03/02/2019

Choisir un avion de combat, c’est définir une ligne stratégique !

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Le choix d’un avion de combat n’est en rien une mince affaire. Un programme d’acquisition peut s’étendre sur plusieurs années, être retardé mainte fois pour plusieurs raisons (politique, financière) avant de pouvoir enfin toucher son but. Le choix lui-même peut être motivé par plusieurs éléments comme les coûts  à l’achat et à l’heure de vol, les considérations politiques du moment, d’un éventuel embargo pour certains pays et de l’intérêt des compensations industrielles (offsets) si celles-ci font partie du contrat. Autrement dit le choix d’un système d’arme complexe comme avion de combat requière pleinement d’une ligne stratégique définie à l’avance par le pays acheteur.

Le cas belge :

Preuve en est le choix en début de semaine du Lockheed-Martin F-35A « Lightning II » par la Belgique pour venir remplacer la flotte actuelle de F-16 du même avionneur. Un choix qui fait grincer les dents des pays européens producteurs d’avions. Comment Bruxelles, ce cœur de l’Union Européenne peut-il une nouvelle fois tourner le dos à un élément de la défense européenne pour ouvrir ses bras aux Etats-Unis ? Pour beaucoup dans les capitales européennes, il s’agit-là d’une trahison.

Les belges sont-ils des traîtres pour autant ?

Le cas belge n’est pas une exception et démontre qu’une fois de plus il n’y a pas de « culture militaire pro-européenne ». Les intérêts de chacun en matière de défense prennent le pas sur les considérations d’une défense européenne unique.  Dans le cas de la Belgique, on connaissait depuis le début de la compétition que certains signes prédestinaient une décision en faveur du F-35. En effet, le choix belge est motivé, depuis le début par le choix d'emporter la bombe nucléaire américaine B61. En choisissant le F-35, la Belgique garde ainsi ses prérogatives déjà obtenues avec le F-16. Certes, la B61 est sous contrôle de l’US Air Force et les belges se retrouvent sous les ordres de ceux-ci. Mais, il semble bien que Bruxelles y trouve son compte, notamment au sein de l’Alliance Atlantique.Et puis, il y a une raison complémentaire dans le choix belge, elle concerne la possibilité de travailler directement avec la force aérienne néerlandaise qui a également choisi le F-35. Sachant que l’aviation militaire belge est aux mains des flamands, un rapprochement avec le voisin est particulièrement avantageux en terme de formation et de partage des armements par exemple. Pour le reste de ses acquisitions la Belgique achète européen comme des véhicules blindés du franco-allemand Nexter-Reinmetall.

L’exemple du Qatar :

Dans un tout autre ordre d’idée, mais pour bien comprendre les intérêts qui peuvent motiver un ou plusieurs choix en matière d’équipement militaire et à plus forte raison en matière d’avions prenons celui du Qatar. Ce petit pays est actuellement très controversé et se retrouve isolé du point de vue diplomatique face à l’Arabie Saoudite qui l’accuse de soutenir le terrorisme. En arrière plan le soutien du Qatar à l’Iran a fortement déplus aux Emirats voisins. Mais derrière la guerre des frères ennemis du wahhabisme, c’est l’avenir économique de la région qui se joue.

Pour adoucir son image, le pays à lancer un vaste programme d’acquisition d’équipement militaire de plus de 100 milliards de dollars avec l’achat non pas d’un type d’avion, mais de trois ! Le pays a lancé un programme d’achat portant sur :

Une première commande de 24 avions de combat Rafale de Dassault Aviation en 2015 avec un ajout de 12 appareils en 2017 pour un total de 7,4 milliards d’euros.

En 2016, c’est l’achat de 36 Boeing F-15E « Strike Eagle » pour 4,7 milliards de dollars avec la possibilité d’en obtenir sur étagère 72.

Et pour terminer en 2017, c’est une commande portant sur 24 avions de combat Airbus DS Eurofighter T3 pour un prix non communiqué, mais qui se chiffre en milliards d’euros sans compter les options d’avions supplémentaires.

Sans parler des autres équipements, le pays tente ici de renforcer son image et de se montrer comme un allié des puissances Occidentales.

La stratégie du choix

Europe ou pays du Moyent-Orient, Asie-Pacifique, les choix des gouvernements en matière d’équipement militaire de pointe s’expliquent avant tout par les facteurs politiques et industrielles avec comme objectif une base industrielle nationale pour certain capable de produire du matériel comme un avion de combat ou pour d’autre de venir participer en tant que sous-traitant par exemple. Pourvoir fabriquer en  sous-traitance un avion de combat peut permettre à terme d’obtenir une certaine autonomie (L’Inde par exemple). Mais tout cela est intimement lié au tissu industriel du pays.

Un gouvernement choisira l’avion national : c’est le cas de la France et de la Suède. Pour autant l’Angleterre et l’Italie qui produise au sein du consortium Airbus DS l’Eurofighter se sont également tournés en direction du F-35. Les anglais pour remplacer les BAe Sea Harrier et les italiens pour devenir la plateforme de production et de maintenance unique du F-35 en Europe.

Le facteur industriel joue également un rôle pour les États dénués d’industrie nationale : la question sera alors davantage celle du prix des appareils et des compensations qu’un gouvernement recevra d’une entreprise en contrepartie du contrat (offset). En ce sens, la question des négociations autour du prix et des avantages pour les industries nationales existe également pour ces pays.

Pour comprendre un choix de l’avion X, il est important de comprendre le rôle des facteurs industriels et stratégiques dans les choix des gouvernements en matière d’avions de combat. Chaque pays fait face à des pressions adaptatives liées au coût important et croissant des avions de combat, les élites stratégiques de certains pays sont portées soit vers une solution américaine (le plus souvent) soit vers une solution à bas prix alors qu’ailleurs, comme en France, des acteurs industriels s’opposent à leur propre marginalisation. Dans les deux cas, certains acteurs au sommet de l’État exercent un veto qui rend impensable l’achat d’un avion « européen ». Sur le plan industriel, on observe une capture de la décision par les entreprises nationales qui, soit indépendantes soit enrôlées par Lockheed-Martin, réussissent à vendre leur produit à un prix qui échappe aux prévisions budgétaires initiales. De fait, une décision nationale ne s’inscrit pas forcément pas dans une dynamique européenne. C’est le cas en Belgique, Norvège et Danemark, soit des pays ayant optés pour le F-35, mais reflètent plutôt la superposition de logiques nationales, européennes et transatlantiques.

Et la Suisse  :

Le projet de modernisation des Forces Aériennes « Air2030 » qui prévoit le remplacement des types d’avions de combat Northrop F-5 E/F et Boeing F/A-18 C/D, ainsi que les systèmes de défense sol-air missiles BAe Rapier et canons Oerlikon de 35mm pour un montant maximum de 8 milliards n’échappe pas à la règle.

La politique d’armement constitue ainsi aussi la base des affaires compensatoires liées aux acquisitions de biens d’armement à l’étranger. Le Conseil fédéral a décidé que le 100% du prix d’achat devait en principe être compensé en Suisse. Les décisions prises jusqu’ici par le Conseil fédéral dans le cadre du projet d’acquisition du prochain avion de combat et d’un nouveau système de défense sol-air s’inscrivent dans cette ligne. Le Conseil fédéral est convaincu que les affaires compensatoires permettent aux entreprises suisses d’accéder à un savoir-faire et aux marchés pertinents. Afin de garantir la transparence autant que possible, ces affaires compensatoires seront répertoriées dans un registre consultable par le public.

Autrement dit, nous aurons une limitation de choix principalement due au montant total qui nous impose un nombre d’équipement limité et certainement pas les plus onéreux. Par contre, la provenance des futures systèmes aura un double impact. D’une part, il aura une influence sur les partenariats en matière d’entraînement de nos soldats en Europe et/ou aux USA voir Israël et le second concernera les rapports industriels et le développment du marché pour notre industrie civiles. En effet, la résultante du choix ne sera pas la même, si nous choississons le tout européen ou américain ou bien, si nous optons pour un mixte USA/Europe/Israël. Dernier point, choisirons-nous un aéronef certifié biofuel ? Là encore, le choix aura une raison stratégique.

 Photo: Gérard Famerée

 

 

02/02/2019

L’US Navy a retiré ses Hornet de la première ligne !

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L’US Navy a retiré du service du service le dernier escadron doté d’avions de combat Boeing F/A-18 C/D « Hornet ». La Marine organise une cérémonie spéciale pour commémorer cet ultime départ.

Le Boeing F/A-18C/D « Hornet » quitte la flotte en service actif. Ce dernier escadron, la VFA34 "Blue Blasters"  avait terminé sont dernier déploiement opérationnel en avril 2018 à bord du porte-avions USS Carl Vinson. Puis, l’escadon a continuer d’opérer depuis la base navale d’Oceana, en Virginie.

L’escadron est maintenant entré en transformation sur le « Super Hornet ». Les derniers escadrons en service actif opérant sur F/A-18C/D, soit les  VFA-34, -37 et -83 affectés à la flotte de l'Atlantique ont tous été convertis sur le F/A-18E/F « Super Hornet ».


Le Hornet encore en service :

Pour autant ce retrait ne signifie pas une mise à la retraite du standard C/D du Hornet. En effet, l’avion va continuer de voler au sein des unité de réserve navales principalement en tant qu’appareil d’entraînement au combat aérien. Puis, la retraite débutera progressivement dès 2023 pour s’achever en 2030.

Les Boeing F/A-18 C/D  « Hornet » ont équipé 26 escadrons de la flotte dans la marine et 17 dans le corps des marines.

Le Corps des Marines va continuer à piloter le F/A-18C/D jusqu'à ce qu'il soit remplacé par le F-35B au moins jusqu’en 2030.

A l’étranger aussi les heures du Hornet sont comptées : 

En Australie le Hornet  est remplacer par le « Super Hornet » et le F-35. Au Canada, l’avion est prolongé tant qu’une solution n’est pas engagée pour sont remplacement à cours terme. L’Espagne devrait annoncé l’achat d’Eurofighter T3 pour le remplacer. La Finlande et la Suisse ont lancé des concours pour trouver un remplaçant.

On trouve encore des « Hornet » au Koweït, qui seront remplacés prochainement par le « Super Hornet ». La Malaisie exploite huit avions biplace F/A-18D pour encore quelques années.

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Photos : F/A-18 C Hornet de la VFA Blue Blasters@ Bill Havel

01/02/2019

L’Allemagne n’achètera pas le F-35 !

 

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L'Allemagne n’achètera pas l’avion de combat Lockheed-Martin F-35 pour venir remplacer la flotte actuelle de Panavia Tornado, selon des sources du ministère de la Défense. Le gouvernement allemand ne veut pas jeter de l’huile sur le feu avec le futur programme européen d’une part et de l’autre, il veut tenir ses engagements vis-à-vis du programme Eurofighter qui a besoin de soutien. Cependant, les ennuis de développement du F-35 y sont probablement aussi pour quelques choses, les critiques n’ont cessé de prendre de l’ampleur en Allemagne, ces derniers mois.

Trois possibilités :

Trois options semblent donc possibles pour le choix du nouvel avion avec l’Eurofighter et le Super Hornet/Growler qui restent en course :

  • L’achat unique d’Eurofighter T3
  • L’achat mixte d’Eurofighter et d’une flotte plus petite de Super Hornet ou mieux la version de guerre-électronique Growler.
  • Et finalement une dernière option moins privilégiée avec l’achat de Super Hornet avec ou sans le Growler.
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Le ministère prendra une décision finale après avoir reçu des informations détaillées de Boeing et d'Airbus. Une question reste également ouverte en ce qui concerne l’emport d’armes nucléaires américaines pour satisfaire aux obligations de l'Allemagne vis-à-vis de l'OTAN.

Pour l’instant aucun calendrier de décision n’a été donné, mais le processus pourrait prendre du temps, car le gouvernement américain devra certifier les deux avions à réaction pour transporter les armes nucléaires.

Pour la petite histoire, il s’agit du second pays après Taïwan qui décide de pas opter pour le F-35.

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Photos : 1 Tornado allemand 2 Eurofighter @ Luftwaffe 3 Super Hornet @ USN

25/01/2019

Cinq avionneurs ont répondu à demande suisse !

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Le Départment de la défense annonce ce vendredi que cinq candidats ont transmis à armasuisse leurs offres relatives aux prochains avions de combat. Les offres portent sur les avions suivants: Eurofighter d’Airbus DS, F/A-18 Super Hornet de Boeing, Rafale pour Dassault, F-35A de Lockheed-Martin et le Gripen E de Saab.

Coup d’envoi de la phase d’analyse et d’essais :

La soumission de ces premières offres marque le début de la phase d’analyse et d’essais. De février à mars 2019, les spécialistes d’armasuisse et des Forces aériennes procéderont aux essais des avions dans les simulateurs correspondants. Ces activités auront lieu chez les candidats et se dérouleront parallèlement aux audits de support produit. Au cours de ces audits, les forces aériennes des pays de fabrication présenteront l’exploitation et la maintenance des avions ainsi que le déroulement de la formation. Ils seront suivis par l’analyse des réponses au questionnaire que les fabricants devaient remplir dans leurs premières offres. Parallèlement, entre avril et juillet 2019, les avions de combat seront soumis à des essais en vol et au sol à Payerne.

Étapes suivantes du projet Prochain avion de combat :

Pour chaque candidat, armasuisse, en coopération avec l’État-major de l’armée, les Forces aériennes, la Base logistique de l’armée et la Base d’aide au commandement, rassemblera dans des rapports spécialisés les connaissances tirées de la phase d’analyse et d’essais. Ces rapports spécialisés constitueront la base de la comparaison systématique et complète entre les candidats qui sera réalisée au deuxième semestre 2020. Ils serviront aussi à déterminer pour chaque modèle d’avion la taille nécessaire de la flotte. 

Sur cette base, conformément au calendrier actuel, armasuisse élaborera un deuxième appel d’offres qui sera transmis aux candidats. À partir des connaissances acquises avec la deuxième offre, armasuisse comparera les candidats entre eux sur la base des rapports spécialisés et déterminera l’utilité globale pour chaque candidat. Le rapport d’évaluation mettant en parallèle l’utilité globale avec les coûts d’acquisition et d’utilisation pour une période de 30 ans sera alors élaboré. Le Conseil fédéral décidera du modèle retenu. (Source DDPS)

Quelques détails  de la procédure :

Pour garantir un travail impartial, armasuisse à mis en place un système compartimenté. Les détails sont strictement séparés des prix.  Ainsi, les groupes d’experts du département de la Défense qui évaluent les aspects techniques des aéronefs ne connaissent pas les coûts et ne peuvent être influencés. A l’inverse, le groupe d’évaluations des coûts ne connaîtra pas les aspects techniques. Cette manière de faire évitera toute collusion.

Lors de la remise de la première offre, chaque avionneur disposait d’un jour pour sa présentation. C’est seulement après que tous les candidats ont pu apporter leur dossier ,que ceux-ci sont ouverts pour débuter les études.

Chacune des équipes d’experts n’aura accès qu’a ce qui la concerne. Le groupe de maintenance ne disposera que de questions relative à ce domaine, comme celui de l’armement et ainsi de suite.

Des questions en nombres :

Les avionneurs ont du répondre à pas moins de près de 700 questions qui doivent refléter l’ensemble des domaines de l’avion qu'ils proposent, mais également de l’évolution des standards disponibles pour 2025. Mais chaque avionneur devra ensuite répondre aux questions additionnelles qui ne manqueront pas d’apparaître lors des essais.

Nous aurons donc l'occasion de décortiquer chaque phase à venir avec intérêt et ceci d'autant plus que pour la première fois, si tout se déroule comme prévu, le F-35 sera testé grandeur réelle avec ses concurrents. Du jamais vu !

Photo montage : Gérard Famerée

11/01/2019

Le premier Rafale F3-R pour la Marine !

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Le commandant de la base aérienne navale de Landivisiau a officiellement réceptionné le premier Rafale standard F3-R. Converti par le détachement des ateliers aéronautiques de l’AIA Bretagne, le Rafale Marine n°30 a été livré au groupe de soutien technique aérospatial pour être préparé et remis au détachement de chasse de l’escadron CEPA / 10S.

L'avion mis à niveau a effectué son premier vol depuis la base aérienne de Landivisiau le 17 décembre 2018 à 16 h 15. Il sera initialement utilisé par CEPA / 10, qui réalisera un certain nombre d'essais qui, en cas de succès, permettront au commandement de Naval Aviation de déclarer la mise en service opérationnelle de la norme Rafale F3-R, qui sera initialement exploitée par Flotille 11F (11ème escadron aéronaval), la première unité à exploiter le nouveau standard de l’avion.

 Le Rafale F-3R :

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La nouvelle norme Rafale F3-R apporte de nouvelles capacités dans les domaines du renseignement, de la communication, du combat et du commandement. Si l'intégration du missile à longue portée Meteor et du pod de désignation laser « Talios » de nouvelle génération sont des innovations majeures, d'autres développements (principalement logiciels) dans les systèmes embarqués permettent à l'avion d'évoluer.

La norme F3-R comprend également l’installation d’un système anticollision automatique au sol (AGCAS) et diverses améliorations apportées au radar RBE2, au système de guerre électronique Spectra, à la nacelle Reco NG et au système de navigation par inertie.

Avec la norme F3-R, le Rafale Marine sera également équipé d’une nacelle de ravitaillement en vol de nouvelle génération. Le F-3R peut notamment utiliser les armements suivants :bombes guidées laser GBU-12/24 et bombes guidées Hammer, la capacités de  frappes dans la profondeur avec missiles de croisière Scalp, attaque en mer mer avec missile Exocet AM39 BlockII. La reconnaissance tactique et stratégique en temps réel avec nacelle Areos  et le ravitaillement en vol d'un Rafale à un autre de type « buddy-buddy ». Sans oublier la dissuasion nucléaire avec missile ASMP-A. 

Infos techniques : DefenseAero

Photos : 1 La flotille 11F 2 La remise du Rafale F-3R @ Dassault aviation