18/10/2018

Manille préfère le Gripen au F-16 !

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Les Philippines ont désigné le Saab JAS-39 C/D Gripen comme le meilleur candidat pour répondre aux besoins de la modernisation de la Force aérienne du pays.  Le secrétaire à la Défense, Delfin Lorenzana, a déclaré que le chasseur suédois était la meilleure option en termes de prix et de capacité.

Le choix de l’avion suédois fait suite à une recherche approfondie en la matière. Lorenzana a également déclaré que les États-Unis avaient proposé de leurs côtés le Lockheed-Martin F-16, mais que cette solution avait été jugée d’un coût prohibitif d’une part et que le développement à long terme de l’avion n’était plus suffisamment garantit. Il semble également que le gouvernement philippins désire ne pas devoir trop dépendre des « USA » et que la voie d’un avion en provenance d’un pays neutre soit favorisée.

Remplacer les Northrop F-5 A/B :

Les Philippines sont entrés de plein pied dans la seconde phase de modernisation de leur aviation de combat. La première phase a consisté en l’achat de 12 Korea Aerospace Industries FA-50, qui ont tous été livrés pour venir remplacer les OV-10 « Bronco » pour l’appui au sol rapproché et de contre-insurrection.

Il s’agit maintenant de moderniser la capacité de d’interception et de combat aérien de haute intensité avec un avion multirôle. De plus, avec le retrait en 2004 des « bons vieux  F-5 » la police du ciel déjà fortement limitée, n’était plus au goût du jour. Hors, le truculent président « Rodrigo Duterte » avait promis que le pays deviendrait à terme pleinement autonome pour sa défense.

Reste maintenant à achever le choix avec l’entrée en discussion et la signature finale pour environ 10 à 12 avions. En effet, rien n’est encore fait, on se souvient de la Colombie qui avait choisi le Gripen E, mais faute de moyens financiers aviat finalement décidé de ne rien décider.

L’offre suédoise pour les Philippines : 

L’avionneur suédois Saab a offert à Manille le JAS-39 C/D  Gripen  avec au standard MS20 dotée du la version  Mk4 du radarPS-05 Ericsson avec et un nouveau « back-end » permet de renforcer les performances en matière de plage de fonctionnement et de détection. Une nouvelle architecture électronique est installée, pour faire face à l’évolution des menaces et de la guerre électronique à venir. L’avion dispose d’un GCA Ground Collision Avoidance System. Des nouveaux équipements de protection (CBRN) qui permettent un vol dans une zone contaminée. Diverses sécurités en matière de cyberguerre. Une amélioration des liaisons électroniques Link16 (OTAN) et Link TAU (liaison Gripen) ainsi que de la dernière version de la liaison au sol CAA/JTAC. Les fonctions de reconnaissance sont  étendues.

En matière d’armement le MS20 permet l’emploi des missiles air-air Raytheon AIM-120C7 « AMRAAM » et MBDA « Meteor. Pour l’attaque au sol, l’avion peut dorénavant porter le Saab RBS15 « Gungnir » multirôle, ainsi que les bombes SDB (Small Diameter Bombe) GBU-39, ainsi que les GBU-22 et GBU-10.

 

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Photos :JAS-39 C/D Gripen MS20 @ Saab

 

01/10/2018

Avion de combat : c’est reparti en Bulgarie !

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Sofia, le ministère bulgare de la Défense a annoncé ce lundi avoir reçu des offres pour 4 types d’avions en provenance de trois pays.

Retour en arrière politique :

En 2017 pourtant l’ancien gouvernement avait anoncé avoir choisi le JAS-39C/D Gripen de l’avionneur suédois Saab pour remplacer sa flotte de vieux MiG-29 datant de l'ère soviétique. Mais l’arrivée de l’opposition à bloqué les négociations. Ce dernier à relancé un appel d’offre, dont les premiers éléments de réponses viennent d’arriver.

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Situation du pays : 

La Bulgarie a lancé un important programme de modernisation de son armée, malgré les difficultés financières que le pays traverse. Le pays le plus pauvre de l'Union européenne est préoccupé par la crise en Crimée et d’une manière générale par la situation en Ukraine. La Bulgarie prévoit d'augmenter ses dépenses de défense à 2% du PIB d'ici 2024.

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Les réponses :

Les Etats-Unis, la Suède et l'Italie ont répondu à la demande de propositions de la Bulgarie concernant la fourniture de 16 avions de combat, a annoncé lundi le ministre de la Défense de la Bulgarie.

Ces réponses font suite au nouvel appel d’offre lancé cet été demandées à sept pays pour des avions neufs ou d’occasions en provenance des États-Unis, du Portugal, de la France, de l'Allemagne, d’Israël, de l'Italie et de la Suède. Au final, les USA proposent le Lockheed-Martin F-16 et le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet », l’Italie l’Eurofighter T1 d’occasion et la Suède des Gripen E.

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À l'issue de l'évaluation, un deuxième groupe de travail ainsi nommé par le premier ministre aura des entretiens avec les soumissionnaires pour améliorer les conditions des offres, selon le ministère.

La première étape du projet prévoit l'achat d'au moins huit avions avec la fourniture d'un soutien logistique intégré pour une période de trois ans, les services d'entraînement et de l'équipement de formation, ainsi que du matériel de soutien au sol.

 

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Photos : 1MiG-29 Bulgare @ FAB 2F-16 Viper@LM 3Super Hornet @ Boeing4Eurofighter T1 @ FaI 5Gripen E @ Saab

09/08/2018

Inde, le Rafale au cœur de la bataille politique !

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New Dehli, rien n’est simple en Inde et le feuilleton de l’acquisition de l’avion de combat Dassault Rafale se retrouve au milieu d’une bataille politicienne en vue des prochaines élections générales. En effet, l’accord signé de gouvernement à gouvernement en 2016, portant sur 36 avions Rafales attire l'attention du Parlement indien alors que les partis politiques de l'opposition se disputent le contrat qu'ils qualifient de "fraude et de corruption".

Les accusations portées contre l’accord de gouvernement à gouvernement comprennent un manque de transparence sur les détails et un coût qui serait beaucoup plus élevé que ce qui a été négocié début 2012. Cette année-là, le Rafale est devenu le vainqueur du programme d'avions de combat MMRCA. Les négociations par le congrès n'ont pas été poursuivies en raison de problèmes non résolus concernant le transfert de technologie et les compensations entre Dassault et Hindustan Aeronautics Ltd.

Pourtant les frais des appareils fournis par Dassault Aviation sont désormais inférieurs à ceux négociés il y a six ans, mais pour les politiciens indiens le problème vient des missiles. En effet, selon eux, les missiles Meteor et Scalp ainsi que l’adaptation aux spécifications nucléaires indiennes ont faits grimpé les prix. Cette différence est devenue, ces dernières semaines, un sujet de controverse en Inde.

De son côté, le chef des forces aériennes indiennes (IAF), le Général Birender Singh Dhanoa, a constamment défendu l'accord comme "n'étant ni trop cher ni controversé" et tient compte des adaptations voulues et négociées par l’Inde. En effet, L’Inde aura mis Paris et Dassault aviation au pied du mur pour obtenir une forte réduction du prix. La transaction s’élève à environ 7,87 milliards d'euros (8,6 milliards de francs suisses) pour 36 avions Rafale.

L'Inde a également négocié un accord de compensation de 50% et la livraison des Rafale dans les cinq ans. La phase de compensation commence une fois que le contrat a été signé et que les compensations doivent être honorées sur une base annuelle et doivent être achevées dans un délai de sept ans, selon les termes du contrat.

L'opposition a accusé la société privée Reliance Infrastructure, connue du Premier ministre, d'avoir été  choisie par le gouvernement indien pour être le partenaire compensateur de Dassault. "C'est l'OEM et non le gouvernement qui choisit le partenaire de compensation indien qui peut être une entreprise publique ou privée selon la politique d'approvisionnement de défense 2016", a déclaré un responsable de la défense indien pour justifier la décision.

De fait, il n’y pas de problème avec le contrat « Rafale » en Inde, mais l’enjeu politique est tel que celui-ci pourrait faire basculer le choix des urnes. Il n’est pas sûr pour l’instant qu’en cas de victoire de l’opposition un report du contrat puisse être possible. Mais du côté de l’IAF, on se montre inquiet, car un nouveau retard serait une véritable catastrophe pour la modernisation de celle-ci.

 

Photo :Rafale aux couleurs indiennes @ Dassault Aviation

16/07/2018

Pylônes suisses sur le Gripen E !

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Le programme de l’avion de combat Saab Gripen E continue de progresser. Le Gripen E de présérie 39-8 a effectué plusieurs vols réussis avec une série de pylônes de nouvelle génération, dont ceux produits en Suisse par RUAG aérostructures.

Depuis le premier vol du Gripen E (39-8) de présérie l'année dernière, une période d'essais de vol intensif a été menée avec succès. L'avion a montré tout au long de l'expansion de l'enveloppe prévue la performance et les comportements, la haute disponibilité et la fiabilité. Le Gripen  E a maintenant franchi une autre étape vers la livraison à la clientèle prévue l’année prochaine.

Les premiers vols avec des magasins externes ont été menés sur la mer Baltique au début de juillet. En plus de deux des missiles air-air IRIS-T, l'avion transportait cinq pylônes conçus et construits avec la société suisse RUAG aérostructures. Cette nouvelle génération de pylônes s’avère à la fois plus résistante et plus légère que les anciennes et offre également une diminution de la résistance à l’air contribuant à une économie de carburant.

Les pylônes de Gripen E produit en Suisse permettent l’emport de réservoirs auxiliaires de carburant, de nacelles de surveillances et de ciblage ainsi que des diverses armes guidées qui peuvent être fixées sous l'avion. Huit pylônes sont fournis par avion. Ces composants technologiquement sophistiqués comprennent à la fois l’électronique ainsi que des systèmes mécaniques et doivent répondre aux exigences les plus élevées en ce qui concerne l'aérodynamique et la capacité de charge.

« Je suis heureux de suivre le succès continu du programme E Gripen, RUAG Aérostructures est fier du partenariat large et à long terme avec Saab », explique Dirk Prehn, CEO de RUAG aérostructures et soulignant l'importance de la relation d'affaires entre RUAG et SAAB. « En tant que fournisseur majeur dans le programme Gripen, responsable de la conception et la fabrication des pylônes et d' autres composants, nous contribuons à la performance supérieure du combattant, répondant à toutes les exigences en matière de sécurité, de  performance, de coût du cycle de vie et de la qualité », conclut Dirk Prehn.

Le développement de ces pylônes fait partie d’un contrat signé entre l’avionneur suédois Saab et RUAG avant le vote populaire. Celui-ci a été maintenu malgré le résultat obtenu.

On rappellera, que RUAG avait également conçu de nouveaux pylônes plus efficaces qui équipent aujourd’hui les Boeing F/A-18C/D « Hornet » suisses et de l’US Navy.

Photo : Gripen E de présérie doté des pylônes de RUAG Aerostructures.

10/07/2018

L’Eurofighter doté du Meteor et Storm Shadow !

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La Royal Air Force (RAF) a reçu ses premiers avions de combat Eurofighter  « Typhoon II » à être équipé pour le montage des armes du projet « Centurion », a confirmé BAE Systems. Un haut responsable du programme a déclaré que les premiers « Typhoon II » modifiés pour porter le missile air-air de la gamme « Meteor » de BMDA (BVRAAM) et du missile de croisière MBDA « Storm Shadow ».

Il y a 26 avions au sein de la première phase de la norme « Project Centurion », et les pilotes commenceront à s'entraîner dans quelques semaines", a déclaré Andy Flynn, directeur de la livraison d'Eurofighter, ajoutant: "Nous devons maintenant passer par le processus d'approbation, ce qui devrait être terminé d'ici la fin de l'année. "

La configuration du projet Centurion est destinée à combiner la bombe guidée de précision Raytheon Paveway IV déjà livrée avec les missiles « Storm Shadow », « Meteor » et « Brimstone » sur le Typhoon FGR4. L’avion devra prochainement venir remplacer le Panavia Tornado GR4 au début de l'année 2019.

Les avions de première phase qui sont livrés ont été équipés de la mise à niveau Typhoon Phase 2 Enhancement (P2E) qui comprend le « Meteor » et le « Storm Shadow ». La phase 2 du projet Centurion couvre la mise à niveau de la phase 3 du Typhoon Enhancement (P3E) avec l’arrivée du  « Brimstone ». Les essais sont maintenant en cours, la configuration finale du projet « Centurion » devrait être prête pour la fin de 2018.

Les appareils concernés font partie de la Tranche 1 (51), la Tranche 2 (67)  et environ 10  appareils de la Tranche 3. A noter que 24 Eurofighter de la tranche 1 qui doivent être retenus serviront uniquement à la défense aérienne et ne recevront pas la mise à niveau du projet Centurion.

Environ 65 à 75 sorties devraient être enregistrées avant qu'une phase d'évaluation opérationnelle ne commence à au sein de la base aérienne de la RAF de Coningsby dans le Lincolnshire le 10 août prochain. Cela comprendra également des essais de tir complets avec l'arme de précision.

D'autres améliorations incluent des mises à jour de l'interface homme / machine du "Typhoon", avec notamment le système de visée monté sur un casque Striker fourni par BAE.

Le Storm Shadow : 

Le SCALP (acronyme de « Système de croisière conventionnel autonome à longue portée »), anciennement « Arme de précision tirée à grande distance », est un missile développé fin 1994 MBDA. La version britannique est baptisée «Storm Shadow». Cette arme est conçue pour frapper l'ennemi dans son territoire profond, quelle que soit la défense aérienne grâce à sa furtivité qui le rend indétectable, y compris par les avions radars. 

Le MBDA Brimstone : 

Le missile Brimstone air-sol britannique fabriqué par MBDA sur commande de la Royal Air Force. Il est équipé d'un guidage laser et d'un radar millimétrique, ceci afin de le rendre plus efficace contre des cibles mobiles. 

Le missile Meteor : 

Le Meteor est prioritairement réservé aux missions d'interception à grande distance, au-delà de la portée optique (BVR) de tout type d'aéronefs. Son utilisation est privilégiée pour les cibles de haute valeur telles que l'attaque à plus de 100 km d'avions radar ou de ravitailleurs.

Ce missile va permettre d’assurer une efficacité de destruction à des distances aujourd'hui encore importantes, de l'ordre de 50 Nm (entre la cible et l'avion tireur au moment de l'impact). 

A cette fin, le système d'arme comporte :

Un radar de bord qui fournit des informations précises sur la cible avant le départ du missile, et une liaison de données de type Link16 assurant les mêmes fonctions en retransmettant vers l'avion tireur les informations d'un capteur porté par un autre aéronef.

  • Des systèmes d'identification des cibles à des distances compatibles avec la portée du missile.
  • Une manœuvrabilité suffisante du missile dans toutes les phases de vol, pour toutes les distances de tir, qui doit lui assurer une grande probabilité de destruction des cibles. 

La propulsion de ce missile est également un défi technologique du fait du concept retenu : celui d'un statoréacteur. Ce statoréacteur à propergol solide et à poussée régulée (Throttleable Ducted Rocket ou TDR) dans sa phase de croisière comporte un accélérateur à poudre intégré dans la chambre de combustion, ce qui permet de donner une impulsion initiale suffisante pour atteindre une vitesse compatible avec le fonctionnement du statoréacteur.

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Photos : 1Eurofighter au standard FGR4 Typhoon avec Storm Shadow @ Airbus DS