28/03/2018

Suisse : Les derniers F-5 E/F fêtent leur 40ème anniversaire !

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L'année 2018 est une date anniversaire avec la célébration du 40ème anniversaire des derniers avions de combat Northrop F-5 E/F Tiger II encore action au sein de la Force aérienne suisse.

L’arrivée :

En 1976 à l'issue d'essais approfondis, le Parlement se prononça pour l'acquisition d’un premier lot de 72 avions de combat Northrop F-5 « Tiger II », soit 66 de type F-5E (monoplaces) et 6 de type F-5F (biplaces). Puis en 1981 une seconde tranche fut acquise soit 32 F-5 E et 6 F-5 F. Les escadrilles 11 et 18 ont été les premières à effectuer la transition sur ce nouveau jet. Le 24 janvier 1978 atterrit à Payerne le premier Northrop F-5E « Tiger II » construit en Suisse. Les pilotes de l'escadrille aviation 18 transitent sur ce nouvel avion de combat. Diverses adaptations sont nécessaires pour recevoir le nouvel avion F-5.

À la suite de la mise hors service des Venom, et avec l'accroissement des missions d'appui au sol confiées aux Hunter, les moyens commencèrent à manquer pour les tâches de couverture aérienne. Le Northrop F-5E « Tiger II » devait alors venir compléter la flotte aérienne.

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La fin est proche :

Avec le message sur l’armée 2018, le Conseil fédéral demandait le 14 février 2018 la mise hors service de systèmes d’armes partiels ou complets, dont 27 des 53 avions de combat F-5 Tiger encore en possession de l’armée, qui doivent être vendus. Les 26 appareils restants continueront d’être engagés pour décharger les F/A-18 de tâches secondaires. Ils seront affectés principalement à l’entraînement (pour servir de cibles), à la surveillance de la radioactivité et à la Patrouille Suisse.

La Patrouille Suisse :

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Pour améliorer la visibilité du « Tiger » pour les spectateurs au sol, mais aussi pour les pilotes entre eux, 12 avions ont reçu leur livrée rouge et blanche actuelle, qui permet aussi de mieux les distinguer en combat aérien. Pour encore plus de visibilité, ces avions ont été équipés d‘un dispositif fumigène commandé par un bouton situé sur le manche à balai et enclenché au signal du leader. Un mélange de diesel et d‘huile est alors vaporisé dans les gaz d‘échappement du réacteur droit pour générer de la fumée. L‘effet dure environ 3 minutes en tout. Pour faire de la place pour le réservoir supplémentaire des fumigènes, on a démonté le canon droit des « Tiger » rouge et blanc.

 

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Rappel :


L'entreprise américaine Northrop a développé dans les années 1950 le F-5 comme avion de combat léger. Son premier vol dans sa version F-5A/B « Freedom Fighter » a eu lieu en 1959. Le F-5E/F « Tiger II » a été ensuite développé jusqu'à son vol inaugural en 1972 avant d'être produit en 1’400 exemplaires jusqu'en 1987. La fin prévue du service était l'année 2010. La logistique et l'entretien ont été planifiés en conséquence de cette durée de vie de 30 ans. Les avions ont été achetés pour être employés dans la défense sectorielle. Cette dénomination n'est plus utilisée aujourd'hui, mais la mission de la flotte des Tiger est restée : défendre l'espace aérien au dessus de la Suisse. Il subsiste aujourd'hui 54 F-5 en service dans l'armée de l'air suisse. Les Tiger suisses peuvent être équipés de missiles à tête chercheuse à infrarouge de type AIM-9P Sidewinder. Les monopélaces disposent de deux canons de calibre 20 millimètre, les versions à deux place d'un seul canon. En comparaison des avions de combat modernes, il manque aux Tiger des capacités, comme le vol de nuit, le vol en toute condition atmosphérique, la capacité d'acquérir des cibles volant au ras du sol, la possibilité d'être équipés de missiles guidés par radar, etc. Ce manque de capacités ne permette pas d'engager le « Tiger » en tant qu'avion de combat pour les seules missions de police aérienne et non pour la défense de l'espace aérien ou dans des opérations de défense au sens élargi. Les avions de combat modernes ont la capacité de combattre "beyond visual range", au delà du champ visuel du pilote. 

Ce que le Tiger ne peut pas faire :

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Le F-5 a été développé dans les années 1950, au temps de la guerre de Corée, la guerre aérienne se faisant alors de la même façon que pendant la deuxième guerre mondiale, mais avec des avions plus rapides. Elle était conduite généralement par beau temps sur des distances assez courtes. Le F-5 dispose d'un radar, mais son utilité ne dépasse pas la portée des armes disponibles, au plus loin correspondant à la distance d'engagement des missiles AIM-9P Sidewinder. Ceux-ci ne peuvent être engagés qu'à vue et sur une distance ne dépassant pas quelques kilomètres. Les pilotes d'avions de combat modernes peuvent verrouiller leur armement sur une cible reconnue au radar. Un pilote de « Tiger » peut ainsi se faire abattre sans avoir même vu son adversaire. De plus, il n'est pas possible d'effectuer des missions par mauvais temps ou de nuit avec la vieille avionique du F-5. L'avion peut certes voler dans ces conditions, mais ne peut en aucun pas mener un combat aérien. Ses capacités aérodynamiques, d'accélération et de vitesse sont des handicaps sévères pour le F-5. Le « Tiger » ne dispose pas de la possibilité d'être ravitaillé en vol, ni de la possibilité d'échanger des données avec d'autres aéronefs ou vers la centrale d'engagement au sol. L'utilisation du système d'armement n'est pas très complexe à maîtriser pour les pilotes. Le temps d'instruction en est ainsi limité, ce qui fait du « Tiger » le dernier avion de l'armée Suisse qui soit adapté à des pilotes de milice. 

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F-16 Belges, le document du scandale !

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La situation de complique pour le gouvernement belge, avec la publication d’un documemt de la RTBF qui confirme ce que tout le monde pensait : le concours était truqué d’avance. Jusqu’ici, il n’y avait pas de preuves formelles, mais de lourdes présomptions.

Un document issu du cabinet du ministre de la Défense Steven Vandeput fait dire que le choix pour les F-35 de Lockheed Martin en remplacement des F-16 est arrêté depuis longtemps. Le ministre affirme pour sa part qu'il s'agit "d'un seul des dizaines de documents circulant" dans le cadre de ce dossier sensible.

Le document en question date de mars 2015 et a été apporté par un vent favorable aux rédactions du Standaard et de la VRT. Le texte fait état d'un grand appétit pour "un avion de combat de cinquième génération", soit un appareil furtif. Seul le F-35 remplit cette condition.

Le texte pointe également "la capacité de dissuasion nucléaire" des chasseurs-bombardiers. "La Belgique, en tant que pays hôte du siège OTAN, souhaite rester un partenaire durable et fiable et veut participer à la capacité nucléaire de l'alliance", indique la fiche.

Selon le député Dirk Van der Maelen (sp.a), qui a pu consulter le document, toute la procédure de remplacement des F-16 n'est qu'une "arnaque". "Le choix des F-35 est arrêté depuis 2015. Le ministre Vandeput a toujours nié que la capacité nucléaire était un critère important dans le choix, mais cela ne correspond pas à la réalité", estime le ministre. Pour lui, le ministre et son cabinet avaient déjà décidé d'opter pour les F-35 avant le début des négociations et l'élaboration de la Vision Stratégique. Il demande que les audits actuellement menés soient étendus au cabinet du ministre.

Le ministre Vandeput affirme que le document qui a fuité fait partie de dizaines de documents qui ont circulé lors des sessions de brainstorming. "Il date d'avant les négociations sur la Vision Stratégique. Je ne pense même pas qu'il m'ait été présenté sous cette forme."

Photo : Le F-35 @ USAF

26/03/2018

L’Eurofighter proposé à la Pologne !

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La Pologne prépare le lancement de son appel d'offres «Harpia» en vue de remplacer les derniers MIG-29 et Sukhoi Su-22. Dans cette optique Airbus DS à travers l'avionneur italien Leonardo lance sa promotion de l'Eurofighter « Typhoon II » T3.

"Nous offrons à la Pologne une coopération industrielle, des programmes de fabrication et des programmes de développement", a déclaré Andrea Nappi, vice-présidente de l'exportation Eurofighter chez Leonardo. Une sélection effectuée par Varsovie conduirait à la livraison d'avions assemblés sur le site de Caselle, près de Turin, précise-t-il, bien que le client puisse également choisir de prendre des Typhoon en Allemagne, en Espagne ou au Royaume-Uni.

Leonardo est "ouvert aux négociations avec la Pologne concernant l'intégration des armes utilisées par l'armée de l'air polonaise". Cela impliquerait que le consortium Eurofighter soit autorisé à opérer avec le missile de croisière air-sol AGM-158 JASSM de Lockheed-Martin, qui est également proposé avec le « Typhoon » pour le concours des chasseurs HX finlandais.

Les responsables de Leonardo soulignent que le contenu d'une offre "dépend de la décision du gouvernement polonais", mais que le consortium Eurofighter sera en mesure de répondre aux exigences de sa politique de "polonisation", via le transfert de technologie et le programme social de Varsovie. .

«Nous mettons l'accent sur la coopération et le développement, assurant simultanément l'autonomie du client, ainsi que le soutien et la formation dans le pays», explique Nappi. «Nous recherchons des entreprises polonaises, non seulement grandes, mais aussi petites et prêtes à coopérer. 

"La Pologne et l'armée de l'air polonaise sont des clients stratégiques pour nous, pour des raisons géopolitiques", note Giancarlo Mezzanatto, vice-président de l'unité de programme « Eurofighter » de Leonardo. Varsovie a déjà acheté des avions écoles à réaction avancés Aermacchi M-346.

 

Photo : Airbus DS Eurofihgter Typhopn II @ Leonardo

25/03/2018

Service de police aérienne 24 : exercice à Payerne !

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Le service de police aérienne 24h sur 24 va être progressivement mis en place d’ici 2020 pour accroître la sécurité dans l’espace aérien suisse. Dans l’optique de ce service h24, les Forces aériennes se sont exercées durant 36h consécutives du lundi 19 mars à 8h au mardi 20 mars à 20h.

Le quatrième exercice de service de police aérienne h24 de l’Armée suisse a débuté le lundi 19 mars à 8h sur la base aérienne de Payerne. Des mécaniciens et pilotes des Forces aériennes, divers collaborateurs de la Base logistique de l’armée, de la Base d’aide au commandement et des membres de Skyguide ont passé la nuit sur l’aérodrome afin de garantir un service ininterrompu de 36 heures. Ces exercices de préparation ont pour but d’éprouver et d’optimiser les processus du service de police aérienne 24. La transition d’un service de une à plusieurs équipes entraîne divers changements au niveau du personnel et de l’organisation, par exemple lors des relèves.

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Depuis le 2 janvier 2017, deux avions armés des Forces aériennes suisses sont prêt à être engagés de 8h à 18h, 365 jours par an. De plus, les collaborateurs de la centrale d’engagement de la défense aérienne de Dübendorf scrutent 24h sur 24 l’espace aérien sur leurs écrans radar. L’Armée suisse renforce son service de police aérienne en deux étapes. De 2019 à 2020, deux avions de combat armés seront prêts à intervenir de 6h à 22h. Dès 2020, ils seront engageables 24h sur 24. En introduisant un service de police aérienne h24, l’Armée suisse se prépare à pouvoir intervenir en tout temps avec des jets de combat dès que la situation l’exige. Le service de police aérienne 24 contribue donc à augmenter la sécurité dans le ciel suisse.

Un espace aérien plus sûr :

La surveillance active de l’espace aérien est déjà une réalité depuis 2005. Sa grande utilité a à nouveau été démontrée récemment. En effet, le 31 octobre dernier, un avion de ligne survolant la Suisse a dû procéder à une descente d’urgence, une manœuvre consistant à quitter l’altitude de vol actuelle pour entamer rapidement une descente en raison de problèmes techniques liés par exemple à la pression dans la cabine. La centrale d’engagement de la défense aérienne a suivi cet événement activement. Alors que l’avion avait atteint une altitude d’environ 3500 mètres dans le secteur de Zurich, toutes les données du transpondeur ont cessé d’être transmises. Cet appareil permet d’afficher un aéronef sur les écrans radars du contrôle aérien civil. Si le transpondeur d’un avion tombe en panne, celui-ci disparaît des écrans radars. Quand cela s’est produit, seul le service de la navigation aérienne militaire était encore en mesure de maintenir un contact radar avec l’aéronef en question, car les radars militaires peuvent aussi repérer et afficher des avions qui n’émettent pas de signal activement. Ainsi, les contrôleurs aériens militaires ont pu transmettre en tout temps la situation de l’avion à leurs homologues civils. Cette excellente collaboration accroît la sécurité de l’espace aérien. Des informations ont aussi été transmises à l’armée de l’air allemande, car la trajectoire de vol prévue menait en Allemagne. La situation a pu être clarifiée alors que l’avion se trouvait dans l’espace aérien allemand. Le signal du transpondeur a pu être reçu, et l’aéronef a été redirigé vers Munich afin d’y atterrir.

Une motion datant de 2009 de l’ancien conseiller aux Etats Hans Hess (PLR/OW) est à l’origine de la PA 24. Elle demandait que la disponibilité opérationnelle du service de police aérienne soit aussi garantie en dehors des heures de travail habituelles. Le projet PA24 va permettre de réaliser en quatre étapes la disponibilité opérationnelle permanente avec deux avions armés prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum.

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Pourquoi faut-il attendre 2020 ?

Pour beaucoup de citoyennes et citoyens, il est incompréhensible que la mise en activité de notre police du ciel, soit aussi lente à mettre en œuvre. A cette question le commandant de la base aérienne de Payerne, le Colonel EMG Benoît Studemann explique les raisons de la montée en puissance progressive : la mise en activité du projet PA24 demande une réorganisation en ce qui concerne le personnel de la base. En effet, pour assurer le bon déroulement d’une patrouille de F/A-18 de jour comme de nuit et les week-ends, il devient impératif d’augmenter le nombre du personnel au sol et ceci afin d’assurer un tournus de celui-ci. Mais ce personnel requiert une formation particulière, dont la moyenne est de trois ans. Par exemple, il faudra 9 contrôleurs aériens supplémentaires, Skyguide ne peut former que deux nouvelles recrues par année et il faut trois années pour être qualifié.

 

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Photos : F/A-18 C/D Hornet @ Swiss Air Force

 

 

 

23/03/2018

Exigences fixées pour le nouvel avion de combat et le système sol-air !

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Le DDPS a fixé les exigences auxquelles doivent satisfaire les nouveaux moyens de protection de la population contre les menaces aériennes. Par ailleurs, il a déterminé les critères d’évaluation impératifs et d’autres caractéristiques souhaitables en matière de politique d’armement, notamment en ce qui concerne les affaires compensatoires.

Cette phase lance le programme d’acquisition du nouvel avion de combat et du futur système de défense sol-air. Ces deux systèmes feront partie du programme Air2030, soit le modernisation en profondeur des Forces aériennes suisses. Nous allons égalment voir qu’il y a du changement en ce qui concerne la défense sol air et les implications des différentes exigence sur le choix de l’avion.

Exigences imposées:

 

  • L’ensemble de la flotte doit être mesure de réaliser les prestations suivantes :
  • fournir les prestations journalières de police aérienne, 24 heures sur 24, et imposer les restrictions d’utilisation de l’espace aérien suisse.
  • lors de tensions accrues, intervenir dans un délai de quelques minutes (QRA) dans l’ensemble de l’espace aérien suisse avec des avions de combat en cas de violation de l’espace aérien par des avions civils non coopératifs, des avions militaires de transport, des drones et des avions de combat isolés pénétrant dans l’espace aérien.
  • en situation de défense, en combinaison avec la défense sol-air, empêcher un adversaire, pendant une durée limitée, d’obtenir la supériorité aérienne et, dans le même temps, appuyer l’armée avec du feu opératif au-delà de la portée de notre propre artillerie et avec de la reconnaissance aérienne.

Données servant de base de calcul pour le dimensionnement de la flotte : la taille de la flotte doit permettre :

  • en situation normale, d’assurer le service journalier de police aérienne ainsi que l’instruction et l’entraînement.
  • lors de tensions accrues, de maintenir une présence permanente dans les airs d'au moins quatre avions pendant au moins quatre semaines.
  • en cas d'attaque armée, d'engager, parallèlement à l’accomplissement des tâches de défense aérienne, des avions de combat pour la reconnaissance aérienne et pour frapper des objectifs au sol.

Exigences relatives à l’acquisition du prochain avion de combat et d’un nouveau système de défense sol-air c. Le paquet logistique doit être dimensionné au minimum pour :

  • assurer en permanence le service de vol lorsque les frontières sont ouvertes et que l’approvisionnement en pièces de rechange à partir de et vers l’étranger peut être garanti ;
  • assurer la souveraineté sur l’espace aérien pendant approximativement six mois, de même que l’instruction et l’entraînement lorsque les frontières sont fermées et que l’approvisionnement en pièces de rechange à partir de et vers l’étranger ne peut pas être garanti. Exigences opérationnelles concernant le système de défense sol-air (DSA/Bodluv) :

La défense sol-air de grande portée doit être en mesure, seule ou en combinaison avec les avions de combat, de protéger des secteurs et, ce faisant, de combattre en premier lieu des objectifs dans l’espace aérien moyen ou supérieur. La surface à couvrir doit être de 15’000 km système doit disposer d’une grande portée, c’est-à-dire atteindre une altitude d’engagement de plus de 12’000 m (ver- ticalement) et une portée supérieure à 50 km (horizontalement).

Concernant la maintenance :

Pour le prochain avion de combat, le groupe RUAG est désigné comme centre de compétences pour le matériel au lancement du projet. Dans cette fonction, RUAG réalise les tâches non dévolues à la troupe concernant le suivi technique du système, la gestion du matériel entre la Suisse et l'étranger et la maintenance des avions. L’étendue et le degré de profondeur des tâches que devra accomplir RUAG seront déterminés dans le cadre de l'évaluation.

Pour le nouveau système de défense sol-air, il est en principe souhaitable que RUAG assume la fonction de CCM (dans la même mesure que pour le prochain avion de combat), pour autant que le fabricant du système retenu ne dispose pas d’une succursale en Suisse.

Les essais :

Une partie au moins des essais en vol et au sol doivent être effectués en Suisse pour tous les candidats entrant en ligne de compte pour l’acquisition du prochain avion de combat.

Outre des adaptations minimales requises (comme l’intégration dans nos propres systèmes de conduite), il faut renoncer à des helvétisations ; autrement dit, les systèmes (avions de combat et système de défense sol-air) doivent fondamentalement correspondre à la configuration qui est autorisée à l’exportation et qui est en service ou sera introduite dans le pays producteur.

Dans la mesure du possible, les avions de combat évalués seront pilotés par des pilotes suisses lors des essais en vol.

Pour améliorer la connaissance du système, il serait judicieux qu’une équipe de base composée de personnel de l’industrie suisse et de l’armée collabore avec le fabricant ou un représentant du fabricant pour le montage final des prochains avions de combat. Procéder au montage final en Suisse n’est pas une exigence, mais cette possi-bilité n’est cependant pas non plus exclue.

Pour augmenter le degré d’autonomie, il faut s’efforcer d’acquérir les droits d’utilisation (codes sources) en vue du développement autonome de logiciels C2 (Bodluv, système de surveillance de l'espace aérien).

Affaires compensatoires (offsets)

Pour l’acquisition des avions de combat et de la défense sol-air de grande portée, des affaires compensatoires représentant 100 % du prix d’achat doivent être exigées. L’industrie suisse pourra participer au développement futur de l’avion.

La mise en œuvre des obligations liées aux affaires compensatoires intervient après la signature du contrat. Les affaires compensatoires éventuellement générées auparavant peuvent être prises en compte jusqu’à 20 % du volume total des affaires compensatoires (Offset-Banking-Agreements).

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Les concurrents :

Avions :

L’Airbus : Eurofighter « Typhoon II » T3, Dassault : Rafale F4, Saab : Gripen E MS22, Boeing : F/A-18 « Super Hornet », Lockheed-Martin : F-35A.

Sol-air :

Eurosam : SAMP/T, Rafael : David’s Sling, Raytheon : Patriot Pac3.

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Analyse :

On peut dès lors constater plusieurs éléments avec la mise effective des exigences. En ce qui concerne le nouvel avion de combat, il sera multirôle et devra pouvoir communiquer électroniquement avec le nouveau système sol-air. Selon les exigences, le nombre d’avions doit permettre de tenir au moins un mois en situation tendue. De fait, si l’on se base sur les différents modèles de dotation, il faudra donc au minimum 40 avions. En matière de maintenance, celle-ci devra se faire en Suisse chez RUAG Aersopace. De plus, les demandes en matière d’Offsets obligent la participation suisse au dévellopement futur de l’avion et 100% de compensation. Rien de nouveau en fait, sauf qu’avec le besoin des codes sources pour communiquer avec le système sol-air cela exclut le F-35A de Lockheed-Martin et dans une certaine mesure Boeing. Le futur avion pourrait donc être européen ?

En ce qui concerne le système sol-air, on passe à des systèmes longue-portées. On abandonne donc les deux systèmes de moyenne-portées Iris-SL et CAMM-ER. Les systèmes longue-portées pourront être acquis en nombre limités, mais ne pourront être positionnés que sur le plateau. En effet, la topographie de notre pays limiterait beaucoup trop l’engagement à proximité du Jura et des Alpes. Il faudra donc à l’avenir renforcer la défense sol-air courte portée, afin de combler les zones vides.

Avec un montant maximum de 8 milliards de nos francs, le choix des deux systèmes se fera en fonction du meilleur coût/efficacité, ainsi que des coûts de maintenance les plus faibles.

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Photos : 1 Les avions potentiels 2 Eurosam SAMP/T 3 Rafael David’s Sling 4 Raytheon Patriot PAC3