19/03/2017

Saab prépare le premier vol du Gripen E de préséries !

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Le Gripen E de préséries de l’avionneur suédois Saab est en bonne voie son premier vol au cours du deuxième trimestre de cette année. L’avion de préséries au standard 39-8 devrait donc prendre son envol avant la fin du deuxième trimestre. les essais de roulage au sol se poursuivent. Saab confirme également tenir son calendrier avec les premières livraisons pour 2019.

Le point sur les essais :

Les essais de roulage à basse vitesse avec le Gripen E ont débuté sur site de production Linköping à la fin de l'année dernière. L’avionneur valide actuellement son logiciel en vue du premier vol. L'avion 39-8 est actuellement en phase finale des essais au sol, tandis que le deuxième des trois prototypes est entré en assemblage final. Le troisième est dernier appareil est en cours d’assemblage.

Selon Saab le principe d'utiliser une architecture applicative sur le Gripen E est déjà un succès. Car cette méthode permet d’apporter des corrections aux logiciels de manière très rapide. Auparavant avec les anciennes versions du Gripen, il fallait des semaines et parfois des mois pour introduire une nouvelle version. Aujourd’hui, les choses vont très vite et il es désormais possible de charger un correctif de logiciel en en quelques. Selon l’avionneur, cela veut dire que pour les clients du Gripen E il sera possible d’adapter en permanences et de manière rapide des correctifs sur les appareils et ceci bien plus rapidement que sur les appareils actuellement en service à travers le monde. De plus, contrairement au F-35, le client aura un contrôle sur les applications et le téléchargement.

 

 

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Photos : 1 Présentation du Gripen E 2 Au roulage au sol @ Saab

15/03/2017

Le Canada prépare l’achat de Super Hornet !

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Le Canada vient de franchir une nouvelle étape dans sa volonté d’acquérir une flotte transitoire composée de 18 Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » avec une lettre de demande d’information au gouvernement américain.

Le Canada attend une réponse des États-Unis pour cet automne, indique un communiqué de presse du gouvernement du 14 mars. De fait, nous assistons à la première partie des négociations entre le gouvernement du Canada, le gouvernement américain et l’US Navy pour déterminer les besoins canadiens pour ces appareils, les configurations possibles et ce qui sera inclus dans le «package» final.

Le Canada prévoit d’acquérir le standard BlockII du « Super Hornet ». Celui-ci pourrait également à l’avenir évoluer au BlockIII, soit « L’Advanced Super Hornet ». En matière de coûts, le gouvernement canadien estime qu’un « Super Hornet » standard se négocie aux allentours de 65 millions de dollars US. En fonction des options choisies, le coûts total pourrait attendre les 90 millions de dollars US, soit une facture encore très inférieure à celle du F-35.

Par ailleurs, on apprend que Boeing et le nouveau gouvernement américain s’engagent à appliquer la politique des avantages industriels et technologiques à cette acquisition potentielle, ce qui oblige les fournisseurs à faire des investissements au Canada égaux à 100% de leur valeur contractuelle.

 Les États-Unis et le Canada pourraient conclure un accord officiel sur la flotte de « Super Hornet » au début de 2018.

 

Photo: Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » @ USN

08/02/2017

Nouvel avion de combat : regain d’intérêt !

 

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A quelques mois du lancement officiel du programme d’acquisition d’un nouvel avion de combat pour notre pays, on peut déjà noter un regain d’intérêt de la part des avionneurs.

Dassault se prépare à la compétition :

Ce matin à Berne, l’avionneur français Dassault Aviation a officiellement annoncé l’ouverture prochaine d’un bureau de liaison. Cette phase est la première en vue d’une participation au renouvellement des flottes d’avions combat Northrop F-5 E/F « Tiger II » et Boeing F/A-18 C/D « Hornet ».

Les prétendants :

La relance du projet d’un  nouvel avion de combat annoncée le 24 février 2016 par nouveau ministre de la Défense Guy Parmelin avec le lancement des travaux préparatoires prévus pour l’évaluation d’un nouvel avion de combat. Un crédit EEP (études de projets, essais et préparatifs d'achat) pour l'acquisition d'un nouvel avion de combat sera soumis au Parlement en cette année.

Dès l’annonce du projet, l’avionneur suédois a communiqué de son côté qu’il serait opérationnel dès le mois de mai 2016 avec son bureau à Berne. Airbus DS a suivi au printemps et les deux avionneurs étaient déjà en présent l’été dernier au meeting aérien de Möllis avec le Gripen C et un Eurofighter T1 en démonstration. Durant l’été c’est l’avionneur américain Lockheed-Martin qui a présenté dans son F-35, lors d’une soirée dans un grand hôtel de la capitale.

Dassault, dont on attendait une prise de position depuis quelques semaines vient de confirmer son intention de concourir.

L’autre avionneur américain Boeing se tient pour l’instant en retrait avec le F/A-18 E/F « Super Hornet » est attend d’en savoir un peu plus sur les modalités concernant les Offsets et les possibles demandent de participation de l’industrie suisses dans le développement futur de l’avion.

La compétition devrait donc démarrer avec :

  • JAS-39 Gripen E de Saab.
  • L’Eurofighter T3 d’Airbus DS.
  • Le F-35A “Lightning II“ de Lockheed-Martin *.
  • Rafale F-3R de Dassault Aviation.

En attente : Le F/A-18 E/F « Super Hornet » de Boeing

*A noter que Lockheed-Martin propose également le F-16 « Viper » depuis peu pour les clients qui ne désirent pas le F-35. Une contre-offre pourrait donc être faite avec cet appareil le cas échéant.

Une compétition intéressante :

La future évaluation des appareils va donc s’effectué avec les standards les plus élevés avec un nouveau venu, le F-35. Contrairement à 2008, les avionneurs disposent tous d’éléments très proches de ce qui pourra être livrés en 2025. Si l’on ajoute le « Super Hornet », nous aurons alors un très large choix. Cependant, ce choix peut tout aussi se réduire comme peau de chagrin. En effet, si notre pays demande une participation pour l’industrie avec engagement en vue du développement de l’avion , les concurrents américains pourraient donc quitter la compétition prématurément comme Boeing au printemps 2008.

Il faut pour l’instant compter sur une grande inconnue, le montant dont pourra disposer l’armée pour cet achat. Rappelons que les Forces aériennes ont besoin de 50 à 55 appareils. Dans l’idéal, il faudrait compter sur un budget de l’ordre de 9 à 10 milliards de nos francs. La réalité des finances pourrait nous ramener à une fourchette comprise entre 5,8 à 7 milliards pénalisant du même coup les appareils les plus chers.

Fourchette de prix de base en chf (ces chiffres peuvent évolués et ne tiennent pas compte des ristournent, ni de l'évolution du taux change)

F-35A : 110 à 115 millions + env 10 millions pour le réacteur (prix séparé).

Eurofighter T3 : 105 à 110 millions.

Rafale F-3R : 103 à 108 millions.

Gripen E, Super Hornet : 90 à 95 millions.

F-16Viper : 85 à 88 millions.

Pour le prix total, il faudra ajouter 300 millions pour l’adaptation des infrastructures, sauf pour les avions les plus petits, Gripen E, F-16. Ajoutez les coûts pour l’armement air-air, air-sol, pièces détachées, moteurs de réserve et APU, simulateurs, nacelles reco et de désignation laser, formation.

Le choix de l’avion prendra également en compte les coûts de maintenance moyens de l’avion sur l’ensemble de la durée de service.

 

14/11/2016

Viseur de casque de 3ème génération & Spice 1000 pour le Gripen E !

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Les essais en vol du JAS-39 Gripen de présérie vont bientôt commencer, mais pour l’instant, de nouvelles informations sont disponibles en ce qui concerne les équipements du nouveau standard de l’avion de combat suédois.

Un nouveau viseur de casque :

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Afin d’être équipé des systèmes les plus récents disponibles sur le marché, le Gripen E pourra mettre en œuvre un nouveau viseur de casque (HMD) de troisième génération. C’est l’équipementier israélien Elbit Systems qui a été sélectionné avec le « Targo II ». Les Forces aériennes brésiliennes et suédoises en seront équipées.

Les pilotes équipés du « Targo II » seront en mesure de mieux localiser, suivre, identifier et engager les cibles aériennes et terrestres, car le système offre une prise de conscience de la situation et des options d'engagement facilitée par rapport aux systèmes HMD actuellement en service. La visière montée sur le casque affiche les informations de vol telles que l'altitude et la vitesse, ainsi que des cibles et fournit des données de suivi de soutien au pilote. Le système « Targo II » permet notamment la visualisation de nuit. Ce nouveau système permet une symbologie couleur ou monochrome projetée à l'intérieur de la visière du casque, donnant au système un champ de vision de 20 ° (FOV). Si la cible ou la menace est en dehors de la FOV, une ligne de localisation cible (TLL) dirige le pilote où et dans quelle mesure chercher à l'amener dans la FOV du casque.

Le Viseur de casque « Targo II » sera produit chez AEL Sistemas (AEL) filiale d’Elbit Systems au Brésil. A noter que le « Targo II » équipera les F-35 israéliens ainsi que de l’US Air Force. Une version simplifiée est disponible pour l’avion école Alenia-Aermacchi M-346 israélien.

Rafael Spice 1000 :

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Par ailleurs, Saab confirme l’intégration de la bombe de précision israélienne Rafael « Spice 1000 » sur le Gripen E. Celle-ci viendra compléter la gamme de bombe « Paveway » déjà en service. La bombe « Spice 1000 » (Smart, Precise Impact, rentable) produite par Rafael Advanced Defense Systems est d’un poids de 453kg (1000lb). Elle est équipée d'un kit de guidage EO/GPS, avec des ailes « pop-out » qui étendent sa portée à plus de 100km (54nm).

La munition « Spice » est plus avancée que la plupart des bombes guidées par optronique comme la GBU-15, par exemple, puisqu'elle combine les avantages du guidage par satellite (comme la capacité à engager des cibles cachées et camouflées. Elle peut opérer dans toutes les conditions météorologiques et d'éclairage. En mode guidage électro-optique (telles que la possibilité de fournir un guidage "man-in-the-loop" elle offre une précision extrêmement élevée. Il est possible également relocalisé la cible durant la chute. Un autre avantage de la «Spice» est sa capacité à être préprogrammée (préflight) avec jusqu'à 100 cibles différentes. La cible qui sera engagée au final sera alors être sélectionnée, en vol, par un navigateur.

 

Photos : 1 Gripen E de présérie 2 HMD « Targo II » 3 Spice 1000 sur le Gripen E @ Saab

 

03/11/2016

L’Inde lance un appel d’offre pour monomoteurs !

 

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New Delhi, après avoir confirmé l'acquisition de 36 avions de combat Rafale, l'Inde a vient tout juste de lancer un appel d’offre en direction des États-Unis de la Suède en vue de produire un chasseur monomoteur dans le pays. Sommes-nous face à un nouveau « feuilleton » à la sauce indienne ?

L’Inde exclut les bimoteurs :

Cette demande semble interdire toute offre "Make in India" à destination des avions bimoteurs comme le Rafale, l’Eurofighter et le F/A-18 « Super Hornet ». Selon, le porte parole de L’Indian Air Force (IAF) le pays a besoin d'environ 100 appareils.

Combler les problèmes du Tejas :

Mais pourquoi l’Inde se lance-t-elle dans cette nouvelle compétition ? D’une part, il semble que les problèmes liés au développement du HAL Tejas MKI sont insolubles et que l’IAF ne pourra pas disposer suffisamment rapidement du Tejas MKII dont la mise au point n’est pas encore satisfaisante.

Cette décision semble également très paradoxale avec la signature du contrat Rafale et les possibilités d’achats supplémentaires et nécessaire pour moderniser la Force aérienne indienne. Pourtant cette nouvelle compétition ne semble pas porter préjudice à l’avionneur français, du moins pour l’instant. En effet, dans le cas d’une rationalisation futur de l’IAF, le Rafale garde parfaitement sa place et pourrait être commandé à nouveau.

Produire sur place :

La seconde raison de cet appel d’offre concerne, en plus de combler les déficits du Tejas, de réussir cette fois l’installation en Inde de la production du nouvel avion de combat monomoteur. On sait que Les politiques indiens en faisaient une priorité avec le Rafale. Mais encore faudra-t-il que la main d’œuvre indienne puisse satisfaire aux hautes exigences d’une chaîne de montage.

Deux offres :

Lockheed-Martin F-16 « Viper » :

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L’avionneur américain Lockheed-Martin vient de proposer un F-16 « Viper » Block 70 (avec possibilité de mise à jour au futur standard Block 80/85)».

"Ce que nous avons offert est sans précédent", a déclaré Randy Howard, chef de développement des affaires du F-16 pour Lockheed Martin. La compagnie s'est engagée à transférer la production du F-16 de Fort Worth en l'Inde par étapes. La proposition ferait de l'Inde la plus grande base d'approvisionnement du monde pour les F-16.

Le F-16 « Viper » Bloc 70 est une désignation alternative pour la mise à niveau F-16V « Block80/85 » qui est actuellement en essai en vol. L’avion dispose du radar APG-83de type AESA est dispose de nombreux points communs avec l'APG-81 qui équipe le F-35, soit : un large champ de vision et permet de gérer 20 cibles.

Le F-16V dispose également d'un système de données Ethernet d'un gigaoctet et d'un écran de poste de commande central de 6x8 pouces. A noter que le Pakistan ne doit pas être très satisfait de cette offre. Et il est peu probable que le Pakistan aimerait recevoir en provenance de son ennemi juré !

Saab Gripen E :

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Du côté suédois Saab propose le Gripen E, qui est sujet à un accord de production sous licence avec le Brésil. Richard Smith, directeur du marketing et des ventes chez Saab, décalre que l’avionneur suédois offre à l'Inde le co-développement d'un radar aéroporté AESA qu'il a conçu en Suède. Celui-ci bénéficie de la technologie de nitrure de gallium (GaN) que Saab a introduite sur le radar de surveillance de la terre de Giraffe. Ce radar est une alternative au radar ES-05 AESA conçu par Leonardo (anciennement Selex Gallileo) qui sera installé sur le Gripen Es pour le Brésil et la Suède. Le radar GaN suédois pourrait également venir équiper de l'avion de combat léger indigène Tejas MKII de l'Inde et permettre ainsi une meilleure connectivité. De plus, les deux appareils seront alimentés par le moteur General-Electric F414G qui se trouve sur le Gripen E.

Du côté indien le commandant de l'armée de l'air indienne ACM Arup Raha a déclaré "Je suis sûr que celui qui donnera la meilleure offre va gagner. Les avions sont très capables,cela dépendra de qui fournira le meilleur transfert de technologie; et du prix », a-t-il poursuivi.

 

Photos : 1 F-16 Viper & Gripen E @ Lockheed-Martin/Saab 2 F-16 Viper Block70 @ Lockheed-Martin 3 Gripen E Roll Out @ Saab