15/02/2018

Mise hors service partielle des derniers F-5 Tiger !

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Pour compléter le programme d’armement, des économies sont également prévues notamment en ce qui concerne les derniers avions de combat Northrop F-5 E/F « Tiger II » encore en service.

Le F-5 n’est plus adapté :

27 des 53 F-5 « Tiger II » de l’Armée suisse doivent être mis hors service. Bien qu’ils puissent décoller et atterrir dans l’obscurité et par mauvais temps, la faiblesse de leur radar et leur armement leur permettent de mener à bien des missions de sauvegarde de la souveraineté sur l’espace aérien uniquement de jour et par bonne visibilité. Ces avions ne peuvent donc être engagés que de façon limitée pour le service de police aérienne et sont désormais inutilisables dans la défense aérienne. En effet, ils n’auraient aucune chance face à un adversaire doté de moyens modernes.

Deux autres variantes, l’une prévoyant de prolonger la durée d’utilisation des F‑5  et l’autre d’augmenter leur valeur combative, ont été examinées. Une étude de faisabilité portant sur la mise à niveau des F-5 a été réalisée en 2011 sur mandat du chef du DDPS. Une offre a ensuite été soumise par un consortium industriel composé de RUAG Aviation en sa qualité de centre de compétences pour le matériel et de la société Northrop Grumman Coporation en sa qualité de constructeur d’origine des F-5. Cette offre se basait sur un programme de mise à niveau des F-5  vendu par l’entreprise israélienne Elbit Systems Ltd. aux forces aériennes brésiliennes et adapté aux besoins spécifiques des Forces aériennes suisses. Si les deux variantes examinées étaient envisageables techniquement, les appareils modernisés n’auraient tout de même pas pu concurrencer les avions de combat modernes en termes de qualité. Par ailleurs, les coûts de développement, d’acquisition et de transformation qui s’élèvent à 950 millions ou à 1250 millions de francs selon la variante  auraient été disproportionnés par rapport à l’utilité militaire, raison pour laquelle les deux variantes ont été écartées.

Une situation connue :

La flotte d’avions de combat F-5 est fatiguée, depuis les années 2000, celle-ci et régulièrement réduite, car des aéronefs présentent des fissures importantes qui sont le fait de l’utilisation des aéronefs. Le non remplacement des derniers F-5 via le vote sur le « fond Gripen » et l’augmentation des vols de la flotte de « Hornet » rend la situation chaque mois plus critique pour les Forces aériennes. Le besoin en nouveaux avions de combat est devenu une urgence, n’en déplaise à quelques naïfs.

 

Photo : F-5 E à Payerne @ P.Kümmerling

 

 

22/01/2018

Le Myanmar opte pour le Sukhoi Su-30 !

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La Russie va vendre six avions de combat SU-30 « Flanker » au Myanmar, (ex-Birmanie) a rapporté lundi l'agence de presse RIA, citant le ministère russe de la Défense. Le Myanmar est également intéressé par l'achat d'autres matériels militaires russes pour ses forces terrestres et navales, a rapporté RIA.

Avec cette nouvelle acquisition bien que limitée pour l’instant et l’arrivée des premiers JF-17 « Thunder », la Force aérienne du Myanmar a débuter sa mutation.

Des Sukhoi Su-30Mk ?

On sait pas pour l’instant quelle version est vendue au Myanmar. On peut cependant penser que la version export de base, soit le Sukhoi SU-30MK est concernée. Cette version bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’appareil est doté d’une avionique améliorée, d’un radar AESA de type Phazotron Zhuk-MA plus puissant, capable d’engager plus de quatre cibles simultanément et ceci également vers l’arrière. L’avion dispose une certaine capacité en matière de furtivité et ceci grâce à une diminution de la signature radar. L’autre nouveauté concerne l’adaptation des missiles indien BrahMos et KH-59M Ovod-M. L’avionique dispose d’un mode carte numérique avec une capacité de guidage longue portée TV. 

L’appareil est doté de la version des moteurs AL-31FP de Saturn corporation, dont la durée d’entretien est montée à 2000 heures en lieu et place des 1000 sur les versions plus anciennes. Un nouveau logiciel de contrôle de la poussée vectorielle (TVC) permet une meilleure sécurisation en cas de manœuvre  extrême.

 

Photo : Su-30Mk @ Sergy

18/01/2018

L'Indonésie prépare l'achat du Su-35 Flanker-* !

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Jakarta travaille à la finalisation de sa commande portant sur 11 avions de combat Sukhoi Su-35 « Flanker-E ». La signature du contrat devrait intervenir d’ici quelques mois. Le contrat est estimé à 1,14 milliard de dollars, avec une composante majeure de l'accord impliquant des produits agricoles.

Rappel :

Le ministère indonésien de la Défense (MoD) a choisi le Sukhoi Su-35 «Flanker-E » pour remplacer les actuels Northrop F-5E Tiger II de la Force aérienne. Ce programme représente la première commande à l'exportation du Su-35 russe. A l’origine, Jakarta avait exprimé son intérêt pour 16 Su-35, mais cette exigence a été réduite faute de moyens financiers suffisants.

Le Sukhoi Su.35 :

Le Su-35 est un appareil de la génération 4++.  Les caractéristiques de l'avion comprennent une nouvelle avionique numérique avec fusion des données, un nouveau réseau d'antennes radar progressive avec une longue portée de détection et de cibles aériennes. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques, dispositifs de commutation et de l'information. Le pilote dispose de deux écrans MFI affichage multi-fonctions de 9x12 pouces et une résolution de 1400x1050 pixels.

Le noyau du Su-35 dispose de deux doubles radars en bande X en réseau, à antennes progressives Irbis-E, soit un N-12 à l’avant et un N-011 dans la queue arrière. A l’avant le N-12 est monté sur une unité de commande hydraulique à deux étapes (en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scanne par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60°. L'unité d'entraînement en deux étapes électro-hydraulique tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes jusqu’à une portée maximale de 400 km. Le tout avec une nouvelle génération d'optique frontale.

La durée de vie de la cellule est de 6’000 heures de vol, soit un cycle de vie de 30 années d'exploitation. La durée de vie assignée des moteurs AL-117S dérivé de l’AL-31F avec poussée vectorielle est de 4’000 heures.

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Photos : Su-35 « Flanker-E » @ Sukhoi

13/01/2018

Suisse, nouvelle année, nouveau chef des Forces aériennes !

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La nouvelle année est importante pour l’armée suisse. En effet, avec le mois janvier sonne la mise ne place de la réforme DEVA. Soit une nouvelle donne dans laquelle l’armée doit s’orienter vers l’avenir en tablant sur la modernité et la flexibilité. Des améliorations notables de la disponibilité, de la formation des cadres et de l’équipement, ainsi qu’un ancrage régional renforcé qui constituent les quatre points principaux de cette réforme.

Nouveaux chef pour l’aviation :

Le Ministre de la Défense Guy Parmelin à nommé au 1er janvier le divisionnaire Bernhard Müller chef des Forces aériennes. Celui-ci officiait jusqu’ici en tant que numéro deux des Forces aériennes. De son côté Aldo Schellenberg devient le chef des Opérations.

En choisissant le divisionnaire Bernhard « Beni » Müller notre ministre joue sur plans. D’une part, il place un suisse-allemand à un poste clef, alors qu’outre Sarine, on lui reproche de positionner un « peu trop » d'officiers romands. Mais le plus important vient du fait que les Forces aériennes retrouvent un chef issus de l’aviation et non de la défense aérienne. Une situation qui aura une extrême importance avec le choix d’un nouvel avion de combat prochainement.

Un homme de terrain :

Bernhard Müller est originaire du canton d’Argovie. Notre nouveau commandant n’est pas très connu en suisse-romande, pour avoir eu l’occasion de m’entretenir avec lui à Emmen en 2014, j’ai fait la connaissance d’un homme particulièrement carré, très professionnel qui n’aime visiblement pas les soirées mondaines. Homme de terrain, Bernhard « Beni » Müller est pilote d’hélicoptère de carrière. Il a contribué à l’entrée en service des Super Puma en tant qu’instructeur. Son expérience de pilote militaire semble rassurer les membres des Forces aériennes. Car l’homme aura fort à faire, tant dans le dossier du futur avion de combat, mais également sur le mise en place du futur système de défense sol-air, qui devra fonctionner en binôme avec le nouvel avion.

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Photos : Div. Bernhard « Beni » Müller & EC635 @ DDPS

 

04/01/2018

Début de production pour les Eurofighter koweïtiens !

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La future flotte d’Eurofighter du Koweït est en cour de production avec les premières grandes pièces actuellement produites par les sociétés partenaires du consortium Airbus Eurofighter. 

"Les activités de production ont commencé, afin de se conformer au contrat et aux attentes des clients", indique le consortium Eurofighter. Le Koweït a signé pour 28 avions de combat, dont six biplaces.

Selon Leonardo les activités de production sont en bonne voie et "dans certains cas, en avance sur le calendrier". Cela inclut le travail actuel sur le revêtement des ailes, tandis que "le premier fuselage de la section arrière va commencer la phase d'assemblage au début de 2018. Du côté du Koweït, les travaux d’adaptation de l’infrastructure d’aérodrome ont débuté en août 2017.

L’Eurofighter Typhoon T3 du Koweît :

Les Eurofighter koweïtiens seront au standard T3 dont l’architecture repose autour du nouveau radar à balayage électronique actif Captor-E du consortium Euroradar offrant un champ de vision de 200 degrés, du pod de ciblage Lockheed Martin « Sniper » et d'armes à guidage de précision, notamment le missile air-sol « Brimstone II » de MBDA et le missile de croisière « Storm Shadow ». L’avion emportera également ls bombes à guidage laser GBU-12. Par ailleurs, la Force aérienne koweitienne a opté pour le missile air-air courte portée Diehl BGT Iris-T et le missile à longue portée Meteor de MBDA. La livraison de l'avion commencera en 2020 et sera achevée en 2023, faisant du Koweït le huitième client de l'avion.

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L’Eurofighter dans le Golfe :

Ce succès au Koweït est une confirmation supplémentaire du rôle croissant joué par Consortium Aribus dans la région du Golfe. Le dernier contrat signé est celui signé par le Qatar pour 24 « Typhoon ». En outre, les livraisons des 72 unités commandées par l'Arabie Saoudite ont été achevées en 2017.

Eurofighter T3 : 

L’Eurofighter T3 (F3) dispose du radar AESA E-CAPTOR. L’arrivée du E-CAPTOR permet grâce à son antenne AESA d’effectuer des tâches multiples simultanément. Le nouveau radar conserve les principales caractéristiques de l'architecture du radar ECR-90 CAPTOR actuel, mais, il est  doté d’une antenne AESA en lieu et place de l’actuelle antenne mécanique. Il est prévu d’exploiter la maturité du système actuel et d’y adjoindre le mode AESA. Eurofighter GmbH et Euroradar, de concert avec leurs partenaires industriels ont commencé le développement à grande échelle de la nouvelle génération d’antenne radar AESA (Active Electronically Scanned Array). L'objectif est de permettre une mise en service du nouveau radar pour 2018 et de ce fait, répondre aux exigences des pays partenaires et clients à l'exportation. L'intégration d'armes comprend les missiles Meteor, Storm Shadow et Brimstone II et les bombes Paveway IV et de petit diamètre. 

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Photos : Image de synthèse du T3 koweïtien @ Leonardo