22/12/2019

Avions de combat, le PS s’enfonce dans la désinformation !

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Dans un communiqué de presse datant du 20 décembre 2019, le PS lance sa campagne contre l’achat d’un nouvel avion de combat avec des arguments mensongers. L’occasion de revenir sur une action irresponsable d’un parti membre de notre gouvernement. Décryptage :  

Le communiqué du PS :

La Suisse n’a pas besoin d’avions de combat luxueux, dont la facture s’élève à 6 milliards de francs suisses. Le PS est convaincu que des avions de chasse surdimensionnés sont inutiles pour la majorité des tâches incombant à l’armée de l’air suisse, soit la formation de ses pilotes et les missions de police aérienne. S’équiper d’avions de combat légers permettrait donc de garantir la sécurité de l’espace aérien suisse, tout en protégeant les intérêts des contribuables. C’est pourquoi le PS, aux côtés d’autres organisations, lance un référendum contre ce fastueux achat, aussi inutile qu’excessif. Aucune alternative n’a été examinée par le Parlement et le Conseil fédéral, ce qui indique un refus inacceptable d’étudier toutes les pistes existantes. 

« La droite bourgeoise refuse de s’engager dans un débat critique, alors que d’innombrables questions sont encore ouvertes », déclare Roger Nordmann, président du Groupe socialiste aux Chambres fédérales. « Cela révèle une réelle faiblesse d’argumentation. La droite craint que sa politique opaque de subventions échoue dans les urnes, et tente maintenant d’appâter des entreprises avec la perspective de contrats lucratifs, afin d’obtenir un soutien financier pour leur campagne de votation. »

Dans aucun autre domaine politique que la défense, on n’ose parler de six milliards de francs sans avoir examiné sérieusementà quoi serait consacrée une telle somme. Sur toute la durée de service des avions de combat en question, les coûts sont encore multipliés pour atteindre le montant astronomique de 24 milliards de francs. Cette facture exorbitante n’a été abordée sérieusement ni par le Parlement ni par le Conseil fédéral. « Ce manque de transparence est dangereux », déclare Pierre-Alain Fridez, conseiller national (JU). « La droite désire accorder une subvention industrielle d’un milliard de francs à un fournisseur d’armes étranger, qui décidera ensuite comme bon lui semble de la gestion de cet argent pourtant public. Inévitablement, ce ne sera pas dans les meilleurs intérêts de la Suisse. »

En jaune, les nombreuses affirmations mensongères que je vous propose de reprendre ci-dessous :

Avions de combat « luxueux » :

Ce qualificatif est propre au PS puisqu’il n’existe pas d’avion de combat de « luxe » ni de « Low Cost ». Les avions à l’essais pour notre pays correspondent à la norme « multirôle » qui répond aux besoins établis par le cahier de charges du DDPS. Celui-ci, se base sur les menaces actuelles et futures confirmées par le récent rapport de Mme l’Ambassadrice Pälvi Pulli datant de mai 2019.

Les avions testés sont les mêmes que ceux à l’essais ou en cours d’intégration dans de nombreux pays comme : l’Allemagne, la Belgique, le Brésil, le Canada, le Danemark, la Finlande, France, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Bulgarie, Suède et bien d’autres…

L’avion du PS : un doublon inadapté et prohibitif :

Le PS propose d’acheter à la place le Leonardo M346FA « Light Attack ». D’une part, cet avion serait un doublon, étant donné que nos pilotes sont formés grâce aux Pilatus PC-21, moins cher à l’achat comme à l’heure de vol. De l’autre, en ce qui concerne la Police du ciel le M346FA n’est pas adapté, car il est spécialisé dans « l’attaque au sol de type antiguérillas ». Par ailleurs, cet avion n’est pas à la norme QRA15 (décollage en moins de 15 minutes) son plafond pratique de 12'000 mètres sans armement ne permet pas de rejoindre un avion de ligne à haute altitude. Trop lent, pas de postcombustion, il ne peut pas rejoindre non plus un jet rapidement. (Avec armement, le plafond pratique, la vitesse serait ainsi diminuée de 30%). Radar inadapté en montagne, car trop faible puissance d’émission (apparition de faux échos).

Choix judicieux et réfléchi :

Selon le PS, aucune alternative n’a été examinées ; ce qui est faux ! La prolongation des F-5 obsolètes ainsi que les actuels F/A-18, l’achat d’avions d’occasions ainsi que l’achat en commun avec un pays voisin, tout comme la sous-traitance de la Police du ciel par nos voisins, font partie de l’étude préliminaire au projet « air2030 ». Les conclusions sont sans appel, la Suisse a besoin d’un nouvel avion de combat multirôle pour assurer l’avenir des Forces aériennes et de sa souveraineté.

Consultations et débats, le PS est amnésique : 

Le PS affirme que la droite refuse de s’engager dans un débat critique, ce qui est encore faux ! Avant même le lancement du projet « air2030 », le Conseil Fédéral a mis en place une discussion préparatoire à laquelle tous les présidents de partis ont été invités à s’exprimer sur le sujet au sein des discussions de Wattewille. Du 23 mai au 22 septembre 2018, les cantons, les partis, les associations ainsi que d’autres organisations ou cercles intéressés ont pu s’exprimer dans le cadre de la consultation. Puis, lors de la constitution du groupe d’accompagnement pour l’évaluation du nouvel avion, le PS était représenté par Mme la conseillère aux Etats Géraldine Savary ! Depuis, tous les partis ont eu l’occasion de s’exprimer, notamment lors des derniers débats aux Chambres Fédérales.

Affaires compensatoires et transparence :

Le PS parle « de politique opaque de subventions » à propos des affaires compensatoires. Affirmation encore fausse, puisque le débat vient d’avoir lieu aux Chambres Fédérales sur le pourcentage, ainsi que sur le processus de mise en place des affaires compensatoires. Le PS était-il absent lors des débats ?

Mme Amherd, cheffe du DDPS se base d’ailleurs sur un second rapport effectué par M. Kurt Grüter pour justifier son choix qui vient d’être accepté par les deux Chambres, la transparence y a été évoquée. Le travail effectué jusqu’ici par SWISSMEM lors des rencontres B2B avec les avionneurs et l’industrie suisse a été salué de toute part.

Il n’y a pas de manque de transparence et il n’y aura pas de subvention industrielle attribuée au hasard comme le prétend le communiqué. Les contrats d’affaires compensatoires sont soumis à la loi du marché et les entreprises sont mises en concurrence. Le tout est surveillé à l’aide d’un registre public dans lequel toutes les affaires compensatoires seront répertoriées.

Les Offsets permettront un retour sur investissement en terme de compétences, de places de travail, d’apprentissages et donc de cotisations AVS, chômage et d’impôts.

Les chiffres erronés du PS :

Les 6 milliards destinés aux avions de combat font partie du budget ordinaire de l’armée. Cette somme comprendra les avions, les simulateurs, l’armement, les pièces détachées et la formation sur une période de 30 ans.

Le PS évoque une somme de 24 milliards de francs ? D’où sort ce chiffre ? Le PS est incapable de le justifier ! A plus forte raison, que les avions en compétitions auront un coût à l'heure pour la plupart inférieur aux Hornet actuellement en activité.

Combien coûterait (finance/politique) la sous-traitance de notre sécurité aérienne auprès de l’Otan (comme la Lituanie, l’Estonie et la Lettonie) en cas d’incapacité de nos Forces aériennes ?

Propagande et rapport douteux du PS :

Le PS n’ayant pas le courage de ses opinons, soit la suppression des Forces aériennes et de l’armée (inscription dans ses statuts), il tente de tromper les électrices et électeurs avec de fausses informations. Le PS est d’ailleurs allié avec le Groupe pour Suisse Sans Armée (GSsA) ainsi que les Verts qui se montrent moins hypocrites, malgré une prise de position irresponsable dans le cadre de la récolte de signatures pour le référendum contre l’achat d’avions.

La stratégie du PS est de faire croire que le Parti aurait une meilleure solution au projet « air2030 » et se base sur un pseudo rapport payé. Le rapport de la société ACAMAR est particulièrement douteux. D’une part, il explique que la Suisse peut être protégée entièrement avec des systèmes sol-air, ce qui est faux ! Seul un volume de 15’000 km² est possible. Il semble que ces « experts » ne connaissent pas notre pays ou pensent que les ondes radars traversent les montagnes ? Mais il y a pire ! Ces personnes ayant toutes été actives en tant que militaires américains sur le système PATRIOT, concluent leur rapport sur le fait que notre pays doit choisir ce système au détriment du SAMP/T européen ! Y a-t-il collusion entre ACAMAR et la proposition du PATRIOT pour notre pays ? Une chose est sûre, la déontologie de ces « pseudos » experts est mise à mal avec une telle conclusion et c’est le fond de l’argumentation du PS et de la gauche qui s’effondre irrémédiablement.

Notes : Le rapport « air2030 » ne fait état d’aucune réelle critique. Les éléments clefs ont bénéficié à la demande de la conseillère fédérale Viola Amherd de rapports complémentaires : à savoir un avis supplémentaire de Claude Nicollier sur le rapport d’experts Avenir de la défense aérienne, une évaluation des affaires compensatoires (offsets) rédigée par Kurt Grüter, ainsi qu’une analyse de la menace effectuée par Mme Pulli. A contrario le rapport ACAMAR du PS est sévèrement critiqué par des spécialistes comme : Méta-Défense, OPEX360, ainsi que de divers pilotes et ingénieurs spécialistes de défense non liés à notre pays et au projet « air2030 ».  Et voici que l'on apprend que la société ACAMAR n'existe pas vraiment :https://blogs.letemps.ch/alexis-pfefferle/2020/01/13/air2030-acamar-la-mysterieuse-societe-americaine-de-consulting-du-parti-socialiste-suisse/

13/12/2019

METEOR additionnels pour les Eurofighter de la Luftwaffe !

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La commission du budget du Bundestag allemand a décidé le mercredi 11 décembre 2019 de soumettre l'achat supplémentaire de missiles guidés MBDA METEOR de portée moyenne pour les avions de combat Eurofighter. Un total de 100 METEOR supplémentaires doivent être achetés.

En 2013, le premier contrat d'achat a été signé pour un total de 150 missiles guidés à livrer de 2016 à 2019. En août 2016, selon le 9ème rapport d'armement, les 17 premiers systèmes ont été remis aux forces armées allemandes dans les délais et le dernier missile guidé a été remis en décembre 2018. Selon ES&T, l'achèvement de l'intégration sur les Eurofighter de l'Air Force tranches 2 et 3a (version dotée avec l’ancien radar à antenne mécanique, CAPTOR-M) est prévu pour 2020.

Le missile guidé air-air METEOR a été développé pour combattre des cibles très agiles au-delà de la portée visuelle (au-delà de la portée visuelle) à moyenne distance. Le missile guidé se compose des trois composants principaux d'une tête de chercheur de radar avec électronique, ogive et entraînement. Un statoréacteur solide contrôlable (Throttleable Ducted Rocket ou Ramjet) peut atteindre des portées de plus de 200 km et une vitesse moyenne de Mach 4 à des hauteurs de plus de 20’000 m.

En raison de la technologie d'entraînement unique au monde, la « No Escape Zone » sera deux à cinq fois plus grande qu’avec les missiles précédemment utilisés.

Après avoir identifié une cible et l'attribuant comme hostile, la position et le cap de l'adversaire sont entrés dans le METEOR sélectionné par le calculateur d'armes de la plateforme peu de temps avant le départ. Jusqu'à présent, seule une connexion unidirectionnelle guidée à la plate-forme était possible avec des missiles guidés. En utilisant une liaison de données bidirectionnelle dans le METEOR, il est possible pour la première fois dans l'histoire du combat aérien de transmettre des informations du missile guidé à la plate-forme et vice-versa. Cela permet au pilote de l'avion de regrouper toutes les informations dont il dispose et d'aligner la trajectoire de vol du missile avec les exigences de la situation aérienne actuelle. La liaison de données offre ainsi des possibilités complètement nouvelles de traitement de l'information jusqu'à des déclarations qualifiables sur le succès d'une mission. En outre, ciblez les informations fournies par un tiers, par exemple un autre avion (avion de chasse ou AWACS) est acheminé vers le missile, sert à suivre une cible et à poursuivre le processus de contrôle. L'avion porteur obtient ainsi l'avantage tactique qu'il peut se tourner vers une nouvelle situation de combat air / air ou air / sol immédiatement après le lancement du missile. (Source Luftwaffe).

Dans l'attente du remplaçant du Tornado ECR:

Selon plusieurs sources, le choix du remplaçant des Tornado ECR est fait entre le Boeing E/A-18G "Growler" et l'Eurofighter ECR SEAD. Mais l'annonce ne sera pas exécutée avant l'année prochaine. Il semble, par contre totalement acquis, qu'Airbus obtiendra de toute manière une commande d'Eurofighter T3B quadriga pour venir remplacer les anciens Typhoon II de la tranche T1. Alors, double commande d'Eurofighter ou mixité avec le Growler ? A suivre.

Photo : Eurofighter allemand & METEOR@ Luftwaffe

10/12/2019

Capacité opérationnelle initiale pour le Rafale F3-R !

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L’Armée de l’air française a déclaré avoir atteint la capacité opérationnelle initiale avec le nouveau standard « F3-R » du Rafale.  Cette annonce fait suite à plusieurs mois de formation des équipages et du personnel technique sur cette norme depuis son acceptation officielle en juillet dernier.

Tout en poursuivant la montée en puissance des unités opérationnelles, cette étape clé avant l'intégration début 2020 du missile METEOR de MBDA et du pod de désignation laser TALIOS de Thales permet à l’Armée de l’air d'utiliser le Rafale F3-R pour ses missions permanentes de dissuasion nucléaire, d'opérations étrangères et protection de l'espace aérien français, dite : Posture Permanente de Sûreté.

Il s'agit d'une étape majeure vers la mise en service du Rafale F3-R, qui intégrera les deux nouvelles charges utiles d'ici la fin du premier semestre 2020.

Cette norme n'est pourtant qu'une étape et confirme le potentiel de croissance du Rafale. Le développement de la norme F4 a été lancé fin 2018. Il continuera d'évoluer pour amener les avions de combat au Future Air Combat System (SCAF). Le futur standard F4 est prévu de 2023 à 2030, puis viendra le F5 de 2030 à 2040, selon le calendrier de Dassault aviation et de l’Armée de l’air.

Rappel :

Conformément à la programmation du ministère des armées, le standard « F3-R » du Rafale a été qualifié en 2018 par la direction générale de l’armement (DGA) et est entré en service opérationnel quelques mois plus tard. Au cours du premier semestre 2017, les équipes de la DGA, de Dassault Aviation, de MBDA, de Thales et les centres d’expérimentation de l’armée de l’air et de la marine ont déroulé comme prévu le calendrier des campagnes d’intégration des deux équipements majeurs du nouveau standard « F3-R ».  Il s’agit du missile « METEOR » et de la nacelle de désignation « TALIOS ».

En ce qui concerne le THALIOS :

La nouvelle nacelle développée par Thales PDL-NG (Pod de Désignation Laser de Nouvelle Génération) TALIOS doit venir remplacer l’actuelle nacelle « Damocles ». Le TALIOS doit permet de faire de la reconnaissance, de l'identification de cibles terrestres comme aériennes, et du ciblage laser au profit d'un armement guidé laser.

Les caractéristiques sont : 

  • Dernière génération de capteurs à haute résolution et de haute précision de stabilisation ligne de mire.
  • Une vision grand-angle fournissant des informations contextuelles critique et faire le pod un élément
  • Clé de l'environnement visuel du pilote tout au long de la mission.
  • L'architecture ouverte et un haut niveau d'intégration fonctionnelle.

Par ailleurs, les clients à l’exportation peuvent également opter pour la nacelle Lockheed Martin AN/AAQ « SNIPER » et le viseur de casque Elbit Systems « Targo II ».

Note : un standard F6 est également prévu, pas de date confirmée pour l’instant.

Photo : Rafale F3-R @ Dassault Aviation

04/12/2019

Premier Gripen E aux couleurs suédoises !

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Saab a annoncé hier, la réussite du premier vol inaugural d’un nouveau Gripen E, numéro d'enregistrement 6002. L’appareil était piloté par Henrik Wänseth, pilote d'essai de la FMV (Försvarets Materielverk).

Le 6002 est le premier Gripen E doté du grand écran central (WAD). L’avion est également le premier exemplaire qui rejoindra l'armée de l'air suédoise (SwAF). Les trois premiers Gripen E (39-8, 39-9 et 39-10) ont volé avec les trois écrans d’affichage classique, qui ne seront plus installés dorénavant sur les prochains Gripen E.

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Après que le premier Gripen E brésilien (6001) qui a effectué son premier vol avec un schéma de peinture spéciale. Hier c’est le n° 6002 qui a présenté un camouflage en éclats en trois nuances de gris avec les cocardes suédoises. Il n’est pas encore confirmé, si ce schéma de peinture de type « Splinter » soit retenu pour équiper l’ensemble de la flotte de Gripen E suédois à l’avenir. Si cela devait être le cas, on retrouverait, alors, un camouflage assez similaire à celui utilisé sur les JAS-37 « Viggen » de la Flygvapnet.

Le programme d'essais en vol de Saab compte désormais cinq avions de combat Gripen E, dont le FAB4100 de l'armée de l'air brésilienne.

Simulateur du Gripen E au Brésil :

Saab, en collaboration avec ses partenaires brésiliens tels qu’Embraer, Atech et AEL Sistemas, a récemment inauguré le premier simulateur brésilien de systèmes Rig (S-rig) Gripen au sein du réseau Gripen Design and Development (GDDN) de l'usine Embraer, située à Gavião Peixoto. État de São Paulo. Il s'agit du premier simulateur Gripen E à être installé en dehors de la Suède. Il fait partie du programme de transfert de technologie Suède-Brésil.

Le nouveau simulateur permettra à GDDN de mener davantage de projets de développement au Brésil.

Le simulateur jouera un rôle important dans le développement du Gripen E au sein de la GDDN, il sera utilisé pour les tests de développement et la vérification des systèmes, des sous-systèmes et des fonctionnalités de l'avion. La plateforme est compatible avec les systèmes développés par Saab, Embraer, Atech et d’autres partenaires du réseau général de distribution.

Le simulateur soutiendra également les activités du centre d'essais en vol Gripen (GFTC), qui sera installé dans le GDDN en 2020.

« Le simulateur est un outil de développement important qui permettra aux ingénieurs de tester de nouveaux logiciels et d’autres fonctions, tout en permettant aux pilotes de se préparer aux tests en vol en effectuant des tests sur la plateforme avant le vol proprement dit », a déclaré Mikael Franzén, directeur du Gripen E pour le Brésil.

Même après le développement et la livraison des chasseurs dans les années suivantes, le simulateur Gripen E continuera de jouer un rôle déterminant dans le développement et l’évaluation de nouvelles fonctionnalités, telles que l’intégration de nouvelles armes et la configuration de logiciels améliorés.

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Photos : 1 Gripen E N°6002 2 Cockpit avec le WAD 3 Simulateur Gripen E @ Saab

03/12/2019

La Roumanie prépare l'achat d'un lot de F-16 !

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La Roumanie est engagée dans une procédure visant à acquérir un nouveau lot d’avions de combat Lockheed-Martin F-16. Les tractations portent actuellement sur cinq F-16 excédentaires auprès du Portugal.

Rappel : 

En 2016, la Roumanie a commencé à réceptionner ses premiers avions de combat F-16C/D. Au total ce premier lot portait sur 12 aéronefs. La flotte de 12 F-16 se compose de 9 appareils en provenance du Portugal et 3 de l’US Air Force. Le contrat comprenait également des modifications et des mises à niveau des avions, ainsi que des moteurs supplémentaires de rechanges, le soutien logistique, ainsi que la formation de 9 pilotes roumains et 69 techniciens de maintenance.

Avant la livraison, les appareils ont été modernisés dans le cadre de la norme « Mid-Life Update » (MLU) par la société OGMA-Industria Aeronautica au Portugal.

La Forţele Aeriene Romane (Armée de l’air roumaine, RoAF) dispose de 12 chasseurs F-16C/D Block15 Mid-Life Upgrade (MLU) qui équipent le 53e Escadron de chasseurs à Feteşti.

Jusqu’à 36 avions :

Bucarest espère à terme pouvoir disposer à termes de 36 F-16 C/D « Fighting Falcon » afin de remplacer complètement les derniers MiG-21 encore en service, soit 17 appareils. Ces derniers sont âgés de 44 ans.

En vertu d’un projet de loi adopté par le gouvernement le 28 novembre dernier, qui doit encore être ratifié par le parlement du pays, quatre avions arriveront en 2020, le dernier exemple étant celui de 2021.

Les cinq nouveaux appareils auront la même configuration M.5.2R que les 12 F-16 existants en Roumanie, mais Bucarest a annoncé que les 17 appareils seront surélevés à un nouveau standard appelé M.6.X par la suite.

En outre, le contrat renforcera les compétences techniques de l’aviation roumaine, selon le ministère de la Défense, notamment en ce qui concerne la possibilité de réviser et de réparer le moteur Pratt & Whitney F100 du F-16 et de moderniser sa plateforme.

Le pays continue de prospecter les utilisateurs du F-16 en vue de futurs achats.

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Photos : F-16 roumains @ RoAF