08/07/2018

La Chine veut développer un nouveau chasseur embarqué !

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Pékin veut développer un nouveau chasseur embarqué pour remplacer ses actuels Shenyang  J-15 « Flying Shark », qui sont en proie à des problèmes de sécurité et mécaniques.

Selon un rapport du South China Morning Post, citant le lieutenant-général de l'armée de l'air chinoise Zhang Honghe, un "nouveau chasseur embarqué pour porte-avions destiné à remplacer le J-15" est en cours de développement.

Le rapport poursuit en ajoutant que le type les actuel J-15, soit une copie chinoise du Sukhoi Su-33, a été impliqué dans quatre accidents et souffre d'une série de problèmes mécaniques. La flotte entière a été immobilisée quatre mois.

Il y a eu des spéculations persistantes sur le fait que l'AVIC FC-31 en développement deviendrait un avion embarqué, mais le statut de l'avion n'est pas clair. L’avionneur AVIC a suggéré qu'un acheteur étranger est nécessaire pour faire avancer le développement du l’avion.

La Chine dispose d’un porte-avions Liaoning, développé à partir d'un ancien bâtiment soviétique de classe Kuznetsov, le Varyag. Le pays a récemment lancé un navire jumeau construit localement, désigné Type 001A. Les deux sont des transporteurs à décollage court  de type « STOBAR », ce qui limite les types d'avions qu'ils peuvent transporter et leurs charges utiles.

En juin, une image est apparue sur les médias sociaux chinois, provenant apparemment d'une réunion de hauts responsables de la construction navale, d'un nouveau design de porte-avions avec trois catapultes. Le futur navire serait de type CATOBAR semblable à ceux exploités par la marine américaine.

Shenyang J-15 «Flying Shark» :

Le Shenyang J-15 «Flying Shark» est un avion de chasse embarqué sur porte-avions, dérivé du Sukhoi 33. Bien que pendant un certain temps les rumeurs faisaient état d’un appareil semi-furtif, celui-ci est en fait une copie chinoise, mais dotée d’un équipement entièrement indigène. Pour développer le J-15, la Chine a acquis un modèle de SU-33 en 2001, auprès de l’Ukraine. A ce propos, il faut rappeler que la Russie avait refusé de vendre ce type d’appareil et l’épisode ukrainien avait profondément enragé Moscou à l’époque.
La Chine a activement cherché à acheter des SU-33 en provenance de Russie, à de nombreuses reprises, l’offre a été faite en mars 2009, mais les négociations se sont effondrées en 2006, après qu'il fut découvert que la Chine avait développé une version modifiée du Su-27SK désigné Shenyang J-11B, en violation des accords de propriété intellectuelle.

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Photos :Le J-15 en service à bord du Liaoning@ CCTV

03/07/2018

La Russie commande le premier lot de Sukhoi Su-57

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L'armée russe a signé le premier contrat d'achat d'Etat pour un premier lot portant sur 12 avions de combat de cinquième génération Sukhoi Su-57 PAK-FA, a annoncé le vice-ministre de la Défense, Alexeï Krivoruchko.

"Le premier contrat pour 12 avions a été convenu, et les livraisons dans le cadre de ce contrat commenceront sous peu", a-t-il déclaré aux journalistes lors d'un point de presse à Komsomolsk-sur-l'Amour.

Evolution des standards :

Le standard de ce premier lot n’est pas précisé pour l’instant et devrait être de type présérie. Ces premiers appareils seront fournit dans une version de base qui va évoluer au fur et à mesure des lots. Dans un premier temps, ces appareils vont permettre aux Forces russe d’apprivoiser le nouvel avion et de préparer l’arrivée en nombre des suivants.

Le Sukhoi Su-57 :

Susceptible de venir remplacer l’actuel Su-27, le nouvel avion dispose d’un nombre considérable de nouveauté avec notamment le mode « Supercroisière », l’adjonction de la fusion des données et une signature radar réduite.

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Le Su-57 est doté d’une centrale de navigation inertielle BINS-SP2M à gyrolasers qui permet de gérer automatiquement les informations de navigation  et ceci même si le réception GPS (Glonass) ne fonctionne plus. L’avion dispose de commandes de vol électriques et multiplexées avec un système mécanique en « back-up » permettant de ramener l’appareil à destination en cas de défaillance généralisée du système électrique. Un système de communication S111-N avec deux radios cryptées UHF/VHF, une liaison de données complète le tout.

Les moteurs actuelles du Su-57 Izd117 ne sont pas déffinitifs et représente une variante fortement modernisée de l’AL-31F équipant le Su-27 Flanker.  Le futur moteur qui est encore aux essais, l’Izd 30 permettra le mode de la Supercroisière avec un rapport poids puissance supérieur avec la poussée vectorielle.

On notera que le Su-57 dispose d’une extension mobiles le LEVCON (Leading Edge Vortex Controllers)qui vient se positionner devant l’aile et permet de combiner l’effet des plans canards avec celui des extensions des bords d’attaques. Ce système permet à l’avion moins sujet à des pertes de portances lors d’angles d’attaques élévés.

Le Sukhoi Su-57 dispose de cinq radars intégrés développés par NIIP Tikhomirov MIRES (MultifunctionIntegrated Radio-Electronic System) ce dernier est composé de deux ensembles de capteurs principaux: soit le radar AESA en bande X N036 dans le nez, deux radar AESA en bande X N036B placés à côté du cockpit en amont, deux radars AESA en bande L N036L placés sur les bords d’attaques. De fait, le Su-57 peut "voir"  sur une plage de 270° autour de l’appareil. Les performances précises des radars ne sont pas encore connues malgré tout les premiers chiffres parlent d’une capacité de détection montant jusqu’à 400 Km (donnée estimée) en air-air et en fonction de la taille de la cible avec la possibilité de détecter 62 cibles et d’en engager 16 simultanément en air-air tandis que le système peut assurer l’engagement de 4 cibles en air-sol simultanément.

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En ce qui concerne la guerre-électronique, l’avion dispose du système de contremesures L402, soit un ensemble de nombreux capteurs qui assure une protection spécifique.

En ce qui concerne l’armement, l’avion emporte une vaste gamme de missiles air-air : K-74M2, K-77M et IZD80. Pour l’air-sol : le Kh-38M, Kh-58USK, Kh-59MK2 et KAB-250 sans oublier le BrahMos. Un canon GDh-301 de 30mm vient compléter l’équipement.

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Photos : Su-57 @ Sukhoi et Cockpit & schéma @ Air& cosmos

 

 

02/07/2018

Singapour prépare le remplacement des F-16 !

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Singapour prépare activement le remplacement de sa flotte d’avions de combat Lockheed-Martin F-16 avec un nouveau type de chasseur. Le remplacement devrait commencer à partir de 2030, a déclaré le ministre de la Défense le Dr Ng.

S'adressant aux médias, le ministre de la Défense a déclaré que le remplacement des F-16 faisait partie d'un effort à long terme visant à équiper une nouvelle génération d’avions de combat les forces armées singapouriennes pour affûter sa force tout en faisant face à la contraintes financière.

Il est nécessaire de remplacer les avions de chasse, qui ont maintenant 30 ans, car ils devraient devenir obsolètes au-delà de 2030, a déclaré le Dr Ng.

Pour l’instant les différents concurrents ne sont pas encore annoncés, mais la bataille s’annonce rude au sein des avionneurs occidentaux.

 Photo : F-16 singapourien @ FAS

27/06/2018

Inde, le Tejas s’avère trop cher !

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New Dehli, l'introduction du premier avion de combat léger indigène de type HAL Tejas Mk1A au sein l'Indian Air Force (IAF) s’avère bien plus élevé que prévu. Ce constat enfin révélé semble avoir motivé les besoins de relance d’un avion de combat mono-réacteur et même d’une refonte du programme MMRCA.

Selon les premières informations disponibles, les 83 avions de combat Tejas Mark1A délivrés par  HAL pour venir équiper l’IAF en décembre dernier, ont un coût estimé à 68 millions de dollars par jet soit un prix défavorable avec des combattants étrangers plus modernes.

Selon l’estimation du gouvernement le Sukhoi russe plus moderne, qu'il est assemblé en Inde à Nashik est estimé à 67 millions de dollars sans armement ni équipement connexe. Les Russes peuvent même fournir l’avion pour un montant de 60 millions de dollars sans armement ni équipement connexe . Le Gripen E suédois a été offert pour 66 millions sans armement ni équipement connexe et le F-16 pour 55 millions sans armement ni équipement connexe , et tous deux devaient être fabriqués en Inde.

Préoccupé par le prix d'un avion de chasse indigène, le gouvernement indien a voulu promouvoir dans le cadre du programme « Make in India », diverses solutions qui doivent devenir abordable pour le pays.

Une fois que le comité aura soumis son rapport, le ministère formera un comité de négociations commerciales (CNC) pour faire baisser le prix du Tejas de  HAL, pour autant que cela puisse être réalisable avec les nombreux retards de mise au point de l’avion.  De fait, une signature pour un lot complet de Tejas n’est pas encore acquis.

Inquiétudes :

Selon des sources, le ministère de la Défense est également préoccupé par le retard dans la fourniture de l'ordre existant du premier lot de 40 avions de combat Tejas. Au cours des trois dernières années, seulement neuf avions de combat en mode de fonctionnement initial (IOC) ont été livrés contre une commande de 20. La commande de 20 Tejas en Final Operational Clearance (FOC) n'a même pas commencé, car le FOC n'a pas encore été atteint par l'avion. Le ministère a également accepté que la HAL fournisse huit avions d'entraînement sur 40, après que les 36 Tejas Mark1 aient été fournis.

On comprend un peu mieux les inquiétudes du programme Tejas et les besoins de l’IAF en constante augmentation. Il semble une fois de plus que l’urgence aura peut-être le dernier mot dans le choix d’une acquisition en grand nombre d’un nouvel avion de combat, reste à savoir lequel ou lesquels !

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Photos :Le HAL Tejas @ IAF

19/06/2018

Des Rafale Marine à Meiringen !

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Le Département de la Défense confirme que le demain quatre Rafale Marine se poseront sur la base aérienne de Meiringen. L’Armée suisse offre aux pilotes français, dans le cadre de leur formation au vol de navigation, la possibilité de s’entraîner à atterrir sur un terrain d’aviation étranger en milieu alpin.

Les vols de navigation avec escale à l’étranger font également partie de la formation standard des pilotes suisses. L’aérodrome militaire de Meiringen est considéré comme exigeant et est donc populaire auprès des forces aériennes étrangères pour ce type d’entraînement. Les jets français voleront de Landivisiau (F) vers la Suisse. 

Sur le plan juridique, cette escale se fonde sur l’accord entre le Conseil fédéral et le gouvernement de la République française relatif aux activités communes d’instruction et d’entraînement des forces armées françaises et suisses.

Photo : Rafale Marine @ H. Canola