26/10/2018

Succès pour les libérations de charges du Gripen E !

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Le Gripen E n°39-8 a accompli avec succès les premiers tests de vérification de sa capacité à libérer et à tirer des charges externes. Les essais se sont déroulés en octobre 2018 au sein du polygone de tir de Vidsel Test Range dans le nord de la Suède.

Ces essais, qui ont été réalisés sur le premier avion test Gripen E (désigné 39-8), comprenaient le largage d'un réservoir de carburant externe ainsi qu’un tir de missile air-air  Diehl-BGT IRIS-T.

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"En tant que pilote, il est important de voler avec des éléments externes tels que des réservoirs et des missiles, afin de pouvoir analyser le comportement de l'avion lorsque des charges y sont fixées. Ce test a également permis d’évaluer l'effet sur l'avion lors de la libération et du lancement des charges. Le point culminant a bien sûr été d'appuyer sur la gâchette et de regarder le tir du missile s'éloigner. Cela nous rapproche également de la préparation de l'avion pour une utilisation opérationnelle ", déclare Marcus Wandt, pilote d'essai expérimental pour le Gripen chez Saab.

"Je suis heureux de voir l'avion se comporter et fonctionner selon nos attentes, ce qui prouve sa conception intelligente et démontre l'ingénierie de niveau mondial de Saab. Le programme est sur la bonne voie et nous avançons à bon rythme dans le programme de livraison à nos clients suédois et brésiliens ", déclare Jonas Hjelm, Senior Vice President et responsable du secteur Aéronautics de Saab.

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Ces tests constituent les étapes les plus récentes du programme d'essais en vol du Gripen E, après les essais d’emport en juillet, et font partie du travail d'intégration des armes.

Le Gripen E dispose d'armes pour tous les types de missions, telles que les frappes de précision à distance de sécurité à l'aide de bombes planantes guidées, les missiles antinavires lourds et les missiles à frappe profonde, ainsi que les missiles air-air à longue portée et agiles tels que Meteor. Le Gripen E peut également transporter des nacelles et des capteurs pour des missions de reconnaissance et des missions spéciales. Afin de permettre aux forces aériennes de disposer d’un large choix de capacités opérationnelles, le Gripen E est conçu pour permettre une intégration rapide de diverses armes. Celle-ci est rendue possible en partie grâce à l'architecture avionique flexible du Gripen E.

Prochaine étape :

Actuellement le second Gripen E  de présérie n°39-9 est aux essais moteurs et procédera à son vol inaugural dans quelques semaines. Il sera suivi par le Gripen E n°39-10 qui sera au standard de production initial. Selon l’avionneur le calendrier de livraison du premier Gripen E MS21 de série sera livré comme prévu en 2019 à la Force Aérienne brésilienne (FAB).

 

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Photos :Gripen E 39-8, tir de l’Iris-T et largage de réservoir @ Saab

 

 

22/10/2018

F-35, le choix belge qui fait grincer les dents des Européens !

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On le sait depuis hier soir, l’information a transpiré au sein de la presse belge,  le gouvernement belge souhaite acheter 34 avions de combat Lockheed-Martin F-35A « Lightning II » pour remplacer  la flotte de  F-16 vieillissante. Le montant du contrat serait estimé à 3,6 milliards d'euros.

Un choix vécu comme une trahison : 

Il ne va pas être simple pour le gouvernement belge de justifier le choix d’un avion américain au détriment d’un aéronef européen. Que dire de Bruxelles, ce cœur de l’Union Européenne qui tourne le dos à un élément de la défense européenne pour ouvrir ses bras aux Etats-Unis ! Pour autant, l’offre officielle d’Airbus DS avec  l’Eurofighter T3 était bonne avec notamment des compensations industrielles de l’ordre de 19,3 milliards d’euros et plus de 6'700 emplois garantis. Et si d’aventure les deux offres officielles ne convenaient pas, il y avait celle de Dassault qui était disponible en parallèle. Il semble donc bien difficile aux avionneurs européens de vendre leurs produits à leurs voisins et « alliés économiques membres de l’UE ».

La raison belge : 

Le cas belge n’est pas une exception et démontre qu’une fois de plus il n’y a pas de « culture militaire pro-européenne ». Les intérêts de chacuns en matière de défense prennent le pas sur les considérations d’une défense européenne.  Dans le cas de la Belgique, on connaissait depuis le début de la compétition que certains signes prédestinaient une décision en faveur du F-35. En effet, le choix belge est motivé, depuis le début par le choix d'emporter la  bombe nucléaire américaine B61. En choisissant le F-35, la Belgique garde ainsi ses prérogatives déjà obtenues avec le F-16. Certes, la B61 est sous contrôle de l’US Air Force et les belges se retrouvent sous les ordres de ceux-ci. Mais, il semble bien que Bruxelles y trouve son compte, notamment au sein de l’Alliance Atlantique.

On regrettera qu’Airbus DS n’aie pas réussi à obtenir l’installation de la B61 sur l’Eurofighter, car l'issue du concours aurait pu être tellement différentes.

Et puis, il y a une  raison complémentaire dans le choix belge, elle concerne la possibilité de travailler directement avec la force aérienne néerlandaise qui a également choisi le F-35. A terme, il se pourrait même qu’une alliance puisse se faire avec la Norvège et le Danemark pour mettre en œuvre l’avion américain. Peu importe les nombreux problèmes qui gangrènes le programme F-35, il y a des intérêts plus élevés qui "justifient" le choix d'un Etat et tant pis, si celui-ci est difficilement compréhensible.

 

Photo :F-35A @ Lockheed-Martin

 

18/10/2018

Manille préfère le Gripen au F-16 !

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Les Philippines ont désigné le Saab JAS-39 C/D Gripen comme le meilleur candidat pour répondre aux besoins de la modernisation de la Force aérienne du pays.  Le secrétaire à la Défense, Delfin Lorenzana, a déclaré que le chasseur suédois était la meilleure option en termes de prix et de capacité.

Le choix de l’avion suédois fait suite à une recherche approfondie en la matière. Lorenzana a également déclaré que les États-Unis avaient proposé de leurs côtés le Lockheed-Martin F-16, mais que cette solution avait été jugée d’un coût prohibitif d’une part et que le développement à long terme de l’avion n’était plus suffisamment garantit. Il semble également que le gouvernement philippins désire ne pas devoir trop dépendre des « USA » et que la voie d’un avion en provenance d’un pays neutre soit favorisée.

Remplacer les Northrop F-5 A/B :

Les Philippines sont entrés de plein pied dans la seconde phase de modernisation de leur aviation de combat. La première phase a consisté en l’achat de 12 Korea Aerospace Industries FA-50, qui ont tous été livrés pour venir remplacer les OV-10 « Bronco » pour l’appui au sol rapproché et de contre-insurrection.

Il s’agit maintenant de moderniser la capacité de d’interception et de combat aérien de haute intensité avec un avion multirôle. De plus, avec le retrait en 2004 des « bons vieux  F-5 » la police du ciel déjà fortement limitée, n’était plus au goût du jour. Hors, le truculent président « Rodrigo Duterte » avait promis que le pays deviendrait à terme pleinement autonome pour sa défense.

Reste maintenant à achever le choix avec l’entrée en discussion et la signature finale pour environ 10 à 12 avions. En effet, rien n’est encore fait, on se souvient de la Colombie qui avait choisi le Gripen E, mais faute de moyens financiers aviat finalement décidé de ne rien décider.

L’offre suédoise pour les Philippines : 

L’avionneur suédois Saab a offert à Manille le JAS-39 C/D  Gripen  avec au standard MS20 dotée du la version  Mk4 du radarPS-05 Ericsson avec et un nouveau « back-end » permet de renforcer les performances en matière de plage de fonctionnement et de détection. Une nouvelle architecture électronique est installée, pour faire face à l’évolution des menaces et de la guerre électronique à venir. L’avion dispose d’un GCA Ground Collision Avoidance System. Des nouveaux équipements de protection (CBRN) qui permettent un vol dans une zone contaminée. Diverses sécurités en matière de cyberguerre. Une amélioration des liaisons électroniques Link16 (OTAN) et Link TAU (liaison Gripen) ainsi que de la dernière version de la liaison au sol CAA/JTAC. Les fonctions de reconnaissance sont  étendues.

En matière d’armement le MS20 permet l’emploi des missiles air-air Raytheon AIM-120C7 « AMRAAM » et MBDA « Meteor. Pour l’attaque au sol, l’avion peut dorénavant porter le Saab RBS15 « Gungnir » multirôle, ainsi que les bombes SDB (Small Diameter Bombe) GBU-39, ainsi que les GBU-22 et GBU-10.

 

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Photos :JAS-39 C/D Gripen MS20 @ Saab

 

01/10/2018

Avion de combat : c’est reparti en Bulgarie !

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Sofia, le ministère bulgare de la Défense a annoncé ce lundi avoir reçu des offres pour 4 types d’avions en provenance de trois pays.

Retour en arrière politique :

En 2017 pourtant l’ancien gouvernement avait anoncé avoir choisi le JAS-39C/D Gripen de l’avionneur suédois Saab pour remplacer sa flotte de vieux MiG-29 datant de l'ère soviétique. Mais l’arrivée de l’opposition à bloqué les négociations. Ce dernier à relancé un appel d’offre, dont les premiers éléments de réponses viennent d’arriver.

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Situation du pays : 

La Bulgarie a lancé un important programme de modernisation de son armée, malgré les difficultés financières que le pays traverse. Le pays le plus pauvre de l'Union européenne est préoccupé par la crise en Crimée et d’une manière générale par la situation en Ukraine. La Bulgarie prévoit d'augmenter ses dépenses de défense à 2% du PIB d'ici 2024.

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Les réponses :

Les Etats-Unis, la Suède et l'Italie ont répondu à la demande de propositions de la Bulgarie concernant la fourniture de 16 avions de combat, a annoncé lundi le ministre de la Défense de la Bulgarie.

Ces réponses font suite au nouvel appel d’offre lancé cet été demandées à sept pays pour des avions neufs ou d’occasions en provenance des États-Unis, du Portugal, de la France, de l'Allemagne, d’Israël, de l'Italie et de la Suède. Au final, les USA proposent le Lockheed-Martin F-16 et le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet », l’Italie l’Eurofighter T1 d’occasion et la Suède des Gripen E.

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À l'issue de l'évaluation, un deuxième groupe de travail ainsi nommé par le premier ministre aura des entretiens avec les soumissionnaires pour améliorer les conditions des offres, selon le ministère.

La première étape du projet prévoit l'achat d'au moins huit avions avec la fourniture d'un soutien logistique intégré pour une période de trois ans, les services d'entraînement et de l'équipement de formation, ainsi que du matériel de soutien au sol.

 

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Photos : 1MiG-29 Bulgare @ FAB 2F-16 Viper@LM 3Super Hornet @ Boeing4Eurofighter T1 @ FaI 5Gripen E @ Saab

09/08/2018

Inde, le Rafale au cœur de la bataille politique !

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New Dehli, rien n’est simple en Inde et le feuilleton de l’acquisition de l’avion de combat Dassault Rafale se retrouve au milieu d’une bataille politicienne en vue des prochaines élections générales. En effet, l’accord signé de gouvernement à gouvernement en 2016, portant sur 36 avions Rafales attire l'attention du Parlement indien alors que les partis politiques de l'opposition se disputent le contrat qu'ils qualifient de "fraude et de corruption".

Les accusations portées contre l’accord de gouvernement à gouvernement comprennent un manque de transparence sur les détails et un coût qui serait beaucoup plus élevé que ce qui a été négocié début 2012. Cette année-là, le Rafale est devenu le vainqueur du programme d'avions de combat MMRCA. Les négociations par le congrès n'ont pas été poursuivies en raison de problèmes non résolus concernant le transfert de technologie et les compensations entre Dassault et Hindustan Aeronautics Ltd.

Pourtant les frais des appareils fournis par Dassault Aviation sont désormais inférieurs à ceux négociés il y a six ans, mais pour les politiciens indiens le problème vient des missiles. En effet, selon eux, les missiles Meteor et Scalp ainsi que l’adaptation aux spécifications nucléaires indiennes ont faits grimpé les prix. Cette différence est devenue, ces dernières semaines, un sujet de controverse en Inde.

De son côté, le chef des forces aériennes indiennes (IAF), le Général Birender Singh Dhanoa, a constamment défendu l'accord comme "n'étant ni trop cher ni controversé" et tient compte des adaptations voulues et négociées par l’Inde. En effet, L’Inde aura mis Paris et Dassault aviation au pied du mur pour obtenir une forte réduction du prix. La transaction s’élève à environ 7,87 milliards d'euros (8,6 milliards de francs suisses) pour 36 avions Rafale.

L'Inde a également négocié un accord de compensation de 50% et la livraison des Rafale dans les cinq ans. La phase de compensation commence une fois que le contrat a été signé et que les compensations doivent être honorées sur une base annuelle et doivent être achevées dans un délai de sept ans, selon les termes du contrat.

L'opposition a accusé la société privée Reliance Infrastructure, connue du Premier ministre, d'avoir été  choisie par le gouvernement indien pour être le partenaire compensateur de Dassault. "C'est l'OEM et non le gouvernement qui choisit le partenaire de compensation indien qui peut être une entreprise publique ou privée selon la politique d'approvisionnement de défense 2016", a déclaré un responsable de la défense indien pour justifier la décision.

De fait, il n’y pas de problème avec le contrat « Rafale » en Inde, mais l’enjeu politique est tel que celui-ci pourrait faire basculer le choix des urnes. Il n’est pas sûr pour l’instant qu’en cas de victoire de l’opposition un report du contrat puisse être possible. Mais du côté de l’IAF, on se montre inquiet, car un nouveau retard serait une véritable catastrophe pour la modernisation de celle-ci.

 

Photo :Rafale aux couleurs indiennes @ Dassault Aviation