  a été concocté par le ministre de la Défense philippin Voltaire Gazmin.

 

L’avion devra être  multi-rôles devra posséder une capacité de surveillance maritime. Les Philippines ne peuvent se permettre un appareil dont le prix avoisinera une fourchette 

entre 23 et 40 millions de dollars US. Précisons que l’avion pourra être neuf ou d’occasion.

 

 

Pas encore de réels candidats annoncés :

 

A l’heure de la publication de ces lignes, il n’y pas  encore d’annonce de la part des constructeurs, les Etats-Unis ont signifié quelques intérêts avec des F-16 d’occasions modernisés, le Suédois SAAB semble tenté également une offre avec des Gripen A/B également d’occasions.

 

Cependant les Phillippines pourraient aiguiser l’appétit  de nouveaux venu comme les Chinois avec le J-10 ou encore les Indiens avec le TEJAS. Et n’oublions pas Dassault qui pourrait éventuellement tenter de placer quelques Mirage 2000-9 ex-EAU en cas de vente du Rafale à ce pays !

 

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Photos :  1 Northrop F-5A philippin au musée @ 2 SIAI Marchetti S-21 @ PAF

 

 

08/06/2011

La Malaisie va remplacer ses MiG-29N !

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La Malaisie s’apprête à lancer un appel d’offre pour le remplacement de sa flotte actuel de MiG-29N « Fulcrum ». Les autorités de Kuala Lumpur ont annoncé la mise en place d’un programme sous le nom de MRCA (Multi-Role Combat Aircraft), qui devra déboucher sur l’acquisition de 18 appareils à l’horizon 2015. L’appareil choisit viendra compléter les F/A-18D en cours de modernisation (voir lien) et ensuite pouvoir compenser le départ de ceux-ci et de la flotte de SU-35MkM à l’horizon 2030 !

 

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Les moyens de la Royal Malaysian Air Forces (RMAF) :

 

La Royal Malaysian Air Forces (RMAF) dispose aujourd’hui de 8 Boeing F/A-18D « Hornet » en cours de modernisation ainsi que de 18 Sukhoi SU-30MkM. Concernant les  18 MiG-29N acquis au début des années 90, la RMAF en comptabilise encore 16 en activité.

 

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Lancement du programme MRCA :

 

Le programme de remplacement des Mig-29N n’en est encore qu’à ses débuts, le Ministre de la Défense Datuk Seri Dr Ahmad Zahid Hamidi faisait remarquer hier que le financement de l’achat qui devrait se chiffrer en milliards de ringgit n’était pas encore bouclé. De plus, il restait encore à publier le cahier des charges (Request For Proposal) afin de pouvoir faire une pré-évaluation sur le papier des divers prétendants. Et d’ajouter que le choix ne sera pas seulement militaire, mais dépendrait également des possibilités de transfert en matière de technologie.

 

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Déjà des prétendants :

 

Si par le passé la Malaisie n’a pas toujours pu se doter des derniers systèmes et notamment des codes sources, car considérée comme moyennement «  sûre » ce pays compte bien aujourd’hui doter sa Force aérienne d’un  nouveau vecteur particulièrement moderne et complet. Si l’appel d’offre  n’est pas encore officialisé, les principaux constructeurs se mettent déjà en ordre de marche afin de se tenir prêt !

 

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Les Russes de Sukhoi mettent déjà en avant le SU-35 arguant que celui-ci reste moins cher  et supérieur aux aéronefs occidentaux et  offrant un complément  aux actuels SU-30 MkM. Du côté des occidentaux, Dassault se prépare avec le Rafale et annonce l’ouverture d’une représentation à Kuala Lumpur d’ici la fin de l’été. EADS se prépare également avec l’Eurofighter et SAAB avec le Gripen NG. Aux Etats-Unis, seul Boeing a manifesté de l’intérêt pour l’instant et proposera certainement le F/A-18 Super Hornet, Lockheed-Martin n’ayant pour l’instant pas encore réagit à l’éventualité d’offrir le F-16 Block 50. Reste une inconnue concernant la Chine, celle-ci se lancera-t-elle dans  la course avec le J-10 « Super Dragon Véloce » et ou une version clonée du SU-27 ?

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Lien sur la modernisation des Hornet malaisiens :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/05/18/la-malaisi...

 

Photos : 1 MiG-29N Malaisien@Peter de Jong 2 SU-35 @Sukhoi 3 Rafale @Dassault Aviation 4 Eurofighter @ Eurofighter/EADS  5 F/A-18 Super Hornet @Boeing 6 Gripen NG@ SAAB

 

 

 

28/04/2011

L’Inde choisira entre le Rafale et L’Eurofighter !

 

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Le Gouvernement indien a annoncé aujourd’hui la création d’une « short list » dans le cadre du programme MMRCA (Medium Multi-Role Combat Aircraft), celle-ci comprend deux avions soit : le Rafale de Dassault Aviation et l’Eurofighter du consortium européen, dont EADS Cassidian et BAE System. Annoncé par le ministère de la Défense indien aujourd’hui, ce contrat porte sur la fourniture de 126 appareils de combat pour l’Indian Air Force (IAF). Cependant ce nombre pourrait monter jusqu’à 220 avions.


Un gros contrat :


Le contrat est estimé à environ 11 milliards de dollars US. Les dix-huit premiers chasseurs devraient être construits dans le pays d’origine de l’appareil tandis que le reste sera produit par Hindustan Aeronautics Limited en Inde.


Le contrat se négocie désormais autant sur les capacités des appareils que sur la face politico-économique de la commande. En effet l’Inde espère aussi des contreparties économiques. Le marché devrait être conclu en juillet prochain mais les retards pourraient repousser la signature du contrat en mars 2012. Cela fait quatre ans que l’Inde attend son nouveau chasseur mais les retards n’ont fait que se succéder depuis la première compétition en 2007.

 

La politique s’en mêle :

 

Ce marché a mobilisé rien moins que le président Nicolas Sarkozy et ses homologues américain Barack Obama et russe Dmitri Medvedev.


Les perdants :


Les autres appareils de la compétition, le F/A-18 Super Hornet de Boeing, le F-16 Super Viper de Lockheed Martin, le MiG-35 de Russian United Corporation et le Gripen NG du suédois SAAB, n’ont pas satisfait les critères techniques du cahier des charges et n’ont donc pas été retenus pour la suite du contrat.

 

Le programme MMRCA :


Le programme MMRCA a été lancé en août 2007 après six années de longues  réflexions. Le cahier des charges détaillant les conditions de vente, le transfert de technologie, la maintenance et la production sous licence des appareils a été remis aux six constructeurs concurrents soit : le russe Mikoyan-Gourevitch avec le MIG-35, le français Dassault avec le Rafale, l’européen EADS avec l’Eurofighter Typhoon, le suédois SAAB avec le Gripen NG et les américains Boeing F/A-18 E/F Super Hornet et Lockheed Martin F-16  Super Viper.

 

L’avion choisit devra pouvoir assurer le lien de supériorité aérienne que couvre les Sukhoi Su-30 au niveau de la basse et de la moyenne altitude de manière sectoriel. L’avion devra être livré au  standard le plus haut disponible.

 

L'Inde compte déployer les appareils non loin de ses frontières de l'ouest et du nord-est, face au Pakistan et à la Chine. New Delhi redoute que Pékin ne tente de l'encercler stratégiquement, les deux nouvelles puissances économiques étant en concurrence aussi sur l'accès aux ressources de la planète.

 

A suivre donc, le dernier épisode entièrement européen  de ce feuilleton entre le Rafale et l’Eurofighter !!

 

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Liens sur le sujet : L’Inde va remplacer ses Mig-21 :

 

 http://psk.blog.24heures.ch/archive/2009/08/19/l-inde-va-...

 

Photos : Rafale @ Paul Marais-Hayer  2 Eurofighter @Eurofighter

 

 

20/04/2011

FA : Nouvel avion de combat et peut-être modernisation des F-5 ?

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Le DDPS examine la planification globale des Forces aériennes en vue de combler les lacunes dans la défense aérienne, le chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), le conseiller fédéral Ueli Maurer, a chargé l’armée et armasuisse de revoir dans son ensemble la planification de l’armement des Forces aériennes et d’examiner la faisabilité d’une modernisation des avions de combat de type Tiger F-5.

La décision du Conseil fédéral de reporter l'achat d'avions de combat destinés au remplacement partiel des Tiger F-5 crée une dangereuse lacune dans le domaine de la défense aérienne. Des interventions parlementaires pourraient éventuellement accélérer l'acquisition de nouveaux appareils. Indépendamment de cela, l'armée et armasuisse doivent élaborer, dans le cadre d'une planification prévisionnelle, des bases pour la prise de position au niveau politique.

Il s'agit de présenter une vue d'ensemble de la mission, des moyens et de l'engagement des Forces aériennes pour les 15 à 20 prochaines années ainsi que les acquisitions d'armement nécessaires en l'occurrence.

A cet égard, armasuisse doit présenter d'ici fin 2011 une étude établissant s'il est possible de moderniser les avions de combat de type Tiger F-5. Cette étude de faisabilité a été demandée par le chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), le conseiller fédéral Ueli Maurer.

L'objectif prioritaire est de garantir les capacités opérationnelles des Forces aériennes. L'armée ne peut pas se permettre de lacunes dans le cadre de l'accomplissement de sa mission dans la troisième dimension. Aujourd'hui, il n'est possible d'engager les F-5 Tiger que de jour et par bonne visibilité.

Des F-5 Tiger modernisés permettraient d'appuyer, et ainsi de décharger, la flotte des 33 F/A-18 Hornet dans l'exécution de ses tâches de police aérienne. Cette modernisation aiderait à combler les lacunes d'ici à un éventuel remplacement partiel des Tiger. Ce dernier aura vraisemblablement lieu au plus tôt en 2019 et les nouveaux appareils seraient alors disponibles vers l'horizon 2025.  

Le mandat de Conseil fédéral adressé en automne 2010 et demandant au DDPS et au Département fédéral des finances de sonder d'ici à la fin 2011 les possibilités de financement d'un remplacement partiel des Tiger est maintenu.

 

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Photos : 1 F5-E  2 F/A-18C @ David Studer